‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 48 sur 196 · I. — iMOUtEMKINT.S VOr.ONTAflUvS AVEC, LOCOMOTFON · texte numérisé non relu

I. — iMOUtEMKINT.S VOr.ONTAflUvS AVEC, LOCOMOTFON

' l'M/mWit'. — Kllc est le modo de progression habituelle de l’homme cl • exercice qui lui convient le mieux, La marche exige non-seulement l’action des membres inférieurs, mais encore celle du tronc et des membres supé- ' leurs. Les premiers exécutent en marchant ciiu] ordres de mouvements : ils etendent, s’allongent et poussent le centre de gravité en haut, en avant et de Ole, lisse détachent du sol; ils so portent en avant ; ils se réappliqnent sur le ■'Olfliacnn a son tour; enfin, celui des deux qui sc porte en avant reçoit la ih'fî grande partie du poids du corps au moment môme où il pose sur le sol.

[lIYGIÉNI*

Le tronc n’exécute pas moins de huit mouvements, d’après Gerdy (1) reliasse j)ar ie memlire qui reste en arrière, le corps se porte alternativement à droite et à gauche sur le membre qui se trouve en avant ; le tronc s’élève et s’ahaissè chaque fois que l’un des pieds se redresse sur sa pointe pour se détacher dil sol et y retomber; le bassin suit par sa moitié correspondante le membre (]Ui se porte en avant et tourne horizontalement par l’autre sur la tête du fémm de la jambe qui reste fixée en arrière; la poitrine et les épaules font un mouvement de rotation inverse à celui du bassin, surtout quand on balance le;bras; chacun des côtés du bassin s’élèveet s’abaisse alternativement, en mémo temps que le corps se balance en sens inverse de manière à s’incliner à chaque pas du côté du bassin qui s’élève, et à inlléchir alternativement des deux côléf les axes du tronc et du bassin l’un vers l’autre; enfin, les muscles des gouttières vertébrales opèrent simultanément deux efforts : l’un fixe le bassin di côté dont le membre inférieur s’élève ; l’autre, moins énergique et correspondant au côté dont le pied est immobile, a pour but de maintenir le corps dans l’altitude verticale pendant la marche. Les mouvements des membres supérieurs, dus à la rotation du thorax sur le rachis, consistent dans un balance- ■ ment d’arrière en avant et déterminent l’équilibre par leur inversion avec ceux ■ des membres pelviens. Cette décomposition du phénomène complexe de la marche fait ressortir sa puissance d’exercitalion musculaire; elle intéresse^, tous les muscles de la vie de relation ; les viscères eux-mêmes reçoivent une i secousse plus ou moins vive à l’instant où chaque pied rencontre le sol; les I arcs de cercle décrits par le bassin et le thorax, ainsi que les mouvements ^ alternatifs de latéralité du bassin et du corps, impriment aux organes internes a un balancement utile : la respiration et la circulation s’accélèrent en propor- i lion de la vitesse, de la marche. Voilà donc un exercice général que l’on gradue il à volonté dans sa durée et son intensité, qui exige le concours de deux sens,- a la vue et Touïe, et que l’on peut combiner avec les influences de l’atmosphère s et du sol, des saisons et des climats, de manière à modifier simultanément i l’encéphale et l’état statique des autres organes. La jouissance que l’homme- ^ éprouve à s’emparer de l’espace, la succession des objets extérieurs qu’il fait I passer plus ou moins rapidement sur l’horizon par le jeu volontaire de ses- muscles, les impressions variées des sites, delà lumière et des ombres. Toutes i les puissances de ITinivers extérieur avec lesquelles il enti’e en conflit par les . sens, par le mouvement et par la pensée, que faut-il de plus pour faire de la ■ marche l’exercice par excellence pour l’homme sain, convalescent ou malade? • ^ — Les effets varient suivant la forme et la nature du terrain. Sur un sol dur, > résistant, parsemé de menus obstacles, chaque pas communique à la machine un ébranlement plus fort; on l’atténue en appuyant d’abord sur le sol la pointe du pied dont les brisures décomposent le mouvement; sur un terrain uni et mou, la secousse résultant de la marche est à peine sentie; sur un terrain

(1) Gerdy, P/ii/siohgin. l>aris, 1832, t. I. f'-' partie.

