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UBLIÜUE] des édifices publics. — HOPITAUX

pourvus de 13G89^i lits, cl rcparlis ainsi : 93 dans la région de l’Atlanliquc avec 78 560 lits; 107 liôpitaux dans la région du centre avec 58 266 lits ; 2 hôpitaux dans la région du Paciliquc avec 68 lits. Pour donner à nos lecteurs une idée de ces établissements, visitons celui de iMower, situé sur un haut plateau où le chemin de fer conduit les malades dans des wagons-hôpitaux jusqu’à la porte de cet asile. Construit en bois, il se compose de 50 pavillons rayonnant autour d’un corridor ellipsoïde de 4‘",85 de largeur sur 730 mètres de longueur, l’espace inclus est de 38 000 mètres carrés ; les pavillons sont à la distance de 6'", 10 l’un de l’autre du côté du corridor et à 12"', 20 d’inter- ' valle à l’autre extrémité. Chaque pavillon a 6“,10 de large et 52‘’',25 de long; en hauteur A'", 30 jusqu’au bord du toit et S*", 80 jusqu’aux combles: ce qui donne pour chaque malade 6“‘,75 en surface et 35 mètres cubes d’espace, chaque salle contenant 52 lits (fig. 17).

L’hôpital d’Hammond situé à la jonction du Potomac et de la baie de Che-

Fic. 18. — Hôpital d’Hammond. — a, administration ; ô, salles; c, cuisine; d, buanderie; e, chambre de garde; f, magasin ; rj^ salle des morts et d’autopsies.

sapeake se compose de 16 pavillons partant d’un corridor circulaire. Les pa- M. LÉVY. Hygiène, 5® édit, a. 35

DKS MODIKICATEUKS. — CÜVCÜMFUSA. [hygiène |

villonsont de longueur, 7“,(50 de largeur, /i«>,25 de hauteur jusqu’au !■ bord du toit et 5‘”,50 jusqu’aux combles. Ces pavillons sont à la distance dei* 10"', 95 l’un de l’autre du côté du corridor, et à 22“,80 d’intervalle à l’autrei; extrémité. Chaque salle contient 52 lits, chaque malade a 7“,75 en surface li et l\\ mètres cubes d’espace.

Ailleurs les i)avillons-baraques sont rangés par moitié parallèlement les uns 4 derrière les autres, s’ouvrant perpendiculairement sur une longue galerie, et les deux groupes symétriques de baraques reliés par un bâtiment central réservé ' à l’administration ; ailleurs les pavillons sont les échelons d’une galerie qui forme i les deux côtés d’uii triangle dont le sommet est occupé par le bâtiment de l’admi- j nistration, la base par des tentes logeant des malades ou des troupes, l’aire par les annexes d’exploitation. Chaque pavillon centient 60 lits avec deux petites i pièces à chaque extrémité, une pour la supérieure des infirmières, une autre pour le dépôt du linge, des médicaments et des objets de pansements nécessaires aux premiers soins ; la troisième et la quatrième, situées à l’extrémité excentrique, sont une salle de bains à portée des malades, et un cabinet d’aisances, à tonneaux mobiles qui sont vidés et chaulés toutes les uuits. Le plancher est de bois et à 2 pieds au-dessus du niveau du sol : les parois de planches non rabotées, imbriquées les unes sur les autres, revêtues à l’intérieur d’une couche de plâtre partant du plancher jusqu’à 8 pieds de hauteur. Les pavillons-baraques sont orientés du nord au sud, de manière à présenter leurs façades à l’est et h l’ouest. Pour la ventilation, en été et dans les temps doux, quatre larges ouvertures, garnies d’un grillage solide, percées à distance régulière dans le plancher de la salle, introduisent l’air pur du dehors par des tuyaux de bois, et le faîte de la toiture est ouvert sur toute la longueur du bâtiment. En hiver, la toiture est fermée, chaque salle reçoit quatre poêles de fonte; chauffés au charbon, ils sont entourés d’une chemise de zinc ou de tôle de fer et placés au-dessus d’une chambre à air frais en communication avec l’extérieur; à 8 pieds de chaque poêle se trouve un manche ou tuyau carré de bois, de 18 pouces de côté, descendant du toit jusqu’aux fermes; le tuyau du poêle le traverse et y détermine un tirage énergique de l’intérieur h l’extérieur. Nous mentionnons h peine les pavillons-baraques servant de réfectoires aux deux tiers des malades, les promenoirs couverls, les aliments renfermés dans des boîtes h réchauds et circulant sur des rails depuis la cuisine jusqu’au lit des malades qui ne peuvent se lever, partout le travail mécanique remplaçant la main-d’œuvre, une machine à vapeur assurant dans toutes les parties de l’établissement la provision d’eau chaude et d’eau froide, le service de la buanderie (lavage, séchage, repassage du linge), la cuisson de beaucoup d’aliments, le fonctionnement des bains, des pompes à incendie, etc. (1).

