r dans le Haut-Rliia
AO dans les Côtes-du-Kord.
42 dans le Cher et la Vienne.
43 dans le Gard, ete^
Les sourds et muets se rencontrent dans les proportions suivantes :
âO dans la Seine, sur 100000 habitants. 47 dans le Tarn.
56 dans Maioe-efc-Loire.
59 dans la Nièvre.
129 dans les Hautes-Alpes.
132 dans la Moselle, sur 100 000 habitants, 134 dans le Bas-Rhin.
145 dans le Haut-Rhin.
146 dans la Corse.
Le recensement spécial de 1856 montre : 1® que près des trois quarts des sourds-muets le sont de naissance; 2"* que cette infirmité pèse parliculiôrement sur le sexe masculin ; il confirme, en outre, les observations faites à l'étrangeri que la fréquence de la surdi-mutité, comme celle du crétinisme et de Tidio* tisme, croit avec l'altitude. Legoyt (2) a trouvé les rapports ci-après :
Suards-mnetB. Habitants
Réfion orientale (montafnts) 03 sur 100 000,
Région occidentale (plaines) 70 id.
Moyenne pour la France entière
Habitants.
soit 1 luf 1081 soit 1 sar 1402 ... 1 sur 1201
(1) B. A. Mortl, Traité des dégénérescences physiques ^ intellectueUes et moraies de l'espèce humaine^ et des causes qui produisent ces variétés maladives, Paris, 1857.
(2) Lef oyt. Statistique de la France, dénombrement de 1856, 2« lérie, t. IX, p. uxiu. Strasbourg, 1859.
ProuOOt] DÊGÉNÉRATION. 813
doD pour Paris, J. Marshall pour Londres, Gasper pour Berlin, Odier pour Genève, Schnbler pour Stuttgard et le Wurtemberg, Gli. Bœrsch pour Strasbourg, etc.
La statistique comparée des divers États de l'Europe a suggéré, à quelques médecins en France, de patriotiques inquiétudes qui ont retenti dans l'Academie de médecine (1) ; une décadence générale de la population serait Tiné- TitaUe conséquence des exigences croissantes du recrutement de Tarmée, l'élément viril de la reproduction étant appauvri dans sa qualité et dans sa quantité, et Ton a été jusqu'à douter de l'avenir de notre puissance militaire. Léon Le Fort a insisté avec le plus de force et de précision sur le point fûble de notre situation comparée à celle des autres États de l'Europe, et qui est la diminution progressive de la natalité ; elle ressort de la comparaison statistique de la période décennale de 1821 à 1830, avec les périodes quinquennales suivantes, sur lesquelles nous possédons des documents officiels. Au lieu de compter comme alors une naissance sur 32 habitants, nous n'en comptons phis que 1 sur 37. Ce déficit, peu important en apparence, se représente, en trente-quatre ans, par on total d'environ k millions d'enfants. Comparée aux nations étrangères, la France occupe le dernier degré sur l'échelle de la fécondité nationale, et c'est par 3 on /îOO 000 naissances de moins qu'elle solde le déficit annuel de sa natalité (2).
Naissances {non compris les mort-nés) (3).
Toul HabiUnts Étati. AiuiéM. des naisMuices. pour la naUsance.
France 1861 1 005 078 37,1
Grèce 1861 32 405 33,8
Belgique 1856 134187 33,7
flanoTfe 1858 60 567 31,2
Suède 1860 333162 29,9
Bavière 1861 160 IQ^ 29,3
Angleterre et pays de Galles. 1860 684 048 29,3
Danemark 1860 89 186 29,2
Pays-Bas 1860 115 569 28,5
Norwé^ 1860 53 074 28,1
Portugal 1861 132 250 27,9
Wurtemberg 1861 64 291 26,8
Prusse 1861 692 989 26,5
Autriche 1857 1435 051 26,1
IsfMgne 1861 611609 25,6
Sase-Royale 1861 90 805 24,5
Russie 1858 2 896 950 20,5
D'un autre tableau que nous empruntons à L. Le Fort, il résulte que, d*après
(1) Builetin de P Académie impériale de médecine, 1867, t. XXXH.
(2) Léon Le Fort, Gaz. hebdom. de méd. et de chirurg. Pans, 1867, p. 466, 513 et SOI.
(3) IMleiin de la Commission centrale de statistiqtte, Bruxelles, t. 1, p. xxiiv, cité par Le Fort.