V. — Mouvements spéciaux
Nous comprenons sous cette dénomination Texercice des oi^anes de la voix et les méthodes de gymnastique.
L Phonation, — L'exercice des organes de la voix a lieu par la conversation, par la lecture à haute voix, par le chant et la déclamation ; les eiïets de ces divers modes de phonation portent sur les poumons, sur le larynx et les organes accessoires de la parole, sur les organes abdominaux, sur le système nerveux et sur le moral. Les poumons, réservoirs de l'air, en reçoivent davantage par des inspirations plus fréquentes et plus profondes ; ils sont directement exercés, ils augmentent de volume et le thorax se prononce en proportion. L'exercice modéré de la lecture à haute voix et du chant doit faire partie du système de gymnastique qui tend à compléter chez les jeunes gens le développement plus on moins arrêté de la |X)itrine et des poumons. Le larynx représente un sorte d'embouchure élastique et mobile du porte-voix cylindroïde, il se fortifie et se prononce chez les chanteurs : en est-il de même du reste du canal aérien? Les muscles de la respiration, les parois de la poitrine, le diaphragme, qui agissent comme un souQlet, participent aux avantages de l'exercice; le diaphragme imprime des secousses successives aux organes abdominaux dont elles facilitent les fonctions ; de là l'opinion de Celse, accréditée par l'expérience, que la lecture à haute voix après le repas favorise la digestion ; mais le chant et la déclamation exigeant des mouvements plus étendus du diaphragme, auraient à souffrir de la plénitude de Testomac et menaceraient l'encéphale : les avocate et les chanteurs le savent bien, et ils se contentent d'une léBàre coUatioa avaet de se rendre au palais et au théAtre. Les organes précités.
nitTÉt] DES MOUVEMENTS EM PAHTlCUUER. Sè7
le pharynx, le voile da palais, qui agissent surtout dans les cris et les sons aigus ; les piliers et la luette, qui servent à briser Tair ; l'épiglotte, vraie 80tt<> pape; les fosses nasales, les sinus maxillaires, la langue, les lèvres, que Dodart a bien appelées glotte labiale ; les joues, les arcades dentaires, l'ouverture antérieure de la bouche et des narines, sont en quelque sorte la caisse, les touches, les clefs et le pavillon de Flnstrunient vocal, et contribuent plus ou moins à la production, à l'intensité et aux diverses modifications de la voix (Colombat). Toutes ces parties ressentent les effets de la phonation ; si cet exercice ne dépasse point les bornes convenables, elles se perfectionnent dans leur jeu, et la voix acquiert plus d'étendue, de fermeté et de souplesse. Le simple parler fatigue peu, le chant davantage, la déclamation le plus ; dans tons les modes de phonation, la voix se fatigue d'autant plus vite qu'elle sort plus de son médium, qu'elle vent acquérir plus d'intensité ou passer subitement des notes très-basses aux notes très-aiguës, ce dont on trouvera plus loin l'explication physiologique. Eïit-il besoin de rappeler ici les sympathies de la voix avec les organes sexuels et le système nerveux? Elle se nuance ou s'éteint sous le coup des émotions morales; en retour, la simple émission de la voix agit sur l'âme, et la parole articulée lui apporte les matériaux de son activité; c'est pourquoi on ne pent apprécier sainement les effets de la phonation ou dn silence sans prendre en considération la part qu'en reçoit l'être moral.
L'excès dans le parler, les chants, les cris, la déclamation, provoque la fatigue du larynx et des muscles thoraciques, des douleurs dans les régions dorsale et mammaire, des accès dyspnéiques, l'aphonie purement nerveuse et |)assagère, ou, dans la gorge, le larynx et les bronches, un état d'irritation marqué d'abord |)ar le dessèchement de la muqueuse et qui s'élève facile» ment au degré phlegmasique : de là des angines, des pharyngites chroniquesi des nuances de laryngite avec altération du timbre, de la' flexibilité et de l'étendue de la voix. Si l'excès de phonation est habituel, on doit craindre des liémoptysies, l'aphonie durable, la phthisie laryngée^ l'emphysème pulmonaire, des affections des gros vaisseaux et du cœur, les congestions vers la tète, etc. : cette imminence morbide se rapporte aux individualités avec leurs différences de prédisposition, de structure, etc. Benoiston de Châtcaunenf (1) n'a pas trouvé en dix ans, sur les registres de quatre hôpitaux de Paris, un seul décès par phthisie appartenant aux professions de crieurs publics, chan* teurs, etc., lesquelles passent pour être fatales à la poitrine ; on ne voit point» dit-il, les prédicateurs, les avocats, les comédiens, être moissonnés par la phthisie. Mais ces faits, qui sont loin d'être sufiisainment démontrés, n'éu* blissent la présomption d'innocuité des efforts considérables de la voix que pour les poumons robostes; les individus faibles, à respiration courte et gênée, prédisposés anx affections de poitrine, ne soutiendraient pas ces professions; ils s'en éloignent après les avoir essayées, et tel doit être Tavis du médecin à
(1) Benoiston de Châteauneuf, Annales (t hygiène, V série. Paris, 1831, t. VI, p. 5 et suIy.
248 DES MODIFICATEURS. -- GESTA. [wtQltwt
leur égard : car, si les efforts de la voix sont supportés par les gens bien constitués^ si le chant et la déclamation favorisent chez eux le développement des poumons, ceux qui présentent quelques signes de prédisposition aux tubercules, à Tasthme, à la bronchite, etc. , ne pouiTaient gagner à ces exercices que des troubles fâcheux, prompts à récidiver et à s'aggraver.
