glacé id au-desaous de léro
Chacun de ces climats, ou bandes isothermes, peut se subdiviser en dimali constants, climats variables et climats excessils. Les premiers offirent, dans le cours de l'année, peu de différence entre les maxima et les minima de clialeiir et de froid; ces différences se prononcent dans les climats variables, et deviennent excessives dans les climats de ce nom. Voici des exemples de cette gradation climatologique :
Température moyenne
Noms du mois du mois
des loctlités. de l'année, le plus chaud, le plus froid. Différeoee.
CUmatconsUnt Funchal 20,3 24.2 i7,2 7,0
( Saint-Malo.. 12,3 19.4 5.3 14,0
Climats variables. .. | Paris 10,8 18,5 2,3 16,3
( Londres... 40,2 i8,0 3,2 15,8
riîmof. o«....:r. ( New- York.. 12,1 27,1 3.7 30,8
CUmaU excessife. . . | p^^.^ ^^^ 29,1 4,1 33,2
En signalant les causes qui peuvent modifier la forme des lignes isothermes, Humboldi(l) les distingue en deux séries : I. — Causes qui tendent à élever la température : 1° La proximité d*une côte occidentale dans la zone tempérée. 2" Les méditerranées et les golfes pénétrant profondément dans les terres. 3^ L'orientation, c'est-à-dire la position d'une terre relativement à une mer
(1) Humboldt, Cosmos, t. I, p. 380 et suiv.
DES CUHATS. «79
[jbre de glacn, qui s>leDd au d^li du cerde pofaire. <m par nnnn 1 M contioent dune «tmdtie constdmble. mmt ht le ntoe Bifridica, k Tiqu»tcnr on do motus à l'intérieur de la zone tnfMcale.
V La dH-eciioo sad et ouest des tenis riglM». t^ ^«(it 4e b borÉMV occidaitile d'an coDtiiieDl situé dans la mme ttmphée; la cUan ée ■<)•• lagna serraol de rempart et d'abri contre ks vcals ^ vicaBcM ie coolféa pIssAvdn.
5° La rareté des marécages, dont la subce rote omerte ée gbce M prtatanps, et jusqu'au commencement de Vtli.
6* L'abencc des TortVs sur un sol sec M sdiloaMax; b iMailé rwtMitf do àd pendant les mots d'ftê; eurtn le iiinuige d'an coanot pébgiqiM, li re cmtmil apporte des eaux plus chandes qne cefla de b mer ambiHMe. IL — Cnoo qni abuweol la lempéntara aoye—e : f * La histenr. au-desBoi du nman de b laer, d'wie répon qm ne présole fùmt de pbieaax coatklénblci^ }* Le foimii^ d'une côte ocddenuie, pour la bmlei el les movcnaef bd-
3* I« ooafigontîoD coaipacte d'un cootiDem dont Ici cota mmiI dépoor-
h^ Une gnnde extennon des terres fers le pAle, et jnsqn'i b région de» gbcc* étemelles, h mmns qu'il n'y ait entre b terre et cette région noe mer cooMMnment libre pendant l'hiver.
5* Une position géographiqne telle que la répons trapicabs de même looptaie KHent occnpées par b mer; en d'antres tenna, l'absence de tonte une tropicale sur le méridien da pays dont il s'agit d'étudier b dimtf.
fi* Une chaîne de moaugnes qni, par sa forme oo sa direction, générait l'accès da reuts chaods, on bien encore b ToMuge de pics isolés, i caose des conranis d'air froid qoi descendent le long de leurs rersants.
7* Les forêts d'ane grande éiendne : eibs empêchent les rayons solaires d'agir nir le sol; burs organes appendicnlaires [les fenilbs) provoqnent l'évaporatîon d'une grande quantité d'eau, en rertn de lenr actirité organique, et augmentent b superficie capable de se refroidir par voie de rafonoement
8* Les marécages nombreux qui forment, dans le nord, jnsqn'an milieu de l'été, de TéritaUes gbcièra an milien des plaines.
fi* Un ciel d'été nébnlenx, parce qu'il inlerc^te une partie da rayons du soldL
10* Un cid d'hiver trés-pnr, parc« qu'on \à ciel bvorise U rayonnement de b chaleur.
