‹ Traité d'hygiène publique et privée (volume 3)Chapitre 33 sur 155 · IL —— CONDITIONS INDIVIDUELLES · texte numérisé non relu

IL —— CONDITIONS INDIVIDUELLES

1° Age. — L'une des plus grandes causes de la mortalité des nouveau-nés, c'est l'insuffisance du vêtement, c’est la première impression du froid sur eux; à défaut du réchauffement maternel, ils ont donc besoin d’un ensemble de moyens protecteurs, représentés par le maillot et le berceau. L'application vicieuse du maillot a été et est encore une cause d’horribles souffrances, de maladies et de difformités pour les pauvres petits êtres que l’éloquence de J.-J. Rousseau et les avertissements des hygiénistes n'ont pas entièrement affranchis de cette torture. Elle consistait à les entourer de bandes serrées depuis les épaules jusqu'aux plantes des pieds, et fortement croisées sur la poitrine et sur le ventre : on les convertissait ainsi en un paquet inflexible et compacte, et l’on condamnait à l'extension permanente leurs bras et jambes dont la position naturelle est [a demi-flexion, et une sorte de pelotonnement. Ce supplice de l’immobilité absolue, que ne supporterait pas un adulte, et que l’on infligeait à l’âge le plus naturellement turbulent, se prolongeait jusqu’à six semaines; à cette époque on commençait à leur marchander la liberté des bras pendant le jour, etc. On considérait comme un phénomène physiologique de l’âge les cris incessants que les petites victimes adressaient à leurs bourreaux : « Ils crient du mal que vous leur faites ; ainsi garrottés, vous crieriez plus fort qu’eux (1). » L'extension prolongée des membres, l'inertie forcée des muscles qu'irrite le besoin de se contracter, la déformation et le déplacement d’os encore mous et gélatineux, la compression de la poitrine et du ventre, et par suite l’imperfection de l'hématose, le séjour des matières excrémentitielles dans les langes, l’âcreté de leur contact, la douleur des excoriations qui en résultent, tels sont les effets du maillot, que l'ignorance et la routine

(1) Rousseau, Emile, livre [°,

perpétuent au sein même de la civilisation. Dans les familles éclairées, on se borne à envelopper le nouveau-né de linges moelleux, doux, exempts d’aspérités et de coutures, doublés par une couverture que l’on replie et que l’on attache mollement au moyen de larges rubans, de manière à laisser au thorax sa liberté d'ampliation, et aux jambes une suffisante sphère d’agitation. Encore faut-il en lever fréquemment ce maillot sans langes, pour veiller à l’exacte propreté de l'enfant, pour lui procurer par intervalles une entière aisance de mouvements musculaires, pour renouveler l'air emprisonné sous ses enveloppes, et qui, promptement altéré, ne répond plus aux besoins physiologiques de sa peau. Vers l’âge de trois mois, et plus tôt en été, on supprime entièrement le maillot, dont l'usage trop prolongé exagère les fonctions exhalantes du derme, développe une trop grande impressionnabilité et retarde les progrès du pouvoir calorifique. La coiffure du nouveau-né doit être un bonnet de toile, recouvert d’un autre de mousseline, et que l’on s’abstiendre de fixer par un cordon en mentonnière dont les mouvements de l'enfant peuvent faire un agent de compression très dangereuse. Dès le second mois, dans l'air chaud des appartements en hiver et à l’air libre durant l’été, on le laissera tête découverte; plus tard, sa chevelure, qu’on doit respecter, lui servira d’abri. Du deuxième au troisième mois, les langes, utiles seulement encore pendant le sommeil, seront remplacés par une brassière ; une petite jupe et des chaussons souples et chauds : on ne lui donnera des souliers que beaucoup plus tard ; qu'ils se prêtent par leurs dimensions à l’accroissement continuel des pieds ; que leur forme soit bien appropriée à celle de l'organe et ne l’entraîne point dans une direction vicieuse. On abuse aujourd’hui de la flanelle pour les enfants, à titre de prophylactique contre les rhumes ou toute autre incommodité ; c’est trop les garantir contre les impressions variées de l’atmosphère, qui dans certaines limites exercent utilement leur caloricité : pour peu qu’ils soient faibles ou Ilymphatiques, ce vêtement entretient leur peau dans un état continuel de moiteur et leur est au moindre exercice une cause de sueur, ct par suite d'affaiblissement, La flanelle fait des enfants délicats, chétifs, mous, indolents; elle les amène à la malpropreté par l'imprégnation des émanations cutanées. Ajoutons avec Donné (op. cit., page 209), qu'il n’est ni aussi difficile ni aussi dangereux qu'on se l’imagine, de quitter la flanelle après l'avoir prise ou portée plus ou moins longtemps : pour les adultes comme pour les enfants, la seule précaution à prendre, c’est de profiter de la saison des chaleurs pour opérer cette mutation.

