SIS DES MODIFICATEURS
pluies, les rivièrcji se purilkni en roulant avec viiessc sar br CbA ou sur un lit de subie qui fait ollice de fillrt iiaiurcL >éaiituoiu» I les crues annuelles les chargent d'une grande <|uaiiiii« de ma niques; les dijections des centres de population qu'elles traverwi tent; d'où la nécessité de leur rdtration arltlidellc avant leur mi Leseauide riiièreft conlicnuent peu de carbonate de chaoi, g ^Ulion et au caniact île l'air; inaiselleii peuient contenir de fut de snlfatc de cLaux, de chlorure de calcium et de maguésiuin, i gent aux eaux potables. Il en est d'elles comme des suiiro.-», leun peuvent être appréciées que par loie d'analyse et d'observation, fiai la légèreté de» eaux du Bhin, du Tibre, de la Viiitulc et de la Tai fois celle-ci, examinée dès son entrée dans la inélropole. présenta ■emeui constant dans son impureté (Smiih).
Deviile a déterminé la composition et les proportions di» mal raies contenues dans l'eau de sept cours d'eau impuruuis de notre
Silice
Alumine
Oxyde de ter
(^butiile Je chiuK..
Carbon, de nusnéiie. 0,6i (') 0,27
Chlor
edes<
Curboimte de suudc. .
Sulfate de Eouile
Sulfate de patnsse. , . .
Aiotale de poLasie. . .
AiDlale lie luiide. . . .
Aîulale de miigiiÉiïe..
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PoidtloUI (en gnin.J iS.Q? 35,44 23,17 13,46 18.20 2S,
On a analyi4é eu Angleterre des échantillons d'eaux des diverses i la cAte ouest d'Afrique ; ils contenaient tous de grandes quantités d hydrique, produit de la décunipnsilion des sulfates alcafinii fiar II végétale» ; on a r^il les mùnieii observations sur les eaux de b I Amazones, de la Plau, du Parana, du Congn. Uaos les conir^<» cales, les eaux des rivières otj s'approiisoinnent les navire* conM limon fangeux, baignent les raciues des palélnvicni, reçoivent le amas lacustres qu'eJlcs ont formés par ieura inondations, detiei
(1) HalliT, Elv<>ir>ila pty/tiologia, t. II, j>. 22U.
(2) V coinprii0,44 d«iilicalcdepotiUM.
(3) Dan» ces U.iii >e Irouvenl 0,30 do curbonale de mnngonéie. (4j Ces <J,'.!H conipreniieiil 0,05 de i^lilorure de n [b) U de MUde,
privée] des boissons. 8i9
mâtres par leur mélauge avec l'eau des marées moiiiautes, etc. Aussi, peudaui rhivernage, Teau de Sierra-Leone donue la dysenterie aux indigènes euxmêmes.
Un autre inconvénient des eauK de rivières est de participer approximativement à la température de Tair ambiant; ce qui les rend trop froides en biv^ et tièdes en été. Les réservoirs où Ton accumule les eaux de rivières (châteaux d*eau) pour en régulariser la distribution dans les villes, ne suffisent point en été k leur réfrigération. On a fait valoir en faveur des eaux de rivières qu'elles contiennent une plus grande quantité d'air; mais, d'une part, les matières organiques plus ou moins abondantes dans les eaux, et dont les eaux de sources sont généralement exemptes, absorbent Toxygène de l'air et tendent à diminuer l'air contenu dans les eaux en le décomposant; d'autre part, les eaux de sources, si elles sont moins riches d'air i leur point d'émergence, ne lardent pas è s'en charger pendant leur trajet, et elles contiennent plus d'acide carbonique, qui est le gaz le plus agréable et comme un assaisonnement de l'eau potable.
Il est des sources plus aérées que les rivières; ainsi,
L'eau de Seine eontieni en été, et par litre. . . .
La source du Rosoir (Dijon) ; ,
La source d'Acier (Besançonj. .
