CHAPITRE
DES IDIOSÏNCRASIES.
Ce mot idiosyncrasie {iStoç, propre, aùv, avec, npâ.'jiç, mélange) a été très arbitrairement employé par les auteurs ; il a désigné tantôt les goûls, les répulsions qui dépendent du mode individuel de l'action cérébrale, tantôt les effets de l'habitude ou d'une déviation morbide des fonctions. M. Rostan l'applique aux anomalies des fonctions organiques (t. I"',' p. 171), ce qui demande explication. M. Bégin nous semble avoir défini sainement les idiosyncrasies, en les faisant consister dans la prédominance d'un organe, d'un viscère important ou même d'un appareil tout entier. Ainsi, tandis que le tempérament relève de ce qu'il y a de plus général dans l'économie, à savoir, de l'un des trois systèmes organiques dont les traces se retrouvent dans tous les tissus, ou bien encore, du sang et de l'innervation, l'idiosyncrasie exprime les etîets particuliers du fluide nutritif et du fluide incitateur sur tel ou tel organe, la supériorité relative de développement et d'activité qui en résultent pour lui. La raison matérielle des idiosyncrasies ne réside pas toujours dans le volume des parties auxquelles elles se rapportent; on sait d'ailleurs combien il est difficile d'évaluer les dimensions relatives des organes : la science est réduite à des approximations, base chanceuse de corollaires physiologiques. Mais quand il n'existe pas une liaison manifeste entre la prépondérance fonctionnelle d'un organe et la mesure de sa nutrition, il est rationnel de l'expliquer par des conditions spéciales de texture ou par les modifications de l'action nerveuse. — Gomme les tempéraments, les idiosyncrasies sont congénitales ou acquises, dans ce dernier cas elles sont le produit de l'habitude : il en sera question plus loin; ou elles se sont développées à la suite d'un état morbide. Tous les viscères, tous les organes peuvent en devenir le siège ; stimulés avec excès, altérés passagèrement dans leur structure, ils témoignent souvent, après la maladie terminée, une sensibilité qui ne leur est point ordinaire, et agrandissent la sphère de leurs irra-
%6 UYUIÈNU HHIVÉE.
(iialions sympatliiquL'S. D'antres fois ces idiosyncrasies, qu'on peut appeler accidentelles, se lient tonqjorairement à une phase de l'économie: la dentition, l'élablissement laborieux des menstrues, la grossesse, donnent l'éveil à des sympathies nouvelles, renforcent l'action d'autres organes, et déterminent ainsi dans l'économie des centres passagers de réaction. Mais dans l'appréciation de cet ordre de faits, il importe d'analyser avec soin les phénomènes qui émanent directement de l'idiosyncrasie et ceux qui partent de l'encéphale. Cette distinction n'a pas été faite assez nettement par ceux qui ont écrit sur ce sujet : de là des erreurs qu'une saine physiologie doit épargner à l'hygiène. C'est pour avoir interverti le rôle du cerveau et du tube digestif que des auteurs ont admis un tempérament mélancolique, et rattaché l'hypochondrie à l'idiosyncrasie gastro- intestinale. Sous l'inspiration de la doctrine physiologique, on a fait dépendre l'hypochondrie de l'association du tempérament nerveux avec une irritation sourde des voies digestivesou de ses annexes : la première opinion repose sur une hérésie physiologique ; la seconde généralise le particulier et transforme un rapport de coïncidence en une loi de causalité. L'hypochondrie n'est, en elfet, qu'une affection cérébrale, et quand d existe dans le foie, dans l'estomac ou les intestins, un foyer d'irritation, il y a simplement une complication capable sans doute d'aggraver la maladie de l'encéphale, mais ne créant point par elle seule l'hypochondrie. qui constitue, non une idiosyncrasie, mais une habitude morbide.
