PRIVÉX] DES BAINS EN PARTICULIER
sorte de panier d'osier que l'on garnit de la même manière. La durée du bain est de vingt-cinq à quarante minutes; on est ensuite enveloppé dans une couverture de laine où Ton continue de suer pendant plusieurs heures. Les étuves sèches et humides ont des effets communs et spéciaux ; elles agissent par leur température, et, si on les rend médicamenteuses, par leur composition, l'oi^anisme absorbant avec une grande facilité les fluides aériennes. Le sang, malgré son pouvoir de résistance à une chaleur élevée, est influencé par la température du milieu. Quand celle-ci l'emporte sur la sienne propre, il s*échaufle par degrés, mais pas au delà d'une certaine limite, que les expériences de Magendie ont fixée à 5 degrés centigrades. Ce physiologiste a pu, par des recherches ingénieuses, déterminer la voie principale de cet échauffemeut du sang; il a prouve que le calorique pénètre dans le sang par la »urface cutanée plutôt que par la surface pulmonaire. Si Toi) entre dans l'étuve après un fort refroidissement, la température du sang s'accroit plus lentement ; celle qu'il y aa|uiert se conserve quelque temps au sortir de l'étuve. Aussi la fréquence circulatoire persiste jusqu'à ce que le sang soit revenu à sa chaleur normale, et c'est ce qui explique l'impunité du bain de neige après l'étuve : l'excès de calorique du sang neutralisant un instant l'impression du froid. Le sang artériel des animaux mis en expérience était noir comme le sang veineux, ne rougissait point au contact de Tnir, avait perdu de sa coagulabilité. Ce dernier phénomène indique que moins apte à circuler, il tend à s'extravaser. Aussi les animaux retirés de letuve présentent des ecchymoses qui simulent celles du scorbut et du purpura. Ce qui précède s'applique aux deux espèces d'étuves ; mais elles diffèrent essentiellement quant aux phénomènes d'évaporalion et à l'intensité de leur action respective. L'étuve sèche détermine une évaporation appréciable par la diminution du poids du corps ; la quantité de poids perdue est en rapport, non avec la chaleur de l'étuve^ mais avec la durée du séjour : dix minutes passées dans une étuve à lOO degrés et dans une étuve à 50 degrés, occasionnent la même perte; l'évaporation continue daus une proportion constante. Dans l'étuve humide, la quantité de sueur perdue est beaucoup plus considérable, comme on le voit par les résultats dus aux expériences de Berger et Delaroche :