III. — FleuvPê, rivii-re%, '.tt
Too« les cours d'eau, les lacs, les marais mCme, eieroent sur la tempiritaro inoycnoe dea loulités une influence proportionnelle b la masse de leon eam; leur Ëvaporatioa inA une cauKe rrigorilique. Lue grande profondeur dt» eaux diiniriiie le froid de l'hiver auasl longtemps que la gbec ne m: forme poiut (Uuiiibdktl) : dans les laliiude^ oi) la température moyenne do l'Iiitcr dépasse 3°, 5 centigrades, les rivières ne su prenneni que lorsque le thermoinètie exposé ï l'air est descendu [kendani quetqn«« jours !l — 8 ou — tU degrés centigrades i au contraire, au delà des pargUèles de f>8 et 60 degré», l« dégel tardif des rivières, des lacs et des marais rend le priniemi» [ttus froid. Nous avons mentionné les rolaiions climslologiques des dilKrrnlu» rtpèces d'eaux couranlcs avec les liens qu'elles traversent; dous ajouterons qu'elle cotnmuiiiquent à l'air un mouvement d'autant plus étendu que leur lit olfre plus de largeur et leur cours plus de rapidité. I.a direction des fleutet» détermine sotiveiil celle dos vents, et [inr conséquent le iransfuirL des miasmes ; c'est ce qui explique la propagation continentale de certaines maladies qai, telles que la lièvre jaune, sembleai attachées au littoral de la mer. En 1796. ou a TU cette affection, suivant le Potomak, pénétrer dans la Virginie joaqn'k Alexandrie et Pétersbourg; en 1S05, elle a rayonné dans le Canada jnsqu't Québec; en 1812, dans la proviucede Murcie jusqu'à Ziescar; en ItflS.SD Andalousie jusqu'k Séville, parce que le fleuve Saint-l^ureut, la Ségura et le Guadfllquivir étendent vers l'intérieur de ces contrées les limites ordinaires de l'almoaphère maritime. Les fleuves, les rivières, les ruisseaux, favorablsi k la salubrité des babitationi, parce qu'ils entraînent les immondices et fadUtept les soins de la propreté domestique et publique, peuvent nuire par les inondations, par les iiiûliraiions, par l'abaissement de leurs eaux, par la déposiiioa vaseuse qu'ils opèrent sur leurs rives, etc. C'est ainsi que le Gange, le Miasissipi, l'Amaione et le Nil transforment par des atterrissements boueux leurs rivigei en de vastes marais, d'où s'épandent, comme d'une coope empoisonnée, les fièvres pernicieuses, la fièvre jaune et la peste. Dans les pays chauds,
(1) Jules Rocbard, Nouveau Diclionaairt de mitktine et de thiruigie praligvet. Paris, 186A, 1. 1". p. iSO.
rBiHi] DES EAUX. -- EAUX STAGlfAirrES. Ait
le mouillage duMi les fleaves est noe cause fomidible de mortalité, parce qu*en général, ils présentent sur leun bords les conditions funestes qoe nous venons de signaler, Thérenot a calculé qoe dans les voyages à la mer il périt 1 bomme seulement sur SI, tandis qu'il en meurt i sur 2 dans les voyages sur les fleuves du Sénégal. Dans nos climats, le séjour sur les eaux courantes ne parait nuire ni à la santé ni A la longévité; lespécbeors, les bateliers, sont, &k général, robustes, et ne fournissent pas un contingent pins fort de malades que les autres classes ouvrières; il y a plus : Parent-DuchAtelet (1), qui s'est enqois minutieusement de Tétat sanitaire des débardeurs, a vu que ces bommes, qui vivent pour ainsi dire dans Teau, sont peu sujets aux fièvres ^ d'accès, et à part la maladie qu'ib appellent grenouille^ ib jouissent en général d'une santé excellente. On peut donc conclure que les eaux courantes exercent une influence constante sur la température moyenne annuelle des lieux, et une influence particulière sur les bommes, laquelle varie d'après la conformation de leurs rives, leurs pbaaes périodiques, et principalement d'après la latitude.