La source Saial-Clémenl (Montpellier)
Sans établir ici un parallèle péremptoire entre les deux sortes d*eaux, il est difficile de nier l'avantage des eaux de sources sous le triple rapport de la température, de la pureté de composition et de la limpidité : elles émergent du sol à une température qui, dans nos climats, est de 10 à 12 degrés centigrades, c'est-à-dire agréable en hiver, fraîche en été, taudis que les rivières, dont le niveau va s'abaissant en été, ne nous fournissent alors qu'une boisson tiède et nauséabonde : elles échappent à l'immonde contémération des égouts, des déjections urbaines et rurales; elles ne nécessitent point le labeur des épurations et des ûltrages, labeur aussi dispendieux qu'insuffisant ; ajoutées dans les grands centres de population à la ressource des cours d'eaux fluviatiles, elles assurent l'approvisionnement du boire pour toutes les classes de la société, laissant les autres eaux disponibles pour l'irrigation des rues et des égouts, pour les usages industriels, etc. La sécurité de leur emploi demeure subordonnée d'ailleurs, comme celui de toutes les espèces d'eaux, aux indications (le l'analyse chimique, et surtout aux résultats de l'observation hygiénique.
Eau de puits. — Elle ne s'obtient qu'en creusaut le sol à de certaines profondeurs; stagnante, peu aérée, chargée de matières étrangères, et surtout de sulfate de chaux, qu'elle-enlève au sol et è la maçonnerie, elle est insalubre, d'une saveur dure, et occasionne des coliques ; on peut la corriger en y mêlant des cendres ou un peu de carbonate de potasse, et en séparant, par décan«
Oxygène.
Azote.
ce.
820 "KS MfmiFiCATKI'K-i. — INGtSTA.
lalion, le précipilÉ ilc carixinmc de chaux. En !S27, Liebig^ niiraies dans douze puits de la ville de Giessen ; mais à 200 ou ] la ville, les puits ne lui en ont plus ollcrt. Smith a aussi lencona dans l'eau de [rente puits de la ville de Mauchester, souvent en ( prenantes; il en est de même de beaucoup de puits à Londres, i séléniteuses, mais 3a présence des nîtrales s'oppose k loute forni tiëre végéialc. Lu nature des caui de puiLi varie d'ailleurs snii terrains qu'elles ont parcourus et auxquels elles einprunteul de raux et quelquefuiH des matières organiques. Voici tes pins cou sels dans les eaux de puits : silice, alumine, carbonate, phosph de chaux et de magnésie ; chlorure et azotate de calcium, de mal sodium; oxyde de fer, traces d'iode. Poggiale a constaté que les ■ du château de Neuilty, des forts du mont Yalérien, de Noisy-le-! des postes -casernes (n"' îi et ti), de la caserne Marbœtif, etc.. so i la plupart des usages domestiques. Boussin[{ault a trouvé dan la plupart des puits de Paris une forie proportion d'ammonîaqi doute ï l'imprégnation des terrains par les matières fécales, par di onianiques putréCëes. Dans la construction des puits, il ne faut e des pierres siliceuses, que l'on joint sans moriier : les pierres calt huent à l'altération de l'eau ; ils doivent être éloignés des creux nj le fumier des écuries, des lieux d'aisances, etc. Les inGltratJoi putrides s'opC'rant parfois sur de grandes étendues, on oe saunûl | les eaux des puits contre cette cause de viciatiun.
Eauj: des lacs, étangs, canaux, marais, etc. — Les grands I par les vents, ont une eau de qualité intermédiaire entre l'eau de celle des riiières, fiiais la plupart acquièrent, â des degrés variai: priéiés des eaux stagnantes; il eu est de même des étangs cl (ïoy. p. 386 et suiv.). Les marais présenient au inaxinium li menLs pernicieux qui résultent de la stagnation des eaux et de putride des matières organiques. L'usage interne de ces eaux mêmes eiïets d'intoxication aiguë ou lente que l'absorption de la par les surfaces pulmonaire et culanêc : c'est ce qu'Ilippocraie a», (voy. p. 393). Les eaux ci-uupies sont saturées de gaz; le coma tiêres hydiogénécs y convertit les sulfates en sulfures fétides. Li sibles de ces eaux gisent dans les petits étangs, les fossés, les luan nées ; il faut placer dans la même catégorie les eaux qui commai les uures de villages, les féculeries, leit usines à gaz, les ntutoifS des villes, clc. Si l'on est furcé d'employer des c.iui cioupies, l'ébi vira à les purger de leurs gaz délétères, à pi-écipiler les nialières par la cuisson ; on les fdire ensuite à Iravers le sable, uu mieux charbon pulvérisé, qui les reud insipides ci inodores ; la cbuie en c uu réservoir, si l'on opère en grand, cl le Iwitage, l'agitaiiou oi exposition à l'air duianl quelques Iteures, si l'on opère en petit su