‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 54 sur 141 · VIII · texte numérisé non relu

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(i) (iéiif'ial M(»RIN. Manuel itratique du rhauffaye et de (a ventilation {toc. cit.), p. 287.

vaux ; la plupart sont situés au r6z-<le-chaussée, il y en a pourtant quelques-uns dans le sous-sol et d'autres au premier étage. Presque tous laissent à désirer sous le rapport de l'hygiène. Les cours, les écuries, les dépôts de fumier sont pavés, mais ne sont pas imperméables. Les chevaux, placés sur deux rangs, sont attachés à la mangeoire par des chaînes qui font du bruit, quand les animaux secouent la tête. Il y a souvent, notamment dans les écuries des Omnibus, des soupentes où couchent des palefreniers, quoique cette dangereuse pratique soit absolument interdite par Tart. 12 de l'Ordonnance du préfet de police du 31 août 1842(1).

A. Goubaux, en terminant son rapport, émettait le vœu que les écuries fassent mises, comme les vacheries, au nombre des établissements classés et rangés dans la seconde ou dans la troisième classe, suivant le nombre des chevaux (2). Cette proposition est pleinement justifiée, car les inconvénients pour la santé publique sont les mêmes des deux parts.

Les règles d'hygiène qui doivent présider à la construction des écuries ont été tracées par F. et E. Putzeys de la manière suivante : Les bâtiments doivent être complètement isolés; le pavé doit être résistant, imperméable, facile à nettoyer et ne pas être glissant. Du râtelier à l'arrière train, le sol doit avoir une inclinaison totale de 7 à 8 centimètres vers la rigole parfaitement lisse, qui doit se diriger, par le plus court chemin, vers un regard muni d'un siphon hydraulique pour s'opposer au reflux des gaz et d'une grille pour empêcher la paille de pénétrer dans le canal souterrain cimenté qui aboutit à l'égout (3).

La capacité des écuries doit être, d'après le général Morin, de 60 mètres cubes par cheval. C'est le cubage adopté par le ministère de la guerre depuis 1841. La largeur est de 1*",45 par cheval. Partout où ces dimensions ont été adoptées, la mortalité générale et les pertes causées par la morve ont diminué des quatre cinquièmes. 11 serait dans l'intérêt des grandes administrations de service public, comme la Compagnie générale des omnibus et celle des chemins de fer, de suivre cet exemple, au lieu de réduire à 20 ou 25 mètres cubes par cheval la capacité de leurs écuries. La surface réservée sur le sol, à chaque animal, varie avec la hauteur de l'écurie, mais il faut, dans tous Içs cas, que Tair puisse circuler librement autour des animaux, qu'ils soient debout ou couchés, afin que chacun d'eux ait son volume d'air et ne soit pas forcé de respirer celui du voisin.

La ventilation des écuries doit particulièrement attirer Tattention. Les

(1)* Ordonnance concernant les chevaux et autres animaux vicieux, ou attaqués de maladies contagieuses, par G. Delessert (Recueil de médecine vétérinaire, i842, p. 821).

(2y Armand Goubaux, Rapport sur les écuries d^s grandes administrations^ de transport^ de camionnage, adressé au prétet de police le 30 novembre 1887.

(3) F. et E. PUTZETS, U hygiène dans la construction des habitations privées (loc. ct7.), p. 104.

anglais qui sont passés maîtres en tout ce qui touche à Télève du cheval, ont appliqué à Woolwich, un système qui parait excellent. Le toit est visible et sa pente est faible, mais il est couronné par un surtoit avec jalousies latérales toujours ouvertes. De plus, chaque stalle a une fenêtre d*un mètre sur 0'",76, percée assez haut pour que Fair et le soleil ne frappent pas sur la tète des chevaux. Des briques creuses sont intercalées dans la muraille à 15 centimètres du sol, pour que Tanimal puisse respirer un air pur, quand il est couché.

Les écuries sont le plus souvent surmontées par des greniers à fou^ rages qui ne permettent pas de les aérer par le toit ; il faut alors établir, dans chacun des angles, un ventilateur s'élcvant jusqu*à la hauteur des souches des cheminées voisines, et percer au-dessous du plafond des ouvertures aératoires de 25 à 30 centimètres de largeur.

On ne doit jamais amonceler le fumier contre les murs extérieurs^ car il attire la vermine, corrompt Tair et produit la carie des murailles. Il faut le recueillir dans une fosse étanche et cimentée ; tandis que le purin doit s'écouler à Tégout le plus voisin par des canaux imperméables.

Les remises n'ont aucun intérêt pour Thygiène et nous n'en parlerons pas.

3^ Jardins. — Ce luxe confortable et hygiénique tout à la fois est extrêmement dispendieux dans les grandes villes; mais il estjt la portée de toutes les personnes un peu aisées dans les petites localités. Il accroît notablement la salubrité d*une habitation, en augmentant si surface totale, en lui donnant plus d*air et de lumière, en permettant aux rayons du soleil d'arriver jus(iu'au pied des murs. Le jardin est pour la maison ce que le square est pour la ville ; il contribue surtout à entretenir la santé des vieillards et des enfants. Les premiers peuvent venir y prendre Tair, s'y chauffer au soleil ; les seconds peuvent y jouer tant qu'il ne pleut pas, au lieu de rester enfermés dans l'air vicié de l'appartement. Ce séjour leur est surtout nuisible, le matin au moment où les domestiques font le ménage et mettent en mouvement toutes les poussières et tous les miasmes.

La disposition du jardin doit ètn». telle qu'on puisse s'y promener à l'aise et que les enfants y trouvent un espace libre pour leurs jeux. Les arbustes ne doivent pas y être trop multipliés, i>ar crainte de l'humidité qu'ils causent, et les grands arbres doivent être relégués dans le fond. Dans tous les cas, il faut les éloigner de la maison d'une quantité égale à leur hauteur, pour ne pas la priver de la lumière et du soleil.

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