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L. Belle toile de chanvre pour chemises

(achetée en ville)

'< On voit par le tableau précédent que la quantité d’eau hygrométrique absorbée par chaque tissu varie suivant sa nature. Le colon est de toutes les étoffes celle qui, sous ce rapport, possède le moindre pouvoir absorhant. Il est as.sez remarquable que les deux échantillons .sur lesquels ont porté les essais aient des pouvoirs absorhants tpii diffèrent notablement, l’eut-être les flilîérentes variétés de coton sont-elles fort dissemblables sous ce rapport, et, dans

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ce cas, il y aurait intérêt à mesurer ce pouvoir absorbant pour se décider en i faveur de tel ou tel échantillon.

» La toile de chanvre vient ensuite. Son pouvoir absorbant est intermédiaire entre celui du coton et celui de la laine. Il est à remarquer que les essais ont indiqué un pouvoir absorbant plus considérable pour la toile écrue et grossière que pour l’autre échantillon dont la texture était plus fine. Ce fait s’explique par la moindre porosité des fibrilles qui forment les toiles de première qualité.

» Quant à la laine, elle est, et de beaucoup, le corps qui peut absorber la plus grande quantité d’eau hygrométrique à poids égal; elle a un pouvoir absorbant presque double de celui du coton ; à surface égale, pour le drap, il est environ quadruple.

» On peut, du reste, se rendre compte aisément des causes de ces différences, en considérant l’organisation microscopique et l’usage primitif des fibres textiles dont nous nous servons pour lisser nos étoffes. Les fibres de coton sont, en effet, formées par des rubans d’une substance uniforme, non

poreuse, et susceptible de résister aux agents chimiques les plus énergiques (on sait d’ailleurs que ce sont les corps les plus poreux qui possèdent au plus haut degré le pouvoir de condenser l’humidité atmosphérique). Leur rôle dans le végétal consiste à protéger la graine, et lorsque celle-ci est arrivée à maturité, elles lui permettent, grâce h leur légèreté et leur surface considérable, d’être transportée au loin par les vents. Il n’est donc pas étonnant que la nature les ait formées d’une substance non hygrométrique et non susceptible d’augmenter de poids par l’absorption de la vapeur d’eau contenue dans l’air.

1) Les fibres de chanvre sont composées de vaisseaux’et de cellules ligneuses qui présentent longitudinalement un grand nombre de fissures; dans la plante, elles sont continuellement saturées d’eau.

» La laine enfin est formée, comme les poils de tous les animaux, de cornets emboîtés les uns dans les autres, et présentant, à la surface extérieure du cylindre qui les forme leurs bords évasés. Elle forme le vêlement naturel des animaux, et l’on peut dire « priori qu’elle doit avoir toutes les propriétés que l’hygiène exige du vêtement. Il est facile de voir, en effet, qu’une étoffe qui, sans perdre ses propriétés jihysiques de .souple.sse, de porosité et de condiiclibilité, peut soustraire à la surface avec laquelle elle se trouve en contact une aussi grande qiianlité de liquide, doit former sans contredit le vêtement le plus hygiénique.

» L’eau d’interposition varie aussi d’une manière notable avec la nature des étoffes. Les fibres de coton et de chanvre ne sont nullement élastiques, et, dès qu’elles sont mouillées, elles s’accolent les unes aux autres par capillarité. La fibre de laine, au contraire, a une élasticité assez considérable |iour que la capillarité ne puisse lui faire prcndi e une position différente de celle qu’elle a dans l’étoffe, dont les interstices, restant dès lors intacts, peuvent retenir une grande quantité d eau. Il est facile de voir <(ue les choses se passent ainsi en

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plongeant successivement dans l’eau quelques brins de laine ou quelques fibres de coton. Lors donc que l’étoffe de laine se trouve saturée d’eau hygrométrique, elle peut soustraire mécaniquement une quantité d’eau d’interposition bien plus considérable que les étoffes formées par d’autres substances dans les mêmes conditions; sous ce rapport, elle est donc encore bien supérieure aux autres étoffes, et doit être préférée par celui qui se livre à un violent exercice.

