DES ÉDIFICES PUBLICS
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d96 DES MODinCÀTEURS. — CIRGUMFUSA. [hygiène
Le volume d*air sortanl par la cheminée d*appel étant par heure et par malade de 82°*'^',8^ tandis que celui qui vient des salles n*est que de lU mètres cubes, il en résulte que le volume d*air entré directement du grenier dans la cheminée d*appel est de 8"*=-, 8 par heure et par malade.
D'autres séries d'expériences, portant sur la ventilation et le cliauiïage, ont fourni les doimées suivantes sur Tétat de la ventilation dans les trois salles sus-indlquées dont se compose le premier pavillon de Tbôpital :
Air entrant par les poêles, par heure et par malade 35,0 1
— sortant des saUes 82,4 2,37
— entrant par les portes et fenêtres 47^7 1,37
— sortant par la cheminée d'appel 97,9 2,8
— entrant du grenier dans la cheminée 15.5 0,4
o La quantité d*air qui entre par les poêles est donc toujours plus faible que celle qui entre par les joints des portes et fenêtres. En présence de ces faits, je n*hésite pas à dire que ces conditions de ventilation sont mauvaises. L*air qui pénètre par les portes et fenêtres, quoi qu*on en ait dit, ne ventile pas utilement ; entrant à peu de distance des orifices de sortie, il est appelé par eux et leur arrive directement sans se mélanger à Tair de la salle; il passe aiuri près des malades, qu'il entoure d*air froid. Cet air, ainsi pris indistinctement dans les cours et dans les corridors, peut ne pas être pur. Le cahier des charges, en exigeant une ventilation de 60 mètres cubes par heure et par OMbde, ne spécifie pas si ce volume sera mesuré dans la cheminée d*appel, ou bien s'il se rapporte à Pair qui entre par les poêles : c*est une lacune trèsregrettable (1). » Pour tout ce qui précède, Grassi s'est placé dans les circonstances les plus favorables au système de ventilation par appel, celles dans lesquelles la température extérieure est au-dessous de la température des salles ; en été, quand l'équilibre de la température existe, l'efTet ventilateur du système serait à peu près nuL En hiver, cet effet n'excède pas 30 mètres cubes par heure et par malade, c'est-inlire qu'il ne répondrait plus aux exigences actuelles de l'hygiène nosocomiale.
Ces conclusions auraient plus de poids si le système critiqué avait toujours fonctionné avec régularité et sous un contrôle assidu ; on sait, au contraire, que le chauffage a varié, que les subalternes attachés à ce service ne Tont pas toujours fait avec le même soin et que telles irrégularités, imputées aux vices d'installation ou de fonctionnement du système L. Duvolr, procèdent de Tincurie des agents de l'administratioD ou de dispositions locales mal entendues et susceptibles de rectifications. Aussi n'est-il que juste de placer, en face des résultats de Grassi, ceux que des expériences nombreuses, détaillées et d'une grande précision, ont dictés au général Morin (2) sur ces mêmes appareils de
(1) Grassi, hc. cit., p. 51 et suiv. {Anna/es d'hygiène, 1856, t. VI, p. 18S. }
(2) Général Morin, Études sur la ventilation [Annales du Conservatoire impérial des arts et métiers, avril 1861).