L'abstinence du parler, le silence absolu et prolongé entraîne Talanguissement des fonctions digestives, débilite les organes de la respiration et de la voix, prédispose à la tuberculisation pulmonaire, engourdit les facultés cérébrales (1). Toutefois le silence doit produire des effets différents, suivant qu*il est volontaire ou imposé, qu*il coïncide avec l'interruption de toute relation sociale, comme dans les ateliers pénitentiaires où la parole est suppléée par un autre mode d'expression aussi bien que chez les sourds-muets.
La voix présente des différences plus ou moins stables qui dépendent des conditions de Forganisme ou du dehors : faible et aiguë chez les enfants, d*un timbre puéril chez les femmes dont le larynx a le tiers seulement du volume de celui de Thomme, modifiée par Fétat actuel de Fâme, par les habitudes et les professions, elle est d'autant plus forte, en général, que le larynx a plus de développement et la poitrine plus de capacité : après un repas copieux, la distension de Festomac détermine l'ascension du diaphragme et le raccourcissement de la cavité thoracique; il en résulte que la voix paraît alors plus faible. Elle est plus belle, plus aigué dans la saison chaude, plus grave et plus rauque en hiver; c'est le Midi qui fournit les voix de la sonorité la plus pure et la plus claire, tandis que les basses viennent en majorité du Nord; Fharmonie de l'organisation humaine avec le milieu dimatérique contribue à la différence des idiomes et détermine le goût musical des nations. Les moyens de perfectionnement de la voix sont la lecture à haute voix, le chant, la déclamation ; mais ces exercices doivent, comme tous les autres, être proportionnés et appropriés à la constitution des individus ; ils doivent surtout, comme nous l'indiquerons plus loin, se combiner avec un mode de respiration qui ménage les organes vocaux. Les vices de la parole ont été divisés par Colombat en cacomuihies, résultant de l'altération du son de certaines lettres, ou de la substitution d'une articulation à une autre (grasseyement, blésité^ lallation, iotadsroe, zézayement), et en dyslalies, résultant du défaut de coordination des mouvements des organes phonateurs (bredouillement, bégayements divei*s, cboréiforme, épileptiforme, etc.) ; ces différents vices de la parole sont idiopadiiqnes on symptomatiques d'une foule d'états morbides, d'altérations mécaniques ou organiques de l'appareil de la phonation ou de l'encéphale, etc. : c'est ce diagnostic, souvent difficile, qui doit servir de base à leur traitement. Ceux qui ne dépoident pas d'une cause interne organique ou mécanique, ont donné naissance à une gymnastique spéciale, connue sous le nom à'orthopho^
(1) Coindet, Observations iur V hygiène des condamnés détenus dans la ptison péniientiaire deUenèie (Annalei (t hygiène, 1838, t. XIX, p. 266).
finrtB] DES MOUVEMENTS EN PARTICULIER. 240
nie. Golombat, Ârnott, Malebonche, etc., ont proposé des méthodes diverses dont l'examen ne doit point trouver place ici (1). Le plus fréquent des vices de la voix, c'est le bégayement, qu'Arnott et Scimithess considèrent comme une affection spasmodique de la glotte, et dont l'essence, d'après Millier, consiste dans un état pathologique des mouvements associés du larynx et de la bouche; porté à un haut degré, il détermine des mouvements irréguliers dans les muscles de la face. Mûller propose, comme principe d'un traitement naturel du bégayement, de chercher à faciliter l'association entre les mouvements du larynx et l'articulation ; l'un de ces moyens est le chant, où la part que prend le larynx à la prononciation est observée plus attentivement que dans la parole ordinaire.
La conservation de la voix exige un régime bien adapté à la constitution de l'individu, l'abstinence des mets salés, épicés, des condiments forts, des liqueurs alcooliques, la modération dans les plaisirs vénériens, l'entretien soigneux de la peau, l'usage des boissons douces, sucrées, onctueuses, non froides pendant ou après un exercice long ou forcé, des précautions contre les refroidissements subits; le lait, le blanc d'œuf, semblent surtout bienfaisants au larynx. Pendant le chant et la déclamation, le cou doit être affranchi de tout lien, de toute compression, ainsi que le thorax, et particulièrement à sa base : la voix perd de sa force, de son étendue, de son agrément, toutes les fois que les parties qui concourent à sa production sont gênées dans leurs mouvements ; de plus, le sang s'accumule pendant l'effort du cri, du chant ou de la déclamation^ dans les poumons, le cœur, les gros vaisseaux, les jugulaires, etc. ; et pour peu que le sujet soit âgé, pléthorique ou porteur d'une lésion naissante de l'un de ces organes, des accidents subits le menacent: une erreur de toilette lui vaudra une rupture vasculaire, une apoplexie foudroyante, etc. Une nouvelle espèce de voix, introduite dans l'art, la voie sombrée, couverte, ou voix en dedans, a des inconvénients graves : si l'on observe le chanteur qui l'emploie, surtout à la suite d'un passage où le chant a été soutenu, ou à l'occasion d'une note très-aiguê qu'il a fallu enlever, la coloration du visage, le gonflement des jugulaires, la véhémence des gestes, témoignent de la puissance qu'il a dû déployer pour atteindre le but C'est que l'effort et la voix sombrée ont la plus grande analogie dans leur mécanisme ; pour l'un et l'autre, il faut accumuler beaucoup d'air dans la poitrine, puis le chasser avec force et sans interruption vers une ouverture rétrécie oi| fermée; de là, distension des poumons, retard dans le renouvellement de l'air, langueur de l'hématose, obstacle ao cours du sang, etc. C'est ce qui fait que pour certains chanteurs, le théâtre est, de leur propre aveu, un champ de bataille; en effet, les prin-
(1) VoyeiMûlkr, Manuel de physiologie, traduit par Jourdan. Paris, 1851, t. H, p. 255. — Félix Toîsin, Du bégayement^ ses causes, ses différents degrés^ etc. Paris, 1821. — Oré, Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, Paris, 1866, t. IV, p. 716 et tuiT, — Guillaume, Dictionnaire encyclopédique des sciences médi^ cales, Pivis, 1869, art. Bégathooit.