Il est éTident que b climatologie acqniert une certaine précision en s'appoyant sur b connaissance da moyeimes de température qu'oSrent lotis les lieux do globe annndlemmt, en été et en hiver; nons accordons encore qne b variation da températures auxquelles l'homme at exposé dans la diKrentes parties du g^be est b pins puisante des am» qui teodeot k dherli-
191 DES HODIFICATIDU. — CUtCaHPDSl. [n^
fier tut cUmaU; mais ceai-ci ne he iC"iiimem [)a!i enliitremoiit dariti la lliemioseopie; ButiibolJt lui-mênie le reconnall, car il cnleiid par climat « loote* la modlGcationii de l'almuspliËre dont iiua Ktm suiit atTeu&i d'une niaiiit.'re utor liMe, tellut que la imnpéraluie, riiuiukiiié. les variulkniH du la prt.-MiiuD han>mAtriquc, la traai|uillitâ de l'air, ou tojt nttuts des h^tvroii)iiie!>. la cbargi* ou U quwitilé de teusioa t-liiCtriquËi la pureté de l'air on ses niélaiiges a\ec dettùmt* naiions gaieuses plus uu moins iusalubrc» ; ^'iilin k degi-é de diaphanâilé hiU* taelle, ceUe sérénité dti ciel si îiiipurtante par l'iuflueiict; qu'elle exerce ooD-seuleuioni sur le rayonnement du wl» RUT le dùveloppeineiit de» littu OTRaniques dans les vég^'laui et la maliiraliun des fruiUi, luaiii aussi sur t'enwinble ûe» impre&DÎons qui, tlaus li's zoiit^t (livcr«es, wal excitées daiis i'iuM parleiBens. -
Remarquez que lisolliemiie, ou l'égalité de tempérKure moyenne, cuinie, tuveruale ut aaiiucllo, ne conftre poiut buk régions du t;lube l'aptitude i produire les mêmes végéiauiL, à faire tivre les mêmes iai|»éceB aiitmaleHi \t» tMBpintures «xtrÊnH» exercent aous m rapport une influence dëCMiTe; qoAques degrés tbermométriques de plus ou de mains font mûrir les fniiu ■■ g4leBt les pbotw. aesurquons, en oatre, que l'appUcatioD et h dodriK ia lignes isothermes crée des systèmes de climats scientiGques non rdeli, evii M promeut pas une surface conlioue ; des régioiu séparéea pir des distance* énormes font partie d'un même groupe isothermique ; leur liûou, non fondée en géographie, ne résulte que d'une opération de l'esprit, qui ■ le ^fiiige d'el&cer là bitervalles et de circuler d'trn bénusphtee à Ttatre poor recueillir les matériaux de sa synthèse. Mais, en hygiène pratique, las cliniM ne sauraient être envisagés idéalement, et l'unilé de lieux ue peut être rompue : pour nous, les deux conditions essentielles du climat suut, d'une part, la continuité du sol; d'autre part, une itilluence approximativement la minie sur ceux qui l'habileut; il reprétteute à la pensée une agrigaiion de localiiét analogues quant aux mudiQcaiiuns physioit^iques et juthulugiques qu'elles impriment à l'homme. La quesiiou des climats se résout doncdans celle des localités, comme le probli^ine de la cotiAtituiivri individuelle se dicumpo^e en une série d'études qui ont pour objet le lemj>érameui, l'idiosyiicrasie, t'bérêdité, etc. C'est pourquoi oous pensons, conirairement à Guérard (1 ), que l'eipluratton des localités duit précéder celle des climats, qui généralisent et superposent les élémeiils si variés des toimgra^hies.
