‹ Traité d'hygiène publique et privée v. 2 (volume 3)Chapitre 83 sur 111 · DIS HABITATIONS ET DE L AIE CONFINÉ. W · texte numérisé non relu

DIS HABITATIONS ET DE L AIE CONFINÉ. W

l'eatence de romarin ; s'il s'agit des fosses mobiles, on a recours au •alfate de fer et k l'aeide pyroligneux impur, à l'aide de 1 kilogramme de chaque par tonne mobile.

Éloignez de vos demeures les écuries, les étables : elles répandent te émanations qui sont au moins désagréables par leur odeur. Ces constructions, qui entrent dans le système de beaucoup d'habitations privées, exigent d'ailleurs les mêmes conditions de salubrité: une capacité atmosphérique qui, pour le cheval, le mulet, le bœuf, etc., doit être beaucoup plus grande que celle qui est nécessaire à l'homme (1); des ouvertures suffisantes pour l'accès de la lumière et la ventilation, des murs édifiés avec des matériaux ans, un sol disposé pour l'écoulement des liquides et pavé de manière à s'opposer à leur infiltration, etc. ; des ruisseaux à pente, te lavages réguliers, contribueront à l'assainissement de ces lieux ; en cas d'épizootie, il faut s'empresser de faire parquer les bestiaux. Les masses de matière animale et végétale qu'on laisse s'accumuler près des écuries, sous forme de fumiers, couvrent le sol d'excréaveat et l'imprègnent d'urine ; leur fermentation putride donue Heu à des émanations dont la nocuité a été contestée ; mais il est remarquable que de nombreuses relations d'épidémies adressées taris les ans à l'Académie de médecine s'accordent à attribuer à la présence des fumiers l'influence la plus fâcheuse. Il sera certainement d'une bonne administration de défendre le séjour des fumiers so delà de deux jours à proximité des habitations. Les chenils, les ponlaillers, les pigeonniers, les trous où l'on élève des lapins ne sauraient être tolérés dans une demeure urbaine ; ces réceptacles, dont le bon entretien exige des soins minutieux, et qui finissent toujours par répandre des exhalaisons malsaines, ne peuvent être établis que dans les habitations qui se développent sur une grande étendue de terrain.

(1) En comparant les effets de la respiration humaine dans un lieu clos avec ceux de la respiration des chevaux dans des écuries fermées, on trouve qu'un chef al exhale environ trois fois plus d'acide carbonique que l'homme ; ce nombre esprisae d'après M. Chevreul, le rapport des capacités pulmooaires. M. Leblanc s'appuie sur des expériences pour porter à 18 ou 20 mètres cubes la ration d'air nécessaire par heure à un cheval dans une écurie close; elle peut être réduite, si récurie n'est point fermée. Les vétérinaires les plus distingués rattachent l'étiotogie de la morve chez les chevaux à leur séjour dans des écuries trop étroites, humides, où l'air a peu d'accès ; les faits de transmission de cette affreuse maladie à l'homme sont une raison de plus pour assurer aux écuries le bienfait d'une large aération.

6&6 ' HYGIÈNE PRITES.

S 2. - De rtnflaence de* baMCatto»*.

Au point de vue de l'hygiène, l'influence que l'habitation piMÎ exerce sur l'homme et sur la famille n'est autre que celle de FMr mosphère qu'elle circonscrit : or, l'air confiné agit par son humidité, par son volume, par ses altérations, par sa température, ptf le mode et le degré de son renouvellement.

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