‹ Traité d'hygiène publique et privée. v. 2 (volume 2)Chapitre 20 sur 107 · I. — Rapports des vêtements avec les parties · texte numérisé non relu

I. — Rapports des vêtements avec les parties

\o 7*^fe. — D'après Percy, les chapeaux n*ont été introduits en France que sous Charles YIII. Les Grecs, les Romains, les Gaulois, ne se couvraient la tête que malades ou «n voyage. Le chapeau, dôme cylindrique ou cône renversé, est resté dans notre costume comme une forme dégradée des armures dont nos guerroyants ancêtres se couvraient la tête. Son utilité la moins contestable est de défendre la tête contre les chocs extérieurs. Trop étroit, il détermine un engourdissement douloureux du cuir chevelu en comprimant les filets nerveux des paires cervicales et de la branche frontale de Tophthalniique de 'Willis. Dans la première enfance, la tête, encore molle, compressible, facile i. déformer, incomplètement ossifiée, réclame des moyens de pnn tection contre le froid et contre les agents vulnérants du dehors ; les bourrelets buts avec des tiges flexibles de bttleine, sont à la fois légers et solides. Dans quelques pays les parents exercent sur la tête de leurs enfants une compres* skm méthodique pour en nmdifier la forme d'après un type conventionnel de beauté : usage barbare qui se retrouve chez les Caraïbes et quelques peuplades de la Polynésie. L'ailoDgement de la tête, la saillie de l'occiput, la dépression circulaire du front, tels sont les effets de certaines coiffures dont on affuble les enfants nouveiu-^nés ; dans le département de la Seine-Inférieure on prépare les petites filles à supporter l'échafimdage de bonnets montants en leur entourant la tête d'un bandeau qui, du sommet frontal, se rend au-dessous de la base occipitale et passe latéralement au-dessus de la conque des oreilles. Cet usage bizarre est la cause d'une difformité crânienne signalée par Fovilie chez im grand nombre d'aliénés, et à laquelle il rapporte Tétiologie de lésions profondes des ËK^ultés inteUectuelles et sensorialcs, telles que Tidiolie, l'èpilepsie, la démence. Il est utile d'accoutumer les enfants des deux sexes ^ rester la tête découverte ; quand il y a lieu de la protéger, les serre-tête de toile conviennent mieux que les fichas adoptés par le luxe ou par la mode, et surtout que les bonnets épais qui accumulent le calorique sur la tête, la congestionnent et favorisent les sécrétions morbides du cuir chevelu. Pour l'adulte, ks chapeaux de nattes de paille ou d'autres tissus végétaux fins, ceux de coton et de soie tissés, les casquettes modernes à visière, mentent la préférence stu* le feutre de poil de lapin ou de castor : minima de malts, car toutes ces coiffures laissent k désirer, et détestables sont les chapeaux en usage, non-seulement par les matières non conductrices du calorique, telles que la peluche, les feutres, mais encore par la manière dont ils sont montés. Le chapeau de peluche collée sur un cylindre de carton, et le chapeau de feutre, sont pesants, étreignent la tête, concentre une masse d'air qui s'échauffe rapidement, ne préservent ni du chaud, ni ^u froid, ni de la pluie ni de l'irradiation solaire, accumulent les fluides circulatoires dans les téguments du crâne, produisent la maoéralkm des bulbes piBfères par la soeur. La fréquence plus grande de la

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'alvitiff l'hez les lioinimes i\iw. chez It'S liïmiiies tftiinii;iic .issiiroineiil dt* T ti - 1 1(111 tàrJieiise ftc la (xiifriim de iintrc s<'\c ; je n'an hxca'jMv i)as U*s caMfiu^itas. \vs i'^UitU^. qui sViicrasseiU au «uiiitart iminédial d(*s rhcv^MiM <*t («mpcclieiii prPMfiie (*iitièrfîineni leur ;iéraiinii. NulU; part la r.iiev<*iiirn d(*s t(riiuii(*s h'i'M |)ius liclie <*t pliiK l)p|Ie cpie dans les pays on <'lles la ivinvrent a peine ifiiii voile lé:;er. mninie (*n <^urse, i*.\i Espagne, dans loni r()rieni. Li» r.ojifnivh iniiitaims pesante», le casque, Tancien shako, le iKinnc^i '.i \w\\, ont dépinnilé Incn des (êtes, jeiinos f'i vieiih^. f.ne coifTnm snnpie, lA^em, [xu-ens^^ \i la mode inte fois bien inspim; riidopii; (*t la vni^ariM^ ivra phts contre la caivitii; «pie mus les airanes (i'itne nurderine anihif^ue. On fabrique aujonifiMnii des chapeaux de lentitî moelleux (»t llexihles, aussi cfnnmmies eii voyage que lé!;ei>! a la ville : c'«*st un [lm^^fs diiçne de iiemmniandalion. Onand l'aide on oiir aiitHî (Viiise ont anif*né la calvitie ;^Miérale on jiarlielle, il y a lien souvent dSii cxirrji^cr les iiirxiinmoflitéM ^f^n'zas, c^iphalalfi;ies« dnnteurs dentaires, etu par r.kpplicarion de lon|)els f*l de |)erriiqties. ExcepU; que}qnc*s circfmslafico. ie plus sfniveni prolessiininelli^, qui l'xii^ent la sonsiraclion iotale de la (êie a r.iltejule de r^nM*s niiisiiiU*s, la I'uvâ* ii a pas besoin d*nn vêlement spécial. •^viivvt ,1 la vitalité du sfui U'^uinent, a t*acliviié cirr.nlatoire de son nr'isean <.apdlaiiï>, il Tabnudaiire df*s on'pt(?{ miiqiieux <*t sélurés qui r.LSS(nipliMseiii coniiniiellement.