(1) Yoy. Legouest, Le service de santé pendant la guerre des États-Unis. Paris, 1866, et les (locuracnls émanés du War department, surgeon general’s office. Washington, noveinber 1865.

PUBMOIIe] des édifices publics. — HOPITAUX SOUS TENTES, BARAQUES. 5/i7

Les Américains, comme le remarque judicieusement le professeur Legoue.sl, ont bien compris que le principe des hôpitaux sous toile et en baraques n’est autre, au fond, que celui de la dissémination des malades ou au moins l’atténuation de toutes les influences d’encombrement, d’infection eide conlagion. C’est à ce système d’installation des malades, h leur direction hygiénique et médico-chirurgicale par des mains compéleiUes, aux libéralités de la nation entière, au prodigieux comfort qui en est résulté pour les fiévreux et les blessés que ceux-ci ont dû l’abaissement de leur mortalité à 6,5 pour 100 dans les hôpitaux de première ligne, à 2,9 pour 100 environ dans les hôpitaux de seconde ligne, mortalités si bénignes qu’il n’y en a pas d’exemple dans les armées de l’Europe. Faut-il s’étonner que de tels résultats aient conduit à l’idée de renoncer entièrement, même en temps de paix, à ces vieux bâtiments où les générations de malades se succèdent sans interruption, où l’infection ne chôme pas, à ces monuments mensongers de la charité publique que l’on élève à grands frais et qui finissent par s'imprégner d’un méphitisme séculaire? Construire tous les hôpitaux en matériaux légers en forme de pavillonsbaraques isolés, faciles à aérer, faciles à démolir, et les abandonner après six, huit ou dix ans, pour en élever d’autres, ce système d’assainissement radical et moins dispendieux n’est-il pas en même temps le plus salubre ?

Le traitement sous tentes et dans les baraques a pris faveur en Allemagne $ Léon Le Fort le convoite pour la France (1) ; Ghantreuil a fait connaître les intéressantes installations de ce genre que l’on a expérimentées à Francfort, à Langensalza, à Berlin, à Kiel, et à Goettingen; les baraques construites aussi à Dresde, à Trautenau, à Prague, ont ])artout réussi (2). On a fait des tentes mobiles (Francfort), des tentes d’isolement destinées à ne recevoir qu’un seul homme grièvement blessé et un convalescent en état de veiller sur lui, enfin des tentes-baraques à parois simples ou doubles et recouvertes ordinairement d’un toit solide et favorable à la ventilation ; il en existe deux spécimens, à la Charité de Berlin et à la clinique de Langenbeck. Le toit connu sous le nom de Ileitenlach rappelle celui de nos marchés couverts et présente à ses deux extrémités de larges ouvertures protégées par un auvent, des parois latérales et frontales recouvertes avec des toiles fixées solidement en haut, mais pouvant être relevées à volonté par le bas (fig. 19).

D’autres tentes-baraques ont des parois latérales de planches qui ne montent pas jusqu’à la toiture, laissant deux ouvertures latérales ou une seule que l’on ferme au besoin par des rideaux de toile (fig, 20) ; il existe h la Charité de Berlin un lazaret-baraque, composé d’une salle de 8ù pieds de long sur 29 de large, avec deux galeries longitudinales de ù pieds et demi de largeur et deux espaces situés à chaque pignon, de 10 pieds chacun. La hauteur des pa-

(1) Léon Le Fort, Gazette hebdomadaire de méd, et de chii\, 18G8.

