‹ Traité d'hygiène publique et privée v. 2 (volume 3)Chapitre 82 sur 111 · CUCOMTOSA. — DBS HABITATIONS ET DE L'AIR CONFINÉ · texte numérisé non relu

CUCOMTOSA. — DBS HABITATIONS ET DE L'AIR CONFINÉ

d'habitation les plus élevées; entre celles-ci et la couverture, un plafond doit limiter une couche d'air, comme font les caves entre £B aol et le rez-de-chaussée ; les châssis vitrés, les fenêtres à tabatière, ne préservent pas complètement des intempéries; les pièces fpn présentent cette disposition sont glaciales en hiver et torrides en été. La toiture sera construite avec des ardoises ou des tuiles. .L'industrie fournit aujourd'hui des tuiles en losange et rectangulaires qui ne pèsent plus par mètre que 40 kilogrammes au lieu de 90, poids des anciennes tuiles , et des dalles d'ardoise assez épaisses pour ne plus se rompre en débris sous les pieds des poseurs. Le toit de chaume sied mieux en poésie que dans la vie jéelle; il est déplacé môme sur les chaumières qu'il expose trop aux chances de l'incendie, quoiqu'il abrite contre les pluies et qu'il soit mauvais conducteur du calorique. La couverture de planches est la plus mauvaise; les planches finissent toujours par se disjoindre Cl pourrir. On emploiera avec avantage les métaux peu oxydables à l'air, tels que le zinc, le plomb. Ce dernier peut céder aux eaux pluviales une certaine quantité d'oxyde qui compromet l'approvisionnement des citernes (Berthollet, Deyeux, Vauquelin, M. Boutigny). La couverture de zinc, grâce à sou faible poids, n'exige qu'une charpente légère, et se répare plus facilement q< c celle d'ardoise ou de tuile; mais les variations de température nuisent au zinc. IL Ptachat a appliqué à la gare de l'Ouest, à Paris, une couverture de feuilles de tôle cannelées et courbées suivant un certain rayon; arrêtées aux extrémités, c'est-à-dire sur les murs, elles rendent la charpente du toit inutile. La forme n'est pas sans importance , les toitures très élevées et à pente très déclive, comme oo en observe encore dans les vieilles villes, augmentent inutilement la hauteur des maisons, attirent l'électricité de l'air, accélèrent la chute des eaux pluviales jusquà rupturer les tuyaux de conduite. Les toitures en terrasse plate exposent les appartements sous-jacents aux infiltrations d'eaux pluviales; elles s'échauffent en été, et laissent s'accumuler eu hiver les neiges qui deviennent une cause de froidure et d'humidité; notre climat repousse ce mode de couronnement des habitations qui vient d'être appliqué fort mal à propos à Metz à une caserne du génie (1846). Le dôme, d'origine orientale, doit à la convexité de sa surface de réfléchir les rayons solaires, sous quelque angle d'incidence qu'il en soit atteint; aussi, dans les climats méridionaux, a-t-il l'avantage de préserver les combles d'un excès de chaleur. Nos maisons exigent

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Nue ouverture d'inclinaison moyenne, peu élevée, faite d'une ma* tière non poreuse, non hygrométrique, percée d'ouvertures pour lu circulation de l'air, ne dépassant point les murs de façade afin de ne pas leur porter ombre; un paratonnerre les dérendra contre les décharges électriques. Pour les règles de construction de cet appareil préservateur, nous renvoyons aux traités de physique.

Étant donnée une pièce d'habitation, il y a à considérer les murailles, le plancher, le plafond, les dimensions relatives à sa destination, les fenêtres et les portos, les escaliers qui y conduisent, etc. Que les murailles soient épaisses et sèches : quoi qu'on fasse, on obtient difficilement ce résultat; au niveau du sol, elles offrent une humidité constante due à la capillarité, et à leur extrémité supérieure ellos se laissent imprégner par les eaux météoriques; baignées par les brouillards, fouettées par la pluie, elles absorbent l'humidité de l'air ambiant. En déposant entre les assises de pierre, et de distance en distance, une lame de plomb, une couche de bitume ou de mastic hydrofuge, ou s'opposera aux effets ascensionnels de la capillarité et aux effets déclives de l'infiltration pluviale. Ou complète ces mesures préservatives de l'humidité en donnant aux appartements des parois en menuiserie, séparées des murs par une couche d'air intermédiaire en ménageant dans la maçonnerie des espaces vides où l'air s»1 renouvelle, en faisant serpenter dans l'épaisseur des murs des tuyaux calorifères, etc. Les boiseries, les armoires servent au même objet ; mais la masse d'air qu'elles circonscrivent ne tarde pointa s'altérer, si elle n'est fréquemment rénovée. Même utilité des tentures, des papiers, dont on a coutume de tapisser les parois des appartements; mais elles exigent, pour se conserver, I interposition de lamelles métalliques ou d'une couche d'air libre ; leur couleur influe sur l'éclairage des pièces, sur la sensibilité oculaire, sur les impressions morales. Là où la lumière afflue, ménagez à l'œil des tons doux et moelleux; corrigez par l'éclat du revêtement intérieur l'obscurité de certaines pièces; les peintures contrastées, les dessins embrouillés, b*s papillolages agacent les yeux disposes à l'iritis; une vue faible est offensée par la prodigalité des teintes rouges, pourprées. Qui n'a éprouvé ce qu'un appartement sombre, rembruni par une ornementation semi-lugubre, jettu de tristesse dans les pensées de ses bûtes! Les papiers de tenture ont l'inconvénient de s'infecter de punaises; une solution concentrée de quatre grammes de sublimé, *Mocife k la cplle qui sert au collage du papier, est un moyen de

