C-handelle des huit 8,7â
Bougies de cire 13,61
Bougies de blanc de baleine .... 14, éô
Bougies d’acide stéarique 14,30
Lampe à mèche plate 12,05
Lampe astrale de 22 millimètres. 31
Lampe sinombre à réservoir supérieur 41
Lampe de Girard, de 25 millimètres 65,60
Lampe sinombre à réservoir annulaire de 28 millimètres 85
Lampe hydrostatique de Thilorier
de 28 milllimètres 107,65
— — de 24 millimètres. . . 80
— — de 19 millimètres. . . 75
— — de 17 millimètres... 45
Gaz de houille 127
Gaz des huiles 127
Les lampes dont l’intensité dépasse 60 doivent être placées à une certaine distance des yeux.
Mais si l’éclat de la lumière est funeste à l’œil, l’insuffisance de l’éclairage le fatigue par une tension d’autant plus forte qu’il a moins exercé son pouvoir d’accommodation; les efforts souvent répétés pour lire à une faible lumière faliguent la vue. On éprouve la même sensation dans un milieu très-vaste où les objets ne sont pas assez éclairés. L’expérience de tous les jours constate qu’une lumière très-intense, mais bien distribuée, fait moins souffrir les yeux qu’une lumière insuffisante. L’éclairage est bien distribué quand il s’applique d’une manière égale et uniforme à tous les objets compris dans la même enceinte. Si la vue se fatigue dans les théâtres à brillant éclairage, ce n’est point à cause de son intensité, mais parce que beaucoup d’objets, plus éclairés que d’autres, renvoient une trop grande quantité de rayons. Les théâtres à clarté insuffisante nécessitent des efforts incessants d’accommodation de la vue. Qui ne sait combien le travail du soir est difficile sur des objets de couleur foncée qui absorbent le rayon lumineux? Les couturières, qui sont pour la plupart forcées de travailler à une faible lumière, forment le huitième du chiffre des malades traités par Sichel. Les ouvriers qui travaillent dans un milieu peu éclairé, comme les tonneliers dans les caves, se fatiguent beaucoup la vue et ont de la peine à lire (Desmarres). La teinte jaune de la lumière fatigue le plus la vue ; puis le rouge. Les verres ou capuchons azurés, verdâtres, et si l’on écrit, l’emploi de papiers à teintes bleuâtres ou lilas, sont les correctifs de ces effets de la couleur. Une lumière d’une intensité toujours égale et tranquille convient le mieux à la vue ; tous les oculistes ont observé les suites fâcheuses de l’agilation des tlammes, et dans les exercices ophthalmoscopiques, on sait de quelles douleurs se plaignent les malades soumis aux variations rapides d’un éclairage mal dirigé. A chaque oscillation, l’œiU est forcé de changer son foyer, de s’ajuster à une portée différente, d’où la fatigue de ses agents d’accommodation; en outre, la rétine est diversement affectée à chaque instant. Les lampes, à cause de l’immobilité de leur flamme, seront donc préférées aux bougies, et plus encore aux chandelles; elles ne donnent
DK LA VUE.
privée]
pas lieu aux vicissiludes d’iniensilc lumineuse qui résultent des variations de longueur de la mèche. Le renvoi de la lumière par les surfaces réfléchissantes a le même inconvénient que l’excès de son intensité : tel est l’effet des glaces,
' des dorures dans les appariements éclairés. Quand on lit à la lampe, il faut I tenir le livre hors du champ des rayons réfléchis.
La chaleur que les corps éclairants émettent sous forme de rayons, et réchauffement de la couche d’air ambiant, irritent l’œil, et produisent un adlux : de sang dans les membranes externes de l’organe.
Les milieux de l’œil ont la propriété d’absorber les rayons de chaleur obs- I cure qui accompagnent en si grande abondance les rayons lumineux dans la i plupart de nos sources artificielles de lumière. Des recherches qui ont eu pour objet de déterminer la quantité de chaleur qui arrive à la rétine dans les yeux de divers animaux, la fraction d’absorption afférente à chacun des divers milieux de l’œil et leur mode d’action sur la chaleur, ou thermocrose, ont conduit J. Janssen aux conclusions suivantes (1) : 1“ Chez les animaux supérieurs, les milieux de l’œil, si parfaitement perméables à la lumière, absorbent en totalité les rayons de chaleur obscure et opèrent ainsi une séparation des I plus nettes entre ces deux espèces de radiations, propriété bien importante, si I l’on considère que dans nos meilleures sources de lumière artificielle (lampe ! Carcel), l’intensité calorifique de ces radiations obscures est décuple de celle I des radiations lumineuses. 2° Ces radiations obscures s’éteignent en général I €avec une rapidité extrême dans les premiers milieux de l’œil ; pour la lampe Carcel, la cornée en absorbe les deux tiers, l’humeur aqueuse les deux tiers > du reste, de sorte qu’il n’en arrive qu’une fraction excessivement faible aux antres milieux. 3® La cause de cette propriété des milieux de l’œil réside dans leur nature aqueuse, car leur thermocrose est identique avec celle de l’eau.