S5Ô DES MODinCATËUIlS. — GESTA. [itciéhe
cipales fonctions souffrent de ces efforts répétés et sontenos, la circulation Teinease s'embarrasse, les s^'stèiiies capillaires s'engorgent, etc. (Diday et Pétrequin).
En y réfléchissant, on troove que l'hygiène spéciale dn chanteur, de Torateur, etc. , réside surtout dans une bonne méthode de respiration ; la phrase musicale ou parlée étant l'ensemble des sons diversement modulés pendant l'acte de l'expiration, ralentir celle-ci autant que possible, c'est-à-dire retenir l'air dans les poumons, est la condition première de la production de la voix. Le chaut, l'éloquence, néce^ssitcnt une série de phrases dont chacune ne peut être émise que pendant l'expiration; l'inspiration s'effectue entre deux phrases, et pour ne pas entraîner une interruption dans le chant, dans le discours, elle doit être aussi courte que possible, tout en fournissant le plus grand volume d'air aux poumons ; de là, entre les agents de l'inspiration et ceux de l'eipiration, une lutte justement appelée lutte Yocale par MandI (i ), et qui entraîne, suivant son degré d'énergie et de durée, toutes les conséquences des efforts ordinaires, fatigue momentanée, fatigue persistante, diminution de lacontractilité des fibres musculaires, altération de leur consistance et de leur structure, etc. , sans omettre les effets généraux d'une dépense disproportionnée de forces. MandI a bien étudié la part qui y revient au mode respiratoire :
1** Beêpiratian abdominale. -- Un seul muscle, le diaphragme, agrandit le diamètre vertical du thorax; la dé|)ense de force est minime, puisqu'il n'y a à déplacer que les organes mobiles et mous de la cavité alidominale; l'expi* ration est-elle prolongée pour les besoins du chant ou de la parole, point de fatigue dans les parois thoraciqoes; le larynx, n'étant ni élevé ni abaissé dans les deux actes de la respiration, conserve sa mobilité naturelle pour l'émission des sons articulés et cède au moindre effort de ses propres muscles ; la glotte, qui reste à peu près immobile dans la respiration diaphragmatique, présente ses cordes à l'état normal de tension et de rapprochement mutuel.
2' Respiration costo-suftériiure, — Elle met en jeu un grand nombre de
muscles pour le déplacement des côtes supérieures, de la clavicule, de l'oinu-
plate, des vertèbres et quelquefois du crdne, pour dilater la moitié supérieure
de la cage thoracique ; de là, pendant l'expiration prolongée du chant, une
lotie vocale qui fatigue les muscles de la poitrine à cause de la résistance que
leur opposent les nombreux agents d'inspiration et les parties ossocartilagi-
oeoaes. Le larynx, fortement abaissé pendant l'inspiration et devant s'élever
pour l'émission des sons qui coïncide avec l'expiration, est sollicité par deux
onctions en sens inverse ; d'où la fatigue de ses muscles extrinsèques. La lutte
grandit à mesure que les phrases deviennent plus longues et les notes plus
*^(!S : alors on volt les muscles du cou tendus, les veines gonflées, etc. Cette
lutte ne finit pas aprc-s la première émission des sons aigus qui a nécessité
(1) Umdï, Comptes rendwt fie t Académie des sciettces, 12 man 1855, et Gnzett ^^^^9 même année.
fmtÊ] DES M013YEMBNTS EN PARTICULIER. 251
l'élévation considérable da larynx : les mnscles abaisseurs de cet organe (Bterno-hyoîdiens et sterno-thyroïdiens) contînneni d'agir en soulevant le sternum et la clavicule jusqu'à l'expulsion complète de l'air inspiré ; l'hyoïde et le thyroïde sont donc tirés en sens opposés pendant la durée totale de l'émission de la voix. La respiration eosto-supérieure abaissant le larynx, les cordes vocales sont très-relâchées et la glotte très-élargie : or Témiasion de la voix exige le rétrécissement de celle-ci et la tension de celles-là; c'est une autre lutte qui s'établit dans les muscles intrinsèques du larynx et qui peut aller jusqu'à une sorte de constriction de la glotte> donnant lieu à l'étranglement de la voix; les sons élevés dégénèrent alors en cris aigus, à cause de l'extrême étroitesse de la fente glottlqne.
3» Respiration costchinférieure. — Elle s'exerce par les côtes inférieures et flottantes, laissant presque en repos les côtes supérieures ; si elle ne se combine pas avec on autre type de respiration, elle fatigue plus que la respiration diaphragmatiqne et beancoup moins que la costo-supérieure.