(2) G. Ghantreuil, Études sur fjuelqiies points d'hygiène hospdtalière [Arch. gènér. de niéd., oct. et nov. 1868).

DES MODIEICATEUUS. — CIllEUMEUSA. [hygiène

rois latérales est de 13 pieds cl demi ; le toit qui les surmonte a une hauteur de 19 pieds; recouvert d’ardoises, interrompu dans toute sa longueur, ce toit

Fig. 19.

est surmonté d’un espace prismatique qui communique avec l’intérieur, et pourvu d’un petit toit à cheval sur le premier et dépassant ses parties latérales '

Fig. 20.

auxquelles sont adaptées des jalousies de verre qu’on peut ouvrir et fermer à volonté : c’est à l’ensemble de ces dispositions que l’on a donné le nom de (oit

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r/l^eds des parois latérales ; ,m espace de 1 0 pieds reste l.bre "

n,i"L do lits. Un côté nord se trouvent deux cliainitrcs de iieiil pieds c , llfLtinée au veilleur, rantre divisée en deux cou, part, uients occupes^, ,,, lavoir et nu water-closet. La liaraiiue est clianIKe par deux “PP»'.*-')" ^ J eotretieunent non-seulement une température sunisanto, mais une ciicula incessante d'eau cliatide. diacnn de ces appareils se compose d un po

le tuyau est recourbé en serpentin. Ces poêles sont j |

mise de faïence avec un Itiyait dont nous verrons bientôt 1 ““S»- ^ Ç ™ s'échappe de cette clieiiiise par des boitcbes de dialeur et baraipie. Les parois de la baraiitic sont constnutes de telle faç ^

un videdaiis leiirépaissenr même et l'air cl,a,„l t|ii, s eslrepandu ^ s ' que et s'y est vicié s'iiitriidnit dans ce vide par dcsorifices places| I

clier ; il le traverse, entoitrailt ainsi la liaraqiie d'une couche cliande. |iotn .

550 DES MODIFIEATEUDS. — CIRCÜMFUSA. [hygiène

rendre dans un liiyau d’appel. C’est ce tuyau qui est enfermé avec le poôledaus la chemise de faïence. La chaleur développée par le pocMe y active le tirage et l’air se déverse par ce tuyau au-dessus du toit ainsi que la fumée s’échappant de la cheminée du poêle, à une hauteur de k pieds au-dessus du reiterdach (lig. 22).

Nous renvoyons à l’excellent mémoire de M. Chantreuil pour tout ce qui concerne la construction de ces abris, le mode et la proportion de ventilation suivant les saisons de l’année, etc. Notre expérience personnelle confirme les ob.servations de ce judicieux médecin ; avec lui nous résumons comme il suit les conditions de leur installation : isoler largement les baraques et les tentesbaraques les unes des autres, les établir dans de vastes jardins où l’air circule en liberté et vient de loin ; y placer le moins de lits possible et réserver à chaque malade au minimum une superficie de 10 mètres et un cube d’air de 70 mètres cubes ; exhausser leur plancher au-dessus du niveau du sol préalablement assaini, c’est-à-dire recouvert d’une couche de charbon de bois, de cendres de charbon et par-dessus d’une couche de gravier, démonter et déplacer ces ahris dès que le sol est infecté, y pratiquer de hautes fenêtres et les protéger par un reiterdach qui les préserve de la pluie sans nuire à l’aération permanente; préférer les tentes-baraques à deux parois, séparées par une galerie-promenoir qui permet de placer les malades en plein air par les temps calmes et de les soustraire à la pluie ou aux rayons ardents du soleil; appliquer dans la dispoijitiou des water-closets les soins minutieux recommandés par miss Nightingale. C’est encore dans le travail de Chantreuil qu’il faut s’enquérir des résultats du traitement des affections internes et chirurgicales sous ce régime d’aération permanente et dans les tentes ou baraques ajoutés aux hôpitaux : Pirogoff, en Orient, a reconnu que les accidents et complications des blessures étaient moins nombreux sous les tentes. Hammond, aux États-Unis, Krauss et Stromeyer, en Allemagne, E. Parkes en Angleterre, Fischer à la Charité de Berlin, AVilms et Rose à l’hôpital béthanien de la même ville, Bœrwindt à Francfort-sur-le-Mein, ont eu tous à se louer de leur pratique sous ^ les tentes et dans les tentes-baraques. Chantreuil a analysé leurs faits cliniques, calculé les proportions de mortalité, indiqué les sources où il a puisé les éléments de cette statistique : rien de plus concluant. Nous lui empruntons ce passage où Stromeyer (1) atteste par les faits suivants la salubrité des tentesbaraques de Langensalza : « Pla guérison d’un grand nombre de blessures graves et la prolongation extraordinaire de la vie chez des sujets blessés mortellement. Les contusions des os par des balles qui s’étaient aplaties sur eux n entraînèrent ni l’ostéomyélite suivie souvent de pyémie aiguë on de mort, ni les nécroses profondes d’une durée interminable, finissant par donner lieu à des accidents de pyémie chronique ; 2° l’immunité contre le typhus. Parmi