' La disproportion entre les rayons utiles ou lumineux et les rayons calorifiques inutiles à l’acte de la vision, semble accuser l’imperfection de nos moyens ' actuels d’éclairage factice.
Outre les rayons calorifiques, toute source de lumière émet des rayons chimiques qui, en atteignant ou traversant certains corps, y provoquent des ■ combinaisons ou des décompositions chimiques. Le maximum de celle propriété s’observe dans la nuance violette du spectre solaire et dans les nuances voisines; son minimnm correspond au rouge, à l’orangé et au Jaune. La qualité violette de la lumière électrique faisait présager son pouvoir chimique, et devait théoriquement la rendre redoutable à l’œil. L. Foucault en a signalé la nocuité, se traduisant par des troubles fonctionnels et des accidents inllammaloires dans les yeux exposés pendant quelque temps à l’impression des étincelles électriques ou de foyers de lumière éleclri<|ue continue; de là le con-
(1) .1. .lanssen. Comptes rendus îles \innccs de l'Acudémie des sciences de Ports, t. LI, 23 juillet ISfiO, p 128, et Annotes de physique et de chimie, t. LX, 3® série,
160 DES MODIFICATEURS. — I>EUCEl‘TA. [hygiène
seil par lui donné aux expérimentateurs de se servir de binocles où le verre d’urane est substitué au verre ordinaire. Jules Regnauld (1) est parvenu il démontrer la nature de la modification matérielle que les rayons très-réfrangibles produisent dans les milieux de l’œil, et qui est le principe de leur nocuité : les tissus de l’œil deviennent fluorescents lorsqu’ils subissent l’action des rayons violets et ultra-violets. On comprend sans peine, ajoute-t-il, que l’état vibratoire nécessaire à la fluorescence doit, en se prolongeant dans les molécules organisées, modifier leur structure et porter atteinte à leurs fonctions. Sous le nom de fluorescence on désigne l’éclairement particulier que présentent certaines substances quand elles sont soumises à l’action des parties les plus réfrangibles de la radiation lumineuse. Ce phénomène paraît dû à un état vibratoire des particules constituantes des corps fluorescents, qui deviennent ainsi des sources de lumière propre tant que dure l’influence des radiations extérieures. Des expériences de Jules Regnauld il résulte : 1“ que chez l’homme et quelques mammifères, la cornée est douée d’une fluorescence manifeste; 2“ que le cristallin la possède à un très-haut degré; 3“ que la membrane hyaloïde seule dans le corps vitré la présente à un faible degré; û" que la rétine, comme Helmholtz l’a reconnu le premier, offre une fluorescence dont l’intensité est moindre que celle du cristallin; 5“ que les accidents causés par l’action prolongée de la lumière électrique doivent être attribués à la fluorescence que développe dans les tissus transparents de l’œil cette source puissante de radiation violette et ultra-violette. Ainsi, « par leur courbure, la cornée et surtout le cristallin sont d’admirables lentilles; par leurs propriétés fluorescentes ce sont de véritables écrans, perméables à la partie de la radiation qui développe la sensation lumineuse, obstacles infranchissables à ces rayons chimiques, inutiles pour la vision et redoutables pour la membrane sensible. Aussi, quand les rayons ultra-violets arrivent à l’œil en trop grande abondance (arc électrique, lumière solaire directe ou réfléchie par la neige ou les sables), la cornée et le cristallin jouent leur rôle protecteur par rapport ii la rétine, mais ils sont eux-mèmes atteints par cet excès de rayons épipoliques. Alors apparaissent des altérations passagères ou permanentes, suivant la durée de l’impression. « Ajoutons enfin, avec Jules Regnauld, que les tentatives (pii se répètent obstinément en France et en Angleterre pour vulgariser les procédés d’éclairage par la lumière électrique, si elles viennent à réussir, pourraient avoir pour conséquence de multiplier les kisions oculaires, d’autant plus dangereuses (ju’elles se développeraient avec lenteur. Les données nouvelles ([lie l’hygiène emprunte à la physique concordent pour établir que le meilleur moyen d’éclairage consisterait dans la production d’une lumière entièrement dépourvue de rayons ultra-violets. Certaines matières qui échappent a la combustion irritent également l’œil et ses annexes; le gaz sulfureux,
(I) J. R(?g;nnul(l, IhiHvtin de l'Anuiléiiiie de médecine. Paris, 1859-1860, l. XXV,
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