Il résulte de ces données qu'il faut proscrire dans le chant, dans la déclamation, etc., la respiration costo-supérieure : elle peut occasionner à la longue, d'après Mandl, nne excessive sensibilité des muscles intéressés et leurs contractions spasmodiques, des tiraillements dans la région mammaire, des enrouements instantanés, l'atrophie des muscles intrinsèques du larynx avec perte de leur contractilité, et par conséquent l'aphonie. La respiration abdominale est sans contredit celle qui réduit au minimum la lotte vocale, puisqu'elle laisse les organes principaux de la voix dans leur position et dan^leur tension naturelles pour le moment de l'expiration qui défraye la nH)dulation du son. Le type costo-inférieur, que Mandl appelle type latéral, termine le plus souvent la respiration diaphragniatiqnc, et alors il est sans inconvénient; mais quand l'inspiration débute par l'ampliation latérale du thorax, elle se combine, pour devenir profonde, avec une inspiration costo* supérieure, et reproduit tontes les canses de fatigue et tous les inconvénients inhérents à ce dernier mode. La physiologie comparée confirme ces conseils i les oiseaux chanteurs ne dilatent, pendant l'inspiration, que leurs parois abdo^^ minales ; leur thorax reste immobile dans sa partie supérieure, dépourvue des oerfs et des muscles qui la mettent en mouvement chez les mammifères. On ne peut donc que déplorer avec Mandl que dans la méthode officielle de chant dn Conservatoire de masiqne à Paris, on ait imprimé des préceptes de respiration poor le chant, qui sont condamnés par la science et par l'expérience, car ils ramènent à la respiration costo-supérieure*
IL Gymnastique. — Les gymnases étaient une des grandes affaires de l'antiquité (voy. L I, Historique). Athènes en avait trois : le Lycée, le Cynosarqne et l'Académie, placée sous la buneillance d'un magistrat élu par le peuple, le g}'mnasiarque; chaque gymnase avait un directeur ou gymnaste, chargé de la direction méthodique des exercices et de leur appropriation à l'âge, à la force des élèves^ qoi urouvaient dans le pédotribe un guide pour le détail des ma«
252 DKS MODIFICATEURS. — GESTA. [ITGIÉKB
nœuvres; en outre, des palestres (iraXv}, lotte) servaient à former des athlètes de profession. La gymnastique était militaire, athlétique et médicale, suivant le but que Ton se proposait. La première avait pour base Toplomachic ou le maniement du javelot, de l'épée, de la lance, de Tare, de la massue, etc. ; la seconde les jeux du stade, tels que la course, la latte, le pugilat, le pancrace, le disque ou palet, le saut, le pentathle^et déjà Hippocrate, Galien, la condamnaient à répoque de ses succès. La dernière, fondée par Iccus de Tarente et par Herodicus, contemporain d'Hippocrate, n'était antre chose qu'une combinaison empirique d'exercices gymnastiques et de préceptes diététiques ; préconisée par Hippocrate, Galien, Ceise, Oribase, Diodes, Asclépiade, etc., qui en ont fait l'objet de leurs observations, elle est la seule qui mérite d'être conservée; elle avait pour but l'accroissement des forces, la conservation ou le rétablissement de la santé. Les maîtres de g^-mnase, appliqués exclusivement à la culture de leur art sous les auspices des médecins, habiles à former des athlètes, des lutteurs, des coureurs, des sauteurs, des pugilistes, n'ont plus d'analogues parmi nous, si ce n'est dans les entraîneurs anglais dont l'iodustrie est encore un emprunt fait à l'antiquité. Un passage d'Hippocrate (1) prouve €iue les médecins de son temps savaient^ par des procédés réguliers, procurer l'amaigrissement; il signale les chairs moqueuses de personnes qui n'ont pas été amaigries par l'application des règles de l'art.
La force physique, véritable dieu de l'antiquité, avait ses solennités dans les jeux Olympiques, qui, fondés par Hercule et renouvelés en l'an 796 avant J. G. par Jphitus, roi d'Élide, en l'honneur de Jupiter, duraient cinq jours, et recommençaient tous les quatre ans pour finir à la pleine lune qui précédait le solstice d'été; dans les jeux Néméens, institués à Némée, près d'Argos, en l'honneur d'Hercule; dans les jeux Pythiens, célébrés à Delphes, et dans les jeux Isthmiques^ fondés par Sisyphe, roi de Gorinthe. Ghez les Romains de la république, le champ de Mars, les camps des armées, les exercices d'apprentissage militaire auxquels s'y livraient les soldats, les marches qu'on leur faisait faire, les travaux publics auxquels ils étaient appliqués, remplaçaient les établissements gymnastiques de la Grèce ; grâce à son éducation, le soldat romain parvenait à faire 20 milles en cinq heures avec un poids de 60 livres; en campagne, il portait, outre ses armes, des vivres pour quinze jours, son bagage, et des instruments de campement (2). Sous la décadence impériale, le cirque du champ de Mars servit de théâtre aux danses des courtisans et aux jeox sanglants des gladiateurs, dont l'institution, empruntée aux Étrusques, n'avait primitivement pour but que le déploiement innocent de la force et de l'adresse. Aux assassinats du cirque, prohibés par Gonstantin et abolis sous HoDorius, taccédèrent les jeux mimiques, les danses, les courses. Dans le
(1) Hippocrate, (Euvres complètes {Des nrficulations), traduction de Liltré, t. IV, p. 101.
