‹ Traité d'hygiène publique et privée v. 2 (volume 3)Chapitre 87 sur 111 · IV. — Éclairage · texte numérisé non relu

IV. — Éclairage

L'éclairage, qui supplée dans les habitations à l'absence d<> la lumière naturelle, change la proportion des principes constituants de l'air, y ajoute des produits plus ou moins nuisibles et élève la tem- 3«*dit. — i. 42

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pérature du milieu ; c'est pourquoi il en est question ici. Les corps employés à l'éclairage sont solides, liquides ou gazeux : les premiers sont la chandelle et la bougie. Les chandelles de six à la livre perdent 11 grammes de leur matière par une combustion d'une heure, et consomment dans le môme espace de temps un tiers de l'oxygène de 0mr ,322 d'air; la combustion de 1 gramme de suif élève 83 grammes d'eau de 0° à 100° c. ; celle d'une chandelle de six à la livre 705«' ,50 d'eau (Lavoisieret Laplace). La combustion de 1 kilogramme de suif exige 10,352 litres d'air. Une chandelle de six à la livre, brûlant durant une heure, porte de 0* à 100° c, la température de 27mi.29 d'air (Péclel). La flamme de la chandelle en forme de cône allongé a k à 6 centimètres de hauteur sur 10 à 12 millimètres de largeur. L'intensité de sa lumière est de 10,66, celle de la lampe Carcel étant de 100 ; elle va diminuant à mesure que la mèche s'allonge et que la combustion se ralentit; d'où la nécessité de couper sans cesse la mèche sous peine de perdre les trois quarts de l'éclairage. La flamme des chandelles est sans cesse agitée en sens vertical et en sens horizontal, par les variations dans le courant des matières volatilisées et par la succession des couches d'air échauffées au contact de la mèche en ignition. La combustion incomplète des chandelles produit de l'hydrogène cartoné, de l'oxyde de carbone, de l'acide carbonique, des acides stéarique, margarique, oléique et sébacique, de l'oléone, de la stéarone et de la margarone, de l'acide acétique, de l'eau, une huile volatile légèrement odorante, de l'huile empyreumatique et du charbon. Les gaz hydrogénés et carbonés, portés par la respiration dans les divisions bronchiques, peuvent y être absorbés et modifier l'oxygénation du sang; les autres gaz, en raison de leurs qualités acres, irritent les surfaces muqueuses avec lesquelles ils sont mis en contact; enfin le charbon se mélange avec les mucosités dont elles sont tapissées, et donne lieu à îles crachats noirs que l'on expectore si fréquemment le matin après avoir passé la nuit dans un lieu où des lumières ont complètement brûlé. Ce charbon, dit H. Itriquet (l,, fortement imprégné de matières pyrogénées, devient nécessairement un agent très irritant; les mucosités dans lesquelles il existe en abondance ont une odeur et une saveur désagréables; il est probablement la cause des picotements qu'on éprouve à la gorge après avoir respiré de la fumée. Lu combustion complète de

(1) Thèu sur V éclairage* 1S37.

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