‹ Traité d'hygiène publique et privée (volume 3)Chapitre 32 sur 155 · I. — RAPPORTS DES VÉTEMENTS AVEC LES PARTIES · texte numérisé non relu

I. — RAPPORTS DES VÉTEMENTS AVEC LES PARTIES

1° Tête. — D'après Percy, les chapeaux n’ont été introduits en France que sous Charles VTT. Les Grecs, les Romains, les Gaulois, ne se couvraient la tête que malades ou en voyage. Le chapeau, dôme cylindrique ou cône renversé, est resté dans notre costume comme une forme dégradée des armures dont nos guerroyants ancêtres se couvraient la tête, Son utilité la moins contestable est de défendre la tête contre les chocs extérieurs. Trop étroit, il détermine un engourdissement douloureux du cuir chevelu en comprimant les filets nerveux des paires cervicales et de la branche frontale de l’ophthalmique de Willis. Dans la première enfance, la tête, encore molle, compressible, facile à déformer, incomplétement ossifiée, réclame des moyens de protection contre le froid et contre les agents vulnérants du dehors ; les bourrelets faits avec des tiges flexibles de baleine, sont à la fois légers et solides. Dans quelques pays les parents exercent sur la tête de leurs enfants une compression méthodique pour en modifier la forme d’après un type conventionnel de beauté : usage barbare qui se retrouve chez les Caraïbes et quelques peuplades de la Polynésie. L’allongement de la tête, la saillie de l’occiput, la dépression circulaire du front, tels sont les effets de certaines coiffures dont on affuble les enfants nouveau-nés ; dans le département de la Seine-Inférieure on prépare les petites filles à supporter l’échafaudage de bonnets montants en leur entourant la tête d’un bandeau qui, du sommet frontal, se rend au-dessous de la base occipitale et passe latéralement au-dessus de la conque des oreilles. Cet usage bizarre est la cause d’une difformité cränienne signalée par Foville chez un grand nombre d’aliénés, et à laquelle il rapporte l’étiologie de lésions profondes des facultés intellectuelles et sensoriales, telles que l’idiotie, l'épilepsie, la démence. Il est utile d'accoutumer les enfants des deux sexes à rester la tête découverte; quand il y a lieu de la protéger, les serre-tête de toile conviennent mieux que les fichus adoptés par le luxe ou par la mode, et surtout que les bonnets épais qui accumulent le calo-

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rique sur la tête, la congestionnent et favorisent les sécrétions morbides du cuir chevelu. Pour l’adulte, les chapeaux de nattes de paille ou d'autres tissus végétaux fins, ceux de coton et de soie tissés, les casquettes modernes à visière, méritent la préférence sur le feutre de poil de lapin ou de castor : minima de malis, car toutes ces coiffures laissent à désirer, et détestables sont les chapeaux en usage, non-seulement par les matières non conductrices du calorique, telles que la peluche, les feutres, mais encore par la manière dont ils sont montés. Le chapeau de peluche collée sur un cylindre de carton, et le chapeau de feutre, sont pesants, étreignent la tête, concentrent une masse d’air qui s’échauffe rapidement, ne préservent ni du chaud ni du froid, ni de la pluie ni de l’irradiation solaire, accumulent les fluides circulatoires dans les téguments du crâne, produisent la macération des bulbes pilifères par la sueur. La fréquence plus grande de la calvitie chez les hommes que chez les femmes témoigne assurément de l’action fâcheuse de la coiffure de notre sexe; je n’en excepte pas les casquettes, les calottes, qui s’encrassent au contact immédiat des cheveux et empêchent presque entièrement leur aération. Nulle part la chevelure des femmes n’est plus riche et plus belle que dans les pays où elles la couvrent à peine d’un voile léger, comme en Corse, en Espagne, dans tout l'Orient. Les coiffures militaires pesantes, le casque, l’ancien shako, le bonnet à poil, ont dépouillé bien des têtes, jeunes et vieilles. Une coiffure souple, légère, poreuse, si la mode une fois bien inspirée l’adopte et la vulgarise, fera plus contre la calvitie que tous les arcanes d’une médecine ambiguë. On fabrique aujourd'hui des chapeaux de feutre moelleux et flexibles, aussi commodes en voyage que légers à la ville : c’est un progrès digne de recommandation, Quand l’âge ou une autre cause ont amené la calvitie générale ou partielle, il y a lieu souvent d'en corriger les incommodités (coryzas, céphalalgies, douleurs dentaires, etc.) par l’application de toupets et de perruques. Excepté quelques circonstances, le plus souvent professionnelles, qui exigent la soustraction totale de la tête à l’atteinte de causes nuisibles, la face n’a pas besoin d’un vêtement spécial, grâce à la vitalité de son tégument, à l'activité circulatoire de son réseau capillaire, à l'abondance des cryptes mu queux et sébacés qui l’assouplissent continuellement.