Le principe des idiosyncrasies n'est autre que celui des connexions des organes entre eux ; car nul organe ne peut devenir prépondérant que par l'énergie de ses irradiations sur le reste de l'économie; celle-ci nous représente une société dont la hiérarchie est mobile et se déplace incessamment de viscère en viscère, sous l'mfluence des diverses circonstances (âges, habitudes, maladies, etc.). nui viennent solliciter plus particulièrement l'un d'entre eux.
Les idiosyncrasies se manifestent dans les variétés mdividuelles. en vertu de cette loi qui appelle sur les organes prépondérants de l'économie l'action des causes morbifiques. Que plusieurs personnes soient exposées simultanément à un courant d air roui, l'une d'elles se plaindra de coliques, l'autre contractera une bronchite, la troisième sentira les préludes d'un rhumatisme articulaire, etc. Les palhologistes altribuent ces différences d effets produits à la diversité des prédispositions morbides ; mais ces prédis-
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positions, que sont-elles, si ce n'est des idiosyncrasies? Celles-ci expriment la condition organique; celles-U révèlent le rapport de celte condition avec telle ou telle classe d'agents extérieurs.
Autant d'organes et d'appareils organiques, autant d'idiosyncrasies possibles, soit originairement, soit par acquisition ultérieure. Rousseau ne peut entendre le son d'une cornemuse sans éprouver une incontinence d'urine. Ce phénomène est complexe ; l'initiative en est au cerveau, mais la vessie réagit par une disposition qui lui est propre (mouvement réflexe), et c'est là ce que nous appelons idiosynorasie. Les poumons, le cœur, les reins, peuvent offrir ou acquérir cette prédominance qui leur attribue d'une manière durable ou passagère une sorte de polarisation des phénomènes vitaux. La constitution goutteuse des anciens n'est autre chose qu'une idiosyncrasie fibro-articulaire mise en évidence par la maladie; les idiosyncrasies génitale, hépatique et gastro-intestinale sont les plus fréquemment observées : ce que nous en dirons montrera la manière d'étudier les prédominances organiques.
Dans celle du tube digestif comme en toute autre, une induction sévère doit séparer les phénomènes d'origine cérébrale et ceux qui se rapportent directement à l'estomac et aux intestins. On connaît l'influence énorme du cerveau sur ces organes, soit dans l'état de santé, soit dans l'état pathologique; on a trop souvent rapporté aux uns ce qui revient à l'autre : ainsi les affections morales tristes, qui manifestent d'une manière si fâcheuse l'action du cei*veau sur l'estomac par le dérangement et l'imperfection des digestions, ont été considérées comme l'effet d'une lésion chronique du tube digestif, etc. Cette distinction faite, il faut étudier les sympathies directes de l'estomac, ses sympathies indirectes ou par sensation, enfin ses sympathies de fonction. Dans les premières, nous constatons la solidarité des différentes portions du canal alimentaire entre elles, ses connexions avec les viscères annexes. Ses relations sympathiques avec le cerveau, le système musculaire et les articulations ne peuvent être niées : il suffit de mentionner les phénomènes caractéristiques de la soif, de la faim, le brisement des forces dans la gastro-enlériie, les angoisses d'une colique intense, pour faire ressortir l'empire sympathique que le tube gastro-intestinal exerce par voie de sensation. Enfin, les résultats delà fonction complètent la série des actions qu'il exerce sur l'économie : en eff'et, l'influence de cet appareil se généralise par degrés, se communique à tous les tissus par le degré d'altération qu'il a fait subir aux substances
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ingérées dans sa cavité. C'est dans cette succession d'actes, dans le cercle croissant de ses irradiations qu'il faut considérer attentivement le canal digestif pour en vérifier l'idiosyncrasie.
