GESTA. — STATIONS
vérticale est une cause de stase sanguine, de tuméfaction, quelquefois de picotements imcommodes aux pieds, dé varices aux membres, ét d'ulcères que l’on guérit souvent par la situation horizontale; elle contribue, par l’effet dé la pesanteur des parties, à la déviation des membres et de la colonne vertébrale chez les enfants, chez les rachitiques, etc. ; élle favorise les syncopes, surtout après la saignée, et elle augmente la douleur et l’inflammation dans toutes les parties qu’elle rend déclives.
20 Station Sur les genoux. — Elle est, à bôn droit, une posture de pénitence et de mortification, car le poids du corps porte surtout sur les genoux mal disposés pour le soutenir, et le corps tend à tomber en avant. Aussi ne peut-on la prolonger qu’en s'appuyant en avant sur un prié-dieu, où en s’acculant sur les talons : le malaise commence dans le cou, le dos et les lombes. La peau des genoux, comprimée entre la rotule et le sol, s’endolorit d’abord, puis s'enduréit et devient calleuse. Quand le stége porté sur les talons, la fatigue imitiale atteint les pieds, et particulièrement lés ortéils ; des brayers peuvent devenir nécessaires aux pérsonnes qui sont obligéés de rester longtemps sur les genoux.
3° Station assise. — Sur un siége sans dossier, elle ne repose que les cuisses et les jambes ; lémécanisme destation de la tête et du tronc restant à peu près le même que dans l'attitude debout. L'équilibre est assuré Dar la situation plus basse du centre de gravité et par l'étendue de la base de sustentation comprise entre la pointe des pieds et les fesses, Comme cette base se prolonge plus en avant qu’en arrière, la fatigue Survient à cause de la tendance du trone à se renverser en arrière Dans un fauteuil à coussins moelleux, à dossier concave, souple et plas élevé que la tête, Le corps, légèrement incliné, peut reposer presque aussi bien que dans Fa position horizontale, si ée n’est que lés parties supérieures du tronc fatiguent un peu les parties inférieures par la quantité de leur poids, qui n’est point transmise au dossier du siége. On corrige cet effet en donnant au plan du dossier plus d’inelinaison. Lés siéges trop bas condamnent les membres inférieurs à une flexion excessive ; les siéges trop élevés laissent les jambes pendantes, et alors la circulation veineuse s’y fait mal, ou ellés touchent le sol et se fatiguent à partager le poids du corps. Les personnes maigres, dont les tubérosités ischiatiqués ne sont recouvertes que par la peau, ne peuvent rester en station assise sur des corps durs et inégaax. Les fauteuils trop doux, garnis de Haine, de coton, de plumes, etc., accumulent un excès de calorique sur les fesses, y
déterminent des démangeaisons, des éruptions de vésicules, de pustules, favorisent la production des hémorrhoïdes, etc. Les coussins mobiles, en forme de couronne, exercent une compression circulaire, qui refoulele sang vers lamarge de l’anus. Les meilleurs siéges pour les gens de cabinet sont des coussins élastiques, garnis de crin, à convexité centrale, et posés sur des chaises de jonc ou de paille, et pour les voyageurs, des coussins garnis de crin et bombés au milieu.