i*" f'uH, — f.'haliilude de* laisser te c^ii j découvert, œininnne cliez 'v.t!

OrieniaiiK et dans rpriaiu(*s classes ouvrières de nos pays, procure Timmunite

df*» .iu^ines et d'autre> aiïer.ti(nis UHirhides; il faut donc la faim prendre aux

«•nianiH. Tas double ou (liple tMivelopiHsment du cou à i*aide de crnvati^ fîtit

que ri>tto partie ne peut «>tro expojiée a Tair sans risque de maladie. Les ni-

1res inconvénients des cols, cravat(*s, etc., proviennent de leur n^idité. <tc

leurs ;ispérit('*s, rte la pression circulaire qu'ils exercent, de la ciialeiir qii il?

conrenirent autour <lii cou. La cj*avate, iiiliTidiiite en France en Hi<io p.ii

lin ré^unent de f'.roale.s Porcy . si» (VinqHise île divers lissus prrïprrji a •> i-

dapler a !a fomie iln «on. soutenus â Taide d'une c^ rras.se de baleine t1e\iiiu

•Ml de (Kids de :.aui;lier l'éiinis \ïnr petits faiM:i?aux. etc. Le ani. parnmrri par

di» '^ms îninrs artériels ei vt'inenx «-l par les voita aénennes. force de v pie-

1^ iiiressaiiiinent a des mouvements iri-s-t^lendiis en tous sens, ne pcni su>

inAtin l'ortam «let^ie de conslrirtion ^aiis qu'il i*n n'-snite un ciunmeiicement

de ^ase ^cmeiiM* daiiN les ménini^es et dans les pouiiKUis : la face ^'injecte 't

e Iviitiuiinle. ics \'(Miv deviennent radiants et niiii;es: d survient les fepiiai-

.JiÇH'N. ili-s \frti:;4's. lies saiî;nemenls de île/. ; et itans h-s briiMpies mouv«'-

iieiiis .tu iioiH . l X .1 daiiî^er imminent il'ipoplexie. Ii»s .uiiTes • amniU'> i

»!Tei)raleN ne ••.■smuii (I'-'iivovit du ^aiit; lU ci-rveau. laiidis ipie l'-iniiiir h

a ;;i\.iO' m 'In • id ••fiipéclie !e n-îoiir ail '(cur ji-o" Ie.s xeine.'^ iU^iiiaires. iin

iriiin'o. î^ iiiiHMi- 'iiode'les .rai.iic.s ,i'rree> ilélerniiiir ie.s «Miipioiiic^i •!• /

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iilomiiiciix "! 101111. doi\inl icMittouler. .Vuir«Jt»»s des «oluii;l> .'tiir^naum

privée] des Vêtements. U3

le cou de leurs soldats avec des cols cartonnés, afui d'animer leur prestance. Percy assure que cette pratique absurde avait pour résultats des ulcérations, des callosités, l'enrouement et l'évasement de la mâchoire inférieure, elc« Naguère encore le col militaire était trop rigide, trop serré; joignez-y la constriction exercée à la base du cou, en avant, par l'agrafe des collets d'uniforme souvent trop hauts et trop serrés, et vous admettrez avec Bégin, H. I^rrey (1) et la plupart des chirurgiens militaires, que celte cause n'est pas étrangère au développement des adénites cervicales, l'un des fléaux patholc^ques de l'armée, surtout chez les jeunes soldats. Il faut choisir la cravate d'un tissu souple, élastique et doux, qui s'adapte aux saillies du cou et se prête à ses mouvements ; l'appliquer sans interposition de crin, de carton, de fil de laiton, etc. , de manière à permettre aisément l'introdnction du doigt entre ses plis et la partie qu'ils recouvrent ; qu'elle ne forme pas une double ou triple enveloppe dont la chaude épaisseur provoque la transpiration et accoutume le cou à une température trop élevée; qu'on ne s'en débarrasse point dans un lien froid, quand le corps est en sueur ; pendant le chant, la déclamation, le travail de cabinet, il faut lui donner plus de laxité, et, pendant le sommeil, s'en affranchir entièrement

