V. Uvf . Hygiène, 5* ÊDlT. v
%kt DS L'IMIlIlfENGE MOHHDB. * [llWtoi
inflammations : • ce n*eal qa'une fausse analogie de symptômes qui a fiùt dire qae la pléthore disposait aux phlegmasies » (1); ils éprouféot des vertiges, des ébkmissements, des tintements d'oreilles, des boaOées de chaleur vers la tête, des hémorrhagies et parfois une surexcitation générale de Torgaiiisiiie, portée jusqu'à pne fièyre féritaUe : tous ces phénomènes sont consécntib à use augmentation de globules, seul changement qoe Tanalyse ait démontré daas le sang des pléthoriques, et non à l'accroissement de la proportion de fibrine qA ne varie guère, quoiqu'on ait tant de fois répété le contraire.
Étant écartée cette confiision de la force et de la pléthore, répétons qu*nne eonslitntion forte correspond au minimum d'imminence morbide; ce qui tra* dnit eetle peroled'Hippocrate déjà citée : « le faible est celui qui se rapproche le pins du malade »; le fort est celui qui s'en éloigne le plus.
Faiblesse. — 0 ne s'agit pas ici de la débilité produite par la aoustraetion, l'insuffisance ou l'altération des modificateurs hygiéniques, ni de cdie qui reconnaît pour cause une irritation localisée, une déperdition matérielle, l'énervation musculaire ou cérébro-^inale, etc. C'est assex dire que nous admettons une feiblesse primitive d'organisation, et nous allons jusqu'à reconnaître l'existence d'une asthénie générale consistant dans « une diminution des actions organiques sans lésion appréciable, antécédente ou concomitante, des solides ou des liquides • (2); mais généralement les actions organiques ne peuvent 8*affdblir sans que l'organisme lui-même ait subi une modification générale qui porte, ou sur l'appareil de l'innervation, ou sur le sang, cet aliment de tous les tissus. L'étiologlo des débilités acquises éclaire l'origine de la filblesae constitutionaelle; quelle que soit leur cause productrice, alimentation malsaine, soustraction du calorique ou de la lumière solaire (Edwards), action d*un milieu humide et froid, etc., elles se réduisent à ces deux conditions : insuffisance nerveuse, diminution de l'élément globuleux du sang ; l'inertie du système musculaire, les troubles divers que manifestent les appareils respiratoire, digestif et circulatoire, les phénomènes de dépression ou de perturbation intellectuelle, sont les effets de l'une et de l'autre de ces deux causes. Est-il donc indifférent qu'un sujet soit issu de parents affectés de débilité acquise? Entre celle-ci et la faiblesse de constitution, qu'y a-t-il ? Une question d'hérédité. Le peuple des grandes villes végète et s'étiole dans une atmosphère humide, chargée d'émanations et presque sans soleil : de là des générations dépourvues d'énergie vitale ; de là, par un misérable croisement d'existences usées, une descendance imbécile et sans puissance de réaction. La faiblesse, comme la force, est la résultante des actions organiques; celles-ci sont en rapport intime avec les conditions matérielles des solides et des fluides; elle peut exister sans lésion locale, et celle dont Thygiénisle s'occupe est, en effet, indépendante des altérations circonscrites dans un viscère, dans un organe; mais elle dé[)end
(i) Andral, loc, cit., p. 43.
(2) Uttré, Dictionnaire de médecine, t. I, p. 247.
