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DES LOCALITÉS

La connanoance des localités résuite de Tapplication des données relatives à Tair, aux eaux et an sol. Nons avons exposé, dans l'article précédent, les conditions générales de Tinfluence dn sol : les localités les individualisent, les combinent diversement avec les éléments hydrologiques et météorologiques; ^es sont an sol, considéré d'une manière générale, ce que les tempéraments sont à l'organisme : manifestations inûniment variées d'un même ordre de causes. £t comme il est impossible de relever les caractères spécifiques de toutes les localités, nous devons nous borner ici à des indications collectives, établir quelques types génériques auxquels on puisse rapporter, par similitude ou par analogie, l'immense variété de sites et de stations où l'homme vit, se multiplie et meurt.

Les caractères hygiéniques des localités se déduisent de l'exposition, des circonstances météorologiques et géologiques, du régime des eaux, de la forme du terrain, des influences de proximité : les qualités de l'air et l'aspect dn ciel sont nécessairement en rapport avec cette série de causes.

1* L'exposition modifie les effets de l'irradiation solaire, et par conséquent ceux des saisons. L'exposition au .ford procure l'avantage d'une température peu variable, modérée en été, raaii^iigoureuse en hiver, et celui d'un air sec, élastique et transparent. Sous les expositions méridionales, lumière et chaleur plus intenses et plus prolongées : toutefois l'évaporation, activée par la continuité des chaleurs, peut rendre humides les lieux qui regardent le midi, et leur donner un ciel brumeux; un autre inconvénient de cette exposition résahe des fluctuations normales ou irrégulières, de la température aux diffé^ rentes heures de la journée, et du jour à la nuit. Les expositions de l'ouest et de Test tiennent le milieu entre celles du nord et du sud, avec cette diflë* rence que le levant se rapproche des expositions septentrionales, et le couchant des expositions au midi Dans les lieux tournés à l'est, les brouillards et l'humidité du matin se dissipent rapidement; ceux qui se prolongent à l'ouest subissent l'irradiation tardive du soleil, laquelle atteint son maximum vers trois heures de l'après-midL Mais l'influence de l'exposition ne se borne point à corriger ou à favoriser l'obliquité des rayons sobdres, à élever ou à abaisseï* la température moyenne des localités : elle ouvre ou ferme une contrée à l'action des différents vents; elle fiiit à chaque pays ses vents habituels, dont les effets hygrométriques, calorifiques, etc. , sont liés avec le point de l'horizon d'où ils soufflent; enfin elle contribue à rendre une terre stérile ou féconde, par son influence sur la direction des cours d*eau et le mode d'irrigation.

3* Les circonstances météorologiques l'emportent sur l'exposition ; celle-ci est souvent annulée par l'hifloeni^ des vents, qui sont, dans toutes les localités,

H. LtvT. Hygiène, 5« Éorr. i. — 30 -

Ml DES HODIFICITBBRS. — ClRCCHFUBl. [Énrin

la cause la plus rrëquenle des intempéries. Suivant les régiooxqn'ils IraTeneni.

ils appurteiit avec l'ux la clialeur, le froid, la sëcheie^ije uu l'buiuidilé Les

cbies découpées eu goIfL'S et en bait;s cuuduisuiit les veuls daus la directioii de

ces siriUDaiLé.'' , il en l'sl de môme <1i!h gurgeti tJu défilés ili; muiilagiies, au sujûr

desquels l'air s'ùcliappe atec furce et déieniiiiie des couraiiU daugert'iu àiib

les plaiiieii. tes aspùrilés du sul détcrutueui jvurnelleuient oa flux et reflui

aduuspbériquett qui ue fout sentir par de» brises uu des venU ascendanu h

desceutlaiiU, connus de leuips imméiiiurial dans ceriaiueri localités sous kt

a de i/mlwind, pi/iitim ^Myuus, ilépU'Ieiuetil de la UriliueJ, veut danfuii

j, aluup du oviU (vallùe de la Uruvtuue;, elc. A l'einbuudiure Ok U

\b vallée de Muusier, eu Alsace, ou ubiterve, le soir, peudaut les juur-

es et caluii-ï, un courant qui s'écuulc Luuie la nuit, et ré|)aud k

,~s>ez Iviu dauï les ptaïues de Calmar; lei> gens du pays l'appeUeni

-,nJ, uu veut du la tallee. Ckh couraiiLi se dcvuluppeiit au plus liaut degi«

ixiiicavités des vallées; mais ils >e nianileslent aussi le lou^; du» rani-

courant des «allée» n'ejit que la résullaiitu dus uicuusioii» L't des caS'