2° Cou.— L'habitude de laisser le cou à découvert, commune chez les Orientaux et dans certaines classes ouvrières de nos pays, procure l’immunité des angines et d’autres affections morbides ; il faut donc la faire prendre aux enfants. Le double ou triple enveloppe-

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ment du cou à l’aide de cravates fait que cette partie ne peut être exposée à l’air sans risque de maladie, Les autres inconvénients des cols, cravates, etc., proviennent de leur rigidité, de leurs aspérités, de la pression circulaire qu'ils exercent, de la chaleur qu'ils concentrent autour du cou. La cravate, introduite en France en 1660 par un régiment de Croates (Percy), se compose de divers tissus propres à s'adapter à la forme du cou, soutenus à l’aide d’une carcasse de baleine flexible ou de poils de sanglier réunis par petits faisceaux, etc. Le cou, parcouru par de gros troncs artériels et veineux et par lès voies aériennes, forcé de se prêter incessamment à des mouvements très étendus en tous sens, ne peut subir un certain degré de constriction sans qu'il en résulte un commencement de stase veineuse dans les méninges et dans les poumons : la face s'injecte et se boursoufle, les yeux deviennent saillants et rouges ; il survient des céphalalgies, des vertiges, des saignements de nez; et dans les brusques mouvements du tronc, il y a danger imminent d’apoplexie, les artères carotides et vertébrales ne cessant d'envoyer du sang au cerveau, tandis que l’étreinte de la cravate ou du col empêche le retour au cœur par les veines jugulaires comprimées. La funeste mode des cravates serrées détermine ces symptômes chez les individus les plus blêmes; les vieillards surtout et les gens replets, à cou volumineux et court, doivent les redouter. Autrefois des colonels étreignaient le cou de leurs soldats avec des cols cartonnés, afin d'animer leur prestance. Percy assure que cette pratique absurde avait pour résultats, des ulcérations, des callosités, l’enrouement et l'évasion de la mâchoire inférieure, etc. Encore aujourd'hui, le col militaire est trop rigide, trop serré; joignez-y la constriction exercée à la base du cou, en avant, par l’agrafe des collets d’uniforme souvent trop hauts et trop serrés, et vous admettrez, avec Bégin, H. Larrey (1) et la plupart des chirurgiens militaires, que cette cause n'est pas étrangère au développement des adénites cervicales, l’un des fléaux pathologiques de l’armée, surtout chez les jeunes soldats. Il faut choisir la cravate d’un tissu souple, élastique et doux, qui s'adapte aux saillies du cou et se prête à ses mouvements; l'appliquer sans interposition de crin, de carton, de fil de laiton, etc., de manière à permettre aisément l'introduction du doigt entre ses plis et la partie qu'ils recouvrent; qu’elle ne forme pas une double ou triple enveloppe dont la chaude épaisseur provoque la transpiration et accoutume le cou à

(1) Mémoires de l'Académie de médecine. Paris, 1852, t, XVI, p. 273.

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une température trop élevée ; qu’on ne s'en débarrasse point dans un lieu froid, quand le corps est en sueur; pendant le chant, la déclamation, le travail de cabinet, il faut lui donner plus de laxité, et, pendant le sommeil, s'en affranchir entièrement, |

3° Tronc. — On a beaucoup critiqué la forme étriquée de nos modernes habits; mais l'instabilité atmosphérique de nos climats et l’activité de nos relations sociales, excluent les draperies flottantes du costume antique et l'ampleur majestueuse du vêtement oriental, Procédons du dedans au dehors. L'introduction du linge est une des révolutions de lhygiène. La chemise se charge des matières sécrétées par la peau, excite très légèrement la peau par ses propriétés tactiles sans provoquer l’exhalation; l’adjonction des vêtements extérieurs corrige l'inconvénient d’une prompte évaporation qui est propre aux tissus de lin, de chanvre et de coton. La chemise ne doit être ni trop épaisse ni trop mince; le col et l’insertion des épaules doivent être larges. Le fréquent changement de linge est utile à la santé; il faut changer de chemise soir et matin, pour que l'odeur et l'humidité du linge que l’on quitte s’évaporent au lieu de s'altérer par un contact prolongé avec la peau. Dans les pays méridionaux, le pauvre se couche tout nu pour exposer sa chemise en plein air, pratique avantageuse qui supplée au défaut de linge. Le caleçon, qui contribue à la propreté du corps, est soumis aux mêmes règles que le pantalon et la culotte. Celle-ci protége la moitié inférieure du tronc et la plus grande étendue des membres pelviens. Fixée autrefois par une ceinture autour des lombes et arrêtée au niveau des genoux, elle descend aujourd’hui jusqu'au bas des jambes et prend ses points d'appui sur les épaules à l’aide de bretelles. Trop large, le pantalon ne conserve pas au corps sa chaleur et refuse à la paroi abdominale le soutien qu’elle exige en certains points; trop étroit, il repousse les viscères, gêne le jeu du diaphragme, trouble les mouvements du cœur, produit la pléthore encéphalique par la gêne de la circulation dans le tronc et les extrémites inférieures ; s’il monte trop haut, il comprime la base de la poitrine, s'oppose à son ampliation horizontale, force le diaphragme à s’abaisser davantage : d’où le refoulement de la masse intestinale vers les points de la paroi abdominale qui résistent le moins à leur pression et à leur issue. Le pantalon ne doit pas remonter au-dessus (les deux dernières côtes asternales : l’hiatus vertical, préférable à l'ancien pont, doit descendre jusqu'au pubis pour éviter la flexion trop grande du tronc dans la miction ; il ne doit exercer de constriction sur aucun point des membres abdomi-