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d'un état géoérai et origÎDaire de l'économie ; elle ne se caractérise point par la proportion de développement et d'activité d'une partie; elle ressort de l'ensemble et se juge par l'étendue, la persévérance et l'intensité de la réaction organique. Suivant l'expression de firown, elle crée l'opportunité des maladit^ et favorise particiiliàrement leur invasion sous la forme chronique; elle dispose aux affectiong cacbeciiques; elle modifie l'allure des maladies aiguës ellesmêmes, en diminnant les phénomènes de réaction, com^ie on le voit chez les eu£ints débiles et chez les vieillards. Les individus de complexion faible sont condamnés à des précautions de toute espèce : vulnérables à toutes les influences dn dehors, leur existence est une lutte et presque un artifice ; ils sont réduils à vivre en serre chaude. Ils ne peuvent supporter les modifications hygiéniques au delà d'une stricte mesure ; encore moins savent-ils en braver les vicissitudes. S'ils durent, et l'on en voit en effet qui atteignent la longévité, c'est grâce aux soins minutieux dont ils s'entourent; comme les avares, ik couvent leur trésor, c'est-à-dire le peu de vitalité qui leur est échue, et ne hi dépensent qu'en petite monnaie,
2* Ferme générale, — Obésité, — Chez un homme adulte et d'une corpulence ordinaire, la graisse est au poids total du corps comme 1 est à 20. Au delà de cette proportion, la santé subsiste encore; mais, quoiqu'il soit impossible de préciser par des chiffres les limites de l'obésité physiologique, l'accumulation de la graisse dans le tissu eellulaire finit par déranger plusieurs fonctions, et rend les autres précaires. Il en est toujours ainsi quand la graisse vient à former, comme on l'a vu, la moitié ou même les trois cinquièmes du poids total du corps. On a vu des individus, ensevelis dans la graisse, peser &00 et 600 livres, et même 800 livres. Raige-Delorme a recherché quelques faits curieux de cette nature dans les auteurs qui ont écrit sur la polysarcie(l). Percy et Laurent (2) rapportent l'exemple d'une jeune Allemande que Ton voyait à Paris, et qui, à l'âge de vingt ans, pesait 400 livres. On montre souvent dans \e!& grandes villes, moyennant rétribution, de ces monstres d'obésité. Kilstner et Bengenberg citent des enfants de quatre ans qui pesaient 82 et 137 livres; Bartholin mentionne un enfant qui, à dix ans, pesait 200 livres. Oupoytren (3) a publié l'histoire détaillée d'une femme qui avait 5 pieds 2 pouces de circonférence à l'ombilic, 5 pieds 1 pouce de stature ; ses mamellea avaient 28 pouces de circonférence à la base, 10 pouces de longueur et pendaient jusqu'à l'ombilic. La polysarcie est presque toujours générale; la graisse abonde dans le tissu cellulaire des joues, du menton, du cou, du thorax, du ventre, des membres ; elle manque aux paupières, aux régions mailéolaires et au pénis ; moins épaisse sous les aponévroses, elle s'accumule en coocbes denses sur le péritoine, les épiploons, entre la plèvre et les parois
(1) Raige-Delonne, Dictionnaire de médecine ^ t. XXV, p. 557.
(2) Percy at Laurent, Dictionnaire det sciences médicales.
(3) Dupuytren, Journal de médecine de Corvisari^ Leroux et Boyer, t. XJI, p. 262/.
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tboraciques, à la base et à la surface du cœur, à l'origine des gros vaîsseaui. Dupoytren o*eD a trouvé ni dans le crâne^ ni sons Taponéyrose épicrânienne, ni au péricarde; il n*a constaté la conversion graisseuse d*aacun organe (i). La peau conserve l'impression du doigt, les traits du visage sont noyés, le menton et le cou masqués par des replis géminés ; le thorax est écrasé^et diminaé de hauteur par Tanipliation de l'abdomen : les poumons, comprimés, ont moins de volume que chez les sujets maigres; le cœur, enveloppé de couches solides de graisse, est en général moins volumineux ; le foie, augmenté dans toutes ses proportions, laisse suinter par la pression une graisse fluide, mêlée d'une bile claire ; la vésicule biliaire est dilatée par le fluide peu coloré qu'elle contient; la capacité de l'estomac est agrandie, sa tunique musculetne très-développée; le pancréas, cerné de graisse, est volumineux, le mésentère surchargé de graisse, les reins petits et enfouis dans la graisse, la vessie petite et contractée. Les personnes d'une obésité considérable ont les mouvements difficiles, roides, embarrassés, ce qui donne à leur démarche un caractère particulier; elles se plaignent d'une sensation générale de pesanteur, s'essoufSent au moindre exercice, leur capacité pulmonaire vitale est diminuée fWintrich); elles versent par la transpiration une matière abondante et d'une odeur oléi* ginense; leur digestion est très-active, et c'est peut-être la seule de leurs fonctions qui s'accomplisse avec une certaine énergie; encore tombent-elles, après leur repas, dans une somnolence qui augmente leur torpeur habituelle; elles éprouvent peu d'appétit vénérien, et n'ont qu'une très-médiocre activité des organes génitaux. Chez les femmes obèses, il est rare que la menstruatioo ne soit point troublée. Enfin, la puissance intellectuelle se proportionne à cette existence végétative du corps. Le tableau que nous venons de rappeler n'a qu'une vérité relative : tel individu .s'accommode d'un embonpoint qui gênerait les fonctions d'un autre. Le célèbre historien Hume avait acquis un embonpoint excessif. Pompée, au rapport des historiens, était dans le même cas; et l'on sait que ni la dévorante activité du génie, ni les émotions d'une carrière unique dans l'histoire, ni le culte de la sobriété, n'ont préservé Napoléon d'une certaine rotondité de formes.