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destruction que la prudence ne permet pas de vulgariser; le lavage des murs avec la décoction d'absinthe et beaucoup d'autres agents procurent le môme résultat. — On a essayé de faire concourir la peinture des murs à l'assainissement des habitations ; elle a ravan* tagede s'opposer à l'imprégnation des murs par les matières organiques, d'assurer leur durée et de permettre les lavages. L'industrie de nos jours a proposé bien des enduits destinés à la faire adhérer; mais aucun n'a soutenu les éloges do son inventeur. Les peintures k l'huile se fendillent, se desquament, se d Hachent soulevées par les gouttelettes d'eau. Nous ne blâmons pas l'excès de précaution qui bannit de la composition des couleurs destinées aui murs, l'orpiment, le vermillon, le minium et le blanc de céruse (1). Il est nécessaire de laver de temps à autre les chambres d'habitation peintes à l'huile, pour les débarrasser de la couche de matières organiques qui s'y déposent et s'y accumulent à la longue. Quant au lavage des mars à la chaux, ce moyen est k peu près aussi efficace contre l'humidité que le lavage au chlorure de chaux contre l'infection miasmatique des salles d'hôpital : l'un et l'autre sont d'une routine illusoire.

Le meilleur plancher consiste dans un parquet fait de bois dur ftciré; les planchers de bois mou se défoncent, s'imbibent de tontes les matières liquides qui coulent sur eux, retiennent longtemps l'humidité des lavages. Moins froids que le dallage, les briques et la pierre, les parquets cirés n'absorbent aucun liquide ni miasme; ils seront préservés de toute humidité au moyen d'une nappe d'air en circulation entre leur face inférieure et le sol ou la charpente; ce courant d'air sera alimenté par un appel à la cheminée, pu par l'opposition d'ouvertures pratiquées aux murs; les tambours du parquet doivent reposer sur des points d'appui isolés ; on s'abstiendra desceller en plâtre sur le remblai. Le plafond est préférable même à la forme voûtée du plancher supérieur, forme d'une exécution assez difficile ; il présentera une surface unie, sans renfoncements ni saillies. Celte disposition qui caractérise d'anciennes constructions et que remet à la mode le goût renaissant des sculptures sur bois, n'est bonne qu'à empêcher une aération complète et à retenir les miasmes qui adhèrent aux anfractuosités des plafonds à encoignures et à reliefs entrecroisés.

La capacité d'une chambre se proportionne au nombre d'indi-

(t) Piorrj, De* habitation* et de l'influence de leurs dispositions tur t homme ta «mi** ta mmladie. Paiû, issa, p. 5S.

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vidus qui l'habitent, et à la durée moyenne du séjour qu'ils y font pendant les vingt-quatre heures de la révolution diurne. La pièce destinée aux enfants exige d'excellentes dimensions, à cause de l'activité respiratoire de cet âge; celle où nous restons le plus longtemps sans y établir d'aération active, est la chambre à coucher. La stagnation nocturne de l'homme dans une atmosphère confinée mérite la plus grande attention : le sommeil cesse d'être une précieuse réparation de nos forces, s'il est pris dans un air vicié. Nous entrerons plus bas dans le détail de cette question; contentons-nous d'insister ici sur la nécessité de dispenser largement à la famille le bienfait d'un air pur, et sur les multiples circonstances d'installation, de vie commune, etc., qui contrarient l'ample satisfaction de cette règle. Le nombre, le diamètre et la disposition des ouvertures y peuvent aider beaucoup ; les portes et fenêtres sont les instruments de ventilation les plus naturels, les plus efficaces; elles mettent le marais aérien de la maison en conflit avec l'air extérieur dont les courants s'élancent au contraire à travers les appartements, se rompent suivant leur configuration et rejettent au loin le détritus gazeux de la famille. Pratiquées à l'opposite les unes des autres, les fenêtres occuperont les deux tiers de la largeur totale des murs; plus elles auront de hauteur, plus elles faciliteront la prompte rénovation de l'air; elles devront atteindre la corniche du plafond, afin que la couche d'air supérieure et les miasmes adhérents au plafond puissent être rapidement balayés; si elles laissent entre leur bord inférieur et le plancher un intervalle d'un mètre et demi, il faudra établir au niveau du parquet des ventouses munies d'opercules, et d'environ 45 à 20 centimètres carrés; ces ouvertures lanceront t\es courants d'air pur dans la partie la plus basse de l'appartement; leur utilité, constatée dans les hôpitaux, ne sera pas moins sentie dans les habitations privées; mais il est désirable que les croisées ouvrent h 50 centimètres au plus au-dessus du plancher. Dans les chambres à coucher, les châssis des fenêtres devraient être divisés en deux parties dont la supérieure, plus petite et basculant par un cliquet, permettrait d'aérer de bonne heure sans inconvénient pour les personnes encore couchées. Si l'on ne peut établir deux rangs opposés de fenêtres, on aura soin de disposer la porte en face d'une croisée ou de la cheminée ; elle fermera exactement pour prévenir les courants d'air partiels ou vents coulis. Les portes doubles ou munies de tambours garantissent mieux contre le froid extérieur, mais elles sont

