PUBLIQIA] DES ÉDIFICES PUBLICS. — ASILES D'ALIÉNÉS
qae la paille qai sert de lit; mais, la fougue passée, Taliéné devenu traitable sera conduit dans une meilleure habitation. Dans tes logés, dans le chaufToir des furieuï. dans Tinfirmerie, le plancher doit être fait avec de grandes dalles cimentées. On tient en réserve, dans chaque division, des camisoles de force et des entraves ; celle des monomaniaques et des «licides^iit fkHurvue de tildes œsophagiennes de tous les caMbres et d'ime !$éringQe f»ropre à ftiject^*pir leneK des liquides alîmén^îres. Oe^ hioyens doivent eemtpôser nenb l'UMMl disciplinaire; ils suflSsentdans k*s étabi^ements bien téiftis, h'fttfëffrVyYikRiire rarement. Il faut proscrire l'emploi des chafnes; Tintimidation fw les douches sur la tête ne doit être employée qu*avec réserve. Les aliénés convalescents ou guéris ne peuvent être employés dans Tintérieur des maisons sans risque de rechute ou d'irrégularités dans le service ; il est urgeftt de les éloigner du spectacle des misères morales auxquelles ils ont participé, et de les réunir par groupes assortis dans des dépôts de convalescents, sous la forme de colonies agricoles^ de fermes en tJl[flditiltiôû (1). L'a|t(>Hditi6h désaliédés aux iravauï delà terfe a dotfdé dé Sitivônfbito 'réifnltats'^'elle ser^ 'èfdcofe poiur eux, dans leur convâëMlMté, lé plds i^fir tftbyëh Aé'emMiidatfoii morale et physique. H eM^hom iôëmitlés cMâses a*aUenés qitè le contact ën'qadque sorte irftMMhH délàtrtrtofë/la rëgdhrMté Se^ occupaiioiis agricoles, lalibëlrtë des ohaMt», "etc., pfbméttMt flè Môàiûerd'tme matfiëre àv^titls^étlse ; icé'Mlilt <œn\ dtiHt lés etcit^ons aésMIotHlSës de 'h vie'Bës giMdes vDtés, les {nissKflls politiques, les chagrins domestiques, les ruines de la fortune, etc., ont b(ttite^ versé 4ii TSisotL
Eu 185^, les éfeablissëMénts c/ft l'Im traite les tïttùès sëdis étaient ^n ûàtAbite de 111 dont UQ appartenaient à des particuliers; 25 départements cOIIHprémMt une population dé 890B928 habitaifts (prè» du quart de la poptillition tôule de la l'Yinoe) étalent dépourvus ^^lés pour les aliéttését réduits à'Ies cHriger sur les départements voisins. A la fin de 1860, il ne restait qde*99 asiles dont 57 publics et /!i2 privés; des 57 publics 1 seul appartient à l'État, 37 aux départements, 19 Mx hospices. A cette tiiême époque 26 dëpartétnetits tnanquaient d'asilés.
Dans un espace de 26 ans (de 1835 à fS61), le nonâbredes aliénés Salis Iles asiles s'est élevé de 10 539 à 30 239, c'est un accroissement total de 19 700, soit 750 par innée moyenne^ ou par rapport au nombre 'primitif, uneaugmentation de 187 podr 100. 'Cêpendtfit depuis 185^ cet acôrolsséttvétit suit une marche décroissante, comme ou le voit par le tabieau ci-après qui en donne la proportion annuette pour chaque période quinquennale ^uis 1836(2):
(1) Voy. Pain, Sur les divers modes de V assistance publique appliquée aux àtiênés {Annales dltygiène^ 2* série, 1865. — Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiqttes. Paris, 1865, i. lU, p. 593, art. AsuJES : travail agricole et coloiiisalion).
(2) Legoyt, Statistique de V aliénation en France {Moniteur d\x 16 avril 1866).
560 DES MODIFICATEURS. — CIRCUMFGSA. [hygiène
Période de 1836 à 1841^ acccroissemeat annuel 5^0d p. 100
— de 18A1 à 1846, — 5,94 p. 100
— de 1846 à 1851, — 3,71 p. 100
— de 1851 à 1856, — 3,87 p. 100
— de 1856 à 1861, — 3,14 p. 100
On verra plus loin pareil ralealîssemeot dans les admissions. A la fin de 1860, l'ensemble de nos asiles avait place pour 31 550 aliénés; reffeclif des malades entretenus 8*élevait à 50 239. Quant à la nature de leurs infirmités, ils se répartissent ainsi au 1*^ janvier de chaque année :
laoce«.
Fom.
IdioU.
Crétin
Dans celte période de 5 ans, les idiots ont augmenté de 32 pour 100^ les fous seulement de Ift pour 100 : différence due à Tintroduction, dans les asiles, des idiots qui précédemment restaient dans leurs familles.
Les femmes y sont plus nombreuses que les hommes : la moyenne annuelle est, pour 100 malades, de 51,90 femmes et /^8,10 hommes, quoique les admissions masculines soient de 52,91. Pour expliquer ce fait, il faut ajouter que les hommes y séjournent moins longtemps et meurent en plus grand nombre.
Le classement des aliénés, à leur entrée, en curables et en incurables, classement qui se fait depuis 1 856, ôte tout espoir de guérison pour plus des 6/5 des malades.
Au 1^ janvier 1861, les aliénés dans les asiles étaient répartis :
Dans les asiles appartenant i TÊtat et aux départements.. 15 470 = 51,60 V,
Dans les asiles dépendant des hospices 7 026 = 23,24 <"/<>
Dans les asiles privés 7 743 = 25,60 *^/o
Les variations d'eflectif dans ces établissements sont comprises entre 1362 et 20 environ. Le premier de ces deux chiffres représente la population de la Salpétrièrc le 1" janvier 1861, demeurée le plus important de nos agiles pu • blics; viennent ensuite les asiles de
Maréville (Meurthe) 1347
Clermonl (Oi?e) 1247
Bicétrc (Seine) 903
8atn(-Yon (Seinc-lnféricure) . . . . 824
L'Antiquaille, à Lyon (Rhône) . . . 787
Bon-Sauveur, à Caen (Calvados). . 750
StephansfeM (Bas-Rhin) 727
Saintes-Gemmes (Maine-et-Loire, . r>98
Saint-Pierre (B.-du-Rhône) 807 ; Armentières (Nord) 584
lies trois derniers recensements qui ont eu lieu en France ont fait res
sortir :
A domicile. . . .
Dans les asiles.
Kn 4851.
Kii 4856.
Kn 4861.