L'obésité se montre normalement à deux époques de la vie, dans l'enfance et vers la quarantième année, c'est-à-dire avant la puberté et à l'époque où l'activité sexuelle diminue; la ménopause marque, pour un grand nombre de femmes, une période d'exubérance graisseuse ; les castrats grossissent promptement. On voit des enfants surchargés de graisses, gonflés de fluides blancs; cet excès de volume tombe plus tard ou se maintient, et, dans ce dernier cas, il caractérise la constitution. La plupart des individus remarquables par les proportions de leur embonpoint l'ont présenté dès leur bas âge. Leur tempérament lymphatique y prédis|M)se, ainsi qu'une nourriture succulente et la vie
(1) Sur les divers degrés et effets de l'accumula lion et de la métamorphose graisseuses, voyez Virchow, op, cil. y lô« leçon.
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sédeutaire : ce qui nons explique, d*une part, la florissante corpulence des bouchers, des charcutiers^ des gastronomes ; d'autre part, la plus grande fréquence de remboopoînt chez les femmes, notamment en Orient, où Tapathie morale et une nourriture féculente s*ajoutent aux conséquences de la réclusion. L'éqnitatJon modérée produit, dit-on, le même effet ; mais si Ton remarque kl réplétion des cellules graisseuses chez les officiers de cavalerie et même chez les simples caTaliers, on doit tenir compte du bon régime qu'ils sttifent et de l'absence totale de soucis et de préoccupations intellectuelles. Cette dernière condition est, sans contredit. Tune des plus favorables à l'essor de l'embonpoint dans l'espèce humaine ; il faut y joindre le repos absolu, un régime doux et féculent, le séjour dans un air humide : c'est par ces derniers nooyens, et de plus par la castration, que l'on développe chez les animaux réservés à nos tables une chair plus savoureuse, plus tendre, plus fine, parce qu'elle est infiltrée de graisse. — Toutefois il est d'observation que souvent Il réunion de plusieurs des influences précitées ne suffit pas pour corriger la maigreur primordiale; d'un autre côté, Tobésité résiste dans la majorité des cas à l'emploi persévérant et combiné de toutes les influences contraires à celles qui paraissent la favoriser; d'où il résulte que, bien qu'elle se développe accidentellement dans certaines circonstances, elle dépend ordinairement de la constitution et participe à sa pérennité ; elle peut même être congénitale. On la voit se produire au sein de la misère et des privations. Les Anglais qui, suivant la remarque de Buflbn, offrent les exemples d'obésité les plus notables, ne doivent pas exclusivement cet inconvénient à leur régime diététique et à leur genre de vie ; et c'est avec raison qu'Isidore Geoffroy Saint- Hilaire y voit une suite probable des conditions spéciales de leur tempérament (1).
