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[hygiène -,
32 grains; même qiiantilc de laine écarlate, 25; idem de laine blanche, 20. — Comme l’eau à l’état vésiculaire est le véhicule des principes toxiques qui constituent les miasmes, les ellluves, il s’ensuit que la couleur du vêtement ne sera pas indifférente là où l’homme est exposé à cette cause de maladie; mais le docteur Stark est allé plus loin. Des expériences aussi délicates qu’ingénieuses, dont le détail serait trop long ici, l’ont conduit à ce résultat, savoir, que la couleur des corps, indépendamment de la nature des substances, influe d’une manière frappante sur la faculté qu’ont les surfaces d’imbiber et d’exhaler les odeurs : ainsi il a trouvé que le noir absorbe le plus, ensuite le bleu, puis le rouge, puis le vert; le jaune fort peu, et le blanc à peine sensiblement; que les substances animales ont une plus grande attraction pour les odeurs que les substances végétales ; que la soie attire plus que la laine, celle-ci plus que le coton. L’absorption des particules odorantes par les surfaces colorées semble donc soumise aux mêmes lois que celle du calorique et de la lumière; l’analogie s’étend encore plus loin, car dans plusieurs expériences, Stark a constaté que, pour les surfaces diversement colorées, le pouvoir émissif des odeurs est en rapport exact avec leur rayonnement du calorique dans des circonstances semblables. La connaissance de ces faits mène à des applications utiles de prophylaxie pendant le règne des maladies épidémiques ou contagieuses. Les médecins, en adoptant le vêtement noir, ont choisi la couleur qui absorbe le plus facilement les émanations odorantes, et qui est par conséquent la plus dangereuse pour eux-mêmes comme pour leurs malades. Le costume blanc dans les hôpitaux, les rideaux blancs, le linge blanc et jusqu’à la couleur blanche des murs, n’ont pas seulement l’avantage de forcer à la propreté, mais présentent encore au méphitisme de ces demeures la surface la moins absorbante : il semble que la parfaite propreté, dont le blanc est à la fois l’image et le symbole, résume toutes les précautions extérieures qui sont nécessaires à la santé. — Enfin, la coloration artificielle des tissus vestimentaires peut-elle occasionner des accidents par l’eflèt vénéneux des teintures solubles dans la transpiration cutanée? Nul fait très-exact n’établit jusqu’à présent la possibilité d’un empoisonnement plus ou moins complet par cet ordre de causes; néanmoins il importe qu’il n’entre, soit dans la teinture des étoffes, soit dans l’encollage de leur chaîne, aucune préparation de nature 'dangereuse; le sulfate de plomb qui sert à l’apprêt des étofl'es de laine et de coton doit être remplacé par le sulfate de chaux qui remplit le même office et n’a aucun inconvénient (Chevrcnl). Dans des chfiles tissés en Picardie, la proportion d’oxyde de plomb que contenait l’encollage était si grande, que l’eau de dissolution se colorait fortement par 1 eau d’acide sulfhydriijue. ï.,a même proscription doit atteindre les préparations cuivreuses que les apprêteurs emploient dans le blanchissage des tissus de laine pour en azurer légèrement la teinte.
Qo Ji'orme. — L’ampleur du vêtement détermine la sphère atmosphérique qui entoure immédiatement le corps; l’effet qui en résulte se combine nécessairement avec celui des propriétés inhérentes aux étofles. Quand les pièces
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privée]
(lu vcteineiit sont larges el ouvertes en clidéreiils points, l’air s’y renouvelle aisément, et leurs ondulations, en rapport avec les mouvements du corps, donnent lieu à une douce ventilation qui rafraîcliit la peau en activant l’évaporation des Iluides pcrspiratoires. Les habits serrés emprisonnent une couche mince d’air qui se renouvelle très-difïicilemcnt, et contribue par son peu de conductibilité à conserver au corps sa température propre. Les ceintures, les liens, placés il diiïérentes hauteurs, délimitent des masses d’air stagnant; les culottes courtes, maintenues à la taille et au-dessous des genoux par descom- I pressions circulaires; les bas dont l’extrémité supérieure est appliquée exacte- I ment sur la peau à l’aide des jarretières, le chapeau qui étreint la base du crâne,
