II. — Mer, atmosphère maritime
Nous avons déjà indiqué l'influence climatologique qui résulte de la position relative des continents et des mers. Kirwan a signalé le premier la différence de constitution atmosphérique entre les pays coupés de mers et de rivières, en rapport avec une grande masse pélagique libre de glaces, ouverts aux vents d'ouest, et les pays qui, dépourvusdegolfes, de médilerranées, s'élargissent vers les pôles ou se prolongent au loin en une croûte solide. «Après l'élévation partielle du sol au-dessus du niveau des mers, dit M. de Humboldt, la cause la plus puissante qui fait varier la température des lieux placés sous une même latitude, est la proportion relative des masses conlinenlales et des mers, c'est-à-dire des parties de la surface du globe qui, fluides et diaphanes, ou solides et opaques, diffèrent également par leurs pouvoirs absorbants et émissifs, par la quantité de lumière qu'elles absorbent, par la quantité de chaleur qui résulte de cette absorption, comme parles pertes seusibles que le rayonnement leur fait éprouver. Les rapports d'étendue et de conliguration entre les masses opaques continentales et des masses fluides océaniques déterminent le plus les inflexions des lignes isothermes, non-seulement en modiflant la température là où elle se développe localement, mais aussi en influant sur les courants atmosphériques. » Quant aux modifications particulières que l'atmosphère maritime imprime à la santé des individus, il faut les étudier chez les marins qui exécutent des voyages de long cours et qui passent la. plus grande partie de leur vie à bord des navires; mais d'autres causes croisent ici leur action avec celle de la mer, telles que l'ha-