Hippocrate a dit : « Les corps naturellement repleis sont plus exposés aux morts subites que les corps grêles {*2), » La sagacité de l'observation antique reçoit encore ici sa confirmation des faits ; la respiration et la circulation sont habituellement gênées chez les obèses, par le refoulement du diaphragme, par la diminution de la capacité thoracique. par la déposition graisseuse qui s'opère sur le cœur, souvent par la dégénérescence graisseuse des parois artérielles; de là une tendance congcstionnelle vers les organes de la poitrine et de la tête, une prédisposition à l'anévrysme, à l'apoplexie cérébrale et pulmonaire. Peutêtre l'essoufflement habituel des gens obèses tient- il aux conditions mêmes qui déterminent la formation de la graisse ; la première de ces conditions semble être l'insuffisance de l'hématose. D'après Liebig(3), la formation de la graisse, analogue à certaines décompositions qui s'accompagnent d'un dégagement d'oxygène, fournit à l'économie une certaine portion de l'oxygène nécessaire aux fonaioas vitales, et cela toutes les fois que l'oxygène absorbé par la peau
(1) Isidore Geoffroy Saint -Hilaire, Hist, générale et particulière des anomalies. Paris, 1832, t. I, p. 264.
(2) Hippocrate, Aphorismes, àà^ sect. n.
(3) Li^if , Chimie organique appliquée à la physiologie^ etc., i8il2, p. ICI.
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et le potiitoon est insnfiSsant ponr transformer en adde <^rboniqQe le carbone destiné à cette combnstion ; il ajoute : « Il S6 forme de la graisse chez on animal tontes les fois qu*il y a disproportion entre le carbone introduit dans l'économie et Foxygène absorbé ; Toxygène se sépare alors par la métàmorpbose de certaines substances, et cet oxygène est rejeté du corps k Tétat d*adde carbonique et d'eau. La cbalenr qui accompagne cette fonetfon contribtte
à maintenir la température dn corps dans un état constant Lorsque VéCth
nomie Crée de la graisse, elle se procure elle-même le moyen de suppléer ati manque d'oxygène et de chaleur nécessaire aux fonctions vitale^ » tl résulté de là que, chez toute personne chargée de graisse, on peut aflBrmer la faiblesse de l'hématose, la prédomifiance dn sang noir sur le sang ronge ; et cette eoadusion des recherches les plds récentes de la chimie est généralement confirmée pir l'observation médicale. L'assertion de Morgagni paraît moins exacte : « Obesa carpora minus plevritidi et peripneumoniœ sunt abnoxia (i). » Moins de puissance réactionnelle rend plus dangereuses aux obèses la plupart de leurs maladies, et la diflBculté avec laquelle s'exercent chez eux la plupart des fonctions précipite les complications.
L'obérité entraîne assez d'inconvénients, et. quand elle s'exagère, assez de périls pour que l'on songe h l'arrêter dès ses commencements ; plus tard on la combattra vainement Fonssagrives recommande l'emploi de la diète v^étale et des purgatif (2) ; mais 11 ne cite aucun fait à l'appui de ce conseil. Un régime composé de végétaux, de viande maigre et de fruits bien mura» l'exclosion de corps gras (gras de viande, beurre, huile, lait) ; tin usagé trèsrestreint des matières sucrées, amylacées et des alcooliques ; la réduction graduelle de la ration quotidienne jusqu'à la limite au-dessous de laquelle on ne se sent plus restauré, la précaution persévérante de quitter la table avec la sensation de l'appétit non satisfait; le moins de boissons aqueuses que possible ; Tcxercice à pied poussé jusqu'à la fatigue et surtout à jeun, l'escrime, la gymnastique: des bains de propreté seulement avec 180 à 200 grammes de sous-carbonate de soude, les sudations hydrothérapiqties, moins de sommeil et de séjour au lit (6 à 7 heures) : Thygièrie n'offre que ces moyens, dont l'insuflisance s'explique par le caractère primordial de l'obésité et n'est point corrigée par l'emploi des remèdes souvent préconisés. Nous n'exceptons guère de notre incrédulité le bicarbonate de soude que Roche propose à l'expérimentation sur la foi d'un fait unique, ni le vinaigre ni le savon : nous avons observé des irritations gastriques produites par le vinaigre dont usaient secrètement de jeunes personnes dans le but de réduire une précoce exubérance de formes. Des pesées périodiques seront utiles pour constater les effets du traitement hygiénique ; l'obèse doit arriver à perdre de
(1) Morgagni, De sedibus et camis morborum^ epist, xx, art. 40.