» Il y a dans la manière dont les vêtements absorbent l’humidité une circonstance qui est également digne de fixer l’attention du médecin. Si le corps couvert de sueur est mis sans défense en contact avec l’atmosphère, la sueur s’évaporera en soustrayant directement et brusquement une quantité de calorique latent. Cette soustraction deviendra même excessivement rapide si l’atmosphère est agitée par un courant d’air. Le vêtement, au contraire, se sature d’eau hygrométrique sans qu’il y ait déperdition de chaleur, puisque l’eau ne passe pas à l’état gazeux.

» Il est bien vrai que, dès qu’il est saturé, il cède une portion de son eau à l’atmosphère jusqu’à ce que son équilibre hygrométrique soit rétabli; mais il est facile de voir que le froid qui en résulte se produit à la surface externe du vêtement et beaucoup plus lentement. Ce froid agit donc sans transition brusque d’une manière lente et graduée, c’est-à-dire dans les meilleures conditions pour ne pas devenir cause morbide. Ajoutons enfin qu’il protège la surface cutanée contre les courants d’air, et l’empêche d’être directement refroidie par eux.

» L’eau d’interposition s’évapore évidemment comme l’eau contenue dans un vase, c’est-à-dire en fonction de la température, de la surface du liquide et du degré de saturation de l’air ambiant. Cette eau, après un temps convenable, finit toujours par disparaître entièrement. L’eau hygrométrique, au contraire, ne se perd jamais complètement. Les tissus en retiennent toujours une quantité d’autant plus grande que l’air ambiant est plus proche du point de saturation. Je me suis assuré de ce fait en pesant le même morceau d’étoffe déposé sous une cloche, sur des dissolutions de sels plus ou moins déliquescents. Le poids d un tissu quelconque varie donc continuellement avec l’état hygrométrique de l’air ambiant.

» Lorsqu’une étoffe est saturée d’eau hygrométrique et placée dans une atmosphère non saturée, elle perd de son poids jusqu’à ce que son équilibre hygrométrique soit rétabli; mais si l’on vient à la peser successivement après des temps égaux, de deux en deux minutes, par exemple, ou s’aperçoit que les quantités d’eau perdue décroissent rapidement. J’ai fait un grand nombre d expériences pour trouver la loi de ce décroissement; mais ces expériences sont fort difficiles, car le moindre courant d’air augmente singulièrement la rapidité de la dessiccation, et, d’autre part, il faut opérer dans un espace assez considérable pour que l’état hygrométrique de l’air ne change pas. Lu ])renant la moyenne de nombreuses expériences, j’ai cru pouvoir en conclure ([ue, pour

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un 6tat Iiygmmélriqne de l’éloirepen différenlde son équilibre, la dépcrdilioii élail. proportionnelle à l’excès d’eau hygrométrique contenue dans réloiïe. C’esi, on le voit, la loi de Newton pour le refroidissement des corps dont la température est peu élevée. Elle permet d’obtenir assez exactement le poids d’une étoffe après un temps donné, lorsqu’on la place dans les conditions ci-dessus énoncées.

» J’ai cherché de plusieurs manières à mesurer les quantités d’eau hygrométrique absorbée par une étoffe mise en contact avec une paroi humide non mouillée. Ces quantités varient suivant un grand nombre de circonstances, et seraient difficilement soumises à une règle fixe. Dans ces expériences, j’ai trouvé un fait complètement inattendu et d’une très-grande importance au point de vue de l’action des vêtements sur le corps humain ; c’est que l’eau d’un corps humide est soustraite bien plus rapidement à l’état d’eau hygrométrique par une étoffe qu’à l’état de vapeur d’eau par l’air. »

