GESTA. — RÈGLES HYGIÉNIQUES
sera proportionné à la quantité du mouvement; la ration de liquide, plus forte qu'aux jours de repos, ne doit pas cependant
nement de la viande de mouton, des pommes de terre, des haricots, des pruneaux; il arrose ce repas d'une forte quantité d’eau, et se remet incontinent en marche pour se rendre à pas accélérés du quai des Célestins à la place de Ja Madeleine où il était de service (environ trois quarts de lieue); à peine arrivé à son poste, il est pris de coliques et de vomituritions; ramené au quartier, il passe la nuit dans des souffrances atroces ; le matin on le transporte au Val-de- Grâce où je diagnostique chez lui l'existence d’une inyagination ou d’un étranglement interne consécutif au brusque passage des aliments indigérés de l’estomac dans l'intestin grêle et aux ballottements imprimés à la masse des viscères abdominaux: les douleurs ne discontinuent point jusqu'à la mort, qui arrive le lendemain vers midi, sans agonie. il n’y avait pas eu de vomissements; la constipation n'avait cédé à aucun moyen; le ventre, ballonné, prononçait les reliefs des circonvolutions intestinales. A l’autopsie, l'estomac est vide, exsangue, sans aucune trace de lésion ; même état des deux tiers supérieurs de l'intestin grêle, dont les valvules conniventes sont presque effacées, si ce n’est qu’ils contiennent une quantité notable de liquide jaunâtre, dans lequel nagent en grand nombre des débris d’aliments non digérés et très reconnaissables, tels que des morceaux de viande, des fragments de pommes de terre, des‘haricots entiers, des pellicules de pruneaux. Au-devant et sur le côté droit de la quatrième vertèbre lombaire, existe un étranglement produit par un diverticulum intestinal qui naît du bord libre de l’iléon, à un mètre environ de la valvule iléo-cæcale; ce diverticulum, ou prolongement intestinal, constitué par les trois tuniques de l'intestin, forme un nœud embrassant.en manière de huit de chiffre une double anse qui, développée, présente 2 mèêtres de long et est constituée par toute l’extrémité inférieure de l'iléon, moins les 42 derniers centimètres qui tiennent à la valvule iléo-cæcale (voy. Gazelte médicaie, mars 1845). Deux litres d’un liquide poisseux et brundtre (sérosité et sang non réuni en caillots) dans la cavité péritonéale ; tous les autres organes sains.
Quel exemple saisissant des effets de l'exercice violent pris avant et après un repas, qui d’ailleurs était fort indigeste! L’estomac, dont le système musculaire en action avait détourné le sang, u’avait pu chymifier la masse énorme des aliments qu'il avait reçus ; transmis à l'intestin sur lequel ils ont fait impression de corps étrangers, ils ont provoqué des mouvements péristaltiques que les succussions dé la marche ont. rendus tumultueux, désordonnés. Et quand par, le repos du lit, par l’ingestion des boissons théiformes; par les applications chaudes sur le ventre et surtout par la phlogose des anses comprimées, la circulation est devenue prépondérante vers l’intestin, le sang a trouvé un obstacle insurmontable à son cours dans le nœud de l’étranglement; il s'est accumulé au-dessus de l'obstacle dans la portion la plus déclive de l'intestin grêle, et il a transsudé par compression dans les deux sens à travers les parois vasculaires pour se répandre dans la cavité de l'intestin et dans celle du péritoine. |
fournir trop à la sueur ; l’eau pure convient moins après l'exercice qu'uhe boisson légèrement alcoolisée, et pendant l’äction musculaire, on ne doit user que d’un breuvage légèrement fortifiant.