(2) Fonssagrives, Hygièrte alùnentaire des ma/ades^ des convalescents et des voléiu» dinaireSf 1861, p. 580.
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1 à 2 kilogramme (m r quinzaide, et s'âirêter «près tiûe perte totale de 10 k 19 kilogrammes. Trôusseâa prescrit aux obèses 2 grammes de bicarbittiate de soude par repas, on 50 gramthes d'eaa de chaui si le bicarbonate ett thaï supporté. Cette médication doit être sospendoe après deux mois, puis reprise un mois de suite chaque trimestre, et cobtiduée ainsi pendant deut od troli ans. Les eâdt dé Garlsbod, dé Hombotirg, dé Kitslllgétt, s*il tl'étiste pas dé tendance I la diarrtiée, celles d'Btds, en ce derttiet* éaa^ potirroiit atoif léuf utilité. Lé pins eflBcàce des moyens consiste ââiia M iMtlctiou graduée et per-^ séférante de la ration alimentaire : on trouvera (1)^ dans un écrit de WiUiank Batilîng, le détail du régime auquel il s*est sobtuis, et qui lui a talu une diminution de poids de 1 1 kilogrammes en trente-buit Semaines.
Maigreur. — Cet état, môme à un degré notable, n'exclut point la santé \ comme l'embonpoint, il est inbérent à la constitution, ou le résultat accidebtel d'un certain nombre de causes ou le caractère trabsiloire de quelques phases de l'organisme. Il y a des personnes qui, quoiqu'elles fassent, restent toujours grêles, et présentent, suivant une locution triviale, des formes sèches : telles sont les personnes à prédominance du système nerveux ou de l'appareil hépa-^ tii|ue ; leur maigreur est due à une disposition native qu'il est diflSdIe d'expliquer. On remarque que beaucoup d'enfants nés à terme sont beaucoup plus petits que leur fige ne le comporte et se développent ultérieurenient dans des proportions mesquines; il faut admettre ici^ ou l'influence de l'hérédité, on celle d'une maladie qui a frappé le fœtus au sein de la mère et enrayé le travail de la nutridon : c'eat là ce que les aoatomo-pathologistes appellent l'atrophie congénitale. Forme passagère de l'organisme, la maigreur s'observe vera l'époque de la puberté chez les jeunes gens des deux sexes ; la graisse peut diminuer de beaucoup dans l'habitus extérieur (2)< L'atrophie sénile, quoique en rapport normal avec les vicissitudes de la période de décroissement, semble •voir sa raison physiologique dans l'affaiblissement de l'action nerveuse, et par son étiologie révèle celle de l'émaciation qtJi succède aux chagrins, aux passions contrariées, à la surexcitation longtemps soutenue de l'encéphale, anx craintes habituelles, à un état de concentration habituelle, à rhypochondrie^ anx excès vénériens, aux fatigues et aux douFeurs du corpa. Les causes qui paraissent porter leur première atteinte sur la nutrition se renforcent secon-"
(1) WiUiam Banting, Letter on Corpulence^ adressed to the puhHd London, 1864, 3* édit, et Annales d'hy, et deméd. légale^ 2* série, t. XXIII.
(2) « Ce n'est point la disparition de la graisse seule qui produit l'atrophie du tissu » cellulaire ; souvent c'est le défaut de l'évaporation des gaz, la suppression de ce halitus 0 vitalis qui a eu lieu dans ses mailles. £n effet, l'embonpoint ne dépend pas uniquement B de la présence de la graisse, il tient aussi à cette turgescence vitale que l'on remarque » à l'état de santé. Pourquoi maigrit-on subitement? Pourquoi le corps se rapetisse- t-il » dans la syncope, dans le frisson d'une flôvre intermittente...? C'est parce que tout » mouvement expansif est supeiidu, et avec lui l'exhalation de la vapeur qui remplit tous » les iaterttices des parties, n (I^obstein, Traité d^anatomie générale^ t. I, p. 6i.)
