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III. — Tempéraments, idiostmcrasies

• Niillum atimentum univenali litulo salvbre ilici potefl, et (pà rogat quodnmn ett mbihre alimentum , idem fan't ac si quœreret qtiîsnam lit ventus secunrfus, non eognito itinere (1). • C'est aux individnaihés organiques que s'applique ccl aphorisme si «rai : l'alimenl qui convient h l'une nuirait à l'autre ; la dièle doit conconler avec les différents tempéraments : elle ne doit pas oiïenser les goûts instinctifs ni même les goitts acquis, car ils expriment lonjours un rapport entre t'alhnent el l'état actuel de l'organisme. On chercherait vainement ï surmonter ces répugnances : les substances ingérées contre le vœu de l'économie sont réfraclaires aux forces digcstives ou ne cèdent à leur aclidti ([iit: (l'uiic nianii^re incnmplètc et laborieuse. tJe que nous avons dit des eiïtis de l'alimentation végétale et aoimale nous dispense d'entrer dani de longs détails an sujet du r^me qni convient aux diff<rents tempéramenis et idiosyncruïies. l'Iiis io iL-iiifii^raiiiiTil N'iit^uin i^si prononcé, pins la diele doit être végétale, adoucissante (fruits, herbes potagères, viandes lilanches. etc.). Les pléthoriques doivent éviter les aliments succulents. Les sanguins d'une nuance modérée peuvent user plus librement des dtlHrenls genres de nourriture, et c'est pour eux que Ccise a émis le précepte de ne s'astreindre à aucune règle particulière du régime, mais d'en suivre un très-varié. Néanmoins tous les individus sanguins, \ quelque degré que ce soit, ne doivent user que trèssobrement des stimulants, des assaisonnemenis Ocres et aromatiques, etc.! cette recommandation s'adresse également aux gens doués de l'idiosyncrasie hépatique ; ils trouveront, dans un régime ténu et végétal, le meilleur préservatif contre les affections bilieuses; les acides, les mucilagineux, leur conviennent, mais point de substances grasses, point de viandes noires ni d'aliments

{l) Van Swistea, Cotnmmloîrei. L I, p. â5.

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La bière houblonnée agit, comme les amers, en raison de la lupuline qn'<

contient : celle-ci renferme ellemôme une huile essentielle qui, fournie

majeure partie par la sécrétion jaune du houblon, donne à cette plante, com

à la bière, sa saveur et son odeur spéciales (Payen, Chevallier). Les matiè

albumineuses du grain se retrouvent assez abondamment dans la bière, b

que le brassage, la cuisson et la fermentation en aient séparé une grar

partie; à ces éléments nutiîtifs s'ajoutent la deitrine et le sucre, qui ne f

jamais défaut dans la bière ; les phosphates et d'autres sels dont Timporiai

pour la nutrition est connue des physiologistes. La bière est donc une boiss

alimentaire; elle développe rapidement Tembonpoint chez beaucoup de

consommateurs, comme l'usage de la drèche engraisse les chevaux des br

sears : les /i8 grammes de matériaui solides qui existent dans chaque li

de bière^et qui se représentent par des principes azotés analogues à ceux

pain et par des principes non azotés analogues à la dextrine, à la glycose, c

la même valeur nutritive qu'un poids égal d'orge ; ces US grammes d'extr

représentent la valeur nutritive de 75 grammes de pain (Marty). Quant a

propriétés stimulantes de la bière, elles sont, en raison peut-être de Tode

vireuse du houblon, moins agréables, moins exhilaranles que -celles de ii

vins doués d*aromes doux et variés ; elles dét)endent, quant à leur intensii

de la quantité d'alcool qu'elle contient, et qui est très-variable. Prise au rcpi

seule ou coupée avec un peu d'eau, elle apaise la soif, excite la chymificatioi

prise en quantité plus grande, elle active la sécrétion urinaire, l'exhalati

cutanée, les sécrétions muqueuses, et principalement celles du conduit inti

tinal, de l'urèthre et du vagin. Boerhaave, Stoll et Cullen l'ont préconisé

Sydenham la conseille dans un grand nombre de maladies aiguës, telles q

les fièvres, la variole, la rougeoie anomale^ etc. ; il la recommande dans Th

dropisie, dans l'hématurie, mais surtout dans la gravelle et dans la gouU

dont il fut lui-même atteint L'usage de la bière légère paraît convenir da

la gravelle. Magendie (1) la prescrivait pure ou entendue d'eau; Ségalas assu

qu'elle favorise l'évacuation des calculs de phosphate calcique. Dans l'Arto

on guérit, dit-on, la plupart des bronchites commençantes'en prenant le soi

au moment de se coucher, un verre de bière chaude et sucrée. Les nou

rices, habituellement tourmentées par la soif^ se trouvent très-bien de

bière peu mousseuse et légère.

3° Alcools distillés. — Les eaux-de-vie fabriquées avec les grains, fécules, les tubercules saccharifiés, contiennent une huile acre, volatile, qi lorsqu'on les appmche encore chaudes du nez, irrite la membrane oculaire nasale. Ces eaux-de-vie déterminent plus souvent des vomissements, < céphalalgies intenses; elles donnent lieu à une ivresse plus forte, souv< furieuse, plus lente à se dissiper, et laissant à sa suite un malaise plus pi

(1) Magendie, Didionftairc de médecine d de chirurgie pratiques ^ art. Graveli U IX, p. 237.

PRlTÉBl AUMëNTS. ^ HAB1T0DE« 798

durs. Les personnes délicates, frappées de débilité originaire, ont besoin d'une nourriture substantidle, mais prise en petite quantité, mais répétée plusteurs fois dans la journée ; la seconde règle de leur régime, c*e»t une certaine uniformité : elles n'imiteraient pas impunément les constitutions fortes dans la variété de leur régime et Tlncoostance de leuf s habitudes. C'est par un r^me trèsnutritif, mais égal et perséTérant, qu'il est donné de remédier à la faiblesse primitiTe de l'organisation et d'améliorer la race de nos populations déchues, le développement de l'homme étant le prodoit de sa nutrition autant que des agents de l'hérédité organique. L'économie se modifie profondément sous Tinfluence d'un genre de diète longtemps continué : l'usage ou la privation de certains aliments peut donc devenir entre les mains du médecin un correctif des dispositions transmises avec le sang. Sans qu'elles atteignent aucune constitution dans ses racines, les diverses diètes employées rationnellement peuvent concourir avec efficacité à l'extirpation des maladies de famille, et qucnqne celte partie si importante de l'hygiène soit peu avancée, ceux qui ont reçu le germe d'une affection héréditaire agiront avec prudence en suivant un régime alimentaire opposé à celui de leurs parents. De ce que nous avons dit {Conêtihuion) de la maigreur et de l'obésité, le lecteur déduira aisément les règles diététiques qui conviennent à ces deux états.

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