s et pïrlidles (1). Us teuls d'est, qui sont secs pour m>s coniiea

l'crce qu'ds nous arrivent des grands coutineub d'AMc, jieitviii,

passé sur la iner des Indes, les bruuillirds et l'tiuiiiiditâ sur bw

.aies de l'Afrique. Lliu; lucalilé bornée au sud par des iiiuat* uttÉ<

livra deij brises glaciales; lus iiicetsautes variatiuus du la preaauii

edaiis tes iieun élcvc», laLiractiuu que les wuimuts seiubleui

.■m uuatjes et la condensaumi que leurs luassib relividi«»aut> |hu-

>:ui uans les venis buiuides qui tjciineul les lëclier, y dËieniiitii.'ut la fn-

queiice des uiéiéures aqueui. Four apprécier la salubrité dea sites, il but donc

juiudru à la connaissance des expositiuiis celle des vents prépuudcrants et de

leurs qualités, établir la niuyeune des Jours de sérénité, de brouiUardi. it

pluie, de neige, de gelée, la tenipétature moyenne de cliaque saison, h q«ui-

tité d'eau luuibée auuuellunieni; en un mut, c'est par nue série prolongée

d'observatiuus baruniétiiques, tbei inométriques, liygiuiiiétriques et anémo-

scopiques, qu'd convient d'explorer la tolérance dus localités pour l'imiutne eu

général, et pour les dillerenies catégories d'organisatiou en pat ticulier. C'est

ainsi que vingt et une années d'observations ont assigné au site de Caris, anée

moyenne, Z|7 juurs de cbaleur, à^ de Iroid ; 12 de îiuige, IBU de brouillard,

1^^ de pluie; aô juurs de veut du nord, bï veut du sud, 2i est, 7U ouest,

4U noid ouest, 2i sud-est, 61 sud-ouest.

3' ^uus avons iiieutiuuué les eliel» de la structure géologique, de la culture, du débuiseuieiil, etc. L'inUueuce de ces deux dernières causes coiiiineiice toujours dans les localités avant de s'élendie au climat total d'une vaste région. Uu aura donc guiu de constater, daus la localité que l'oneiLaminu, ti le terrain est argileux, calcaire, sdiceui ou ».il)lunueuit, etc.; si tus productions qu'il

(Ij fauratl, d'iiiales de phyii'jue el de ihimie, 1. LXllV, Ittau.p. 337.

fUTÉs] DES LOCALITÉS. 407

donne lont de natnre à bonifier Talimentation publique, à fournir aux échange» du commerce, qui amènent l^aisance et réagisiient heureuHeinent sur la sauté des habitanta; ai les cultures en usage ne communiquent point au t>ol une influence délétère, etc. Ainsi, celle de riz nécessite l'inondation du terrain où croît cette substance alimentaire; elle condamne les paysans à travailler, pendant une partie de Tannée, les jambes dans une eau dormante : de là, sur les rixières du Piémont, du Milanais et de la Caroline, cette population étiolée, sujette aux engorgements splancboiques, et décimée par la mort avant l'âge de quarante ans. Telle est encore la culture do chanvre, dont le rouissage dans les lavoirs, les mares ou les cours d'eau, détermine une fermentation putriae aussi active qu'odorante, et qui dégage des émanations éminemment peraicieoses.

W Ifi rapport de surface entre la masse du sol et celle des eaux (rivières, roisseaux, canaux, ports, mares, etc.) est un élément essentiel de topographie: c'est la disproportion de la surface évaporante des eaux avec l'étendue des ter'* rains qui imprime à tant de localités un caractère d'bumidité permanente. Venise avec ses lagunes; la Hollande, sillonnée parle Rbin, l'Ësunt, la Meuse, l'Yssel, le Vabal, etc. ; Strasbourg, coupé de canaux, environné de fossés, da flaques d'eau, de prairies submergées, sont des exemples de cette influence, Étant connue la quantité de pluie que reçoit, année moyenne, une localttii il importe d'en déterminer le mode d'écouleaient d'après la structure et la configuration du sol. Là pente des cours d'eau, leurs divisions, leurs embranche* ments, le système d'irrigation établi par la nature ou par l'industrie, sont des circonstances importantes k connaître.