Si nous appliquons celte analyse au foie, dont la prédominance a servi de base au prétendu tempérament bilieux, les notions les plus ordinaires de physiologie nous apprennent que si l'action du cerveau sur le foie est mise hors de doute par les faits pathologiques, la relation inverse de ces deux viscères est loin de ressortir avec la même évidence. Dans l'ordre fonctionnel, le foie ne détermine par lui-même aucune sensation; ses maladies ne témoignent pas davantage de son empire sur l'encéphale : car, aiguës, à moins de s'étendre au péritoine, elles ne donnent lieu qu'à une douleur obtuse; chroniques, elles ne se trahissent souvent qu'à l'aulopsie. Mais qui nierait l'action que le foie peut exercer sur d'autres organes et sur l'économie entière par le produit de sa sécrétion, par le résultat de sa fonction? Est-il indifférent que la bile soit versée en quantité médiocre ou considérable dans le canal alimentaire? La digestion n'en est-elle point influencée, et par suite, comme nous l'avons vu, le cerveau, l'organisme entier? La résorption d'une partie de la bile surabondamment sécrétée colore les tissus, la surface cutanée; portée dans le cerveau, elle l'impressionne dans un mode spécial, et si l'on ne peut contester le rapport intime du sang et de l'innervation, attribuer à la bile un certain rôle dans la manifestation des phénomènes intellectuels et moraux, n'est donc pas chose aussi absurde que l'affirme Georget (t. Il, p. 128). L'idiosyncrasie hépatique, on le voit, se lie à l'activité sécrétoire du foie, non à ses sympathies nerveuses directes ou indirectes. Il importe seulement de ne pas confondre avec la prédominance hépatique un autre état qui appartient à l'histoire pathologique du foie, celui-ci ayant cessé de puiser dans le sang les matériaux delà bile, et l'ictère qui survient alors indiquant l'inertie, non l'exagération fonctionnelle de l'organe (1).
(1) Pour l'hygiéniste comme pour les médecias, il sera toujours utile de se rendre compte des dimensions du foie. M. Piorry les a indiquées comme il suit, sans les donner pour positives et invariables :
Sur la ligne verticale tracée au niveau du mamelon. 12 à 14 centimètres.
Sur la ligne tracée île l'aisselle au bassin t ^1
Près de l'appendice xiplioïde ° °
A gauche de l'appendice xiphoïde, quelquefois ^ 7
En arrière '^^ ^
D'après Conrad! : 1" Le bord supérieur du foie répond généralement sur la
DES IDIOSYNCKASIES.
L&tempérament génital, admis par les auteurs, nous présente la , confusion constante des actes cérébraux et des circonstances pro- I près aux organes sexuels ; ces dernières justifient seules l'admission d'une idiosyncrasie. L'exaltation des appétits vénériens, que les i auteurs ont décrite sous les enseignes d'un tempérament, c'est- ài dire d'une forme régulière de la santé, est une affection morbide ' dont le siège est dans le cerveau ; les organes génitaux, dans le plus grand nombre des cas, ne sont excités que secondairement, i et, comme Georget l'a dit ingénieusement, ils sont les complices du cerveau. N'est-il pas remarquable que les maladies de l'utérus, du vagin, du pénis, des testicules ou des ovaires, dans le type aigu comme à l'état chronique, non-seulement ne sollicitent presque jamais le désir vénérien, mais encore se passent obscurément dans
ligue axillaire, au niveau de la septième côte ou du septième espace intercostal ; sur la ligne mammaire, à la cinquième côte ou au cinquième espace intercostal. 2" Le bord inférieur ou antérieur du foie est plus ou moins bas : sur la ligne axillaire, à 4 centimètres au-dessous du rebord costal ; sur la ligne mammaire, à 7 centimètres. 3° Le bord gauche du lobe gauche s'étend le plus souvent, suivant une ligne oblique de bas en haut, de droite à gauche, et partant de l'ombilic pour rejoindre l'extrémité gauche du cône précordial (pointe du cœur). Moimême, dans mes démonstrations cliniques, j'ai toujours fait remarquer aux élèves que chez la plupart des malades, le lobe gauche du foie est très étendu et que sa matité se continue, sauf une nuance plessimétrique marquée, avec celle de la région précordiale. 4" 11 n'existe pas de rapport entre la taille et le volume du foie. 5° Chez les individus de haute taille, le lobe droit du poumon recouvre le foie dans une étendue plus grande que chez ceux de petite taille. 6° Enfln il donne pour cet organe les mesures suivantes :
Première série. Deuxième série.