3"* Trùnc. — On a beaucoup critiqué la forme étriquée de nos modernes habits ; mais l'instabilité atmosphérique de nos climats et l'activité de nos relations sociales excluent les draperies flottantes du costume antique et l'ampleur majestueuse du vêtement oriental. Procédons du dedans au dehors. L'introduction du linge est une des révolutions de l'hygiène. La chemise se charge des matières sécrétées par la peau, excite très-légèrement la peau par ses propriétés tactiles sans provoquer l'exhalation ; l'adjonction des vêtements extérieurs corrige l'inconvénient d'une prompte évaporation qui est propre aux tissus de lin, de chanvre et de coton. La chemise ne doit être ni trop épaisse ni trop mince; le col et l'insertion des épaules doivent être larges. Le fréquent changement de linge est utile à la santé; il faut changer de chemise soir et matin, pour que Todeur et l'humidité du linge que l'on quitte s'évaporent au lieu de s'altérer par un contact prolongé avec la peau. Dans les |)ays méridionaux, le pauvre se couche tout nu pour exposer sa chemise en plein air, pratique avantageuse qui supplée au défaut de linge. Le caleçon, qui contribue à la propreté du corps^ est soumis aux mêmes règles que le pantalon et la culotte. Celle-ci protège la moitié inférieure du tronc et la plus grande étendue des membres pelviens. Fixée autrefois par une ceinture autour des lombes et arrêtée au niveau des genoux, elle descend aujourd'hui jusqu'au bas des jambes et prend ses points d'appui sur les épaules à l'aide de bretelles. Trop large, le pantalon ne conserve pas au corps sa chaleur et refuse à la paroi abdominale le soutien qu'elle exige en certains points; trop étroit, il repousse les viscères, gêne le jeu du diaphragme, trouble les mouve-

(1) Hipp. Larrey^ Mémoires tk f Académie de màlecinc. Paris, 1852, t. XVI, p. 273. «• LÉn. Hygièue, 5* êoit. h. — 8

'20 DES MODIFICATEURS. — APPLICATA. [iTGiÉm

ralion h le prosci ire. I,a phj sial(^ie est veiiiic de nos jours en aide nui iiarliains du corset, par une ihforie de la resplralion fûminitie qui, siiivani Beau et Maissiat (toj; lomc I, page 106), affecle le lype cosio -supérieur, c'est-idlre s'effectue principalemeni par les cflles supérieures et surtout par la première, portées en haut et on avant, llérard (1) Tait consister essentiellement ce type respiratoire en un nioufement de lolalilé du thorax de bas en tiaul; le sternum, la clavicule et la première cfile se soulèveni; il y a, de |>lus, nu mouvement de rotation trùs-mariinée dans les citles qui suivent la première : mais ce mouvement qui se propage, va s'alTnibItssant de la partie supérieure^' à la partie iurérieiire de la poitrine. Telle est la respiration normale des femmes: les actrices, en l'exagérant sur ta scëog dans les moments d'émotion factice, , la rendent visible à tous les yeux : on l'observe cliez la jeune fille encore tncx- |)erte du corscL Daller après Boerhaave a note une dilTérence dans la manièic de respirer entre les enfants des deux sexes avant l'-lge d'un an. Aussi Bérard admet-il que le corset qui .serre seulement le bas de la poitrine se concilie avec le plan primitif de l'oi^anisalioa et des fonctions de la femme. D'autre pari, l'état social condamue les femmes à la vie sédentaire, et affaiblit tout leur système musculaire par défaut d'exercice; de là une sensation de fatigue qu'elles éprouvent promptemeot dans la position assise ou debout; elles y obvient par l'usage du corset, qui sert, non h redresser la colonne vertébrale, mais à fournir un point d'appui au tronc iwnché en avant; l'étal de demi-Dexiou en avant leur est habituel dans leurs occupations sédentaires, et, sans la résistance du corset, elle serait exagérée par le poids de la léte, des seins et de tous les viscères abdominaux et thoraciques. Le corset, c'est-à-dire une ceinture il'ntt tissa élastique à grandes dimensions, sans baleines, sans lames métalliques, médiocrement serrée ii la base du liiorax, peut donc convenir aux femmes dont les glandes mammaires sont triis-ciéveloppées et les muscles dépounns de contractilitê, tandis que nous considérons comme de funestes machines ii pre.ision ces corsets-cuirasses (neveillé-Parise) qui étreigncnt impitoyablement lu iwîtrino dans leur réseau de fer. En Orient, les femmes, si remarquables par le développement régulier des seins, se contentent de les soutenir par cjuelqiies tours de large bande à la base du thorax. Chez les Jeunes filles inipu- W'res. le corset comprime, déplace, infléchit les os, déforme le s nuit au développement régidier des visctres dont les surfaces o que le luonle. Les médecins qui font des recberdiu sor Mvil fommes, noUmment ceux île la SalpétriÈre, remarquent J« 6" plus étranges de la base du thorax, résullal de l'usage prémalin Ijt |)lus ordinaire consiste h faire de la bise de la poitrine te son, que représente sa cage osseuse, et comme le corset t'oppoM' incessantes des deux cavités splanchiiique». il en réanlj^ lanémenl trois fonctions essentielles : roapiraiiooM