ô° Les ondulations du sol multiplient les diflérenies espèces de localités, montagnes, collines, vallées, plaines. Ce que noqs avons dit des eflets de la dîmiomioii de pression atmosphérique et de l'abaissement progressif delà tempénture aoivaut la hauteur, s'applique ii l'habitation des montagnes ; mais ces CftOfMS n'agissent pas seules, il but y iO<>titer hi fréquence et l'intensité des vents, les résultats de l'exposition, le voisinage ou l'éloigneraént des pics trèsélevée qui empêchent Taccès des venis chaude ou froids et de la lumière solaire, les difficultés que des terrains en pente rapide et diversement accidentés op^ posent à la progression de l'homme et au mouvement habituel de la vie, etc. Aussi les sommités très-élevées sont^Ues abandonnées par l'homme, comme elles le sont par la végétatioa D'Orbigny et Boussiogault ont vu les chiens et les chevaux conduite à de très-grandes hauteurs sur les Andes surmonter, au bout d'un certaiu temps, la gène de respiration qu'ik éprouvaient d'abord; l'homme n'est point impropre k s'acclimater dans une atmosphère très*raréfiée, mais c'est au prix de perturbations ibnctionnelies qui durent plus ou moins longtemps. Breschet, consulté, lors de son passage par le Simplon et le Saint- Bernard, par les religieux de tes montagnes, apprit d'eux qu'ils devenaient presque tous asthmatiques et sujets aux maladies du cœur; aussi ne s'engagentils que pour trois années : tm seul d'entre eux séjournait depuis vingt ans au

us DES HODIFIUTEDRS. — CmCtUFDSA. [nutai

convenl du SaiiiUBernard. A de moindres élévaibos, ces inconvi^nîents cessent en grande pariie : on y jouit d'un air pur, sec, moiuii dense, ventilé. Les collines à faible inclinaison ont une salubrité relative plus grande que les «illÉes et les enfoncemi-nts que le terrain prêsenic entre les mnniagncs. Les vallées étroites et profondes i^ecueillent ei rédéchisseni, comme au foyer d'une parabole, les rayons solaires et la clialcnr diiïasc; abritées de toutes parl^ contre les vents par les adossemenls des monl^aes, elles cîrconscrhent une atmospbËre stagnante chargée de brouillards et d'émanations, et ne se rentnivelanl que par ses couches supérieures ; plus larges, plus étendues, balayées par des courants d'air, traversées par des rivières, exposées à la lumière, les railées se rapprochent des conditions ordiaaires des plaines. Celles-ci s'individualisent néanmoins par une foule de circonstances qui règlent leur degré de salubrité, telles que leur élendue, la sécheresse ou l'humidilé du terrain, les veuts dominants, l'orientation par rapport i des chaînons de montagnes, ie voisinage des pics isolés qui causent fréquemment le long de leurs pentes dn. « descendants nocturnes. La hauteur seule sufGt pour nuancer h grands t climatérique des plaines, alors même qu'elles sout séparées par de ances; car il y a des plaines dont le niveau est celui de l'Océan, et s'étendent sur ie sommet de plateaux très-élevés. nés (1) appellent les terrains bas tiemma, qui signifie TièTre. définiue de la valeur sanitaire de plaines basses, humides, situées sous méridionale, sillonnées par des cours d'eau mal encaissés, et qui t a>muic les eaux pluviales, dans les terres meubles et poreuses;