Ceulini, Cenlim.
Sur la ligne mammaire.
ignei
moyenne ....
minimum . . .
maximum . . .
minimum . . .
maximum . . .
moyenne ....
minimum . . .
maximum . . .
moyenne. . . .
minimum . . .
maximum . . .
HYGIÈNE l'KlVÉE.
les localités affectées, souvent sans aucun ébranlement sympathique? 11 est certain que le rôle de l'encépliale dans la production des phénomènes [)hysiologiques et morbides de l'appareil reproducteur a été longtemps méconnu ou restreint sans raison. Mais, d'un autre côté, il est des faits nonibreux (pji t'ont éclater l'influence puissante de cet appareil sur l'encéphale : la |)rovocation du désir vénérien pendant la veille et des songes voluptueux durant le sommeil par le simple fait de l'érection déterminée mécaniquement, les effets si connus de la castration sur le moral et sur l'intellect, ceux de la grossesse, etc., prouvent toute l'importance que mérite l'appareil générateur, considéré comme source de modifications cérébrales. Le principe de cette idiosyncrasie se trouve donc dans les sympathies nerveuses; cependant elle peut dépendre aussi du résultat de la fonclion, c'est-à-dire de l'abondance de la sécrétion spermatique. On sait les sui(es de la pléthore spermatique, produite par une continence trop prolongée chez les sujets vigoureux ; leur œil vif, leurs gestes prompts, Itîurs allures agressives, l'animation de leur extérieur, l'odeur pénétrante et presque spermatique de leur haleine et de leurs sécrétions, l'agitation morale qu'ils éprouvent, et parfois l'impatiente rêverie où ils tombent, tout ce cortège étrange de signes qui dénoncent une virilité mal combattue sont-ils dus exclusivement à la résorption du fluide séminal, ou plutôt ne dérivent-ils pas en partie de l'organe cérébral? Ici encore l'innervation et l'état du sang sont étroitement liés ; ici encore nous trouvons un foyer de réaction sur le cerveau, et, sans placer dans l'utérus ou dans les testicules un principe de manifestations morales, nous disons que ces organes sont, comme le cœur, les poumons, le foie, etc. , des modificateurs internes pour l'instrument de la pensée.
L'origine comme la n)ultiplicité des idiosyncrasies se trouve indiquée dans cette proposition de Bichat : « Une somme déterminée de force a été départie en général à cette vie : or cette somme doit rester toujours la même, soit que sa distribution ait lieu également, soit qu'elle se fasse avec inégalité; par conséquent, l'activité d'un organe suppose nécessairement l'inaction des autres (1). » L'existence congénitale ou le développement d'une ou de plusieurs idiosyncrasies, en même temps qu'ils témoignent du perfectionnement de certains organes, entraînent la détérioration d'autres organes qui perdent de leur vitalité; l'exercice continuel
(1) Hecherdws sur la vie et sur la mort.
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et violent du système musculaire, condition absolue d'un si grand nombre de professions mécaniques, finit par opprimer la pensée ; le cerveau s'aifaisse, s'appesantit par l'etïet des digestions trop considérables et trop souvent répétées; les contentions énergiques et prolongées de l'esprit tournent au détriment de la contractilité musculiiire. Toutefois la sphère d'influence des idiosyncrasies n'est pas également étendue ; elle a pour limites celles mêmes de la puissance svmpathiqiie des organes. Aussi ceux qui à l'état normal agissent'peu sur l'axe cérébro-spinal, ne l'influencent guère davantage par leurs idiosyncrasies : tels sont le foie, le rein, les poumons. Que ces viscères fonctionnent avec une grande énergie, le cerveau n'en est affecté que médiocrement.