'I ) n;T3riJ, f «"'■' de i>hy«ohsit, 181

„,vtE] f>t> VÊfLMKMS. 131

Aussi faïoriso-l-il K^ M3<es sanguines daos les pounions, l'fat'mopiisio, l'hypcriropliic du cœur, floi luiie contre un obsiade permaueui au cours du sang: les irrésulariirs de la diaesrion. qui eiige le concoars de l'action lunsculaîro de l'esiomac. D'apri* lobsenaiion de Femis, lecnreei lend à refouler coniiv II- diaphragme les tir^nes cnnleou^ dans la poitrine, de telle sorte que le fnie déborde wiuveiit de plusieurs ponces les dernières cùies, dont on retrouve renipreinle sur sa face supî'rieure. SammerriDg a vu un estomac |)re«|uv [KiTlis.!- en deux li>ses («r la compression eicessive et prolongée d'un corset ai'iné d'un bu>c d'acier. Chez les jeunes filles qui se sont procuré une taille iiiiuci- |>ir l'abus prolonge des curseis, l'estomac, comprinié latËralenieni et en avant, se ciians;c en un canal, à peine moins étroit qu^ l'inteslin, et, dirigé verlicalcinenl, il plonge par son citrémilé pyloriqne dans la partie supérieure du bassin ; il on résulte qu'il admet peu d'aliments ï la fois, et que leur digestion et leur chylificalion dei iennent pénibles, iDconiplètes, à cause des cliati- ^inents des rapports nornuu\ de ce visc^ avec le duodénam : de là des dvsjwpsiw, les tniublos digestifs variés dont nuffrtnt ces victimes de la mode. Du uiciins. au prix de Unt de ;)érils et de maoi, le corset baleiné ou métallique consene-I-iU la gorge sa fraîcheur « sa terœetéî Son: ilTamoUit, il la plii.se, il lu détend; parfiïis il empêche le dévelo|^ment des mamelons et occasionne rinduralion des glandes mammaires, Il faut donc en défendre séïéfiiient l'usage aux jtuncs nijcs impubérea, ei, pour les en dispenser dans la suite, favoriser le développement de leur swiÈme musculaire par l'eiercice. la gïiiinastiiiuc. les bains froids. Les femmes ï (ormes nnn ewbérantes doivenî s'en abstenir toujours; celles qui sont dans des conditions inveraes ne l'emploienmt quaver les modi&cations précitées. Pendant la grossesse, les femmes dtuïpnt éïiter toute pression sur quelque partie dn corps que ce soji; J'aacension de l'utérus repousse déjà les organes abdominaux vers le diitÂugme dont ils gênent rabaissement; une constriction circulaire du thorax rtduirait |>»iiplUtioa borittuuk de Mte cavité, et sinciienii fe danger Quotidien des

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122 DES MODIFICATEURS. ^ APPLIGATA. [htgiènb

de trop; à lear compression s'ajoute celle que l'utérus exerce sur Torigine des vaisseaux cruraux pour produire l'œdème et les varices des jambes. La femme enceinte a besoin de vêtements amples, flottants et chauds. Nourrice, elle doit soutenir le volume et le poids de ses seins distendus par le lait, sans les comprimer; entretenir la chaleur sur sa poitrine à l'aide de vêtements chauds dont les ouvertures permettent un fadle accès à l'enfant; pendant la période critique, elle épargnera à ses organes, et particulièrement à ses seins, toute pression, tout froissement, quoiqu'elle soit le plus souvent alors obligée de les soutenir.