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obstacle k la ventilation ; celles qui conduisent dans les cabinets mil, dans les chambres à coucher, etc. , doivent être percées manière qu'elles ne lancent pas en s'ouvrant un courant des personnes au lit ou dans la station presque immobile travail sédentaire. La condition première des escaliers est celle (toutes les autres parties de l'édifice privé ; savoir : la largeur de et la facilité de l'aération. Dans les grandes villes, où le prix loyers est très élevé, la cupidité des propriétaires réduit aux dirions les plus exiguës la cage des escaliers ; aussi sont- ils le plus it privés de lumière, humides, mal aérés. Dunsles maisons de de valeur, l'odeur des latrines s'y répand ; l'infection est iné- , quand des sources d'émanations fétides existent dans les inférieures, la ca-^e de l'escalier faisant alors l'office d'un d'appel. Que l'escalier occupe donc un espace suffisant; que diverses sections soient séparées par d'amples paliers qui augitent la capacité atmosphérique de sa cage, et servent de haltes lu labeur de l'ascension ; qu'il représente un plan modérément é, que ses marches soient larges et peu élevées; plus il a de ir, moins il doit avoir de roideur et d'escarpement : l'action fa monter gène l'abaissement du diaphragme et détermine de l'an- ^ilation chez la plupart des individus, môme quand ils ne sont point faibles ni obèses ni affectés d'une lésion pulmonaire ou cardisque. C'est donc un soulagement pour tout le monde que d'adouairla pente des montées; celles qui se contournent en spirales nlour d'un point central et dont la cage forme une tour, occasionnent le plus de fatigue, et chez beaucoup de personnes, une sensation de vertige. Les escaliers intérieurs qui établissent une communication directe entre deux appartements situés l'un au-dessus de l'antre» ont pour effet de hâter dans l'un et l'autre la vicialion de l'air, et de susciter alternativement, de haut en bas, ou de bas en haut, suivant la densité de l'air, un échange de méphitisme. Dans les maisons qui n'ont pas de jour, on arrive odinairement aux aieaUers par une allée : celle-ci ne remplace que très imparfaitement le moyen puissant de ventilation que fournit une cour spacieuse. Elle doit être dallée ou biluminée, car le pavage laisse des interstices qui favorisent l'infiltration des eaux ménagères; celles-ci doivent avoir un écoulement facile, et les gargouilles, bien couvertes, auront des ouvertures opposées au dehors du bâtiment, pour qu'il s'y établisse un courant d'air; au besoin, un tuyau d'évent, piqué sur la gargouille, monterait au-dessus des toits. Sans

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ces précautions, des exhalaisons malsaines se développent dans las allées qui se transforment, dans les maisons de mince aloi, en véritables cloaques par le dépôt des ordures, par la diffusion des eaui ménagères sur du pavé, ou des caniveaux mal joints; ouvertes, elles servent d'urinoir public aux passants; fermées, elles envoient dans les appartements un air infect. Le dallage remédiera au mal, surtout si la maison est formée par une porte à claire-voie qui laissa accès à l'air extérieur. Eu général, les portas d'entrée sont un élément essentiel du sy>tème général de ventilation que toute maison réclame : leur ouverture doit offrir de grandes dimensions; les portes en grillage de fer conviennent mieux que les portes massives qui, par leur fermeture, interceptent la circulation aérienne entre la maison et la voie publique.

Sous la dénomination d'annexés, nous comprenons les cuisines, le système d'écoulement des eaux ménagères, les puisards, les latrines, les écuries, établcs, etc. La construction des cuisines est, ea général, négligée : mal situées, mal éclairées, mal ventilées, elles deviennent un foyer d'ius ilubi ité par la vapeur de charbon qui s'sa dégage, par l'odeur des débris alimentaires, etc. D'Arcet a douai pour leur établissement un ensemble de règles dont l'autorité ferait sagement d'imposer l'exécution aux propriétaires. Il faut éloigner les cuisines des appartements, surtout des chambres à coucher: leur proximité n'est pas seulement désagréable à cause des exhalaisons culinaires, mais elle a causé plus dune asphyxie tant paroi les maîtres que parmi les cuisiniers. Elles seront spacieuses, tris élevées, dallées, fréquemment nettoyées, ventilées au niveau do plafond et près du plancher; les fourneaux seront placés sous ans hotte communiquant à celle du loyer principal, et dont l'ouverture soit calculée pour produire un courant d'air qui entraîne les émanations du charbon. Ou pourra laisser un certain es|iace entre ls foyer et les fourneaux, mais à condition qu'ils soient clos, et que la vapeur du charbon soit appelée dans un tuyau répondante lâche* minée. Les pierres d'éviers sont souvent une cause d'infection : on y remédie en posant au-dessus de lorilice une cloche à bords découpés, qui, plongeant dans une petite rainure remplie d'eau, as s'oppose point au passage de ce liquide ; de temps en temps on soulève ectto cloche pour déterger le tuyau. Dans un grand nombre de maisons, notamment dans les hôtels des grandes villes, comme Paris, les cuisines sont reléguées dans les caves. Pour recevoir cette dettination, il iaut que les étages souterrains soient d'une grands

cncrarusA. — des iabitations et de l'air confiné. 616 i, trfcs secs et abondamment aérés; encore la réunion de cet pis ne suffit-elle point pour préserver ceux qui y travailiàm Véliolement et de douleurs rhumatismales.

