I. — Les deux sexes
l*' Établir une pénalité contre le vénérien qui infecte une autre personne. — Que de difficultés pour établir la filiation du mal; que d'enquêtes scandaleuses, contradictoires, impossibles î
2*" Rendre obligatoire le traitement de tout vénérien jusqu'à guérison entière. — Cette mesure, inapplicable à diverses classes de la société, dok se traduire ainsi : créer, multiplier les services hospitaliers pour les vénériens, les admettre dans les hospices généraux; eflacer entre eux et les autres malades toute distinction injurieuse, toute différence de bien-être, de régime et desoins; instituer, propager les consultations gratuites avec délivrance gratuite de médicaments. •
y Rechercher le vénérien coupable d'avoir transmis son mal d'après les plaintes adressées par la victime, soit à la préfecture de police, soit dans chaque mairie. — C'est étendre au civil l'obligation imposée au soldat; mais celui-ci, tenu de révéler au médecin ou à son supérieur la femme qui l'a contaminé, souvent échappe à cette obligation par le vague de ses éoonciations ; (|ue peut-on attendre d'un système officiel de plaintes?...
U° Afficher, dans certains lieux, des avis indiquant les moyens de se préserver de la contagion et d'en faire avorter les effets quand elle n'a pas été évitée. • — Ce moyen entraine l'alternative, ou d'outrager la pudeur publique pour être notifié utilement, ou de rester inutile, s'il n'est affiché que là où la raison et la prudence entrent rarement.