! représentent autant de cavités closes où l’air est retenu. La superposition des I babils permet d’environner le corps d’une série concentrique de lames d’air i qui sont autant d’obstacles anx échanges de température auxquels il est provoij qué par les objets du monde extérieur. L’instinct a bien guidé l’homme dans ; l’arrangement des différentes pièces de son vêtement : sur sa peau nue il place I le linge, c’est-à-dire l’étoffe la plus souple et c[ui transmet promptement les liquides transpirés aux vêtements de laine plus extérieurs; ceux-ci les évaporent d’une manière presque insensible ; enfin il dispose à l’extrême périphérie de son corps les vêtements les plus grossiers, les plus tomenteux (manteau, capote, etc.), qui ne se refroidissent qu’à leur surface; il n’est point jusqu’aux couleurs des pièces de vêtement superposées (|ui n’agissent au profit de la chaleur du corps, à la manière des enduits qui, étendus par couches successives sur une surface rayonnante, finis.sent par fermer celte voie de déperdition du calorique. — La forme des vêtements occasionne des compressions multiples,, tant par ses proportions trop rigoureuses que par les liens et les moyens de suspension qu’elle nécessite. L’effet immédiat de ces constrictions porte sur la peau et les tissus sous-jacents ; l’état parcheminé delà peau, la condensation des tissus cellulaire et musculaire que l’on observe au cou des pendus,
1 est 1 expression la plus saisissante de celte cause portée à son maximum d’inlensilé. Les bretelles, les ceintures étroites, les jarretières, les ligatures de
>1 tout genre, déterminent une compression circonscrite, plus ou moins forte el I continue, dont le premier ellel est de gêner la circulation capillaire et de faire il refluer le sang dans les vaisseaux voisins ; quand la compression est enlevée, le ji sang revient avec force cl produit la rougeur ])assagère du point comprimé : mais a la longue les tissus comprimés s’épaississent par une sorte d’irritation nutritive ; aussi tous les points de la surface du corps sur lesquels le mode d habillement exerce une constriction habituelle sont plus denses et plus épais.
• Une compression plus limitée encore et plus forte, quoique non sentie au début, ne larde point à devenir douloureuse; chassé d’abord des capillaires I de la partie, le sang y retourne avec force, et bientôt une inflammation aussi vive que douloureuse se développe sur les limites immédiates du point com- 1 primé : le pli d’un bas, la coulure trop saillante d’une botte, le bord trop 1 serré d’un soulier, occasionnent au bout de quelques beures des soufl'rauces
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inlolérables, des ampoules, des excorialions, des solulions de continuité. Si la compression s’étend à une large surface et est soutenue longtemps (corset, | pantalon collant), la partie diminue de volume ; le tissu cellulaire, privé de la graisse et de la sérosité qui remplissent ses aréoles, devient sec et lamelleux; les muscles s’atrophient et perdent leur contractilité ; les vaisseaux sanguins et lymphatiques les plus superficiels s’effacent sur eux-mêmes ; la circulation ' du sang et de la lymphe s’opère par les vaisseaux profonds ; de là des congestions viscérales, des ampliations anévrysmatiques des vaisseaux ou du cœur, des symptômes de dyspnée, etc. Il suffit de promener par la pensée ces effets de la compression sur la poitrine, le ventre, la tête, les extrémités, pour en saisir aussitôt les conséquences fonctionnelles ; nous y reviendrons en parlant des différentes pièces de l’habillement. Enfin, la forme du vêtement laisse à découvert certaines parties du corps, protège étroitement certaines autres ; elle | donne lieu à des habitudes de dénudation ou d’enveloppement, et modifie par | là, non-seulement les fonctions de la peau, mais les organes profonds qui, j par leur sympathie ou leur susceptibilité, répercutent les impressions qu’elle | reçoit. '
7“ Action générale. — Le vêtement ne peut modifier la caloricité, l’exha- • lation, l’absorption et la sensibilité de la peau sans réagir sur l’ensemble des ! fonctions. L’énergie de la fonction éliminatrice de la peau règle eu quelque i sorte la marche des autres excrétions ; tout ce qui impressionne les papilles nerveuses du derme met en jeu l’innervation cérébro-spinale et aboutit au i malaise ou au bien-être général de l’économie. Les enveloppes plus ou moins protectrices dont l’homme se revêt déterminent la mesure de l’antagonisme qui existe entre sa caloricité et la température extérieure ; le foyer de chaleur qu’il porte en lui-même redouble ou ralentit son activité suivant les agressions de l’atmosphère; mais cette production inégale de calorique entraîne ou résulte des oscillations correspondantes dans les mouvements de la respiration et de la circulation, dans les actions musculaires et cérébrales : le vêlement est donc encore un de ces modificateurs qu’il est difficile d’étudier au point de vue d’un seul organe, d’un seul appareil ; de près ou de loin, il les influence tous, et il résume parfois la question totale de la vie, quand celle-ci lient à un degré de chaleur de plus ou de moins, comme chez les nouveau-nés, dont le pouvoir calorifique ne suffit point à réparer la perte par rayonnement, et qui périssent en si grand nombre pendant l’hiver.
§ *• ~ Me l’eiii|tloi «les rè(cuicn(«4.
L’emploi des vêtements est subordonné à la forme et aux convenances des parties qu’ils recouvrent, aux conditions de l’individualiiéj aux circonstances extérieures.
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