plaines, vallées, bassins ouvcris et fermés, lieui déclives, si leur sol est imivégoé d'une abondante humidité, se transforment sous le sfdeil d'été en sarfaces d'évaporaiion délétère : point n'est besoin alors du classique marais poor engendrer les fièvres épidémiques ; il eu est de même des plaines et vallées des pays chauds, qui, crevassées, fissurées par l'action des chaleurs, s'infiltrait des eaux pluviales et font l'office de bouches vomissant les miasmes fébrifères (2^ An Mexique, terre chaude est synonyme de région à fièvre jaune. Dans le Sahara algérien, les eaux, dont le cours est très-limité sur le sol, forment des rivières et des lacs souterrains à niveau presque constant ; il suffit de creuser dans les ravins ou de déblayer le sable au pied des dunes calcinées par le soleil, pour ouvrir de larges puits dont l'eau s'élève souvent jusqu'au sol des oasis; ce sont ces nappes d'eau souterraines qui déterminent l'insalubrité périodique de beaucoup d'oasis; et déjà Monro avait remarqué qu'un terrain sec en apparence peut Être malëficié par les eaux qui gisent sous son écorce.

6« Les influences de proximité dérivent des montagnes, des masses ou coura d'eau, des forêts, des grands établissements de l'industrie. Les modifications que le voisinage des montagnes apporte au climat des localités ressortent assez

(1) Périer, De {hygiène en Algérie. Paris, 1847, 2 vol. in>8, t. 1, p. 238.

(2) CMnbaj, lie ta dytenterie et det maladiet du foie, etc., 18A7, p. 22.

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de tODt ce qui précède. Si le centre des forêts épaisses est un séjour ^favorable à cause de l'humidité du sol et du défaut d'insolation et de Tentilation, il n'en est pas de même des contrées qui les ayoisinent: les arbres, réunis en forêts, protègent contre la violence de certains vents^ modèrent l'intensité des chaleurs estivales ; par leur action verticale sur les nuages, ils contribuent à l'entretien des sources et des cours d'eau : c'est ainsi que la basse Egypte, enrichie par le pacba actuel d'une plantation de 20 millions d'arbres, reçmt plus d'eau phiviale que la haute Egypte dégarnie de bois (doc de Raguse). Le déboisement a frustré Bourbon-Vendée des sources qui y abondaient auparavant Aifleurs, les masses profondes de forêts servent d'écran contre les efDuves des marais. Clément XI défendit l'exploitation des forêts situées aux environs de Cistema et de Germineta, qui servaient de barrière contre les vents des marais Pontins. Nous ne reviendrons pas sur les dangers de la proximité des marais ; cdle des étangs n'est guère moins redoutable^ à moins qu'ils n'aient une certaine profondeur et des bords taillés è pic; sinon, leur fond bourbeux, les végétaux qui y croissent^ les feuilles d'arbres qui y tombent et s'y putréfient, les bains que les animaux y prennent, les lavages qui s'effectuent sur les bords» les envasements formés par les eaux qui y sourdeni, l'abaissement de leur niveau par les temps de sécheresse, .^ont autaut de circonstances qui les confondent avec les marais. L'agglomération des hommes dans les localités riveraines des fleuves, des rivières, des lacs, des mers, est un fait général ^i s'explique par des raisons d'utilité, mais qui ne prouve rien en laveur des conditions plus on moins hygiéniques de ces régions. Le cours des eaux a véfié pour ainsi dire les migrations des peuples ; les facilités d'existence et de communications qu'ils ont trouvées sur leurs bords et sur le littoral de la mer ont déterminé les premières polarisations de l'espèce humaine, et placé le long des fleofes et sous le souflQe de l'Océan le berceau des sociétés naissantes. Le contact de Tatmosphère maritime est généralement sain ; néanmoins, sur une limite qui se confond plus ou moins avec la ligne ondulée du littoral, elle entre en conflit avec l'atmosphère continentale, dont la température est moins constante, moins uniforme^ et de là, en partie, la fréquence et la soudaineté des variations thermométriques et hygrométriques qui sont le fléau des ports de mer; de là encore les vapeurs qui s'arrêtent et s'accumulent le long des rivages, sous forme de brouillards qui rendent insalubre la navigation sur les côtes, la plus froide des deux atmosphères, maritime et terrestre, condensant les vapeurs de l'autre. Le voisinage de la mer ne devient une cause insalubre que par des circonstances particulières : tels sont les amas d'algues, de débris de plantes et d'animaux marins que les vagues rejettent, et dont la décomposition, accélérée souvent par un soleil ardent, vicie accidentellement l'air des rivages; ailleurs, la disposition naturelle des côtes, interrompues par des sinuosités profondes ou par les travaux de l'homme, amène dans les bassins, les rades, les ports, etc., les eaux de la mer, qui, manquant de reflux, deviennent stagnantes et infectes. Quiconque s'est promené le soir sur le port de Marseille ou de Toulon a