3*> Convcdescence^ imminence morbide. — Le convalescent partage avec l'enfant la mobilité du pouvoir caloriûque; le froid le pénètre rapidement, mais il se réchauffe moins vite que l'enfant Aussi doit-^il se couvrir avec soin et abriter plus particulièrement l'organe qui a été malade : on sait combien les convalescents des phlegmasies abdominales redoutent Timpression du froid sur le ventre, avec quelle facilité s'infiltre par cette cause la peau des ci-devant scarlatineux, etc. Souvent il y a lieu d'entretenir une douce révulsion cutanée. Pour tous les cas, soit qu'il s'agisse de stimuler directement la peau, ou de mettre en jeu sa solidarité avec d'antres organes, ou de seconder la calorification, la flanelle est un précieux modificateur qui satisfait à ces indications ; elle est surtout utile quand il existe quelque prédisposition du côté des voies i^piratoires : une chemise, un caleçon et un gilet de laine sont l'équivalent d'une friction molle et continue sur tonte l'étendue de la peau; ils circonscrivent en même temps autour du corps une atmosphère et, si l'on peut ainsi dire, un climat particulier, seule ressource de ceux qui n'ont pas les moyens d'émigrer dans les pays chauds. La demeure privée et les vêtements sont les seuls moyens qui puissent suppléer à l'absence d'un climat convenable. Mais pourquoi affubler de flanelle tant de vivaces organisations qui n'en ont aucun besoin, et dont on émousse par cet abus la sensibilité cutanée? Pourquoi détruire, dans l'état de parfaite santé, les ressources de la maladie? Permis aux gens nerveux de garantir leur chélive machine sous des vêtements de laine ; encore feront-ils mieux de s'en passer et d'exercer la réaction de la peau par l'emploi gradué des lotions et des affusions d'eau froide. Quant aux lymphatiques, qui pullulent partout sous la triste imminence des tubercules, du carreau, des scrofules, etc., la flanelle leur donne chaleur et sécheresse; elle stimule directement leurs tissus dans la saison où ils sont privés de la stimulation plus salutaire d'un air riche de rayons calorifiques et lumineux; mais il est au moins inutile de couvrir de laine les sujets sanguins et colorés, les robustes constitutions, qui s'accommodent mieux d'étoffes fraîches et conductrices.

IIL — Circonstances extérieures.

1 " Ptriodicité diurne, — Les circonstances de la journée exigent souvent que l'on change de vêtement ; cette mutation agit à peu près comme les vids-

PRiTii] DES VÊTEMENTS. 123

situdes atmosphériques, moins l'influence directe de celles-ci sur les voies respiratoires : elle comporte des précautions qu'il est inutile de détailler, surtout chez les enfants et les valétudinaires. Rien de moins raisonnable que de remplacer, pendant les soirées d'hiver, le vêtement chaud de la journée par de frêles et légères parures, que Ton craint de froisser par la superposition exacte d'un manteau. Que de jeunes femmes ont payé de leur vie ou de leur santé les charmantes témérités de leur toilette, et combien de ces belles épaules nues sur lesquelles la mort pose, au seuil du bal, sa froide main ! Dans les pays chauds, les oscillations de la température sont si marquées du jour à la nuit, que le vêtement du matin ne peut servir le soir, où la rosée se condense à la surface du corps. Le lit remplace le vêtement pendant la nuit ; le malade s'y réfugie comme dans un milieu plus approprié à ses organes. De toute manière, la moitié de la vie humaine se passe au lit ; il n'est donc pas inutile d'insister sur les conditions de cet appareil vestimentaire. Sa base est le matelas, plan élastique et mou qui résulte d'un mélange de laine et de crin. Le lit de plume ne le vaut pas et s'imprègne de l'humidité et des exhalaisons; il entretient le corps dans un état de chaleur et de moiteur qui affaiblit les principales fonctions et le système musculaire, là est l'origine de maintes névralgies, congestions viscérales, pollutions nocturnes, etc. La laine n*est pas exempte de ces inconvénients ; le crin doit lui être préféré. Les observations du docteur Stark trouvent ici une application utile. Dans beaucoup de pays, on emploie avantageusement à la confection des matelas des productions végétales telles que la balle d'avoine, les spathes de mais, la fougère, certaines mousses moelleuses, des goémons, une zostère foliacée; elles procurent un coucher ferme et frais, qui convient aux individus jeunes, sanguins, irritables, etc. , mais il importe de les renouveler assez fréquemment Les matelas doivent être cardés une ou deux fois par an, leur toile lavée, leur contenu purifié au moyen de l'aération, du lavage, des fumigations. Le nombre et répaisseur des matelas, les paillasses à ressorts métalliques ou rembourrées de |)aille et de foin, donnent au lit sa hauteur, son degré de souplesse ou de résistance, son pouvoir conducteur du calorique auquel contribuent les draps, les couvertures, les duvets. Les draps de toile ou de coton ne sont pas connus dans l'Orient, où Ton ne se déshabille que partiellement pour se coucher; ils ont une utilité incontestable : ils seront d'un tissu ni trop grossier ni trop fin : dans le casernement militaire, ils sont changés tous les quinze jours, cette règle devrait être étendue à tous les établissements civils. Les couvertures sont de larges écrans qui s'opposent au rayonnement du corps qu'ils abritent, et leur effet protecteur est en raison de leur épaisseur et des matières qui les composent. Dans le Nord, on se couche entre deux lits de plume qui accu«* mutent le calorique, provoquent la transpiration et en retiennent les produits; les oreillers dits édredoas ont une partie de ces inconvénients. En général, on compote les lits d'une manière trop uniforme, alors qu'ils doivent être appropriés, comme lii vêtements mobiles* aux conditions de l'individualité et de la