(S) Voyei las intéretstnts détiiU que donne lur co sujet Montesquieu {Grandeur et ^^cadenee des Romain», chap. n, p. 130 otsaiv.)*
PRlTiE] DES MOUVEMENTS EN PARTICULIER. 25S
moyen âge, la chevalerie avec ses joutes, ses tournois, ses champs clos et ses exercices spéciaax d*équitation, d'escrime et de lance, semble une image et comme une dérivatioii de la gymnastique antique. L'invention de la poudre à canon, qui modifia le système de la guerre, raiïrancbissemenl des communes sous Louis XI, la valeur croissante de la vie individuelle, en un mot le progrès de la civilisation a clos la carrière de tous les champions de la force physique, féodaux et autres ; il ne reste que la boxe ei le duel qui finiront à leur toun Mais dans ce triomphe des idées d'égalité civile et de fraternité humaine qui mènent les sociétés modernes, le mépris de la force brutale a conduit à TindifTérence pour réducation corporelle. Ce n'est que vefi la fin du siècle dernier que Ton vit s*élever des gymnases destinés à favoriser le développement des organes et à perfectionner les actes de locomotion : le premier fut fondé en 1776, à Dessan; le second en 1786, à Schepfenlhal^ par Saltzmann. Dès lors ils se multiplièrent en Suède, dans la Prusse, le Danemark, la Suisse et TAllemague. Pestalozzi, Fellemberg, Jahn, Ciias(t), Werner, ont contribué à formuler les principes d*une pratique rationnelle et à les mettre en exécution. Bientôt le colonel Âmoros transporta de TEspagne en France une gymnastique qui se distingua de toutes les autres, par Tadjonction du rbythme et de la musique; son établissement, que nous avons soigneusement visité, présentait une heureuse gradation d'exercices et la réunion des moyens qui développent les forces organiques et les qualités morales de l'enfance : le chant gouvernait les mouvements, marquait les intervalles de repos, fortifiait les organes de la voix et de la respiration, s'adressait aux sentiments nobles et élevés par le choix des hymnes; les yeux étaient frappés par des images qui rappellent de belles actions ou qui éveillent l'idée du beau : c'est par ces excitations morales qu'Amoros cherchait à corriger dans ses élèves le sentiment naissant de la supériorité de force', si voisin de l'abus et du combat.
Quant aux exercices en eux-mêmes, ils se rapportaient aux membres supérieurs, aux membres inférieurs, à la totalité du corps. 1® Bras tendus en ligne droite, horizontale ou verticale, croisés devant ou derrière la poitrine, armés d'un bâton qui, tenu par les deux bouts, est porté successivement devant, par-dessus ou derrière le corps, etc. ; un bâton soutenu dans l'air par les deux extrémités, au moyen de deux cordes, des barres parallèles et horizontales servent à faire soutenir tout le poids du corps par les bras, la progression en avant ou à recul s'exécutant à l'aide des mains; les bras soulèvent le poids du corps en empoignant alternativement des cordes verticales avec ou sans nœuds, pendantes ou fixées verticalement, ou des échelles de dimensions diverses et placées dans leur situation ordinaire contre ce qu'on appelle le grand portique; des roues à tourner, des poids à tirer, des dynamomètres, complètent les exercices des membres thoraciques. 2^ Position des pieds et
(1) Otu, Gymnastique élémentaire. Paris, 1819, iii-8, figures. — Bulletin de r Académie de médecine^ U XI, p. 60. — Annales d hygiène puMique. Paris^ 18/||8, t. IIUX, p. »2.
154 DIS MOMnCATBims. ^ GESTA. [irciin
marches diverses; évolutions d'eusemble dirigées par un rhytbme musical; piaiïenients ou sautillements sur place; danses diverses; courses avec ou sans fardeau sur le dos ou sur les épaules, sur di\ erses es()èces de terrain et sur des plans opposés; sauts, vertical en hauteur ou en profondeur, horizontal avec ou sans perche à la main, les mains libres ou munies de fardeaux. 3** Les exercices plus généraux sont des luttes variées, Tascension aux mâts, Tescrime, la natation, les jeux du diM|ue, de boules, etc. (t).
Il ne convient ni d'exagérer ni d'amoindrir les services que peut rendre la gymnastique moderne ; si une définition pouvait fixer le rang d'un art, nul ne l'emporterait sur la gymnastique* qui est, d'après Amoros, la science raisonnée de tous nos mouvements^ de leora rapports avec nos sens, notre intelligence, nos sentiments, nos nnsurs et le développement de dos facultés. Mais, nous l'avons dit, la nature a dispensé l'homme de science pour croître et se développer : non-seulement, quand la conformation du squelette est régulière et symétrique, l'exercice varié des muscles qui meuvent ses différentes pièces ne peut altérer, d'une manière durable, leurs rapports respectifs, mais encore le jeu alternatif des forces qui se balancent dans les conditions d'un parfait équilibre autour d'un système de points d'appui rendus tour à tour fixes et mobiles, a une tendance certaine à maintenir et à consolider la forme et la coordination normale de toutes les parties du corps (Pravazj. La gymnastique n'est donc pas indispensable à l'évolutioo complète et régulière des organes; quant à son utilité dans l'orthopédie, nous n'avons pas à la discuter ici On a trop fait valoir les exercices spéciaux de la gymnastique et le pouvoir qu'elle aurait de développer telle partie du corps, tel membre, tel muscle, eu laissant dans l'inertie les muscles antagonistes; les synergies musculaires s'opposent souvent à cette localisation de l'exercice, laquelle est d'ailleurs rarement de quelque avantage pour l'ensemble de la constitution; celle-ci ne gagne que par l'exercice, qui met en jeu tous les muscles. On a dit que l'action forte et répétée des muscles qui, des parois tboraciques, vont s*insérer à l'humérus ou au scapulum, augmente l'étendue des arcs costal et steriio-costal de la poitrine, et donne ainsi plus d*amplitude au champ respiratoire; on attribue ce résultat à l'escrime, aux exercices gymuastiques des membres supérieurs, etc. ; mais les rele\és d'observations faits par \N oiiiez (2) semblent indiquer que lamplialion de la poitrine tiendrait plutôt à l'activité du système musculaire eu général, qu*à celle des muscles du thorax et des
( 1 ) Yoyet dans le rapport du docteur Al. Thierry, au comité central d'instrucUon prinaire, «ur renseigiiemcol et les exercices gjmoasliques [Auna/e^- irhyyièii»\ 1818, t. XXXIX, p. 2U2), la nomenclature ilétaillée de» exercices de gymnastique élémentaire «iluptés pour le» éC4»lcs conitnunales de garçons de la >iIlo de Pari^^ — On consultera avrc iiilért'H le rapport dt* Max. Veniois. Sm- f't»tttt ht/'jnhmjtte fff-t /yar? tif truifurf en lKo7. rapport présenté au ministre de l'instruction publique yÀnnaiesd hygiène, 1868).
