V. — Habitude
D'un repos prolongé ou d'occupations sédentaires, il ne dut point passer immédiatement à table ; un exercice modéré doit précéder le repas ; mais poussé jusqu'à la iatigue, il peut empêcher l'appétit et rendre la digestion pénible. Le calme moral n'est pas moins nécessaire : on ne doit point bire usage d'aliments aussitôt après avoir éprouvé une forte agitation de l'esprit Les stomachiques pris en guise d'excitanàde rappétit|(absinthe, graine de moutarde blanche, eta) ont souvent pour effet de l'émousser. Le vin apaise la faim, a dit Hippocrate; on peut appliquer cet axiome à tous les stimulants: ou quand ils provoquent l'appétit, c'est dans une mesure excessive et factice; la surexcitation de l'estomac porte alors à manger plus que ses forces réelles ne lui permettent de digérer. L'appétit légitime se manifeste spontanément; il est peu de cas où il faille vaincre l'aversion pour les aliments ou seulement l'inappétence; cet état, aussi bien que les irr^larités de l'appétit, dénote la souffrance, l'altération des organes digestIfiL L'appétit qui s'annonce franchement* veut être satisfait; il ne faut pas attendre qu'il s'exagère jusqu'à la sensation d'une faim incommode ou douloureuse; celle-ci doit être modérée d'abord par un verre d'eau sucrée, par un boiûllon, avant que l'on ingère des aliments solides; de même, après une abstinence ou des privations de quelque durée, un repas très-èxciunt et réparateur ne serait pas sans danger. En vertu de ses rites, l'Israélite ne peut manger qu'après avdr procédé à une ablution de ses mains; usage bon à
ni% Kt moÊtncAiuM. — ncnrA.
et dci nKmbrtt iofineotB; JwmMUenwpli» pcnMm Lci nniadcs om berna d'sD poiot d'apfMU ; iitat «i tade, det trémalitîoat fibrUlairet det lèfrcs, de h liagf h tee, on regard terne et trirtc; ïk imîiiMiMH, jasBâKai deat lei chefeox, s'igiteat la noit en caacbeann et rêtcs pai par de bmsqaea réfeilf ; ib OBI de l'earibarraf daai h gieopiniâire, la tendance krbypochoadrie. La paralyse séaénle tenaineot cette série fatale de phéaomèaet de détérîoradaa.
Le débit de l'abnotbe eat aiqoonl'bni défenda daaa iei aMatf , et cette liqoeor eit eidoe des disiribatioas qni se iMt deblloite.
Cesl au eaax-de-Tîe de grains et de geaièm qae Percy (i) rapporte fsrme spéciale d'îrresse qa'on obaer? e aaseï fréqaetanwai cfaex lea aufiiai Vàntae canvuUve. Les oonrolsMMis (donîqoes) aarmnaeat qaelqueluia | siearB beores après l'ingestion des alcooliqaes, aa nûli aaélat de malaise épigastriqoe et de céphalalgie; les maladea ae rooleat, » loffdeat, s'échappeat ea mcofeineau désordonnés» en fodlératioM iacobéraates contre cenx qni les contiennent, se beortent ? iolemmeat la léie contre las mors» etc. : Percy en a yo périr deux de cette maoièfe; Ht oat les yeax briltants, les pupilles immobiles, les mâctaoirci serrées» et ils dèteloppeat ane ftiree moscakire prodigiense. Ce paroxysme dore ploaienn beorea ; je l'ai Ta doter presque tonte nne nuit, à l'bôpital militaire de Strasbomig» cliei na booune if re qu'an gilet de toict et l'assistance de plusieurs inirmien poawÛÊût à peine maintenir an lit.
S* De temphi dfif hnis$om akooKqnes.
• Les liqueurs fermentées et dlsiilléeSt a dît a?ec raison H. Rover- Gollard(2), ne sont jamais nécessaires pour qui que ce aoit, excepté poor quelques indîTidus chex lesquels l'habitude a créé des besoins Téritablement morbides. On peut alors considérer ces boissons comme des agents thérapeutiques plutôt qu'hygiéniques. » Toutefois il ne convient pas \ l'homme sain de s*en abstenir entièrement ; l'hygiène ne peut 6ire abstraction de l'eut aocial oà nous vivons et qui nous crte des conditions de régime auxquelles elle doit |4ier la rigueur de ses règles absolues : par cela même qu'il est diffictJe d'échapper à toute occasion de stimulation alcoolique, la sagesse veut que nous y disposions nos organes, et qu*un agent qui n*est pas nécessairement nuisible ne leur devienne pas, même ï des doses exiguës, une cause de perturbation et de maladie. D'autre part, quoique la généralité et l'invétéralion des usages ne témoignent pas toujours en faveur de leur utilité, comment n'être
(1) Percy, Annales médico-fuychologiquet^ 2* série, 1851, t. III, p. Sft7.
(2) H. Royer-CoUard, Tkhe, p. 48.
privée] condiments. 7f»7
gemeuts de tempérauire. Le sommeil après le repas, ou la sieste, est saus danger pour les personnes afbiblies par les maladies, épuisées par les fatigues ou par l'influence d*une température très-élevée, pour les petits enfants, pour les vieillards parvenus à Tâge de caducité ; mais l'habitude de la sieste est nui4i|>le aui sanguins, à ceux qui font bonne chère ou qui mangent beaucoup. Le besoin de dormir après le repas indique souvent une digestion laborieuse, et Ton se trouve bien alors de le satisfaire; mais à la longue il en résulterait une disposition aux congestions cérébrales, à Tapoplexie, etc. On peut le prév^pr en diminuant la quantité des aliments, en les choisissant très-digestibles et moins nutritifs, et en favorisant la digestion par un peu d'exercice an sortir de table. C'est à cause des inconvénients du sommeil, pris aussitôt après le repas, que Ton doit souper légèrement et attendre ensuite une heure avant de se mettre au lit.
Ce que nous avons dit de la convalescence, de l'imminence morbide, de l'acclimatement, nous dispense de revenir ici sur le régime qui G<mvient à ces situations.