‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 157 sur 196 · III. — Sexes · texte numérisé non relu

III. — Sexes

La faiblesse relative des femmes les expose à plus de dangers dans les travaux qu’elles exécutent en commun avec les hommes, et les livre davantage à l’atteinte dos causes nuisibles qui sont attachées h chaque profession ; aussi fournissent-elles dans les états exercés par les deux .sexes plus de maladies et plus de décès que les homme.s. Ce résultat est dû encore à la différence des gains, qui sont moindres pour les femmes, parce qu’elles n’ont pas autant de force à dépenser. Jusqu’à l’âge de (]uinze à seize ans, les salaires diffèrent peu pour les deux sexes ; mais à partir de cette époque, celui de la femme reste de beaucoup inférieur à celui de l’homme, et, pa.s.sé vingt ans, elle n’obtient, en général, que la moitié des gains de l’homme. Or, le salaire, c’est la nourriture, l’habit, le logement : l’ouvrière est donc mal nourrie, mal vêtue, mal logée; elle languit dans la gêne, souvent dans la misère, qui achève d’épuiser sa constitution. Et comme la privation des Jouissances n’en éteint point le goût ni le désir, comme le besoin est mauvais conseiller et triomphe dos faibles résistances d’une conscience .sans lumières, le libertinage, puis les excès de tout genre viennent cou, sommer l’œuvre de destruction commencée par la détresse. Certains métiers ont une pente plus rapide au mal : les couturières, lingères, brodeii.ses, modistes, etc,, fourni.sscnl toujours plus à la cla.sse des lilles publiques que les bro.ssières, les cotonnières, les ravaudeuses, etc. La séparation des sexes dans les ateliers est une mesure (ju’exige la moralisation dans la population ouvrière.

publique]

POPULATION PROPESSIONNELLU.

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