iU DES MODIFICATEURS. -* APPLIGATA. [htgiénc

climatologie. Une couche trop flasque, trop chaude^ amollit les jeunes organisations, prolonge sans besoin leur sommeil, énerve leur vigueur musculaire, leur ôte l'appétit, rend leur digestion pénible et leur nutrition languissante : les femmes délicates, les vieillards, s'en accommodent mieux ; encore Thabitude, prise dans les jeunes années, peut-elle beaucoup pour eux. « Quod enim contra consuetudinetn est, nocet, sen molle ^ seu durum est. >» (Celse. ) Toutefois, pour tous les individus faibles par Page, par la constitution ou la maladie, les moyens de protection doivent être renforcés au lit, le corps réagissant moins pendant le sommeil contre les causes extérieures. Dans Tétat de maladie, le lit acquiert une importance extrême et contribue^ par sa disposition, à Tissue du traitement : tantôt le corps, impuissant à se redresser dans la verticale, a besoin d*un support moelleux qui permette le repos absolu des muscles ; tantôt un lit mécanique aidera à varier utilement les altitudes. Las lits durs, inégaux, humides, ne sont-ils pour rien dans les gangrènes cutanées qu'on observe si fréquemment chez les typhoïdes traités dans les hôpitaux ? L'homme sain, comme le malade, doit être affranchi au lit de toute compression, de toute ligature ; un air pur doit s'offrir à sa respiration et circuler sans obstacle autour de sa couche.

2® Périodicité annuelle. — « Les vicissitudes des saisons, dit Hippocrale, engendrent beaucoup de maladies. » Axiome vrai chez nous comme en Grèce. La statistique de nos hôpitaux montre l'accroissement numérique et l'aggravation des maladies au printemps et vers Tautomne : le vêtement est destiné à combattre la cause de ces maux, car il est le correctif de l'atmosphère. Le pouvoir calorifique de l'oi^anisme ne peut se proportionner d'emblée aux mobiles agressions de la température ambiante : il est lent à se renforcer aux approches de l'hiver, lent à décroître en été. D'ailleurs les nuits de l'été ressemblent parfois aux journées de l'hiver. Comme il est impossible d'opposer aux caprices de l'atmosphère une perpétuelle variété d'habillement, nous posons en règle qu'il ne faut modifier celui-ci qu'aux époques culminantes des deux moitiés de l'année, caractérisées par le maximum et la stabilité de la chaleur ou du froid. Pendant les saisons transitoires^ et au début de l'hiver et de l'été, nous recommandons l'uniformité des vêtements de drap. On a retranché du costume militaire les pantalons de toile, et le soldat s'en trouve bien. En Afrique, la santé de nos troupes s'est améliorée avec l'usage permanent des Uahiis de laine; même rcmaniue a été faite aux Antilles par Rochoux. Plus d*"no {Personne, à notre connaissance, s'est guérie d'une excessive suscepti- ^ililé «les bronches ou des intestins, en renonçant aux mutations périodiques J<*s vêtements. La laine est un élément principal de la prophylaxie au Sénégal, " 'a Jamaïque, à Calcuta, etc. ; et comme la plupart des régions tropicales sont iifestées de marais, les tissus do laine ont l'avantage d'être peu perméables "X effluves, et d'entretenir l'action éliminatoire de la peau. La population '**|îgôue de rorient donne partout l'exemple de ces usaiçcs cosmétologiques "I sont l'expression naïve des besoins, et dont deux particularités frappent le