naux, sous peine de renouveler les inconvénients des guêtres montantes de l'empire, heureusement supprimées du costume des soldats, et qui ont occasionné tant d’œdèmes, de varices et d’ulcères opiniâtres des jambes. Le poids du pantalon, quelquefois très lourd, comme celui du plébéien qui n’a pas le choix des étoffes, comme le pantalon doublé de cuir, dit charivari, des troupes à cheval, doit être partagé entre les épaules et les lombes par un mode de suspension dont les deux agents sont, d’une part les bretelles, d'autre part des pattes larges en demi-ceinture, serrées en arrière par une bouche et passant sur l'os iliaque, non au-dessus de cet os : cette dernière condition a pour but de fournir à l’hypogastre une surface d'appui et de contention. Le gilet complète, avec le pantalon, la seconde enveloppe de protection cutanée, la première étant constituée par la chemise et le caleçon. La mode donne aux gilets, qui étranglent la taille de l’homme, une portion des inconvénients du corset. Le frottement des pantalons de laine irrite la peau délicate de certaines personnes, leur cause des excoriations, des éruptions prurigineuses. Le caleçon de toile les préserve de ces inconvénients et remédie à la difficulté ou à la rareté des lavages du pantalon. Le principal vêtement du tronc est l’habit, dont le nom varie avec la forme : veste, habit court, lévite ou redingote, il ne doit exercer, quand il est bou tonné, aucune pression à la naissance du cou, ni à la base de Îa poitrine, ni à l'insertion des épaules, afin d'éviter la compression des vaisseaux et des nerfs axillaires, la stase du sang dans les membres thoraciques, la rougeur des mains, et en hiver les engelures. Le manteau, fait d'un tissu mauvais conducteur, ajoute, suivant les exigences du temps et des lieux, un excellent moyen de protection aux précédents ; il est le meilleur écran que l’on puisse opposer au rayonnement du corps : 1l doit être d’un tissu épais, non trop mou et spongieux, pour qu'il ne devienne pas trop lourd en s’imbibant de la pluie. Le manteau, jeté sur le corps comme une draperie, flotte au vent et embarrasse la marche; le manteau à manches et à capuchon, ou rotonde, est exempt de cet inconvénient, entoure mieux le corps et abrite au besoin la tête, Les manteaux ou surtouts d’étoffe imperméable concentrent trop la chaleur et condensent à leur face interne la vapeur de la transpiration cutanée qui ne peut traverser leur tissu. Il faut avoir porté pendant une journée de route, pendant une nuit de voyage en voiture, l’un de ces cabans ou paletots imperméables qui doivent leur vogue à leur légèreté, à leur bas prix, à leur facilité de pliage et de transport, pour en apprécier l'incommodité et l'insalubrité : ils placent

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l’homme en mouvement dans les conditions de l’étuve humide ; plus ils accumulent sur lui la chaleur, plus ils l’exposent aux refroidissements. Comme on s’en enveloppe par les temps de pluie, alors que l'humidité de l'air extérieur est au maximum, ils empéchent l’évaporation de la peau qui ruisselle de sueur, tandis que l’eau pluviale ruisselle à la surface extérieure du vêtement imperméable. Or, il s’agit, non d'isoler l'homme des influences atmosphériques, mais de graduer, de modérer les échanges qui s’opèrent entre l’organisme et le milieu, quel qu'il soit, où il se trouve. Le conseil de santé des armées, consulté deux fois sur ladoption de vêtements rendus imperméables pour les troupes, s’y est toujours et sagement opposé.