(et campagnes, les eaux ménagères qui ne contiennent plus lie substance nutritive pour être données aux bestiaux, sont lue* hors des habitations, et vont alimenter des mares qui, par l'évaporation, exercent parfois la même influence que Pans nos maisons, le système d'écoulement de ces eaux ipûse d'éviers intérieurs, répondant à des cuvettes placées au an niveau de chaque étage et se continuant par des tuyaux descendent le long des murs de face dans la rue ou dans la I*. («as tqyaux «engorgent de matières infectes dont l'odeur pédant les habitations; on évite cet inconvénient à l'aide de >ns ou de couvercles hermétiques, et, à leur défaut, on intérêt U communication directe du tuyau principal et de l'évier ir, en disposant à l'extérieur des cuvettes intermédiaires, qui ittent à l'air d'entrer dans l'embranchement, sans parcourir U longueur du tuyau (Rapport cité). La cuiller, qu'on place |i tuyau, doitôtre large, disposée de manière à prévenir la détéitiqn du pied du mur. De la cuiller les eaux se déversent sur le on dans des gargouilles de pierre ; quand celles-ci sont faites }F la traversée des bâtiments, (es dalles qui les couvrent doivent scellées à la pierre : sans cette précaution, ou avec desgarjprillesqui ont une simple couverture en planches, l'intérieur des PWQnsast exposé à l'humidité, aux émanations malsaines. Il y a ffjWtaga pour la salubrité et économie pour le propriétaire à condMT9 les eaux pluviales dans les conduits d'eaux ménagères, pour PS foirer. Leurs puisards sont destinés à recueillir et k débiter les flll|I, quand leur écoulement ne peut avoir lieu sur la voie publiffffii «ans aucun inconvénient lorsqu'ils ne reçoivent que les eaux jjérjales» ils acquièrent un haut degré d'insalubrité par l'addition des eaux ménagères ; celles-ci, en s'infiltrant dans le sol, vonteor- JtfQpre l'eau des puits ; elles laissent d'ailleurs sur les parois du po'tsacd Huavase qui en obstrue les pores; bientôt l'infiltration %vMt p| lis possible ; les liquides s'accumulent, fermentent et donqgiit |}eu k uu dégagement d'effluves putrides. Supprimer les pui- ^fdt et rejeter les eaux ménagères loin des habitations, est une {ègle iaiporUtute d'hygiène domestique; s'il y a nécessité de les cou- UPYCr, jl fyut en fermer l'ouverture au moyen d'un siphon dans Itflis4 r«tu qui s'écoula sert elle-même d'obturateur ; oaltt masure

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suffit si le liquide s'infiltre dans les terres ; dans le cas contraire, il ne reste d'autre remède que le curage périodique des puisards. L'ordonnance de police du 20 juillet 1838 prescrit de construire les puisards en maçonnerie et de les fermer par une cuvette à siphon ; l'ouverture d'extraction, correspondante à une cheminée de 1 mètre 50 centimètres au plus de hauteur, doit avoir moins de 1 mètre en longueur sur 65 centimètres de largeur; quand cette ouverture correspond à une cheminée excédant 1 mètre 50 centimètres de hauteur, les dimensions des puisards seront augmentées et l'ouverture égalera les deux tiers de la hauteur de la cheminée. Aucun puisard, aucun puits d'absorption ne peut être établi sans une autorisation spécial*. Les eaux des puisards ne peuvent pas être écoulées dans les ruisseaux des rues; il est procédé à leur vidange comme à celle des fosses d'aisances.

La structure vicieuse des latrines est le fléau d'un grand nombre d'habitations privées. On connaît le danger de leurs émanations; les accidents qu'elles produisent ont été désignés sous le nom de plomb et de mitte. Celle-ci, due aux vapeurs ammoniacales, donne lieu à des picotements, k d'acres cuissons aux yeux, à l'inflammation du globe oculaire et de ses annexes, à l'enchifrènemeut avec douleurs dans le fond et autour des orbites, à la photophobie, souvent suivie d'une cécité de plusieurs jours : la guérison survient parle bénéfice d'une abondante sécrétion de larmes et de mucus nasal limpide; d'où la distinction que font les vidangeurs de la mitte en sèche et en humide ou grasse. Cette ophthalmie se répète sans porter atteinte à la vision; la myopie, l'amaurose, l'ophthalmie chronique et persistante sont rares parmi les vidangeurs qui, avec le temps, finissent par accoutumer leurs yeux au contact des émanations ammoniacales. Les accidents de plomb sont de deux genres : dus à l'action d'une atmosphère presque entièrement privée d'oxygène, ils expriment les effets d';isphyxie produits par l'azote et par l'acide carbonique, car dans quelques fosses l'analyse chimique a démontré que l'air contenait 2 p. 100 d'oxygène , 94 d'azote et h d'acide carbonique ; la gène de la respiration et un affaiblissement progressif sont alors les symptômes que l'on observe et qui se dissipent par la simple exposition à l'air. Si le plomb est déterminé par la présence de l'acide sulfhydrique que l'analyse chimique a constaté dans les fosses aussi bien que le suif hydrate d'ammoniaque, les phénomènes sont ceux d'un véritable empoisonnement; douleur vive à l'estomac et aux articulations, resserrement du gosier, céphal-