paiTÉE] DES VÊTEMENTS. 125

voyageur : Tune est c soin avec lequel elle prolége la tête; Taulrc est l'adoption universelle d'un large écran en forme de manteau : hêram du Bédouin pauvre, burnous de l'Arabe aisé, caban du Moréote, du pâtre corse, du Maltais, etc. Ce vêlement, ample et d'un tissu mauvais conducteur, les défend le jour contre les rayons solaires, le soir contre la rosée. Excepté le nègre, qui expose au soleil sa tête lanugineuse et grasse, tous ont des couvre-chefs : l'indien son parasol, le Turc son hemma ou turban en châle, le pauvre fellah une calotte de laine, le matelot des ports de la Méditerranée son bonnet phrygien, l'Espagnol son sombrero à larges bords, etc. Il y faut ajouter, il faut populariser dans nos colonies et fournir à nos soldats en marche sous les rayons du soleil d'Algérie ou des tropiques un léger burnous de cotonnade blanche qui aura la salutaire propriété de les maintenir dans un milieu moins chaud de 10 à 12 degrés centigrades que l'air extérieur; il conviendra encore de blanchir à l'extérieur leurs habitations dans ces contrées, de les y faire camper sous des tentes de même couleur : déjà les Anglais, dans les Indes, font usage du burnous blanc conseillé par Coulier ; il s'agit d'en généraliser l'usage au proGt de !ios troupes dans les pays chauds. Dans les climats septentrionaux, la superposition des vêtements de laine et des fourrures oppose une barrière épaisse à l'atteinte du froid. Le capitaine Ross mentionne la surprise de ses matelots à la vue des Groenlandais se dépouillant successivement d'un grand nombre de vêtements qu'ils entassent par-dessus une fourrure fine et douce placée en contact immédiat avec la peau. La forme étroite des vêtements contribue à maintenir au corps sa température, et si dans nos climats tempérés elle a pour but la facilité des relations, elle répond dans les climats du Nord à une nécessité de l'existence. C'est dans les climats extrêmes que le vêtement est le mieux compris et le mieux appliqué. Dans nos pays, où la succession des saisons est rapide et imprime de continuelles fluctuations à l'atmosphère, on se résigne à grelotter en hiver, à étouffer en été, parce qu'on prévoit le terme prochain du froid et de la chaleur. Chaque température étant également instable, on se dispense bien à tort de déployer assez de ressources contre un ennemi passager.

Les vêtements que Ton quitte sont imprégnés de matières excrémeulitielles et de substances du dehors. Les tissus de lin, de chanvre et de coton, s'en débarrassent parfaitement par le lavage; les vêtements blancs d'autres étoffes laissent voir aisément leur degré de propreté. Le lavage entraine les matières qui souillent les tissus, chasse et renouvelle l'air plus ou moins altéré qui séjourne dans leurs mailles ; mais il importe que la dernière eau de lavage soit pure et s'évapore sans résidu, que le séchage ait lieu à l'air libre et ventilé. Les vêtements épais de laine, les étoffes de soie, de velours, se prêtent peu à cette opération; il faut au moins les battre et les aérer aussi souvent que possible. Les odeurs qui imprègnent les vêtements s'en dégagent par la simple ex|X)sition à l'air et comme par rayonnement (voy. plus haut, Vric men(s) ; parfois il y a lieu d'y joindre des lotions chlorurées, savonneuses,

;9Mïfim, (M «fat fefWgmM» atee le dUare, afec radde stfÉrenfgife); on p<mt «»iir/>re, dam len cas oà Ton soopçomie l'afamrpiMMi pir les ftenaiti de mmnm on de f irm emicafpf»», les Momenni à des counuitB d'ar cbnft à lOOd^ttréseeiitiçraMiesaBiWMiis, on dnifâ de f^)e9r d'eaa d^ne coopératnr^ ^«nj^newe ii celle de réhoniticHi^ foi emraiBent oa dénattseat les pria- Cfp«»s délétères e» traterssiit le tism (m leur OMnwniqiieiit ne pfa» ^snmâe erpanskm tin j dépodant do cakMrWioe. Les parfiims ne serreat ifnli masquer les wkmt dé»gréables sans déirwre la caase nuisible fat les eihale.

ARTicu a

On entend par f:t^im^ii^n (x^ffm^^ beauté ; s<>$^, f orne) les sohstances» apfrfk|nées an corps de Vhmnmt dans le dessein de rembeflîr oo d'en dégaimr les défaut» ; rbygfène ne s'en oecope qo'aotaat qo'eles cootriboeot ^ U cm»sef?atfrm de la peao et de ses dépendances, l/osage des cosmétiques remonte k la pins hante antiqnhé, amsi qo'on le foit par des passages d'Oride, de Martial, de Soétone, de ititénal, etc., et par les recherches d'éradltioo de Triller, Wodel, U^rgaïf Tromimâoril, etc. Hippocrate, Celse, Galien, Paal A'P^imf FHne, en ont donné de nombreoses formules. Les ooctions que fiait le .Septentrional a? ec de lliofle de baleine on de feao marin, les peintures bi- Mfff^n dont se contre le sattrage de rAmériqne, le tatouage si commue parmi les peuplades de TOcéanle, et qol s*est étendu parmi quelques dasaes d'Européens, sont les manifestatlofis d*un instinct de beauté qui se lie souTent à ririfitinct de la consertstion. Dans on trarail In li l'Académie de médecine (1), flet fil, après s'être II? ré ani plus doctes recherches sur l'emploi des cosmétiques che% les anciens, et parlicnllèrement chez les Romains, passe en rerue la plupart dewnisrnéilqnes annoncés dans les Journaux et fendus par les parfumeurs; il f lémiynl re par le résultat des analyses chimiques qu'il entre dans leur composition d«*s siilystances toxiques d'une grande énergie et capables d'exercer une aaion fuiH'sli', non-seulement sur la peau, mais sur Téconomie entière ; il fait ressortir s¥ec raison cette étrange lacune de notre législation qui soumet à des visiles |)érlodiqucs pharmaciens, droguistes, herboristes, épiciers, etc., et laisse rti delmrs do ce contrôle les parfumeurs débitant II toutes les dupes de leur rliarlatanisnus è toutes les victimes de la Ysnité corporelle, les produits de Ifur Audscleimi* et mensongère industrie. lle?eil signale, dans le Manuel du imrfummr^ 55 fomiules h substances vénéneuses, sans compter Téther, le rhloroforme, l'slun rsiciné, etc. : 5 de ces formules contiennent des pré- |Mrslioiis arsiMiirnles, 5 de plomb, /i de nitrate d'argent, 5 de mercure, 6 d*opiuni, *1 cli^ srille, *j de rantliarides, 3 de chaux vive, k d'essence d'amandes