(1) Stromeyer, Erfahungen ûber Schusswundcn im Jahre, 186G, p. 31. Hanovre,

( pubuOUE] des édifices PUBLICS. — HOP. DES ENFANTS ET DES VIEILLARDS. rjSI

les 1092 palieiils, déjà épuisés par la fatigue cl affaiblis par les privations, qui r furent blessés h Langcnsalza dans la rencontre de l’armée banovrienne et de '! l’armée prussienne, un seul cas de typhus se manifesta chez un amputé de I jambe dont la plaie était déjà guérie. Un infirmier fut atteint de la môme I maladie. Le premier mourut, le second guérit; 3“ l’immunité contre le choléra qui, dans les mois d’août et de septembre, coûtait la vie à environ ! hommes dans la ville; l’immunité contre la pourriture d’hôpital, les blesi- sures bourgeonnaient si bien que les topiques employés ordinairement. pour h. hâter la cicatrisation des plaies, furent inutiles. » — A l’hôpital de la l’itié à Iji Paris, Gosselin (salles de chirurgie) et d’après son exemple et ses avis, Empis (salle d’accouchement) ont notablement abaissé la mortalité de leurs services par le seul moyen de l’aération permanente de jour et de nuit.

2“ Hôpitaux des enfants et des vieillards. — Dans ces deux genres d’établissements, la température doit être réglée avec le plus grand soin ; nous avons assez insisté dans le cours de cet ouvrage sur la facilité avec laquelle l’homme perd de sa chaleur propre aux deux âges extrêmes de la vie. On a remarqué à Bicêtre qu’une différence de quelques degrés lhermométriques i dans le chauffage des dortoirs multiplie les pneumonies séniles et élève le chiffre de la mortalité. Il n’est point d’hôpitaux où l’air pur soit plus nécessaire que dans ceux de l’enfance : à cet âge, la respiration est plus active, plus fréquente ; les excrétions abondantes et fétides, au milieu desquelles les jeunes enfants sont plongés, vicient rapidement l’atmosphère, et comme ils absorbent avec facilité, ils s’imprègnent en quelque sorte de leur propre méphitisme ; leur constitution s’altère et les expose davantage aux maladies contagieuses : aussi, malgré l’innocuité des maladies de cet âge et leur tendance à se résoudre par un sommeil tranquille et prolongé, par les sueurs, la diarrhée et l’épistaxis, les grandes réunions d’enfants malades sont moissonnées par une effroyable mortalité. Les ophthalmies, les blépharophthalniies, les angines couenneuses, le croup, les pneumonies, le muguet, y régnent presque constamment sous forme endémique et épidémique ; quand la rougeole, la scarlatine, la variole, viennent à se développer dans ces conditions de morbidité collective, elles affectent une gravité extrême; c’est encore dans cette atmosphère impure que les affections scrofuleuses prennent naissance et suivent une marche plus aiguë. Écoulez Trousseau : « Un enfant est amené avec une fluxion de poitrine ; il guérit, et pendant la convalescence, il contracte la coqueluche dont est atteint un autre malade. Pendant le cours de celte maladie nouvelle, la rougeole, la scarlatine, viennent l’assaillir, et quelquefois enfin, lorsqu’il semble avoir triomphé de ces causes successives de destruction, il est pris d’une ophthahnie qui a déjà frappé d’autres enfants autour de lui, et il ne retourne dans sa famille qu’aveugle ou défiguré (1). « Une maison de convalescence ou d’évacuation à la campagne, au milieu d’un air salubre et ventilé, est l’annexe