aaamusA. — dis habitations bt de l'air confiné. 637 algie, nausées, défaillances, cris involontaiies et quelquefois modales; délire, convulsions générales, rire sardonique, refroidissement du corps, yeux clos , pupilles dilatées et fixes , face livide, lèvres violettes, battements tumultueux du corps, pouls petit et accéléré, écume blanche ou sanglante à la bouche , respiration courte et convulsive, etc. Ces terribles accidents peuvent ne se produire que plusieurs heures après la sortie des fosses ; d'autres fois ils revêtent la forme délirante, et la mort est instantanée. Les premiers symptômes sont, chez quelques ouvriers, une loquacité insolite, des propos incohérents, une sorte de danse automatique; ordinairement la maladie dure de quelques minutes à vingt-quatre heures, et généralement la connaissance revient aux malades avant le terme fatal. Outre ces diverses sortes d'effets, les médecins militaires savent bien que la dysenterie des camps a souvent son origine dans l'infection des fosses mal entretenues ou rarement comblées qui reçoivent les déjections de masses d'hommes. Le méphitisme des latrines est plus fréquent pendant les chaleurs , dans les temps humides , dans les habitations collectives; il augmente par le séjour prolongé des matières , la forme carrée et la profondeur de la fosse , par le mauvais état de ses parois , par le mélange avec les urines, l'eau de vaisselle, de lessive, de savon, etc. L'extinction d'une lumière introduite dans la fosse indique la prédominance de l'azote et de l'acide carbonique; le sulfhydrate d'ammoniaque est flagrant ; le gaz hydrosnlfureux ne se dénote par aucun indice appréciable. Le plus sûr moyen de prévenir le méphitisme, consiste dans une bonne construction des fosses et des latrines. L'ordonnance de police du 1er décembre 1853 en a fixé les conditions, ainsi que celles des vidanges. Les fosses placées sous le sol des caves doivent avoir une communication immédiate avec l'air extérieur; les caves et autres locaux où se trouvent les ouvertures d'extraction des fosses, auront au moins 2 mètres de hauteur et assez d'espace pour recevoir quatre travailleurs et leurs ustensiles. Les murs, la voûte et le fond seront entièrement construits en pierres meulières maçonnées avec du mortier de chaux maigre et de sable de rivière bien lavé ; les patois de la fosse seront enduites de pareil mortier lissé à la truelle ; on ne donnera pas moins de 30 à 35 centimètres d'épaisseur aux voûtes, et moins de 45 à 5o centimètres aux massifs et aux murs. Point de compartiments, de divisions dans les fosses, point de piliers, de chaîne ou d'arcs de pierres apparentes. Le fond sera en forme de cuvette concave ; tous les

6S8 HTGltffl FfttVftt.

angles intérieurs Seront effacés par des arrondissement! de Î5 Millimètres de rayon. Autant que possible, ot\ construira les fosses sur un plan circulaire, elliptique ou rectangulaire. Point de fosses à angles rentrants, hors le seul cas où la surface de là Ibsse Serait au moins de U mètres de chaque côté de l'angle , H alors il sent pratiqué, de l'un et de l'autre côté, une ouverture d'extraction. Quelle que soit leur capacité, les fosses ne pourront avoir moins de S mètres de hauteur sous clef; elles seront couvertes par une voûte en plein cintre, ou qui n'en différera que d'un tiers de rayon; l'ouverture d'extraction des matières sera placée au milieu de la voûte ; la cheminée de cette ouverture né doit point excéder 4 mètre 50 centimètres de hauteur, et l'ouverture elle-même ne pourra avoir moins de 1 mètre de long sur 65 centimètres rib large. Que si II cheminée a plus de 1 mètre 50 centimètres de hauteur, on calculera les dimensions de l'ouverture pour que sa longueur ou sa largeur égale les 2/3 do la hauteur de la cheminée. Le tuyau de chute doit toujours être vertical , d'un diamètre minimum de 25 centimèltw, s'il est de terre cuite, et de 20 centimètres , s'il est de fonte ; parallèlement au tuyau de chute doit régner un tuyau d'évent qui sert conduit jusqu'à la hauteur des souches de cheminées de la maison ou de celles des maisons continués si elles sont plus élevées; ce tuvau d'évent aura un diamètre de 25 centimètres au moirtS; l'onfice intérieur des tuyaux de chute et d'avant ne pourra Être descendu au-dessous des points les plus élevés de l'intrados de la voflte. Le mauvais état des tuyaux de chute est une des causes les plus ordinaires de l'infection des latrines; ils se fout en poterie mal cuite dont les joints ne sont pas ajustés exactement; les plâtres qui les enveloppent s'imprègnent dune humidité fétide qui s'étend aut mursd'adossement: ceux-ci se dégradent ; leur mortier, leur plâtre surtout se décomposent ; les bois de charpente ou de cloison pourrissent. On substitue avantageusement à ces conduits en poterie des tuyaux de fonte dont les joints sont bouchés avec du mastic : cette précaution ne suffit pas |>our empêcher les émanations, il flot encore isoler le tuyau dans un coffre de plâtre, libre dans toute la hauteur du bâtiment, ouvert eu bas et au-dessus du toit seulement. de manière à laisser entre sa face interne et le tuyau une couche d'air dont le courant entraîne les exhalaisons.

