SEXES. —— FÉCONDITÉ
le second, moins pendant le troisième et se relève un peu dans le quatrième (1). La mortalité diminue ensuite pendant les premières années, et atteint son minimum, en France à 11 ans, dans les Pays- Bas à 12, dans le Valais à 13; puis elle s’accroit de nouveau à la puberté. Depuis l'invasion de la puberté jusqu'au commencement du grand âge, c’est-à-dire depuis 46 jusqu’à 69 ans, la mortalité s'élève jusqu’à son second maximum, qui n’égale pas le premier ; c'est pendant les huit ou neuf premières années de cette seconde période {de 15 ou 16 à 23 ans) que la mortalité s'accroît le plus rapidement. Dans la troisième période, qui comprend le grand âge, elle redescend à son second minimum. D’après les calculs immenses de Burdach, sur 4 million d'hommes il en meurt 459 271 pendant les seize premières années, 405.411 pendant les cinquante-trois années suivantes, et 135 318 pendant les quarante dernières années jusqu’au terme desquelles la vie peut s'étendre.
Il est remarquable que les révolutions d’àges n’exercent point d'influence sensible sur la mortalité : à l’époque de la dentition elle est moins grande qu'auparavant, et, de la septième à la huitième année, c'est-à-dire lors de la seconde dentition, elle baisse notablement; sielle augmente vers la puberté, c'est en proportion moindre qu'entre 20 et 30 ans ; à l’âge où la faculté procréatrice s'éteint, la mortalité ne croît pas plus rapidement que dans les années précédentes et n'est pas plus forte que dans les années qui suivent. Ces résultats s'expliquent de deux manières : ou chaque âge a ses maladies propres qui excluent celles d’un autre âge et restreignent les effets des crises de l’évolution physiologique, ou ces crises atteignent la vie moins par leurs conséquences immédiates que par leurs vestiges, sources d’une mortalité qui se dissémine sur les années subséquentes et se dérobe dans la complexité des éléments statistiques.