DUS MOUVEMENTS EN PAUTTUULIEH

phivée]

inégal, tous les muscles sc coiilracteut pour amortir les commotions que produirait un faux pas, c’esl-à-dirc une (lill'érence inaperçue du niveau du sol. Eiicll'et, une partie du poids du corps se porte sur le membre qui s’avancC; et la ligne de gravité sort de la base de sustentation du pied de derrière, au moment où le pied de devant va s’appliquer sur le sol; aussi y rctombe-l-il pesamment, et, dans le cas du faux pas, la commotion peut être assez forte pour déterminer une entorse, une luxation du pied avec ou sans fracture de jambe, etc. Dans la marche ascendante, le premier membre fléchit davantage scs articulations, et celui de derrière fait un plus grand eiïort pour se détacher du sol et ramener le corps en avant; pour incliner le tronc, les muscles lléchisseurs antérieurs de la tête et du rachis prennent leur point d’appui sur le thorax qu’une suspension momentanée de la respiration rend immobile et incompressible : de là l’essoufflement de la montée ; la fatigue se fait sentir surtout au genou de la jambe portée en avant et dans le mollet du membre rejeté en arrière. Une curieuse découverte des frères Weber explique mieux encore le genre particulier de lassitude que les voyageurs ressentent dans les isce.nsions aux hautes sommités du globe. Le relâchement des muscles ni le ooids du membre inférieur n’éloignent point la tête du fémur de la surface de a cavité cotyloïde; la seule pression de l’air extérieur suffit à le maintenir lans ses rapports avec l’articulation dans tous les modes de rotation, et toutes es amphiarthroses paraissent se trouver dans la même condition. Dans les égions où l’air est très-raréfié, il faut que la force musculaire supplée à l’inliffisance dans leurs cavités articulaires, et c’est là que les articulations de- ’icnnent lâches et mal assurées (1). Dans la descente, les muscles vertébraux uttent contre la tendance du corps à tomber en avant, tandis que les jambes :t les cuisses demi-fléchies semblent agrandir en avant la base de la sustentation. Le nombre des pas dans un temps donné, est réglé : 1® par la longueur de a jambe qui se porte en avant; 2® par la durée des oscillations qu’elle exétite. Or, cette durée, comme celle des oscillations du pendule, est proporionnellc à la racine carrée de la longueur de la jambe, abstraction faite de 'accélération que leur communique l’elïort musculaire. En négligeant cette lernière inlluence, on constate qu’il est pour chaque homme une mesure de las qu’il ne peut excéder sans gêne. Pour une marche commode et aussi proangée que possible, il faut que la jambe oscillante se pose après avoir effectué î moitié seulement de son oscillation (E. et G. Weber).

l’ar la marche accélérée, un homme de moyenne stature peut acquérir un l’.aximum de vitesse dont les frères Weber ont calculé les éléments :

longueur du pas 0"’,8C5G

Durée du pas 0’,332

Vitesse de déplacement, ou espace [larcouni en une seconde 2"', 608

Chemin parcouru en une heure 9389"*

(1/ E. et G. Weber, Mécunique dv ht locomotion chez l’homtnn {Encyclopédie analo^ «que), traduit par A. J. L. Jourdan. Paris, 18A3, in-8 et atlas.

222 DKS MODIFICATKÜRS. — GES1 A. [htgiéi- |

Dans la marche ordinaire, accélérée, lenlc el proc<.*ssionnelle, le pied de * jambe oscillante s’applique à terre par tonte l’étendue de la plante; une aiiti; « variété de marche, qui peut s’cIFectuer avec divers degrés de lenteur ou < i vitesse, s’exécute sur la pointe du pied, c’est-h-dire que les phalaiiges di < orteils et les extrémités des métatarsiens s'ont les parties qui louchent le sol elle ne prête pas à la même célérité que la marche, (jui a pour condition pose du pied sur le sol d’abord par le talon, ensuit'e i)ar toute l’étendue de • plante. La plus grande vitesse que l'homme puisse obtenir dans ce mode ( >1 progression se représente, d’après les mesures des frères Weber, par les éli' menis suivants :

l-ongueur ilu pas . <

Purée du pas 0*^323 ;

Vitesse de déplacement, ou espace parcouru en une minute ‘2“’,3S7 *

Chemin parcouru en une heure 8A50“‘

La marche est le mode de locomotion le plus usité dans l'année, et ikmh^ ainsi dire le principe de ses exercices. Les üxations empiriques auxquelles est arrivé pour une si grande masse d’hommes ont une valeur très-gratK»i imir l’hygiéniste; elles expriment des moyennes qui font foi. ^

Vitesse de l’infanterie en marche.

DÉSIGNATîOiS DES PAS.

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ESl'ACE

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tint' inimiti .

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