M) Journal des Débats, 19 novembre 18A3.

DES MOniFICATEUKS. — CIRCUMFUSA.

[hygiène II

indispensable d’nn hôpital d’enfants; ou plutôt il convient de les disséminer r| en un plus grand nombre de petits établissements situés hors de l’enceinte des -l villes. Pour la guérison des maladies chroniques chez les enfants des grandes ' cités, Guersant ne connaît point de meilleur agent que l’air pur delà campagne.

Des enfants moribonds par suite de dysenterie, de diarrhée, de bronchite, de coqueluche, de pneumonie lobulaire, on dû leur salut à celte émigration, ' même au sein de l’hiver.

L’assistance, publique, outre le iraiteinenl des enfants dans des services spéciaux ou dans des hôpitaux distincts, s’est imposé d’autres devoirs au profil des nouveau-nés qui lui sont confiés; elle a créé une direction de nourrices, englobant autrefois 21 départements, et réduite aujourd’hui à cinq, par suite : de la concurrence des bureaux particuliers; ils sont partagés en circonscrip- . tions, relevant chacune d’un sous-inspecteur. Cet agent recrute les nourrices sous le contrôle des médecins, les dirige vers Paris pour y prendre les enfants i sous la conduite d’une surveillante, suit sur place les enfants et les nourrices, i paye les salaires et préside à l’exécution des nombreuses mesures instituées dans i l’intérêt de la santé et du bien-être des nourrissons (règlement de 1855). Avant de s’offrir à Paris au libre choix des familles, les nourrices sont visitées i dans la localité par un médecin, au chef-lieu de la circonscription et à Paris, : au siège de la direction par un médecin des hôpitaux. Une fois placés, les en- : fantssont examinés six fois dans l’année par le sous-inspecteur, et douze fois \ au moins par le médecin de la circonscription; des inspecteurs viennent enfin s les visiter à l’improviste. Nous avons relaté plus haut les chiffres de la morta- ‘ lité de l’enfance. A Paris : de un jour à un an, il meurt 16,20 pour 100 des : enfants; dans les villes, il en meurt 18,32 pour 100, et à la campagne près- i que autant, 17,96 pour 100. Paris compte chaque année 53 335 naissances, c’est la moyenne de la période de 1860 à 1865 ; 18 000 sont placés chez des nourrices mercenaires, savoir :

Enfants placés par les bureaux particuliers 9 0é2

— — par ta direction des nourrices 1 974

— assistés envoyés en nourrices 3 942

— placés directement par les familles 3 000

Pour les enfants surveillés dans 5 départements par la direction des nourrices (ûOOO environ), la mortalité de 1858 à 1855 a été de 27, Oè pour 100 de un jour à deux ans. De 1859 à 186A pour les enfants de un jour à un an confiés à la direction des nourrices, la mortalité s’est élevée à 33,93 pour 100 (1).

D après Brochard, dans l’arrondissement de Nogent-le-Rotrou, les nourrissons venuf! de l’extérieur donnent 35 décès pour 100, et ceux qui sont nés dans

(1) Husson, Discours sur la mortalité des jeunes enfants (Bulletin de F Académie de médecine, séance du 23 octobre 18GG, t. XXXII, p. 92).

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