Les idiosyncrasies se combinent avec les tempéraments. Le même sujet peut offrir un tempérament mixte avec une ou plusieurs prédominances viscérales; c'est pourquoi il est souvent si difficile de démêler les éléments d'une individualité organique. Il existe une sorte d'affinité entre les tempéraments et les idiosyncrasies : la prédominance hépatiiiue s'associe fréquemment au tempérament sanguin et au tempérament nerveux; la prédominance cardiaque est aussi l'ordinaire attribut de la première de ces formes générales de la santé. Nous verrons, dans le chapitre suivant, que les idiosyncrasies se lient à l'évolution successive des organes, et que l'âge, en dirigeant sur tel ou tel d'entre eux l'activité plastique et vitale, leur confère presque à tour de rôle une éphémère suprématie.
Le fait constant des idiosyncrasies démontre l'impossibilité de Lien diriger à la fois toutes les opérations organiques; perfectionner les unes, c'est affaiblir les autres : l'inégalité est donc la loi des organes dans le même individu, comme elle est celle des organisations dans la même espèce.
La connaissance de l'idiosyncrasie est indispensable au praticien pour qu'il ne soit point exposé à les prendre pour des états morbides : la lenteur de la circulation est un phénomène de certaines maladies (congestion cérébrale, ictère); elle est naturelle chez beaucoup de personnes. Il est important d'écarter des organes qui sont doués d'une activité exubérante toute cause d'irritation. Il m'est arrivé de produire une superpnrgation avec une dose minime de crème de tartre chez une personne dont j'ignorais l'idiosyncrasie gastro-intestinale, tandis que je vois souvent des purgatifs pris à forte dose ne déterminer aucun résultat sur de jeunes soldats dont la disposition gastro intestinale est contraire à la précédente : on
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pourrait appeler cette dernière disposition une idiosyncrusie passive. Les ettets secondaires de la lésion d'un organe retentissent davantage dans les parties qui sont le siège d'une idiosyncrasie : de là pour le praticien le problème journalier des concomitances et des complications morbides. Combien de fois la réaction sympathique, exagérée par l'existence d'une ou de plusieurs idiosyncrasies, a-t-elle donné le change sur le siège réel de la maladie? Combien de fois, avant les travaux immortels de Broussais, a-t-oii diagnostiqué une méningite, une encéphalite, (juand les phénomènes cérébraux n'étaient, malgré leur intensité, que le reilet d'une phlegmasie du tube digestif! — Dans la période d'incubation des fièvres exanthémateuses, c'est vers les organes prédominants que convergent les mouvements morbides; ce sont les idiosyncrasies qui décident de la localisation des prodromes. Ainsi on verra l'éruption variolique précédée chez l'un par des accidents cérébraux, chez l'autre par des symptômes d'une gastro-entérite, suivant que le canal digestif ou le cerveau jouissent d'une énergie prépondérante. J'ai vu la rougeole se déclarer chez un militaire qui n'avait eu pour tout symptôme précurseur qu'une congestion cérébrale sans angine; mais il était sujet aux maux de tète. Enfin, l'application des révulsifs est réglée par la notion des idiosyncrasies : les malades à prédominance encéphalique doivent redouter l'emploi^ des sinapismes et des vésicatoiies ; les perceptions douloureuses que ces applications leur occasionnent neutralisent l'avantage que peut procurer l'hypéiémie artificielle et fugitive d'une certaine étendue de la peau. Des inflammations viscérales ont cédé parfois à d'énergiques révulsions opérées autour des articulations d'individus doués de l'idiosyncrasie fibro-séreuse rhumatismale. En traitant de l'imminence morbide, nous déduirons des idiosyncrasies d'autres conséquences importantes pour la pratique.