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dairement par l'additioD de la débilité nerveuse. L'inauiiion, l'asage d'alirneuH de mauvaise qualilé, l'usage prolongé des acides, Tabus des alcooliques, la f kàation de Thématose par les émanations qui, dans certaines professions oo dans certaines localités, se mêlent à Tair, les bémorrhagies, l'allaitement loimême, etc., déterminent l'amaigrissement, d'abord par l'altération ou la réduction du fluide nourricier des organes, mais ensuite par l'afiiadblissemeDt des centres nerveux qui, privés de la stimulation d'un sang bien élaboré, ne fimctionnent plus dans h mesarQ nécessaire au développement des parties; l'atropbie d'un membre par l'effet d'une cause locale qui agit sur ses nerfs et en diminue l'influence est limage partielle, extérieure, de ce qui se passe dans l'atrophie générale, résultat d'un état morbide ou d'un trouble fonctionnel de l'encéphale.
Une ma^preur moyenne, quand elle est prinHNrdiale, est plutôt une condition de santé que de maladie ; à un degré très-prononcé, elle coïncide presque constamment avec une grande irritabilité du système nerveux, et l'imminence morbide qu'elle engendre se rapporte à ce dernier état Phase organique de deux époques différentes de l'existence, il n'y a lieu d'y remédier ; expression d'une lésion ou d'une modification générale de l'économie par suite d*aoe mauvaise dispensation des moyens hygiéniques, elle est le résultat d'une cause qu'il faut combattre. Excessive, il y faut remédier, qu'elle qu'en soit l'origine. Chez ceux qui en sont atteints, la circulation capillaire périphérique est affaiblie, la peau est aride, parcheminée, les muscles sont amincis, la vigueur manque, les névralgies et les névropathies se répètent ; les fractures, les hernies, surviennent plus facilement, ainsi que les déplacements de la matrice chez la femme. Les sujets très-maigres sont extrêmemenl sensibles an froid, au vent, à l'humidité. Presque tous sont d'une sobriété exagérée qui a réduit la capacité de leur estomac et la mesure de leur appétit : aussi n'est-il pas aisé de les amener à l'usage d'une ration plus forte, à une alimentation plus réparatrice. Il conviendra de les soumettre à des pesées périodiques, comme les obèses, pour constater, sinon Taugmentation progressive, au moins la stabilité de leur poids total, car on verra plus, loin (t. 11^ Alimentation insuffisante) qu'il existe un rapport à peu près constani entre le moment de || mort et la perte subie par le poids du corps. Il est donc une limite de maigreur qu'il ne faut pas atteindre; mais son correctif n'est pas Tengraissement, c'est-à-dire la substitution d'une forme d'imminence morbide à une autre. Il consisterait à augmenter, dans une juste proportion, la nutrition de tous les tissus, de tous les organes et appareils, à rehausser dans toute réconomie le type de la plasticité et de la force. Los moyens généralement conseillés, repos de corps et d'esprit, sommeil prolongé, alimentation copieuse et composée surtout de substances grasses et féculentes, produiront-ils cet eiïet, ou ne constituent-ils pas plutôt une méthode d'engraissement analogue à celle qui réussit pour les animaux de ba<:se-cour ? Les procédés modernes de nutrition appliqués aux génisses et aux bœufs maigres les amènent, après quatre mois.
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à un degré d'embonpoint que Télevage dans la ferme n'aurait procuré i|ue dans un délai de quatre ans (1). Tel n'est pas le but de Thygiène humaine. A ses yeux, l'obésité est une condition morbide qui implique, outre le rôle ou la propriété non connue des vésicules adipeuses, un ralentissement de toutes les fonctions (2).