PUBLIQUE] TYPE ORGANIQUE ET PHYSIOLOGIQUE DES RACES
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C’est clans l’important rapport de Quatrefages sur les progrès de l’anthropo- à logie tiu’il faut consulter les classifications détaillées des diverses races avec | leurs groupements, leurs familles, leurs populations, leurs connexions d’ori- i gine et de mélanges {Appendice, p. ^i96); mais à cause de l’intérêt prédoini- I nant cjui s’y attache, nous croyons devoir ici reproduire le tableau des races I blanches pures ou regardées comme telles, établi par ce naturaliste, sans oublier de mentionner avec lui l’existence d’un élément blanc c(ui se montre sur plusieurs points de l’aire attribuée aux peuples jaunes, et qui se retrouve parfois pur ou presque pur jusque dans les archipels asiatiques. C’est à lui que de Quatrefages rapporte les populations de la branche allophyle ; c’est lui qui sert de rameau de transition entre les jaunes et les blancs :
Races blanches pures ou regardées comme telles.
Tronc.
Branches.
I Allophyle.
Blancs
ou
Caucasique.
\ Aryane. . .
Bnraeanx.
' Tchoude. .
Caucasien. .
^Euskarien .
Familles.
/ Esthonienne , Votiaque. . . , 1 Miao
Groupes.
I Aïno .
Tchouklchi . .
'Goloutche. . .
1 Géorgienne. .
( Circassienne.
j Boréal
( Méridional.. ,
/ Chaldéenne.
Sémite ) Arabique | Himjarile
( Arabe ,
/Sémitique.
Amara .
Libyen .
I Égyptienne .
Indoue
' Indo-Iranien. < Iranienne. . . .
Helléno-latine.
Mamogi
Brahmanique.
Slave .
Hellène.
Latin. . .
■ Celte ,
^ Germanique
^ Celtique ,
{Scandinave. .
G. du Nord. .
G. du Sud. . .
t Insulaire. . . .
) Continental .
Populations.
Esthoniens.
Votiaks.
Miao-tsé.
Âïnos.
Kubus.
Tchouktchis.
Koluches.
Géorgiens.
Tcherkessesl
Basques.
Hébreux.
Yéméniens.
Arabes.
Abyssins.
Kabyles.
Touaregs.
Égyptiens.
Siapoclis.
Indous.
Tadjiks.
Grecs.
Romains.
Polonais.
Suédois.
Hanovriens.
Bavarois.
Irlandais.
Bas-Bretons.
Nous ne pouvons que renvoyer au programme tracé par la Société anthro- C pologique [Mémoires, etc., t. II) et au commcniaire qu’y a joint Broca dans • i un autre recueil (1), pour les règles à suivre dans la détermination des types > et de leurs éléments constitutifs ou accessoire.s. Il n’est pas toujours aisé de les > rattacher à leurs véritables causes; l’action lente des milieux se mêle aux elTcts • séculaires d’une transmission constatée, et, comme l’idée préconçue de la
(1) Broca, Dict. encgrhp. des sc. méd., art. Anthhopoi.ogie, t. V, 1866, p. 276.
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polygénie ou de la nionogénie humaine préside aux recherches des meilleurs esprits et les entraîne presque à leur insu, les conclusions demeurent flottantes, le domaine des faits va s’agrandissant par le travail des investigateurs, mais le terrain ne se consolide nulle part. Quels caractères plus évidents que ceux qui sont tirés de la coloration de la peau, du système pileux? Les partisans de runité primordiale de notre espèce se hâtent d’objecter que les différences les plus notables dans le système pileux et dans la couleur des animaux ne peuvent servir de base à des distinctions spécifiques, c’est affaire de climat : h la zone torride, les races noires; aux zones tempérées, les races blanches; aux climats qui avoisinent la première sans en faire partie, les populations à teintes intermédiaires. La laine crépue du nègre, les petites mèches courtes et collées contre lepéricràne de la tète ratatinée des Gafres, les boucles à grosse frisure du Berbère, la chevelure ondée du Tibou, ne sont que les variétés d’aspect d’une production épidermique dont la structure est la même chez tous les hommes. Ceux qui attribuent à la race la prépondérance sur le milieu, signalent dans l’Ilindoustan les Rohillas à la peau blanche, aux yeux bleus, aux cheveux trèsblonds, les hommes aux yeux et aux cheveux très-foncés que l’on rencontre en majorité dans certains districts de l’Irlande, du pays de Galles et des Highlands de l’Écosse; les Tziganes, venus de l’Inde et nous montrant jusqu’aux pieds des monts Cheviots le leint bistré, l’œil noir et les cheveux d’ébène des Hindous ; la colonie allemande, fondée au XV siècle dans le Paraguay par les soldats de Gharles-Quint, et qui, préservée de tout mélange, subsiste aussi blonde sous le tropique du Capricorne que ses ancêtres sur les bords de l’Elbe. Avec Pruner bey (1), le microscope relève la signification ethnique du cheveu. Arrivé à son complet développement, tout cheveu, si on l’examine longitudinalement au microscope, se classe dans l’une des catégories suivantes :
1® Ligne centrale parfaitement diaphane dans tout son trajet, et dont la largeur est en rapport avec l’épaisseur croissante ou décroissante du cheveu.