(1) WoiUez, H^h^rcffi xur ritttfM!vtiun de la puitrùtc, p. 352. — DkHoHHaim de diaynoitK ntétiicaU Pahf, 1862, p. 744.
fmit] DES MOUVEMENTS EN PARTICULIER. à5&
membres supérieurs. Les professions qui sollicitent le concours de tous les muscles sont, en effet, celles qui ont coïncidé le plus souvent avec le dévelop|)ement complet et régulier de la poitrine ; plus que les professions qui exercent particulièrement les meiubres supérieurs, elles paraissent exiger des poumons un surcroît de fonction qui favorise leur développement et réagit sur la cavité thoracique, en vertu de cette loi de physiologie que les organes contenants se mettent en rapport de volume avec les organes contenus. D*après ces données, la gy inastique générale, Texercice modéré de la course, du chant, de la lecture h haute voix, de la déclamation, seraient les meilleurs moyens pour provoquer l'expansion de la poitrine. Beuoiston de Châtcauneuf et Lombard ont cherché quelle influence exercent sur la production de la phthisie les secousses imprimées à la poitrine par les mouvements continuels des bras; le premier a couclu qu'elles diminuent plutôt qu'elles n'augmentent la fréquence de cette maladie; le second a trouvé que les grands mouvements des bras la diminuent dans les états sédentaires et l'augmentent dans les professions aaives. Beaucoup d'autres exercices des gymnases sont trop partiels, trop exclusifs aux parties antérieures du corps; d'autres, enûn^ tels que la course, le saut, etc., n'appartiennent |)as en propre à ces établissements. L'Iiabitude de bien porter la poitrine et de l'épanouir dans le maintien, de respirer profondément, et même de s'y exercer pendant quelques moments de la journée (Fournet), l'usage journalier et modéré de la déclamation et de la lecture à haute voix, la course légère et souvent répétée, suffisent pour assurer le développement libre et complet des organes pulmonaires. L'escrime, l'équitation^ les promenades, l'action de ramer, la natation, le jeu de billard, de balle, de quilles, de cerceau, d'escarpolette, de volant, etc. , forment un en* semble d'exercices suffisants pour développer les différentes parties des systèmes musculaire et osseux. La gymnastique n'a donc pas à nos yeux les caractères d'une nécessité universelle ; et nous ne la recoimaissons vraiment utile à l'orthomorphie que lorsqu'elle est générale, c'est-à-dire lorsqu'elle varie à rinûni les mouvements et les poses de manière à exercer le système musculaire dans son entier. Ces restrictions n'empêchent point que la gymnastique spéciale n'ait aussi son mérite et son opportunité; elle lutte par un antagonisme de mouvements contre le vice des attitudes pennanentes ou d'une série d'actes musculaires toujours les mêmes, auxquels condamnent certaines professions; elle procure l'adresse, l'agilité, la fermeté, la résistance, la hardiesse avec la sécurité, la présence d'esprit dans le danger; elle renforce ces qualités chez ceux qui les possèdent naturellement; en un mot, elle crée et discipline la force.
Nous sommes convaincu avec Ph. Bérard (1) qu'elle est surtout indispensable aux lycéens renfermés journellement pendant huit heures, travaillant
(1) Hi. Eénr4, Rapport gur CetutignemetU de la yymnaatique dans les lycées, 13 mars 185 A (Annales d'hygiène, 1854, U I, p. 415)^ travaU d'érudition piquante, de grâce UUéffiire ei de uine phfiiolofie.
