PRIVÉE] DES BOISSONS
aérer cette eau. Pelletier a va assainir l'eau d'un étang par la projection da noir animal. D'après Habicb, on peut puriGer l'eau croupie avec 1 partie de chaux et 2 d'alun, ou mieux U de charbon animal et 1 d'alnn; le mélange doit être de 1 millième, et, après une nuit de contact, l'opération est terminée : l'alun a disparu dans le liquide; on réussit mieux encore en mêlant d'abord le charbon en poudre avec l'eau et en n'ajoutant le sel que le lendemain (1).
La préparation des eaax, leur conservation et leur transport concernent l'hygiène publique (voy. 2* partie).
2** De l'action des boissons aqueuses. — Les effets que l'eau produit dans l'organisme sont en rapport avec sa quantité, sa température et sa composition chimique.
A. Quantité, — Dans l'usage normal, c'est-à-dire prise à la température ordinaire, et dans la mesure des besoins de l'économie exprimés par la sensa* tion de la soif, l'eau humecte les surfaces muqueuses de la bouche, du pharynx et de l'cBsophage, excite en passant la sécrétion de la salive et du mucus, apaise le tourment de la soif dès son arrivée dans l'estomac C'est ainsi que U seule ingestion des aliments solides fait cesser immédiatement la faim, avant qu'ils aient été assimilés. De tous les liquides, l'eau est celui qui amortit le mieux la soif; les boissons acidulées agacent le larynx^ troublent la digestion ; beaucoup de personnes ne les supportent point. Les boissons fermeutées ne désaltèrent que momentanément et déterminent une réaction consécutive de chaleur et de sécheresse : c'est que la soif, cet appétit du boire [bibendi appetitus, Haller), est le cri d'un besoin général qui résulte d'une diminution dans la masse liquide du corps; l'eau seule répare directement cette perte, en même temps qu'elle divise la substance plastique et lui sert de véhicule jusque dans l'intimité des tissus : >» Sola viscorem resolvtt^ et songuinem fluidum servat. Sola etiam elementum sanguint^ corporigue toti ad' fert, ex quo prœcipue aut unice strutmur. » (Haller.) Dans l'état de vacuité gastrique, l'eau se mêle avec les fluides muqueux et acides de l'estomac, enlève du calorique à ses parois pour se mettre en équilibre de température ; séjourne plus ou moins dans sa cavité, mais toujours moins que les substances solides ; est absorbée en partie sur place sans ancune modification, en partie dans l'intestin grêle par l'intermède des veines mésaraïques (Magendie); augmente et dilue la masse. générale du sang, atténue sa puissance de stimulation; amortit l'excitabilité du système nerveux par le contact d'un sang plus délayé, facilite toutes les sécrétions, et s'échappe enfîn avec leurs produits comme par une sorte de filtration : c'est surtout par le rein et par la peau qu'elle sort de l'économie. Quand l'eau a disparu de l'estomac, il reste^ d'après Magendie, une certaine proportion de mucosités qui ne tarde point à se chylifier, à la manière des aliments. Ingérée pendant les repas, elle favorise la digestion en divisant les aliments, elle ramollit la pâte chymeuse, aide à sa dissolution.
(t) Journnt (le pharmacie^ Paris, 1829, t. XV, p. 435,
812 OtS MOniKtCATei'HS. — INCESTA.
favorino son paMa^e |>ar le pylore, el sert dp biw; an ehylp. twf If^ ■Iworbée, et pénètre dans les vaissi.'ant chylifiM-es. L'eau es( $1 a cen t-laborations, fjue loul aliment solide en coritieiiL F.cum et Ld vu qu'en donnant aux animanx du roiirra^ sans eoii, il b« prodiii ciiyle {{lie quand on les a fait boire en même temps.
Prise en qoantitf excessive pendant le» repas on dans leiir Inier s'accumule comme les aliments dans le grand col-<lc-sac et dafl moyenni; de l'estoniac, df'turmini^ le redressement de ce «îscère. I meut du pylore, la diMensinri de l'abdomen. SI dic est iiigi^réen les pamis de l'estomac, trop brusque meni dilatées, réagissent sr» dont une partie peni éire rejetée pur le vo'niiîsemetil ; quaad cet d lieu, elle délaye outre mesure le suc gastrique, abaisie le d<^rf ( qui est n^flssaire b l'estomac. l'einpSche. par la distension de sa rl^agir sur les alimerrts, ralentit nu (rouble les digestions. Ces pi se développent surlout cliei les sujets dont r»pi>areil dif^estif a peu et dans In saison des chaleurs, quf éiierrent les fonctions d'assll survient alors des nansées, des rapports, des pesanteurs i l'^pigasC les aliments, non élaborés, sont rejelés par le romissemcnt, qui coul leur expulsion; quelquefois des fini dyseniériques se déclaronl ai crampes. L'etcAs faabiluel des boissons aquenses dëtrnit l'appel l'atonie dn tube digestif, des coliques, des diarrhées, la pléthore ) RysiÈine vasculaire, raiïaiblissementdesccnlrcs nerveux, la tnoll^M des organes de locomotion, la décoloration du tégument extem« l'itigmentation de la sécrétion urinilre : un individu qui rendait H 1000 grammes d'eau par les urines, en a éliminé 2713 sratDtner 3 litres de plus (Becquerel Qls) ; suivant Haller. il peut occasJonnerll et l'observai ion prouve que ces dépOts aqueux surviennent partie quand, apré» une ingestion immodérée d'eau, le cor(» reste daa absolu qui diminue l'exhalation de la peau. Le besoin de prendre i quantités de liquides aqueux est souvent le premier signe d'tio dil mençant ou d'une phlhisie pulmonaire au début (Chomell; no constitue lui seul un éiai pathologique qni n'eutratm- (tus d'altératj dans la sintf^, el que Lacombe a décrit soUs le nom de polydipd grande quantité d'eau ingérée sans soif dnus l'estomac doit canai anxiété par la distension proportionnelle de l'estomac, car on entofl fuis quatre pintes de liquide dans la question ordinaire, et huit | la question extraordinaire, aux nialtjeureux dont OD voulait forcer D'âpre Fleury (t. II, p. 175), les indigestions d'can .wm frâqueM étiblissements h ydrotbéra piques où l'on suit les errements de Scbedel signale aussi, b la suite des copieuses ingestions d'eau, dt dtt nausées, des vomissements, l'inappétence et la diarrhée, acc
(1) Lacoaitw, De la pulij^lipsie, Uiiiiii. Paru, 1841, ;