DE LES RECONNAITRE
^^8 diverses matières textiles varient par leurs caractères microscopiques, par leurs propriétés physiques, par leurs réactions chiniques. La notion de ces
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différences aide à les discerner dans les mélanges que rindaslrie opère, dans la série des transformations qui résultent des modes de tissage. Quel échelonnement d'étoffes nuancées de coton entre le calicot le plus grossier et la mousseline la plus délicate! Quelles variétés de soieries entre le foulard à bas prix et les opulents tissus de brocart, de velours et de Damas brochés! Quelle série de produits obtenus avec le chanvre, depuis la toile à voile ou la toile d'emballage jusqu'aux batistes de fil de Hollande! Non-seulement les matières premières se dissimulent pour ainsi dire sous l'inûnie diversité des produits manufacturés, mais l'industrie y ajoute de nouvelles substances et multiplie par ces combinaisons les spécialités de tissus : ainsi la toison soyeuse de l'alpaga sert aujourd'hui à la fabrication de nouvelles étoffes dites orléans. Le british-coton résulte d'une préparation particulière de chanvre, et ses fils entrent pour 50 pour 100 dans des étoffes de soie, de laine courte ou longue, où l'on peut les distinguer au premier aspect. Les associations de laine et de coton, de laine et de soie, sont très-difficiles à reconnaître à l'œil nu. Le microscope^ sous un grossissement de 300 à ^00 fois, fait apparaître les filaments de lin comme des cylindres lisses, coupés de distance en distance par des lignes transversales simples ou doubles que l'on a comparées è deux nœuds de roseau. Les fibrilles de coton, dépourvues de ces nœuds, sont disposées en lamelles marquées de points ou petites taches, et contournées sur elles-mêmes en hélices aplaties; ces lamelles, comme nous l'avons dit plus haut, présentent à chaque bord un ourlet, et elles sont granulées à leur surface. Les brins de laine révèlent au microscope la forme d'un cylindre à bords rugueux et comme crénelés, cylindre conique et présentant, au centre^ et dans le sens de sa longueur, un canal ou conduit nourricier ; c'est aussi par ce canal que se distribue le pigmentum, substance colorée qui donne aux laines comme aux cheveux leur nuance particulière. Les filaments de la laine sont toujours plus ou moins contournés sur eux-mêmes : le cône qu'ils représentent a sa base à leur racine dans la laine d'agneau, et à l'extrémité opposée dans la laine mère, après la première tonte ; cette différence provient de ce que le tube du brin est fermé jusqu'à la première tonte; une fois opérée, la circulation s'active de l'épiderme à Textrémité coupée du brin. Le fil de soie brute est toujours composé de deux brins faciles à séparer avec un peu d'eau de savon chaude, au microscope, il représente un ruban tortillé, transparent, marqué de stries ou cannelures longitudinales qui permettent de le discerner d'avec les trois matières textiles précitées (Clergct et Lerebours).
Les propriétés physiques des substances textiles diffèrent notablement; nous insisterons plus loin sur celles qui ont une action immédiate sur l'organisme, il ne s'agit ici que de celles qui aident à les distinguer entre elles. La ténacité et l'extensibilité existent au maximum dans la soie. Robinet a déroonlré que la soie la plus fine est aussi la plus forte ; en d'autres termes, que la soie la plus tenace est celle qui, sous le même volume, contient le plus grand nombre de brins. La ténacité moyenne pour un fil d'un millimétré
96 DES MODIFICATEURS. — APPLICATA. [iTTClÊKE