A la propriété hygrométrique des vêtements se lie leur action sur la peau, considérée comme organe d’absorption et d’excrétion. La transpiration cutanée varie dans sa quantité, suivant le pouvoir conducteur, émissif et absorbant des étoffes ; plus le vêtement accumule de chaleur sur le corps, plus elle augmente, ainsi que le prouve la moiteur habituelle de la peau sous le poids d’enveloppes épaisses et superposées. Au contraire, les tissus bons conducteurs du calorique refroidissent la peau par voie d’échange direct avec les corps extérieurs, et réduisent par conséquent la transpiration. Aussi le linge condense-t-il en ses libres perméables la vapeur du liquide transpiré, ce qui ajoute encore h sa conductibilité. J.,es tissus vestimentaires fournissent à l’absorption cutanée des malières liquides ou gazeuses, qu’ils empruntent, soit à l’atmosphère, soit à l’organisme lui-même; l’air qu’ils retiennent dans leurs mailles se renouvelle très-lentement; s’ils l’ont puisé dans un milieu miasmatique, ils seront plus ou moins longtemps les véhicules de principes délétères. Le soir ou pendant la nuit, la laine, la soie, les fourrures, se chargent facilement des effluves du dehors; mauvais conducteurs du calorique, leur température superficielle descend par rayonnement au-dessous de celle des corps ambiants, ce qui facilite la condensation des vapeurs miasmatiques à leur surface. Tel vêtement peut donc entourer l’organisme d’une couche d’air infecté qu’il recèle dans les mailles de sa texture : la transmission de l’acarus de la gale, du pediculus ou de ses œufs, par 1 intermédiaire des vêtements, est comme une image de la transmission moins évidente des miasmes, des principes contagieux. Il en est de même quand, au lieu de s’imprégner des matières nuisibles du dehors, ils s’infectent au contact du corps de l’homme sain ou malade en condensant dans leur épaisseur la vapeur de la transpiration, eu fixant sur leurs fils le produit desséché des suppurations, etc. Les couvertures des lits sont fréquemment, à coup .sûr, dans les hôpitaux, les agents de la propagation des fièvres typhiques, puerpérales, etc.

Texture. — Les enveloppes naturelles des animaux ont dû néce.ssaire-

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ment servir de modèle aux procédés de rindiistric humaine; elles sont toutes disposées de manière à emprisonner exactement une couche d’air qui se renouvelle très-dillicilement et qui isole plus ou moins le corps des influences du dehors. Chez les oiseaux aquatiques, l’imbricalion et l’état de la surface des plumes s’opposent à l’introduction de l’eau ; chaque plume, chaque fibrille de sa barbe retient exactement un peu d’air sous elle et à ses bords. Le système pileux des mammifères forme un velours naturel dont les brins, superposés par couches, conservent entre eux des quantités d’air d’autant plus grandes et d’autant mieux enfermées, que le poil devient plus long et plus fin : double qualité de la fourrure des animaux qui existent dans les contrées voisines du pôle. L’artifice de l’homme, dans la fabrication du vêtement, consiste à se rapprocher de la nature en y emprisonnant le plus étroitement de l’air : le feutrage du poil des animaux, la réunion des bourres grossières sous forme d’ouates diverses, le tissage, n’ont point d’autre but. Le fil, qui est l’élément de toutes les substances vestimentaires, ne peut d’ailleurs se convertir en tissu, par quelque procédé que ce soit, sans circonscrire des vacuoles, sans former des interstices, des mailles qui sont des réceptacles d’air. Tel est l’inévitable résultat de l’assemblage des fils en une trame ou une chaîne, soit qu’il s’opère par la main des hommes qui ont pratiqué cet art dix siècles avant Homère (1), ou par les admirables appareils des Hargrave, des Arkwright, des Jacquard, qui ont mis à la portée des classes populaires les ressources de la toilette. Plus donc une étoffe relient l’air en ses mailles, plus elle est chaude, c’est-à-dire mauvaise conductrice du calorique; les étolTes lâches et poreuses l’emportent par conséquent, à égale quantité de matière, sur celles dont la trame est serrée. Rurnford ob.serve la marche du refroidissement d’un corps qu’il enveloppe d’abord avec de la bourre de soie et de la laine non cardée, puis avec une égale quantité de soie et de laine filée, et il la constate plus rapide dans le second cas que dans le premier. L’expérience vulgaire avait noté depuis longtemps la supériorité du pouvoir protecteur des tissus lâches, épais, tomenteux, sur celui des lis.sus lisses et serrés; les vêtements de laine lâchement tricotés sont plus chauds que ceux de la même matière tissés et compactes; du colon ou de la laine cardée et enfermée dans une enveloppe de soie protégera mieux qu’un vêtement lissé à fil .serré avec une égale quantité de ces matières. — La texture exerce encore une autre influence qui met en jeu la sensibilité tactile de la peau; les vêtements, par la rudesse, la grosseur ou la finesse de leurs fils, par la forme microscopique des brins de leur matière première, par le moelleux ou les aspérilés de leur surface, irritent ou caressent les papilles nerveuses de la peau, et |)ar suite modifient la circulation capillaire dans les parties qu’ils recouvrent. I..CS poils des animaux, la laine commune surtout, se font remarquer par la ligidité, la grosseur cl l’élaslicile de leurs brins, dont il est dilïicile de fabri- (|uerdcs fils très-lisses. Comme ces matières épidermitpies se développent sous