470 DES MODinOATBURS. ^ GIRCCMFOSA. [troiftn

§eall les eCbti de celle oorraption des eaux maritimes senant d'émonctoire à

tonte une populatioii« cloaque immense auquel on n'a appliqué jusqu'à présent

que des moyens insuffisants de curage. La conGguration des côtes influe prin-

flipalemenl sur leur salubrité : les roches abruptes de TÉcosse, battues par

dai vents froids et bumidesi le» rivages de Naples, où Ton passe d'une chaleur

d'Afrique k des vents brusques et froids; la côte de la Nouvelle-Orléans avec

M atlerrissemenui marécageux, d'où s'échappe le miasme léthal de la ûèvre

jattat; Dieppe avec ses plages à galets ; Boulogne, dont le sable lisse et moelleux

inrite les pieds du baigneur, sont des localités aussi différentes que plaine et

BMntagne. L'appréciation hygiénique des contrées voisines de la mer doit donc

pdrlar sur un ensemble de circonstances qui sont propres à chacune d'elles, et

iil: font autant d'individualités topographiques.

. Li proximité des fleuves a ses avantages et ses inconvénients : leur atmo* sphère est humide, et devient par là meilleure conductrice des émanations nui* aiUet; ils désolent les contrées riveraines^ soit par leurs incursions, qui lais- 9ÊÊ% après elles un dépôt fangeux, soit par l'abaissement annuel de leurs eaux, qiii dénude leur bord, souvent une partie de leur lit, et livre ainsi aux réac^ tiOM de Tair et des rayent solaires des foyers d'infection multiples. Dans les cUoMils chauds, il n'en faut pas plus pour engendrer des endémies meurtrières ; wA dans nos sooes tempérées cette influence parait peu active^ d'après lea Itqhtrches d%yillermé| qui n'a point observé de différence de morulité entre tasquartiers voisins de la rivière et ceux qui en sont éloignés (1). La proximité dateurs d'eau et la configuration des terrains favorisent, aux époques des WÊêè annuelles, les inondations qui changent le caractère des localités ; c'est à Mte cause que sont dues les fièvres endémiques des bords du Nil, du Gange> 4v Mississippi, du Sénégal, de la Gambie, du Niger, etc. Les côtes des terres èquatturiales sont bordées d'une bande d'épais mangliers et de palétuviers, ^lleroativement noyée par la mer et les torrents et dénudée par le retrait des OIINM de là l'atmosphère miasmatique qui ceint les Antilles, les rivages de Medigascar, etc. Le morbui lnmgaricy$ sévit dans les contrée) basses de la Hoogcie, fréquemment submergées par les eaux de la Dave et du Danube (2). F. Jaoqoot, Redde et Froussart ont fait ressortir le rôle des inondations dans la production des fièvres de quelques localités d'Afrique (3).

La salubrité des localités peut être compromise par le voisinage des établis* seoents que l'industrie crée aigourd'hui sur de grandes échelles : les fabricatioM dont ils sont le siège modifient l'atmosphère, dans un rayon plus ou roofais étendu, par le mélange de pousttières, de vapeurs, de gaz, d'exhalaisons animales ou végétales; elles n'épargnent pas le sol^ qui se laisse pénétrer par lea eaux de fabrique. Cette cause d'altération n'est pas aussi pou sensible qu'on

(i) VUlermé, àtmMk» d^kygiim •( de méthcin» légale, !'• série, t. I1I| p. aOâ.

(9) «Mro, JMMie dPmrméê, i. Il, p. SGO.

(g) B^thtrekts tur ks CÊUta ées fièwru à quinguùM^ êtc* Paris, 1848.