Le système des fosî^s mobiles n'est pas une nouveauté ; en 17M, Gautier avait proposé un appareil pour la séparation des matière» alidaa et liquida. Pamit-Uucbàtelet préconise ce système : a II

aiCUHTOSA. — DBS HAIITATIOIIS IT DB L'AIE CONFINÉ. 659

peut s'appliquer partout, il facilite l'enlèvement des matières, et permet de le faire sans odeur et sans malpropreté ; il préserve les ouvriers des dangers de l'asphyxie , il empêche les dégradations de 100 édifices et contribue à augmenter la masse disponible des engrais(l)». L'ordonnance de 1853 interdit le placement des appareils mobiles dans une fosse supprimée dans laquelle il reviendrait des eaux quelconques ; elle exige qu'ils soient établis sur un sol rendu imperméable à 1 mètre de profondeur au inoins , au pourtour des appareils disposés en forme de cuvette ; les caveaux à fausses mobiles seront constamment pourvus d'une échelle qui permette d'y descendre sans danger; les trappes destinées à fermer l'ouverture de ces caveaux doivent être construites solidement, et garnies d'un anneau de fer, pour en faciliter la levée: on évitera que les eaux pluviales et ménagères ne pénètrent dans les caveaux ; tout appareil plein sera enlevé et remplacé avant que les matières débordent; il sera formé un plan, luté et nettoyé avec soin avant d'être porté aux voitures. Défense de laisser dans les maisons d'autres appareils de fosses mobiles que ceux qui y sont en service, et de taire écouler les matières contenues dans des appareilsà t'aide de cannelles ou de toute autre manière. Pour l'établissement des deux étages de tonneaux dont se composent les fosses mobiles, il faut préférer les res do-chaussée munis de tuyaux d'évent aux caves profondes dont las marches se dégradent par le passage fréquent des tonneaux, et on la surveillance est difficile; il faut veiller à ce que les tuyaux eucylindresqui font communiquer entre eux les deux rangées de tonneaux, soient bien disposés, et à ce que les matières ne se dé* versent pas sur le sol. Quand os précautions ne sont pas exactement observées, les fosses mobiles deviennent aussi une source d'infection; c'est ce que nous avons souvent constaté au Val -de-Grâce OÙ oe système est adopté depuis fort longtemps.

En Angleterre, on a renoncé aux fosses d'aisances; elles ont existé i Londres tant que les maisons sont restées sans jonction avec les égouts; mais vers 1820, les compagnies d'eaux ayant commencé leur service, qui dès 1850 procurait aux ménages particulière une quantité d'eau de 260,000 mètres cubes, l'usage des water-cloeet se généralisa, les prescriptions qui fermaient les égouts tombèrent en désuétude, le drainage des maisons par la canalisalion souterraine devint la règle et la fosse l'exception; aujourd'hui un égout passe dans toutes les rues de Londres; de chaque

(i) Mémoires d'hygiène publique, U II, p. 400.

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maison particulière sort un tuyau de grès qui y décharge les eaux de la cuisine des cabinets de toilette, du water-closet et de la cour; l'égout lui-même est de briques, à profil d'oeuf et se déverse dans l'ancien affluent de la Tamise, converti en égout de 2, 3 et & mètres d ouverture ; là, l'écoulement ne s'effectuant qu'à basse mer, les eaux chargées d'immondices stationnent six heures : les grandes artères deviennent ainsi, dans le bas, de véritables réservoirs avec tous les inconvénients de dépôt, de méphîtisme et d'inondation qu'un mode discontinu d'écoulement doit amener dès que surviennent des orages ou qu'on étend trop le bassin de l'égout (1). Aussi l'eau de la Tamise est-elle altérée par le mélange de tant de matières organiques ; sous les ponts, elle est jaune et sale comme un bourbier, tandis qu'en la remontant jusqu'aux prairies d'Harap* ton-Court, on la trouve vive et limpide. Sur les 16,000 maisons de la cité, 6000 à peine ne sont pas encore drainées. Des inspecteurs, qui, pour les travaux et la surveillance, relèvent d'un ingénieur, et qui rendent compte en même temps au médecin chef de l'hygiène, sont répartis en dix sections sur le territoire de Londres ; d'après leurs rapports, vérifiés sur place par ce fonctionnaire médical, injonction est faite aux propriétaires d'exécuter dans un délai Gxe la jonction souterraine de leurs maisons avec l'égout public, de munir les water-closet de fermetures hermétiques et de la quantité d'eau nécessaire pour emporter les vidanges; de perdre, par h même voie souterraine, les eaux des cours, écuries, cuisines et toitures ; d'assurer aux habitants de la maison un approvisionnement su Misant de belle et bonne eau au moyen d'une citerne et d'un appareil convenable; enfin de faire vider et combler ensuite avec des remblais de bonne qualité les fosses actuellement existantes. Ainsi le système de latrines anglaises se lie à une circulation d'eau dans la maison par deux robinets au moins, l'un dans la cuisine et * l'autre dans le water-closet ; souvent il y eu a un troisième dans le cabinet de toilette avec baignoire. Le drainage ou la perte des eaux qui ont été employées , est la conséquence forcée de cette installation. Toute habitation pourvue d'eau est une habitation drainée; le courant d'eaux pures nécessite un écoulement d'eaux infectes; de là ce réseau d egouts et de conduits, sorte de système artériel placé dans le sous-sol de Londres et dont les veines sont partout.

