ARTICLE IV. - LES CLIMATS
Le mot climat est difficile à définir, parce qu'il n*est pas compris de la. même façon par tout le monde. Pour les astronomes, c'est une bande de terre comprise entre deux cercles parallèles à Téquateur. Pour les météorologistes, c'est une zone dont tous les points présentent les mêmes conditions de température. Pour les botanistes et les agriculteurs, le climat est subordonné à la flore et au genre de culture des différentes contrées (1). Les hygiénistes Tenvisagent d'une autre façon et ne sont pas d'accord eux-mêmes sur la signification de ce mot, dont les exceptions sont si nombreuses, qu'il en est devenu banal. Les uns, suivant la route tracée par de Humboldt (2) et Lombard, de Genève (3), définissent le climat, la manière d'être habituelle de l'atmosphère d'un pays ; c'est sa formule météorologique.
Pour nous, l'étude des climats ne s'arrête pas à celle des influences atmosphériques. Le globe et l'air qui l'entoure réagissent l'un sur l'autre, par des échanges continuels ; les êtres organisés subissent toutes les conséquences de ce conflit et on ne peut pas faire abstraction de Tun de ces éléments. La climatologie comprend donc l'étude de l'air, des eaux et des lieux. C'est ainsi qu'elle a été comprise par Hippocrate, par Virey (4), par Foissac (5) ; c'est ainsi que nous Tenvisageons nous-même et c'est pour cela que nous avons fait précéder l'étude des climats de celle du sol, des eaux et de l'atmosphère.