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le sapposca Canailles régions iadustrielles sont évidemment inflnencées dans leurs condîtkm dknatériques par les bronillards factices et permanents qol pèsent sur eUas. D'après les investigations de Lombard, BenoSston, Johnsoiit Knight» les ponsaières minérales ont nne action d*autant plus dangereuse qu'elles eut âoqois on plus grand degré de division et de ténnité ; phis gnHH sières, comme celle du plâtre, elles paraissent moins nuisibles qne ne l'ont pensé Ramaniiiiv Leblanc, Pâtissier et d'antres. On a remarqué qne les Ind^ vidos qoi fivent an milien des ponsaières de nature organique sont phni exposés anx maladies de poitrine : telles sont les ouvriers qui battent le colon (Lombard, Johnson), les pluinassiers, chez l'un desquels Patrix an« raie tronvé des plumes dans les bronches (Pâtissier), etc. Les vapeurs métafliques, arsenicales, mercurielles, etc. , ne tardent pas à se condenser k la température de l'air extérieur, ce qui les rend peu redoutables pour les localités où elles se dégagent ; certains oxydes, certains sels en poudre, comme ceux de sine, de plomb, etc., en raison de lenr pesanteur, ne peuvent être entraînés an loin que par les vents. Les émanations putrides, qu'elles (^t)* viement des substances animales ou végétales, ne sauraient avoir Tinnocoité qu'on a diercbé à leur attribuer en ces derniers temps ; cette question sera discutée en son lieu ; bornons-nous pour le moment à signaler comme autant de foyers d'insalubrité directe ou secondaire, les lieux où s'accumulent les vidanges, les voiries, les buanderies^ les fabriques de sel ammoniac et de noir animal, celles où se dégage de Tacide sulfureux, et surtout de Vhuile pyrogé^ née. Le moindre inconvénient de ces établissements est de répandre au loin des odeurs infectes qui révoltent les personnes impressionnables^ et vicient la pureté de l'air. Les eaux qui s'écoulent de certaines fabriques entn^nent dans leur cours des matières délétères ; on reproche à celles des féculeries d'infecter les étangs, de faire mourir le poisson, de faire naître parmi les riverains des maladies analogues à celles qui résultent de l'impaludatlon. En pénétrant dans le sol, les eaux de fabrique peuvent fuser à uravers des couches Crayeuses on sablonneuses, atteindre des nappes d'eau à des profondeurs plus ou moins considérables, altérer d'une manière plus ou moins grave les eaux des pluies» Un équarisseur de Montfaucon ayant conduit dans un grand puits les eaux de sa voirie, l'infection se* communiqua aux puisards des habitations voisines; à Bicétre, les vidanges coulèrent jusqu'à un village assez éloigné, etc. De quelque manière qu'on envisage le mode d*influence des substances gazeuses, pulvérulentes ou liquides qui s'échappent des usines, fabriques, voiries, etc., quoique l'enquête scieniifique ait produit des faits cootradictuires, et oppose k d'anciennes appréhensions le scepticisme d'observateurs autorisés, il restera toujours acquis à l'hygiène : 1^ que ces différents genres de modificateurs n'ajoutent rien à la salubrité des lieux où ils sont en action ; 2*^ qu'ils sont, eu général, de nature à nuire à la sauté, ou au moins au bien-être des habitants; 3® que plusieurs d'entre eux entraînent des inconvénients et même des dan« gers manifestes. Ces conclusions, que nous énonçons par anticipation, trouveront leurs preuves dans l'étude despiofessionk

47« DIS MODIPICATEOBS. — GOtCOVPUSÂ. fROtai

une progreBsioD îDTene de l'est à Tonest vers les côtes. Il existe doue, entre les deax continents et dans le même hémisphère, erftre les climats de l'est et oeni de Tonest, ane opposition qui résatte de l'influence contraire des museï continentales, et des masses liquides et diaphanes. Cette oppositim se pnH BCMice encore davantage dans le partage de la chaleur entre les saisons : aW, à latitude ^;ale, l'Amérique a des étés plus ardents, des hlTers pins reux, des saisons intermédiaires plus variables, que l'Asie et l'Europe; contraste pour chaque continent, entre les régions de l'est et oelies de l'i I^ lignes isochimènes, prolongées de l'est à l'ouest, en Europe et en Asie, peuvent traverser les pays dont la latitude difière de 9 k 10 degrés, et plos; les lignes isothères rapprochent des contrées que séparent il degrés de bcitnde, etc.

Le système des isothermes conduit à distinguer sept espèces de cBmals :

1. Climat brûlant dans la aone torride, de 27*^5 à 25« de température mofene.

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