(t) Rapport sur le mode d'assainissement des villes en Angleterre et en Ecosse , par M. Mille, ingénieur des pools et chau«ie>«, 20 Juillet 18X4. {Ann. d'hygiène, r férié, Parii, «»", t. IV, p. 203.)

tCIBClWlSA - DU ASITATIONS ST DE L'a» fiOKliKt. 161 On ii proposé pour Paris l'application du système qui consistai ' o circuler l'eau dans tout» Il hauteur des maisons età perdra le* jidauges aux égouts. Lu construction dégoûts latéraux à la Seine, N et l'application des liquides d'égout à la culture par le jeu des mars, seraient deux conditions sans lesquelles on aurait k prévoir tt» détérioration des eaux delà Seine et une immense perte d'eni si nécessaires a l'agriculture. Une pareille combinaison de lovens d'assainissement rencontrera bien des difficultés, prores terrains et des localités, sans compter celle d'obtenir an Hictioimemeul régulier pur l'ensemble des chasses d'eau et des eotes d'égouls, etc. Quoi qu'il en soit, on ne peut s'empêcher de «sidérer comme un foyer d'infection toujours menaçant, le récepcle des matières Escales placé sous le sol même de nos habitaons. Les accumulations immondes tendent constamment à vaincre les obstacles qu'on oppose « l'expansion de leur atmosphère. Les rejeter au loin, les perdreau furet à mesure de leur formation semble une mesure aussi nécessaire que celle de l'inhumation des cadavres i une distance suffisante1 des habitations. Et quand on sait le nombre énorme de maisons empoisonnées par le méphitisrae des s d'aisances, quand on peut s'assurer tous les jours dans Paris même que leur vidange, malgré le perfectionnement des méthodes île désinfection et la surveillance de la police, est restée nue opération aussi dégoûtante pour les ouvriers que pour les habitants, on : lient qu'applaudir aux efforts qui auront pour résultat tout a la lois de donner l'eau aux habitations et d'en expulser incessamment le détritus humain . C'est une belle formule que celle du Board of kenith : • L'assainissement est l'accord de trois fonctions : distribution des eaux pures, perte immédiate des eaux infectes, et arrosement des cultures. »

Sur l'avis du conseil de salubrité, le préfet de police a adopté, dans son ordonnance du 29 novembre 185Û, le principe de l'écoulement direct et permanent dans les égouts des eaux vannes provenant des fosses d'aisances; il suppose, dans les fosses fixes ou mobile.', la division des matières solides et liquides. Les appareils diviseurs s'adaptent aux anciennes fosses; les nouvelles doivent comporter la séparation des matières. Les liquides, désinfectés rapidement et à peu de frais, pourront, à mesure de leur production, ■ être évacués directement et d'une manière permanente dans les ' égouts, au moyen d'une conduite souterraine; à défaut de cette «ircuktioM continue, les matières liquides désinfectées, provenant %• ton. — I. *'

6&2 HYGIÈNE PBIVÉK.

des fosses à proximité des égouts, ne pourront être écoulées dans ces égouts, lors de la vidange, qu'au moyen d'une conduite souterraine dont les conditions seront réglées par l'administration ; là où cette conduite souterraine ne peut être établie, on permet l'écoulement des liquides infectés au moyen d'un tuyau aboutissant à la bouche de l'égout le plus voisin. Si l'éloignement de l'égout on toute autre circonstance s'oppose à ce mode d'écoulement, lai liquides seront déposés au dépotoir. On le voit, ces dispositions de police sanitaire sont un premier pas vers le système anglais; les fosses avec séparation des liquides et des matières solides sont, en France, le dernier progrès réalisé dans la construction des latrines.

La disposition des cabinets d'aisance contribuera beaucoup à l'assainissement des fosses. Qu'ils soient isolés, éloignés de l'appartement, surtout des chambres à coucher, largement aérés ; que les sièges, de bois dur et cirés soient garnis, à leurs ouvertures de cuvettes à l'anglaise, fermées par une soupape à bascule et communiquant avec un réservoir d'eau. Que le tuyau de chute qui met la cuvette en communication avec la fosse soit de fonte ou de tôle bitumée, et dans les conditions mentionnées plus hauL La ventilation des cabinets d'aisances, a donné lieu à deux théories: d'après l'une, le siège seul doit être ventilé; dans l'autre, le courant d'air, établi du siège au tuyau d'évent, passerait par la fosse. La première a prévalu par cette raison que le contact de l'air extérieur activais putréfaction des matières fécales, tandis qu'elle est ralentie par une atmosphère immobile de gaz azote mêlé de carbonate et de sulfhydrate d'ammoniaque.

Pour supposer à la diffusion des émanations des latrines dans l'intérieur des appartements, il faut, à l'exemple et d'après le précepte de Labarraque, étendre sous les portes une traînée de chlorure de chaux sec, épaisse de '1 centimètres, et tendre derrière les portes, sur des cordes, un linge épais trempé dans du chlorure liquide. Le prix élevé des chlorures ne permet guère leur emploi pour la désinfection des fosses et la préservation des vidangeurs qui y pénètrent ; mais on doit exiger, suivant l'avis de Labarraque, qu'une bouteille de chlorure d'oxyde de sodium fasse partie de leurs équipages pour le secours des ouvriers asphyxiés, et que l'on fixe sous le nez et la bouche de ceux qui travaillent à Tintérieur des fosses, des éponges imprégnées d'une solution du même produit

On a proposé divers procédés pour désinfecter les matières

dBCtmrcsi. — DES HABITATIONS kt de l'air confiné. 6M

fteales k moindres frais, en leur conservant en même temps leurs propriétés utiles pour l'agriculture, avantage que n'ont point les «Montres; ils répondent tous à cette double indication : saturer les gas fétides et utiliser l'ammoniaque.