256 DES MODinCATEQRS. — GESTA. [btcière
beaucoup du cerveau et fort peu des membres; dans ces conditions que l'on dit nécessaires à leur culture intellectuelie, il faut instituer à leur proGt la culture de l'appareil locomoteur, et loin de compter sur le seul bénéHce de révolution naturelle qui tend d'ailleurs à reproduire par hérédité les traits plus ou moins défectueux des divers types de famille, c'est à l'État à faire entrer la gymnastique dans les institutions pédagogiques du pays. Non-seulement elle procure aux jeunes générations entassées dans les collèges la force et l'adresse qui est l'emploi économique de la force, mais elle àgh par les puissances contractiles sur les leviers osseux et sur les surfsices articulaires^ elle étend la limite ordinaire des mouvements, en même temps qu'elle règle en quelque sorte la nutrition et le développement du squelette dont la configuration contribue tant à l'aisance des attitudes, à la grâce de la démarche. Ce n'est pas tout, la gymnastique a fait depuis 18^7, à l'hôpital des Enfants, ses preuves d'efficacité contre la scrofule et la chorée : sur 108 cas de chorée, 3^ d'intensité moyenne ont guéri en 18 séances de gymnastique, 68 cas graves par 31 séances, 6 cas graves ont exigé 73 séances (1): or, de ces deux affections si heureusement modifiées par la gymnastique, l'une se développe plus particulièrement dans le jeune âge et dans les conditions de vie confinée; l'autre procède des centres nerveux, des organes mêmes que l'émulation des études sollicite si activement. Les douleurs articulaires si communes chez les enfants choréiques, qu'elles proviennent de rhumatisme (Germain Séc) (2) ou de croissance (Blache), se dissipent sons l'influence des exercices gradués; il en est de même de l'anémie et de la chlorose, compagnes ordinaires de la chorée. En même temps que le désordre des mouvements disparait, dit Blache, la constitution des enfants s'améliore d'une manière très-sensible, et les malades sortent guéris non-seulement de la chorée, mais encore de l'anémie. On peut donc considérer la gymnastique comme un des meilleurs moyens préventifs de l'imminence morbide du jeune âge; elle est aussi chez l'adolescent le plus sûr remède de l'onanisme; enfin elle développe l'esprit d'ordre et de discipline dont l'influence est si salutaire sur l'enfance : on reconnaît à leur tenue les officiers qui ont été élevés au prytanéc de la Flèche, où ils sont appliqués à la gymnastique dès l'âge de neuf à dix ans.
La commission qui a rédigé le programme des exercices gymnastiques pour les lycées en a écarté avec raison les tours de force, les manœuvres dangereuses; elle a emprunté heureusement au régime militaire quelques pratiques aussi favorables à la correction des mouvements qu'à l'esprit de discipline. Voici le tableau des séries d'exercices prescrits dans les collèges, ils répondent 9i tous les besoins de l'éducation physique, ils sont même exubérants encore,
(1) Blache, Du traitement de la chorée par la gymnastùiue {Uémoiret de V Académie de méfkdne^ t. XIX), et Rapport à rAcadémie de médecine, par Bouvier {Builetin de tAeadémù de médecine. Paris, 1855, t. XX, p. 832).
(2) Germain Sée« De la chorée (Mémoires de C Académie impériale de médecine).
nivtl] DES MOUVEMENTS EN PARTICULIER. 257
malgré les réductions opérées, et nous ne craignons pas d'ajouter en terminant que la réforme la plus urgente dans les lycées, collèges, écoles, etc. , consiste : 1^ à abréger la durée des réclusions plus ou moins encombrées dans les classes, les salles d'études, les espaces clos ; 2*^ à procurer l'exercice aux enfants à l'air libre, non une ou deux fois par semaine, mais tous les jours ; 3^ à étabUr les lycées, les collèges, les écoles, etc. , loin des quartiers populeux, dans les zones suburbaines, sur de vastes espaces, avec jardins, promenades, etc.; U"* à £iire prévaloir les marches, les travaux de culture et de jardinage, l'équitation et la natation dès l'âge de douze ans, sur les exercices avec les haltères, les mils, etc. ; 5° à combiner les études sédentaires avec des voyages collectifs que facilitent les chemins de fer et qui prêtent aux démonstmions historiques, géographiques, botaniques, minéralogiques, etc. Cet ensemble de travaux et d'exercices feront plus et mieux pour l'initiation à la vie sociale, pour le développement du sens pratique et de l'esprit de solidarité, pour la santé de l'esprit et du corps, que la plus savante ordonnance de gymnas* tique et les efforts les phis raffinés de versification latine.
pRBmiRX SÉRIE. — Exercices préparatoires.
Formation des pelotons. — Alignements. — Demi-tour à droite. — Marche de front. — Marche de flanc. — Conversion de pied ferme en marche. «— Changement de direction. — - Ouvrir ou resserrer les intervalles.
DioxitME SÉRIE. •— Mouvements partiels et assouplissements.
g i. — IfooTemenU partiels et aflaoaplissements des membres sup^ieors.
Élever et abaisser les bras sans flexion. — Mouvements des bras avec flexion. — Circumduction latérale des bras. — Mouvement horizontal des avant-bras. — Étendre les bras latéralement, — Étendre les bras verticalement. «— Lancer alternativement les poings en avant.
H 9. — MAttTements partiels et assouplissements des membres inférieurs.
Fléchir la jambe. * Fléchir simultanément la cuisse et la jambe. — Fléchir sur les membres inférieurs. — Cadence modérée. — Cadence accélérée. — Cadence de course. *- Flexions simultanées des jambes. — Flexions simultanées des cuisses et des jambes.
8 S. -" lIoOTements de la tète et da tronc.
Fléchir la tète en avant, — Mouvement d'extension de la tête. — Mouvement de rotation de la tôte. — Fléchir le corps en avant. — Opérer l'extension du corps.
Troisième série. — Marches^ courses^ sauts, exercices pyrrhiques,
Marche au pas de gymnastique. — Marche sur la pointe des pieds. — Marche sur les talons. •— Fléchir sur les extrémités inférieures et marcher dans cette position. — Courir dans les éhalnes gymnastiques. — Sautillement sur une jambe ou sur deux jambes. — Saut de pW fimne en largeur et en hauteur. — Saut avec élan. — Saut en profondeur. — Sauts I la peiehe. — Exercices pyrrfaiqiies.
a. LÉVT. Hygièiie» 5* édit. 11. ^ 17
fmtM] DES MOUVEMENTS EN PART|ClQ«nR. 050
li 8. — Eiereieet da portique et de ses a^iès.