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L'homme adulte règle le choix du vêtement sur ses sensations et ses besoins : c'est à cette époque de la vie que l'habitude s'établit avec force et prépare la santé des années à venir : qu’elle incline l’homme à la privation plus qu'à l'excès de la jouissance; qu'il apprenne à s'’accommoder des intempéries du climat où il vit; qu'il ne raffine pas la sensibilité de sa peau et l’impressionnabilité de ses viscères par une culture trop minutieuse de sa toilette. Une couche trop chaude, des vêtements trop protecteurs, bâtent la puberté et avec elle la marche de la vie. L'homme du peuple s'endurcit à l'inclémence du ciel; car, par une fatale conséquence des inégalités de l’état social, ceux qui sont le plus en butte aux rigueurs des saisons sont aussi les plus dénués de moyens de protection vestimentaire. Le vieillard est forcé, par l’affaiblissement progressif de ses fonctions de circulation, d’exhalation, de caloricité, etc., d'épaissir de plus en plus le rempart de laine, de soie et de fourrures qu'il élève entre lui et le monde extérieur, s'il n’est habitué de longue date à résister dans une bonne mesure aux variations atmosphériques, à l’impression pénétrante du froid : toute l'hygiène est pour lui dans l'entretien de la chaleur et de la circulation. Qu'il renonce désormais à braver les vicissitudes de l'air, son salut est dans l’uniformité de la température ; mais qu'il n'a- Joute qu'avec une gradation étudiée une pièce de plus à son vêtement, car il ne devra plus la quitter : à lui les topiques les plus chauds, laine, ouate, édredon, pelleteries ; leur contact, irritant pour un autre âge, produira sur sa peau une salutaire et douce stimulation; mais point de ligatures ni de compressions, elles seraient inévitablement suivies de congestions sur les organes internes, notamment sur l’encéphale et les poumons, si prompts chez lui à shypérémier. Il est pourtant des vieillards ingambes, actifs, sanguins Ou nerveux, qui, grâce à l'exercice musculaire, au bon état de leurs organes digestifs, et parfois à des pratiques d’hydrothérapie prudente, conservent une assez grande force de résistance vitale pour se passer du costume de leur âge. J'ai vu mon collègue octogénaire de l’Académie, feu Duval, s'habiller presque légèrement dans les hivers les plus rigoureux ; il vantait à quatre-vingt-dix ans l’influence salutaire du froid. Capuron portait en toute saison la même redingote. Rudes vies, vertes vieillesses ! Mais tel n’est point le lot commun ; l'hygiène, comme la médecine, enregistre les cas rares, et, n'en tire guère parti.