1* Procédé de M. Salmon. C'est le mélange des matières stercofaleeavec le charbon très divisé ; il a pour résultats leur désinfection instantanée et complète, et la formation d'un engrais solide, euoeptible d'être transporté sans inconvénient et de servir immédiatement à l'agriculture ; mais il répand une poussière noire dans le» habitations, il salit les environs de la fosse, et ne sépare pas exactement les substances solides et les eaux vannes. H est exploité arec succès dans la banlieue.

3* Procédé de Darcet, substituant la cendre de tourbe au noir animalisé.

S* Procédé de M. Schattenmann. Il a pour base l'emploi du protoaolfate de fer qui, agissant sur un mélange d'acide sulfhydrique, de carbonate, de sulfhydrate d'ammoniaque, et de quelques éléments organiques, fixe l'ammoniaque à l'élut de sulfate et le soufre à celui de sulfure ferreux. Les nouveaux produits ne dégagent plus qu'une faible odeur de fèces et de résidus végétaux qui s'y trouvent contenus en petite proportion ; transportables à de plus grandes diatanrfin que le fumier, et délayés dans l'eau sur le terrain, ils constituent un opulent engrais.

fc* Procédé de M. Siret. On délaie dans 2 kilogrammes d'eau 1 kilogramme de poudre composée de charbon, de sulfate de sine et de fer; ce mélange est projeté sur les matières à désinfecter; le nlfatcde sine ne vaut point le sulfate ferrique ; les inconvénients do charbon ont été indiqués; cette poudre est d'ailleurs plus dispendieuse que le moyen de Ai. Schattenmann.

5* Procédé de MM. Kraff el Suquet. Ils appliquent le protoxyde de fier hydraté à la désinfection dts matières en séjour dans les foeti f d'aisances et à ia fabrication de sels ammoniacaux et de la poudrette ; toutefois les produits solides ne sont désinfectés complètement qu'après leur arrivée à l'établissement où ou les réduit en tourteaux solides, compactes et inodores ; et c'est aussi là que sont traitées les eaux vannes par la chaux hydratée qui en dégage l'ammoniaque et précipite les matières animales tenues

suspension Nous ren voyous, pour de plus amples détails sur ce

(1) Annales d'hygiène, 1844, t. X&XU, p. 326.

64& HVGIÈNR PRIVÉE.

procédé qui intéresse plus l'hygiène publique et l'industrie que la salubrité des habitations privées, à la description qu'en a dounée M. Guérard (I); il permet d'obtenir en quelques heures la dessiccation parfaite des matières fécales solides, et leur conversion en poudre t te inodore, iufermentescibleet d'un facile transport, tandis que la grossière méthode de Montfaucon, slratifiaut les matières semifluides, développe une grande surface d'évaporation et de fermentation putrides qui entraine, en sus de l'insalubrité sur une grande échelle, le déchet des neuf dixièmes des principes utiles de l'engrais. 6* Procédé de MM. Domange (1) ou vidange atmosphérique. Ce mode d'extraction a pour unique agent la pression de l'air extérieur; de puissantes pompes pneumatiques qui fonctionnent dans les ateliers de l'établissement, servent à opérer le vide dans des récipients hermétiquement fermés ; dès qu'ils sont mis en communication avec les fosses au moyen de tuyaux de plomb, les matières y montent et emplissent les récipients en moins de trois minutes. La désinfection des matières dans les fosses, avant la vidange, est aujourd'hui obligatoire ; les moyens ne manquent point; on a indiqué successivement outre ceux déjà mentionnés 1e parmi lessubstances solides, leschaux, le sable, les marnes, les cendres de houille, de bois et de mâchefer, la tourbe mêlée de sous-chlorure et de carbonate de chaux, le salpêtre, les plâtres et les plâtras, les vieux mortiers, les terres calcinées, la sciure de bois, les poussiers de mottes et de diverses écorces d'arbres, le tannin, les résidas des diverses opérations chimiques, tels que les chlorures et les sulfates de soude, de fer et de magnésie, etc. ; 2° parmi les substances liquides, le laitdechaux, les lessives de cendres, diverses dissolutions salines, les hypochlorates alcalins, le chlore, les acides sulfureux, sulfurique, chlorhydrique, acétique ou pyroligneux, les décoctions déplantes aromatiques, le goudron, les huiles de schiste et autres, etc. Le principe de la désinfection est l'absorption des gaz délétères, ce qui explique la multiplicité des agents employés: «en grand, toutefois, il est des diîficultés qui ont retardé la mise en pratique des procédés réputés les plus économiques» (2). Le plus généralement usité dans les fosses même, lorsqu'on doit couler sur la voie publique et qu'il y a lieu d'éviter la coloration noire du sulfate de fer, consiste dans l'emploi du sulfate de zinc parfumé avec

(1) Voyez Annales d'hygiène, 18*6, t. XXXV, p. 77.

(2) Rapports généraux des travaux du Conseil de salubrité de Paris, de 1846 à 1848 inclusivement. Paris, 1855, p. 125.

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