Le climat étant aux tocaliics ce que le genre est à l'espèce, il arrive nécessairement qu'il encadre dans sa circonscripiioii des climats |>ariiels qui difTèrent par leurs phénomènes : ainsi l'ile d'Utaiti, quoique située sous le tropique austral, jouit d'une Icmpéramre moyenne de 27 degi-és centigrades. Dans les lones tempérées se trouvent des localités qui, par leur météorologie, se rapprochent, celles-ci des régions polaires, celles-là des cuntcées équato-
(1) Cuirard, Àmiakt d'hygiéat,li>is. cil.
9W¥tài DES amATa. 47»
liales; mais un fak général justifie le partage de chaque béini8{>hère en de larges zones qui résultent de l'agrégalion des localités : c'est que les circonstances qui modifient les effets de l'irradiation solaire, si nombreuses qu'elles soient, n'agissent ea définitive que dans une mesure restreinte; elles engen'* dreot les dissemblances locales ; elles individualisent le soi dans de médiocres étendues; elles altèrent Tégalité de la progression décroissante de Finfluence solaire de Téquaieur au pôle; mais de 10 en 10 degrés de latitude, on observe que les températures annuelles, hivernales et estivales s'élèvent en allant vers la ligne, et s'abaissent en rétrogradant vers les pôles, il résulte de cette loi qu'en se plaçant au centre de vastes zones, et en négligeant les divergences qui naissent des localités, on voit les inOuences cosmiques et atmosphériques réaliser, sur de grandes échelles, un même type de végétation et d'animalité, les mômes conditions de santé et de maladie pour l'homme : sous la ligne et près du pôle, elles atteignent leur maximum d'opposition ; à distance égale du pôle et de la ligne, 'elles se balancent, elles se neutralisent; dans les lntervalles>qui séparent ces puinls cuhnioants de l'action climatérique, mélange, croisement, lutte, progression ou décroissance de causes et d'effets. La distinction des dimats chauds, froids et tempérés, est donc un fait d'observation, mais soumis à la double restriction des nuances intermédiaires de climat et des singularités topographiques.
La série des climats chauds, tempérés et froids, que l'on parcourt de l'équatcur au pôle, se répète suivant la hauteur, qui agit comme la latitude sur l'état du soi et des eaux, sur les qualités de l'air, sur la végétation, etc. Au pied des montagnes, on trouve la flore qui correspond au climat de la région; à mesure qu'on s'élève, les végétaux de la plaine font place à ceux qui caractérisent des dimats plus froids : ainsi s'élever dans l'atmosphère ou marcher vers le pôle, c'est traverser successivement des zones de plus en plus boréales qui ont une fixité remarquable pour ïes productions du sol. Ch. Martins a constaté que, même sur le versant méridional des Alpes, les rhododendrons, végétation intermédiaire entre les sapins et les plantes alpines, ne se rencontrent ni au-dessous de 1517 mètres, ni au-dessus de 2139. Dans les Alpes et les Pyrénées, le diâtaignier disparaît à 780 mètres, le noyer à 800, le hêtre à 1300, l'épicéa^ 1800; sur la pente méridionale des Pyrénées, les sapins s'arrêtent à 2570 mètres. Ces limites vont s'abaissant vers les pôles : ainsi, taudis que le bouleau blanc cesse de croître sur le versant septentrional du Grinibel, à 1975 mètres (Martins), le bouleau nain ne se rencontre plus en Lapouie à la hauteur de 585 mètres. Dans les Alpes, le maïs mûrit encore entre 870 et 1100 mètres; sur le revers nord du mont-Rose, l'orge n'existe plus à 1500 mètres; elle monte à 1950 sur le revers sud. L'Amérique méridiouaie a des moissons de froment et de maïs entre 1000 et 20u0 mètres d'éiévaiion; de seigle et d'orge entre 2000 et 3000. £n Norvège et en Laponie, les cultures expirent* à quelques centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer. Mais si les récoltes deviennent d'autant plus tardives qu'on s'élève