2° Sexe, — Confondus sous le même vêtement dans le premier àge, les deux sexes se séparent ensuite sous le rapport cosmétolo-

gique, et des jupes, des robes, se drapent en larges plis autour de la partie inférieure du corps de la jeune fille, de manière à baigner dans un air sans cesse renouvelé des organes qui exigent un libre accès, et dont les émanations ne peuvent être concentrées sans inconvénient. Le corset est devenu la base ou la charpente de la toilette féminine ; il aide à simuler et à dissimuler. Le corset n’est pas d’origine moderne : les dames grecques avaient leur séfodosne, et les matrones romaines le casfula, espèce de petite tunique qu’on serrait autour de la taille (1). Les jeunes filles, d’après Galien, se servaient en outre de fasciæ ou bandes qu’elles serraient fortement sur les omoplates et autour de la poitrine pour augmenter le volume des hanches et des flancs par rapport au thorax ; l'inégalité des épaules était masquée par des coussinets appelés anulectides ou analectrides, et le ventre était déprimé par des espèces d’attelles dont le buse d'aujourd'hui semble une réminiscence (2). C’est Catherine de Médicis qui, dit-on, introduisit en France la mode d’étreindre la poitrine et les reins à l'aide d’un corps de baleine, que l’on nomma plus tard corps de fer; les corps baleinés atteignaient les crêtes iliaques, et exerçaient dans ce point, pour faire suillir les hanches, une pression qui, d’après Montaigne, entamait parfois la peau et a produit des accidents mortels (A. Paré). Bouvier divise l’histoire des corsets ou de leurs équivalents en cinq périodes : 4° antiquité, bandes ou fasciæ; 2° premiers siècles de la monarchie française, grande partie du moyen àge, rien de fixe; période de transition, caractérisée par l'abandon des bandelettes romaines et par l'introduction des corsages justes au corps ; 3° fin du moyen âge et commencement de la renaissance, adoption générale des robes à corsage serré tenant lieu de corset; 4° du milieu du xvie à la fin du xvni* siècle, époque des corps baleinés ; 5° de la fin du xvuie siècle jusqu’à nos Jours, règne des corsets modernes et actuels.

Ambroise Paré, Spigel, Platner, Winslow, Van Swieten, Camper, Sœmmerring, Buffon, d.-J. Rousseau, ont vivement critiqué l'emploi des corsets, les médecins surtout avec des arguments puisés dans l'étude de l'organisation. Joseph IT l’interdit par un édit sévère, et néanmoins il subsiste dans la toilette des femmes. Aussi péut-on se demander avec Ménière (3) s'il ne répond point, dans

(1) Reveillé-Parise, Etudes sur l’homme, t. II, p. 422. (2) Bouvier, Etudes historiques et médicales sur les corsets, Paris, 1853, in-8. (3) Thèse de concours, p. 40.

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une certaine mesure, à un besoin réel, et s’il n’y a pas quelque exagération à le proscrire. La physiologie est venue de nos jours en aide aux partisans du corset, par une théorie de la respiration féminine qui, suivant Beau et Maissiat voy.tome [, page 132), affecte le type costo-supérieur, c’est-à-dire s'effectue principalement par les côtes supérieures et surtout par la première, portées en haut et en avant. Bérard (1) fait consister essentiellement ce type respiratoire en un mouvement de totalité du thorax de bas en haut; le sternum, la clavicule et la première côte se soulèvent ; il y a, de plus, un mouvement de rotation très marquée dans les côtes qui suivent la première ; mais ce mouvement qui se propage, va s’affaiblissant de la partie supérieure à la partie inférieure de la poitrine. Telle est la respiration normale des femmes ; les actrices, en l’exagérant sur la scène dans les moments d'émotion factice, la rendent visible à tous les yeux : on l’observe chez la jeune fille encore inexperte «lu corset. Haller après Boerhaave a noté une différence dans la manière de respirer entre les enfants des deux sexes avant l'âge d’un an. Aussi Bérard admet-il que le corset qui serre seulement le bas de la poitrine se concilie avec le plan primitif de l’organisation et des fonctions de la femme. D'autre part, l’état social condamne les femmes à la vie sédentaire, et affaiblit tout leur système musculaire par défaut d'exercice ; de là une sensation de fatigue qu’elles éprouvent promptement dans la position assise ou debout ; elles y obvient par l’usage du corset, qui sert, non à redresser la colonne vertébrale, mais à fournir un point d'appui au tronc penché en avant : l'état de demi-flexion en avant leur est habituel dans leurs occupations sédentaires, et, sans la résistance du corset, elle serait exagérée par le poids de la tête, des seins et de tous les vis< cères abdominaux et thoraciques. Le corset, c’est-à dire une ceinture d’un tissu élastique à grandes dimensions, sans baleines, sans lames métalliques, médiocrenrent serrée à la base du thorax, peut donc convenir aux femmes dont les glandes mammaires sont très développées et les muscles dépourvus de contractilité, tandis que nous considérons comme de funestes machines à pression ces corsets-cuirasses (Reveillé-Parise) qui étreignent impitoyablement la poitrine dans leur réseau de fer. En Orient, les femmes, si remarquables par le développement régulier des seins, se contentent de les soutenir par quelques tours de large bande à la base du thorax. Chez les jeunes filles impubères, le corset comprime, déplace, in-