(\) \ov#a *•♦*••! **• l'i**»M* «t 0. neveti, />w odeurs^ fies pnrf\tni<, des rosmifiifiit', rfr, /*srt«. INtii'i, |i. V'iO (•( iiiiv.. où ce mémotro est en parti reproduit.

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anièrcs en proportion considérable, etc. Espérons que le courageux appel du savant chimiste à la sollicitude de Tautorité sanitaire sera entendu.

La nature des substances employées comme auxiliaires de la toilette, comme correctifs de certaines altérations accidentelles ou naturelles de Textériorité humaine, coudoirait à les diviser en cosmétiques physiques et chimiques; mais le plus souvent ces deux ordres d*agents se confondent dans les compositions usitées, qui diffèrent principalement suivant les régions du corps auxquelles on les applique. On peut donc les classer en cosmétiques du système pileux, des dents, des oriGces muqucux , du tégument externe, et, sous le rapport de la sécurité, en cosmétiques innocents et en cosmétiques toxiques.

1° Cosmétiques du système pileux. — Ils ont pour but Tentretien des cheveux, leur reproduction, leur coloration. Nous avons parlé plus haut des moyens qui répondent plus ou moins aux deux premières indications. Il nous parait qu'un traité d'hygiène n'a pas à enregistrer les formules des pommades plus ou moins en vogue, les inventions que le charlatanisme propage sous des dénominations retentissantes et souvent burlesques ; ce sont toujours des graisses, des huiles d'unandes douces, d'olive, de noisette, etc., parfumées |)ar l'addition d'essences, de teintures, d'esprit de rose, de bergamote^ de jasmin, d'œillet, etc. La graisse d'ours vantée n'est même pas de la moelle de bœuf, qui serait la meilleure base des pommades ; mais à cause de son prix élevé, on la remplace par un mélange de graisse de veau ou de bœuf et de porc. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit de la calvitie : naturelle et congénitale, ou sénile ; survenue à la suite de la variole ou des fièvres graves, dans le cours de la phthisie, après certaines couches, au milieu des conditions de détresse et de souffrances morales, par l'effet des veilles opiniâ* très ou des excès du coït; liée à la cachexie syphilitique ou à différentes formes d'éruptions du cuir chevelu; toujours curable avec l'ecxéma, l'impétigo, comme avec l'affection vénérienne, etc. , on comprend ce ;que ces diversités dans l'origine et dans la nature d'un même symptôme laissent de latitude au pronostic, et par conséquent aux tentatives d'un art équivoque.

La teinture des cheveux est une pitoyable ressource de rajeunissement à faux, car elle jure avec les rides, avec la flétrissure sénile du derme, avec l'affaissement général delà démarche si caractéristique de Thomme à chaque époque de sa vie. L'âge est une harmonie physiologique ; en dissimuler quelques effets partiels, c'est produire des oppositions choquantes, des contrastes grotes({ues : le vieillard gague*t-il à penire la sérénité placide du front, la majesté des cheveux blancs, sans atteindre à l'illusion d'un autre âge? — Les cosmétiques destinés à la coloration des cheveux sout de deux sortes : les uns inoffensifs, mais de couleur infidèle, déteignent sur les mains, sur le linge, etc.; les autres leur commuuiquant une couleur franche et solide, mais d'un emploi dangereux; toutes deux donnent lieu pour leur application à des manœuvres longues et fastidieusesi ôtant aux cheveux leur souplesse. Parmi les premières, on peqt mentionDer les infusions de fèves, de cônes de cyprès, de

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