(1) üii a trouvé des déliris d’étofTes tissées dans les liabilations lacustres de la Suisse.

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forme d’écailles circulaires imbriquées les unes dans les autres en guise de cornets, on éprouve, en les frottant dans une de leurs directions, la sensation du grattement. Les vêtements de laine mettent la peau en contact avec d’innombrables aspérités qui la brossent à chaque glissement, à chaque mouvement; de là une sensation de chaleur incommode, de picotement, de démangeaison, qui traduit l’excitation nerveuse et vasculaire du derme ; des rougeurs, des érythèmes, des éruptions variées, des inflammations qui portent sur un ou plusieurs éléments de la structure cutanée, proviennent parfois de l’usage des enveloppes de laine, avec le concours étiologique des prédispositions, du régime, de la malpropreté, etc. Nul doute que l’emploi de plus en plus général du linge n’ait contribué à réduire le nombre des affections cutanées ; l’application immédiate des étoffes grossières de laine sur la peau, jointe à la malpropreté qui en était l’inévitable conséquence, devait entrer pour une large part dans leur production ; la rétention des produits de l’excrétion cutanée dans les mailles de ces tissus ajoute à leurs propriétés irritantes. Sauvages mentionne une espèce d’érysipèle in cute nascens ad collarium ecclesiasticorum ; la crasse du cuir chevelu produit le pityriasis de la tête; le fluide perspiratoire, l’intertrigo des oreilles; le flux leucorrhéique, l’intertrigo des cuisses, etc. (1). Nous avons rapporté plus haut l’analyse des matières qui imprégnaient un gilet de flanelle porté pendant soixante jours. Les vêtements de laine, tomenteux et mauvais conducteurs, exercent donc sur la peau une stimulation mécanique et une stimulation chimique : la première par la nature de leur surface, la seconde par les produits dégénérés, altérés, des sécrétions de la peau dont ils s’infdtrent. La médecine et l’hygiène peuvent tirer partie de cette double action, qui se résout dans une révulsion douce et continue, pourvu que l’indication soit bien comprise et qu’une appréhension exagérée ne conduise pas à désarmer l’économie par l’usage prématuré ou intempestif des moyens prophylactiques. Le coton tient le milieu par ses qualités tactiles entre la laine et le linge proprement dit (chanvre et lin); il est parfaitement supporté quand la peau n’est pas le siège d’exanthèmes ni d excoi’iations. Le linge, grâce aux fibres souples et amorphes dont il se compose, n’expose la peau qu’à des frôlements moelleux et frais; la soie lui est très-douce, mais, comme la laine, elle développe de l’électricité par ses frottements, cause de stimulation qui manque dans les tissus si hygrométriques de chanvre et de lin.