2’ Canal cellulaire plein et à bords moins réguliers, souvent interrompu, et en ces points un vide transparent, par l’absence de substance médullaire; celleci diffère de la substance corticale par sa nuance ou plus foncée ou plus claire, ce qui est la règle, ou grisâtre et comme enfumée, surtout dans les cheveux blancs. Dans le cheveu noir, la substance médullaire, lorsqu’elle se laisse apercevoir, est brunâtre; dans le cheveu brun foncé, elle est rougeâtre ou de couleur orange; elle est d’un jaune doré dans les cheveux moins colorés, soit qu’on l’y suive sous l’aspect d’un canal plein dans loutc la longueur du cheveu, soit qu’elle n’y forme que des amas cellulaires plus ou moins allongés et s’amincissant vers leurs extrémités.
3® Dans une troisième classe de cheveux à pointe très-ellilée, on ne découvre l'ien {[ui dénote une différence de structure entre leur centre et le reste; on y
(t) üe lu chevelure comme caractéristique des rates humaines (Mém, de la Société •Cauthropol., l. H, 1863).
DES RACES
[hygiène H
constate des raies très-liaes et blanchâtres qui semblent des interstices séparant flj les cellules allongées ou fibreuses dont se compose la substance corticale. «
A la première de ces trois catégories appartient la race aryenne, surtout par ses rameaux à chevelure claire. On ne rencontre que j)ar exception un canal |j médullaire vide et argenté , dans la chevelure claire de quekjue Berbère, de | quelque Turc, de quelque Égyptien ancien, et, dans ce cas, l’origine devient î; douteuse. Même dans la race aryenne, l’existence d’un canal diaphane n’est pas j, un fait constant ; si on l’observe chez la plupart des Européens à cheveux clairs (Allemands, Slaves, Celtes, Fi’ançais, Italiens, etc.), le canal est plein chez quelques individus de la variété blonde d’Irlande; les nations européennes à cheveux foncés présentent aussi une substance médullaire bien distincte, au moins dans les gros cheveux, et sur la même tête les cheveux les plus fins ont le canal vide. « Ainsi, dit Pruner bey, ce qui constitue la règle pour la chevelure claire des Aryens d’Europe, se présente, dans nos pays, comme exception pour la chevelure noire de la même race. » Les Aryens de l’Asie (Persans, Hindous), qui ont une chevelure très-noire, offrent un cordon médullaire coloré ou le centre du cheveu indistinct du reste, c’est-à-dire qu’ils rentrent dans la deuxième ou troisième catégorie; la seconde comprend la majeure partie des races humaines. Esquimaux, Lapons, Américains, Touraniens, Polynésiens, Australiens, etc.; dans la troisième, où se rangent le nègre, le ‘ Papou, le Malais, les habitants de l’Inde méridionale, les races à la plus noire chevelure, il faut noter cette particularité que, dès que la couleur des cheveux s’éclaircit un peu, comme chez les nègres à cheveux tirant sur le roux, le cordon médullaire y reparaît.
L’étude microscopique des cheveux au moyen de sections transversales sur des échantillons d’un grand nombre de races, l’a conduit à compléter ce diagnostic rétro.spectif : dans la coupe transversale des cheveux, pratiquée d’après les procédés qu’il indique, l’ellipse allongée caractérise les races nègres en général aussi bien que la race hottentote boschismane; les formes ovalaires | appartiennent aux populations aryanes; les formes circulaires plus ou moins régulières dénotent les races Jaunes, américaines, etc. , et en ce point les races blanches allophyles paraissent se rapprocher de ces dernières. Sur les têtes des métis, les formes de cheveux se mélangent. Les caractères des sections trans*versales peuvent varier, dans de certaines limites, sur la tète du même indi- ; vidu ; mais, hors le cas de métissage, jamais on n’y trouvera réunies les formes I extrêmes. Pour le discernement de la provenance et des mélanges ethniques, . la forme du cheveu a plus de valeur que la disposition anatomique de ses élé- ■ ments constituants. « Un seul cheveu, dit encore le savant anthropologiste, s’il a la forme moyenne caractéristique, suffit à définir la race. Sur celte nouvelle échelle de comparaison, les Aryens occupent le milieu, les Papous, les Boschismans et les nègres une extrémité, et à l’auire on trouve les Polynésiens, les Malais, les Siamois, les Japonais, les Touraniens et les Américains, y compris les Esquimaux. Pas un fait important d’organisation ou de conforma*