1* Échelle de bois : Monter et deieendre par devant. — Monter à l'aide des pieds et des mains^ en touniant le dos à l'échelle. — Monter k l'aide des pieds seulement. — Monter par les montants à l'aida des mains et des jambes. — Descendre à Taide des pieds et des mains, faisant fttce à l'échelle. — - Descendre à l'aide des pieds et des mains, en tournant le dos à l'échelle. — Descendre en se laissant glisser le long des montants.
— Monter et descendre par derrière. — Monter k l'aide des pieds et des mains. — Monter aux échelons en plaçant les mains Tune après l'autre sur le même échelon. — Monter aux échelons, en plaçant les mains l'une après Tautre sur un échelon différent. — Monter aux échelons par saccades. — Monter en saisissant un échelon d'une main et un montant de Tautre. — Monter par les deux montants. — Monter par les deux montants par saccades. — Monter en saisissant tour à tour, par saccades^ les montants et les échelons. — Descendre à l'aide des pieds et des mains. — Descendre les échelons en plaçant les mains Tune après l'autre sur le même échelon. — Descendre les échelons en plaçant les mains l'une après l'autre sur un échelon différent. — Descendre les éehelons par saeetdes. — Descendre en saisissant un échelon d'une main et un montant de l%atre.
— Descendre par les deux montants. — Descendre par les deux montants par saccadas.
— Descendre en saisissant tour à tour, par saccades, les montants et les échelons. — Passer du devant de l'échelle par derrière et réciproquement.
2*^ Cordages simples et mixtes : Monter par une échelle de cordes à Taide des pieds at des mains, et descendre. — Monter à l'aide des pieds et des mains par-devant une échelle de cordes inclinée, et descendre. — Monter à Taide def pieds et des mains parderrière une échelle de corde inclinée^ et descendre. — Monter par une corde à consoles et descendre. — Monter ptr une oorde à nœuds et descendre, —r Monter par une corde lisse, à l'aide des pieds et des mains^ et descendre. — Monter par une corde lisse^ à l'aide des mains seulement^ et descendre. — Monter à deux cordes, à l'aide des mains seulement, et descendre. — Relever la corde pour s'y donner un point d'appui, soit sous la cuiue, soit sous la pied. --*- Monter k l'échciUe de Bois-Rosé, et descendre.
Z^ Exercice des perches : Monter à la perche à Taide des pieds et des mains, et descendre. — Monter â la perfiliQ i l'aide des mains seulement, et descendre. — Monter par une perche et descendre par l'autre. — Monter par deux perchai^ et descendre. — Monter par deux perchas par saceidas, at descendra. -— Moatar paridassous une perche inclinée, at descendra. -^ Monter par-dessus une perche ineUnée, tt ëiscandra»
à^ Escalada du portique par émulation.
I 4b * Ëxereires des mAts Tertieanx.
Se kncer an avant au mojan da k corde. — Se lancer en avant et revenir au point de départ.
P 5. — Exercices de rolligc sur les poutres, les barres et le trapAze.
i^ Voltige sur la poutre : Se mettre à cheval sur la poutre. — Faire fece en arrière, étant à cheval sur k poutre. — Étant à cheval sur la poutre, sautera terre. — Franchir la poutre.
2® Voltige sur les barres parallèles : Suspension sur les mains. — Se porter an avant ou en arrière par un mouvement alternatif des mains. — Se porter an avant ou an arrière fiar saeeadas. — Descendra la corps at le remonter par la flexion at l'extension des bras.
— Balaoaar les jambes an avant at en arrière. — Suspension par les mains et las pieds. ^ Poripr lif jsmbqt «n «viml s«r !« barr» droiU, apiwlB m 1* IwrP |«m«i)e. ^ Por-
260 0B MODinCATEURS. — GESTA. [iTCiÉiiE
ter les jambes en arrière sur la barre droite^ ensuite sur la barre gauche. — Soutenir le corps sur les poignets dans une position horizontale, les jambes en arrière. — Se lancer à terre en avant Yers la droite (ou vers la gauche). -— Se lancer à terre en arrière vers la droite (ou vers la gauche). — Franchir let barres en irob temps, en s'élançant en avant à droite (ou à gauche). — Franchir les barres en quatre temps^ en s'élançant en arrière (à droite ou à gauche). — Franchir les barres en deux temps. — Se suspendre par les mains et se porter en avant et en arrière. — S'établir sur lès barres, le corps suspendu sur les mains. — Se suspendre par les mains et les pieds, le dos vers la terre*
— S'établir debout sur les barres. — Étant debout sur les barres, s'y suspendre par les mains et les pieds, la lace vers la terre.
3° Voltige sur le trapèze : Saisir la base du trapèze et élever le corps en faisant effort des poignets. — Saisir la base du trapèze, se balancer et se lancer le plus loin possible.
— S'établir sur la base du trapèze, en s'y appuyant par le ventre, et descendre. — S'établir sur la base du trapèze, s'y asseoir, et descendre. — Saisir la base du trapèze, s'y suspendre en accrochant les pieds aux montants, et descendre. — Monter par les montants dn trapèze et descendre. ^ S'établir sur la base du trapèze et se tenir dessus, puis audissous, dans une position horizontale.
g 6. — Exercices de la course volante.
g 7. — Exercices des poignées brachiales.
g 8. — Exercices de la balançoire brachiale.
Septième série. — Escrime; tir à l'arc; lancer la barre.
Huitième série. — Natation; exercices hors île Veau; exercices dans teau.
Neuvième série. — Exercice facultatif : Équitation.
{ S. — •• l'emi^lal liysléalqtte de« divenie* e«pèe«i de BMaTerneBl*.