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COMPOSITION DE LA UATION DE CAMPAGNE

Aliments solides ,

Aliments liquides .

gram.

Biscuit 550

OU Pain frais donné par 750

Farine d’armement 550 —

Conserves de bœuf 200 —

iLard salé 225 —

Viande fraîche 300 —

FayolSj pois 120 —

1 Fèves décortiquées 100 —

ou

Pommes de terre desséch . 100 —

iRiz 80 —

[Fromage 100 —

1 Légumes secs .

Café , Sucre.

( Vin de campagne 46 centil.

( Eau-de-vie, rhum ou tafia 6 —

I Choucroûte P®*’ '’®P“® légumes ou

en riz.

.2 6 Condim. acides

I i 75 décigram. par repas en légumes

[ ou en riz.

Oseille confite .

I Condim. gras. .

Condim. âcres.

10 gram. par repas en légumes ou en riz.

Vinaigre 5 millilitres.

Beurre 15 grammes.

Huile d’olive. ... 8 —

Moutarde 2 —

Poivre 15centigram. * repas.

[Sel 2à grammes.

Suivant la nature du

Cette composition de la ration ne varie guère, dans le cours d’une campagne, que par des modifications fortuites qui résultent des ravitaillements. Voici la répartition, suivant les jours de la semaine.

Le déjeuner se compose invariablement de café, eau-de-vie, biscuit ou pain.

Diners.

Biscuit 183 gram.-,

ou Pain frais 250 — J

Vin de campagne 23 centil. / Dimanche, lundi, mardi,

Conserves de bœuf 200 gram. \ mercredi,

ou Lard salé 205 — l jeudi, samedi.

avec Fayols et pois 60 — j

ou légumes desséchés 18 — j

Fromage 100 — vendredi.

Soupers.

Biscuit 183 gram.

ou Pain frais 250 —

Vin de campagne 23 centil.

Fayols 120 gram. 3 jours par semaine.

Pois 120 — 2 — —

publiuueJ profession NAVALE.

Fèves décortiquées dOO —

ou Pommes de terre desséchées 100 —

Riz 80 —

Choucroute 20 —

ou oseille confite 10 —

1 1 jour par semaine.

I pour chaque repas du soir.

De plus, le décret du 21 juillet 1860 accorde aux gens de la machine et aux soutiers, lorsque la machine fonctionne plus de douze heures consécutives, une seconde ration de biscuit (550 grammes) ou de pain frais (750 gr.) et de vin (/i6 centil.). Cette allocation est réduite de moitié quand la machine fonctionne pendant douze heures seulement ou moins de douze heures. Biscuit sec, sonore, et que l’on trempe avant de le consommer ; salaisons de bonne qualité, conserves de bœuf, viande fraîche, aliments divers, légumes comprimés, dont la conservation, due au procédé Appert et à l’industrie de Chollet-Masson, est une ressource pour les malades et les convalescents; substances fraîches autant que l’on pourra s’en procurer; condiments alliacés, âcres et aromatiques; café, vin, malt et bière, que plusieurs navigateurs considèrent comme des antiscorbutiques; lime-juice, qui jouit au plus haut degré de cette propriété, et qui devrait entrer dans les distributions quotidiennes, à partir d’un certain nombre de jours de mer ; choucroute, comme ressource de variété et de salutaire, stimulation; tabac, enfin, dont la privation est presque insupportable à beaucoup de marins : tels sont les éléments du régime qui leur convient, et qui, secondé par d’autres mesures d'une hygiène éclairée, préserve aujourd’hui les équipages du scorbut. On a accusé les salaisons de produire cette maladie, mais Cook a conservé scs gens en bonne santé, malgré l’usage de ce genre d’aliments. Lind a même recommandé l’eau de mer comme antiscorbutique. Malgré ces données, l’usage prolongé et exclusif des viandes salées ne nous paraît pas étranger au développement du scorbut ; seulement, nous considérons cette maladie comme le résultat de causes multiples : uniformité du régime, défaut de nourriture végétale, dépression morale, sans omettre l’humidité froide, l’air stagnant et la privation de lumière, car il existe une identité parfaite entre cette alfection des marins et le scorbut qu’oii observe dans les prisons, les casemates, les villes assiégées. Le tarif alimentaire, pour les malades en mer, est empreint de libéralité.

La rapidité des traversées et la fréquence des relâches qui résultent de l’emploi de la vapeur comme moteurs marins ont rendu de plus en plus général l’approvisionnement en légumes frais et en bestiaux vivants. Il y a tout bénélice pour l’État, et surtout pour la santé des équipages, à substituer la viande fraîche aux salaisons et aux conserves, quelle que soit la supériorité de leur préparation. Malheureusement, les limites de remplacement qui peut être accordé aux bestiaux, la difficulté de les maintenir en bonne santé et de leur donner une nourriture saine, restreignent beaucoup cette excellente mesure. Grâce aux ({ porfectionnenients des fours, les équipages ont au moins chaque jour un repas h de pain frais à la mer, et souvent davantage.

860 DES PROFESSIONS EN PARTICULIER. [hygiène

Le tarif alimentaire pour les malades, ü bord, est empreint de libéralité, comme le montre le tableau suivant :

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