(1) Bérard, Cours de physiologie, 1851, t. III, p. 258.

fléchit les os, déforme le squelette, et nuit au développement régulier des viscères dont les surfaces osseuses ne sont que le moule. Les médecins qui font des recherches sur les cadavres des femmes, notamment ceux de la Salpêtrière, remarquent les déformations les plus étranges de la base du thorax, résultat de l’usage prématuré du corset. La plus ordinaire consiste à faire de la base de la poitrine le sommet du cône que représente sa cage osseuse, et comme le corset s'oppose aux ondulations incessantes des deux cavités splanchniques, il en résulte qu’il entrave simultanément trois fonctions essentielles : respiration, circulation et digestion. Aussi favorise-t-il les stases sanguines dans les poumons, l’hémoptysie, l’hypertrophie du cœur, qui lutte contre un obstacle permanent au cours du sang; les irrégularités de la digestion, qui exige le concours de l’action musculaire de l'estomac. D'après l’observation de Ferrus, le corset tend à refouler contre le diaphragme les organes contenus dans la poitrine, de telle sorte que le foie déborde souvent de plusieurs pouces les dernières côtes, dont on retrouve l'empreinte sur sa face supérieure. Sæœmmerring a vu un estomac presque partagé en deux loges par la compression excessive et prolongée d’un corset armé d’un buse d'acier. Chez les jeunes filles qui se sont procuré une taille mince par l'abus prolongé des corsets, l'estomac, comprimé latéralement et en avant, se change en un canal, à peine moins étroit que l’intestin, et, dirigé verticalement, il plonge par son extrémité pylorique dans la partie supérieure du bassin ; il en résulte qu'il admet peu d'aliments à la fois, et que leur digestion et leur chylification deviennent pénibles, incomplètes, à cause des changements des rapports normaux de ce viscère avec le duodénum : de là les dyspepsies, les troubles digestifs variés dont souffrent ces victimes de la mode. Du moins, au prix de tant de périls et de maux, le corset baleiné ou métallique conserve-t-il à la gorge sa fraîcheur et sa fermeté ? Non : il l’amollit, il la plisse, il la détend ; parfois il empêche le développement des mamelons et occasionne l’induration des glandes mammaires. Il faut donc en défendre sévèrement l'usage aux jeunes filles impubères, et, pour les en dispenser dans la suite, favoriser le développement de leur système musculaire par l'exercice, la gymnastique, les bains froids. Les femmes à formes non exubérautes doivent s’en abstenir toujours ; celles qui sont dans des conditions inverses ne l’emploieront qu'avec les modifications précitées. Pendant la grossesse, les femmes doivent éviter toute pression sur quelque partie du corps que ce soit; l’ascension de l'utérus repousse déjà les organes abdominaux vers le dia-