5® Couleur. — La couleur naturelle ou la coloration artificielle des vêtements leur communique des propriétés spéciales. Les expériences de Franklin, confirmées par sir Ilumphry Davy (1799), ont démontré l’influence qu’elle exerce sur le rayonnement et l’absorption du calorique. On sait aujourd’hui qu’une suiiace couverte de noir de fumée rayonne le maximum du calorique, environ huit fois plus qu’une surface blanche et polie. Le docteur Stark (d’Édim-

(1) A. Cazenave, Trmié des mntndies du cuir chevelu. Paris, 1850, in-8 avec figures.

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I bourg) (1) a précisé par scs rechcrcbes le pouvoir absorbant et émissif du [ calori(p)e dans les étoffes de couleur dilfércnte. Un ilicrmomètre trés-sensible, enveloppé de laine noire et placé dans de l’air h 100 degrés, mit ü minutes 1/2 pour monter de 10 degrés centigrades à 76°, 66; avec la laine vert foncé, 5 minutes; avec la laine écarlate, 5 minutes 30 secondes; avec la laine blanche, 8 minutes. Il avait eu soin de choisir la laine de finesse égale et de même poids. L’expérience répétée avec une moindre quantité de matière eut des résultats semblables quanta leurs rapports mutuels, mais non quant au temps absolu; il en fallut davantage pour atteindre le même degré thermométrique. On voit par lîi que la couleur modifie puissamment l’absorption du calorique ; elle gouverne de môme la marche du rayonnement ou du refroidissement des corps. Un thermomètre chauffé h 82 degrés centigrades et revêtu de laine I noire, mit pour descendre li 10 degrés centigrades 21 minutes, 26 avec la laine rouge, 27 avec la laine blanche. D’autres substances, telles que farines colorées, matières colorantes simples, donnèrent les mêmes résultats. Ainsi la perméabilité des corps au calorique, dans un sens ou dans un autre (pouvoir absorbant, pouvoir émissif), se trouve sous la dépendance de leur coloration. Les expériences de Coulier démontrent que l’influence de la couleur n’est pas la même sur l’émission de la chaleur propre au corps et sur la pénétration de la chaleur solaire : l'appareil chauffé à .60 degrés, dont il s’est servi, mettait 18 minutes à se refroidir sous sa double enveloppe de drap bleu et de toile de coton blanc à l’extérieur, et 17 minutes 30 secondes quand le drap bleu était superposé au tissu de coton; au contraire, une simple enveloppe de coton blanc suffit pour abaisser de plus de 7 degrés centigrades l’effet calorifique des rayons solaires sur le milieu que le vêtement circonscrit autour de l’homme. L’observation vulgaire avait noté depuis longtemps que l’eau se refroidit plus vite dans un vase de couleur foncée. Dans les pays septentrionaux, les animaux changent de couleur à l’approche de l’hiver; on y voit des renards blancs, des lièvres blancs, etc. : c’est ([u’une enveloppe de cette couleur retient le calorique plus longtemps et contribue à la stabilité de la température animale; elle ne conviendra pas moins dans les climats intertropicaux. Rumford et Sir f/V. Home sont arrivés h une conclusion contraire, et conseillent l’usage des vêtements noirs dans les pays très-chauds. Les expériences du docteur Stark concilient les faits : si le nègre absorbe plus de calorique par sa surface, il le rayonne dans la même proportion; lorsqu’il est exposé sans vêtement au soleil, la couleur noire lui est défavorable ; mais b l’état normal, c’est-îi-dire à l’ombre, elle le met dans les conditions les plus avantageuses pour le débarrasser par voie de rayonnement du calorique en excès. — L’hygrométrie des substances vestimentaires est avec leur coideur dans les mêmes rapports que leur per- ® méabilité au calorique : 30 grains de laine noire, exposés l’air au mois de janvier par une température un peu au-dessous do zéro centigrade, ont gagné

■] (1) Stark (d’Edimbourg), Annnfn.t d'hijf/rène pnhh'qur. Paris, 1834, t. XII, p. 54.

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