Dans beaucoup de pays, la ceinture fait partie de l’habillement du tronc: large, souple, élastique, elle comprime uniformément le ventre, la région lombaire, agit en quelque sorte comme une aponévrose en contenant les plans musculaires, et comme les intersections tendineuses, en multipliant les points d'appui pour leurs contractions ; elle soutient le poids des viscères et diminue les secousses qu'ils éprouvent dans le saut, la course, l'équitation, etc. Les ceintures de cuir, dures et rigides, atrophient les muscles, altèrent la structure des parties longtemps soumises à leur action.

h° Extrémités. — Les gants doivent une partie de leurs propriétés au tissu quiles forme : peau, fil, soie, coton, etc. Leur effet principal est de préserver les mains du froid, des engelures, de la poussière, des frottements, etc.; c’est-à-dire d'entretenir leur température et la délicatesse de leur peau, double condition nécessaire au bon exereice du tact. Les bas, d'invention moderne, ont le même avantage de protection contre le froid, les frottements; ils absorbent le produit de la transpiration abondante que la marche occasionne. Willich voulait qu'ils eussent à leur extrémité la forme digitée des gants pour faciliter l'absorption des matières sébacées qui s’accumulent entre les orteils; mais il en résulterait des frottements et des compressions inévitables, source d’autres maux (cors, durillons) que la propreté ne suffit pas à combattre. Les jarretières, que nécessite l’usage des bas, doivent être placées au-dessus des genoux où les vaisseaux sont plus profondément situés qu’au - dessous ; extensibles et peu serrées, elles ne donneront pas lieu aux varices, aux œdèmes, suites de la compression habituelle des veines souscutanées qui, dans l’exercice des membres inférieurs, reçoivent un excédant de sang que les muscles expriment en se contractant, et qui ne peut franchir, en remontant, l'obstacle d’une ligature. Le

pied est une des parties sur lesquelles la mode a le plus dirigé ses tortures : tantôt elle emprisonne étroitement les cinq orteils äans une pointe aiguë; tantôt elle supprime les inégalités de leur longueur en coupant carrément la chaussure : les végétations épidermiques sont la douloureuse conséquence de ces aberrations ; les hauts talons, en forçant l’extension de l'articulation tibio-tarsienne, disposent à la luxation en avant de l’astragale, qui, comprimé en arrière par le bord postérieur du tibia et par la facette articulaire postérieure du calcanéum, peut glisser entre les deux os, comme un noyau de fruit entre deux doigts qui le serrent; en outre, ce genre de talons, diminuant la base de sustentation, fait osciller le centre de gravité dans tous les sens et rend les chutes presque inévitables : osons donc plaisanter ies Chinois parce qu’ils estropient les pieds de leurs femmes dans l’étau de chaussures inflexibles. La chaussure est en rapport avec le climat et la configuration du sol : la sandale, le brodequin, le cothurne des peuples méridionaux, la spardille qui permet aux montagnards des Pyrénées de gravir les pics et d’en descendre avec une égale vitesse, conviendraient peu dans les plaines de neige ou de fange du Nord. Dans nos climats tempérés, le soulier est la chaussure d’été, et la botte ou bottme celle d'hiver. L’un et Pautre exigent d’amples dimensions, si l’on veut faciliter la progression et empêcher que les pieds se gonflent, se baignent de sueur, se ramollissent, se couvrent d'ampoules, et que les orteils se contournent, chevauchent l'un sur l’autre et donnent naissance à des dépositions épidermiques, source des plus cuisantes souffrances. Le cuir de l’empeigne doit être souple, extensible ; celui de la semelle, sec et bien battu, ce qui le rend moins hygroscopique. Pour rendre l’un et l'autre imperméables, Wiilich a proposé le mélange suivant : huile siccative, 1 pinte; cire Jaune, 2 onces ; esprit de térébenthine, 2 onces; poix de Bourgogne, 1 demi-once. On masque l’odeur de ces substances par l'addition de 2 gros d’huile essentielle de bergamote ou de citron, et on les soumet à l’action d’un feu doux; avec une brosse, on revêt la chaussure d’une première couche qu’on laisse sécher, puis d’une seconde, etc., jusqu’à saturation du cuir. Une semelle de liège, une double semelle, etc., remplit encore mieux le but. Les bottes sont une véritable armure des extrémités inférieures qu'elles soustraient aux chocs comme à lhumidité; elles les entourent d'une atmosphère qui s’échauffe et contribue à la bonne température de ces parties. Il importe qu’elles ne compriment ni le pied ni la jambe, et qu’elles ne soient pas trop pesantes, comme cés

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grosses bottes à l’écuyère qui gênent la marche du cavalier démonté et le livrent à la merci de l'ennemi. Les chaussures ne peuvent se mouler exactement aux courbures des deux pieds que lorqu'elles sont confectionnées sur deux formes distinctes. Le bois creusé en sabots, mauvais conducteur du calorique, tient le pied sec; mais inflexible et mal adapté, il embarrasse la progression et déforme le pied. Les socques articulés emboîtent bien la première chaussure et l'isolent parfaitement de l'humidité et du froid des pavés.

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