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phragme, dont ils gênent l’abaissement ; une constriction circulaire du thorax réduirait l’'ampliation horizontale de cette cavité, et susciterait le danger quotidien des congestions vers les poumons, vers la tête, etc., en même temps qu'elle pourrait déterminer l'affaissement des mamelles ou leur engorgement inflammatoire, et compromettre, avec la lactation, la santé ultérieure de la mère et de l'enfant. Les corsets avec buse descendent sur le ventre et nuisent, soit au développement, soit à la direction de l'utérus : ils sont une cause d’avortement. Raciborski s’est assuré que la mauvaise conformation des mamelons, rarement congénitale, moins commune chez les femmes de la campagne que chez celles de la ville qui obéissent servilement aux exigences de la mode, est due le plus souvent aux pressions du corset; chez les jeunes filles qui n’en ont pas encore subi.les effets, ces organes sont plus ou moins proéminents et bien disposés pour l'allaitement. Le corset prive donc beaucoup de mères du plaisir d’allaiter, ou les expose, dans l'exercice de cette fonction, à de cruelles souffrances par suite de la déformation des mamelons (1). Les jarretières même sont alors de trop; à leur compression s'ajoute celle que l'utérus exerce sur l’origine des vaisseaux cruraux pour produire l'æœdème et les varices des jambes, La femme enceinte a besoin de vêtements amples, flottants et chauds. Nourrice, elle doit soutenir le volume et le poids de ses seins distendus par le lait, sans les comprimer ; entretenir la chaleur sur sa poitrine à l’aide de vêtements chauds dont les ouvertures permettent un facile accès à l'enfant; pendant la période critique, elle épargnera à ses organes, et particulièrement à ses seins, toute pression, tout froissement, quoiqu'elle soit le plus souvent alors obligée de les soutenir.

3° Convalescence, imminence morbide. — Le convalescent partage avec l'enfant la mobilité du pouvoir calorifique; le froid pénètre rapidement, mais il se réchauffe moins vite que l'enfant. Aussi doitil se couvrir avec soin et abriter plus particulièrement l'organe qui a été malade : on sait combien les convalescents des phlegmasies abdominales redoutent l'impression du froid sur le ventre, avec quelle facilité s’infiltre par cette cause la peau des ci-devant scarlatineux, etc. Souvent il y a heu d'entretenir une douce révulsion cutanée. Pour tous les cas, soit qu'il s'agisse de stimuler directement la peau, ou de mettre en jeu sa solidarité avec d’autres organes, ou de seconder la calorification, la flanelle est un précieux

(1) Raciborski, De la puberté et de l'âge critique chez la femme, 1844, p. 184,

25h HYGIÈNE PRIVÉE.

modificateur qui satisfait à ces indications ; elle est surtout utile quand il existe quelque prédisposition du côté des voies respiratoires : une chemise, un caleçon et un gilet de laine sont l'équivalent d’une friction molle et continue sur toute l’étendue de la peau; ils circonscrivent en même temps autour du corps une atmosphère et, si l'on peut ainsi dire, un climat particulier, seule ressource de ceux qui n'ont pas les moyens d’émigrer dans les pays chauds. La demeure privée et les vêtements sont les seuls moyens qui puissent suppléer à l'absence d’un climat convenable. Mais pourquoi affubler de : flanelle tant de vivaces organisations qui n’en ont aucun besoin, et dont on émousse par cet abus la sensibilité cutanée ? Pourquoi détruire, dans l’état de parfaite santé, les ressources de la maladie ? Permis aux gens nerveux de garantir leur chétive machine sous des vêtements de laine ; encore feront-ils mieux de s’en passer.et d'exercer la réaction de la peau par l'emploi gradué des lotions et des affusions d'eau froide. Quant aux lymphatiques, qui pullulent partout sous la triste imminencé des tubercules, du carreau, des scro+ fules, etc., la flanelle leur donne chaleur et sécheresse ; elle stimule directement leurs tissus dans la saison où ils sont privés de la stimulation plus salutaire d’un air riche de rayons calorifiques et lumineux ; mais il est au moins inutile de couvrir de laine les sujets sanguins et colorés, les robustes constitutions, qui s’accommodent mieux d'étoiles fraîches et conductrices.

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