(180 DES MODIFIGÀTEORS. - CIRCUMFUSA. [BTGltfiS
plus haut daos les montagnes, la végétation spontanée ne se subordonne pas aux mêmes conditions d*altitade. Sur le sommet du Faulbom, qui s*élève à 2683 mètres, par une température moyenne annuelle de — 2<',33 centigrades, 80QS un climat plus froid que celui du cap Nord (71® de latitude), en butte i tons les vents, croissent près de 200 espèces de plantes, dont 126 phanérogimesqui fleurissent pendant Tété, un été de Spitzberg (Martins et Bravais). Les hautes montagnes, telles que THimalaya, le Chimboraço, le Liban, présentent donc une série de climats différents, étages les uns sur les autres. On a calculé le rapport tbermométriqoe de la superposition des climats à leur projection horizontale. Il est admis généralement qu'une ascension de 100 mètres équivaut, pour Teffet thermométrique, au déplacement de 1 2i 2 degrés vers les pôles. Sous la ligne, 1 degré de froid correspond à une élévation de 219 mètres. Bischof a calculé, d'après les observations de Boussingault^ que dans les Andes équatoriaies^ un degré de refroidissement correspond à 195 mètres de hauteur (1). En Europe, le décroissement de la chaleur dans les montagnes est plus rapide le jour que la uuit^ en été qu'en hiver ; entre Genève et le Saint-Bernard, pour voir le thermomètre descendre d'un degré, il fiiat s'élever :
Hêtres.
Mètres.
Au printempf, de ... .
£n automne^ de ... .
En été
iSd
£a hiver ,
Un grand nombre de causes accidentelles troublent le décroissement régulier du calorique suivant la hauteur : tels sont le rayonnement de plateaux échaufféSy la naiure et la couleur des roches, la présence et l'étendue des forêts, l'humidité ou la sécheresse du sol, la proximité des glaciers, la prédominance des vents plus ou moins froids et secs, l'accumulation des nuages, etc. En un mot, les causes accidentelles qui contribuent à modiûer les climats en projection horizontale agissent aussi sur les climats superposés, élèvent ou abaissent la limite des neiges. Celle-ci n'est pas la même sur le versant méridional que sur le versant septentrional de l'Himalaya. Par l(i et 16 degrés de latitude sud, les neiges perpétuelles ne se rencontrent qu'à 600 mètres au-dessus du point qu'elles occupent sous l'équateur. Par U6 degrés de latitude, on aborde à 2000 mètres d'élévation le climat de la Laponie, et à 2500 mètres au-dessus de nos têtes passe la courbe des neiges éternelles, cercle polaire de la climatologie verticale.
(1) Humbokit, Anecentraie, t. lil, p. 223.
JUVtE]
DES CLIilATS.
HatUeur des principales montagnes du globe,
Europe.
Métras»
Mont Blanc 4810
Mont Rom A636
Fiostenarfaorn (Suimo) 4362
Mont Pehrooz 4200
Jungfrau 4180
Schreckhorn 4079
Ortlor (Tyrol) 3908
Simplon 3710
Mont Ganii 3600
Mulbaean (Grenade) 3555
Grand Saint-Bernard 3470
MalahHe (Pyrénées) 3404
Mont Perdu 8351
UCjrUndre. 3322
KIna 3315
SaJnt4kythard 3250
Mètraa
La Brèche de Roland 3000
Karpathes (plusieurs cimes) 3000
Surul (Transylvanie) 2924
Monte Rotondo (Corse) 2672
Snœhattan (Norvège) 2500
Hospice du Saint-Bernard 2491
Monte Vellino (Apennins) 2393
Mont Pilate 2500
Le Tourmalet 2177
Mont Athos 2066
I Mont Dore 1886
Mont des Géants (Bohème) 1512
Puy-de-Dôme 1465
Pointe Noire au Spitsberg 1372
Broken (Saxe). 1140
Héda (Islande) 1013
Asie.
Kunchinginga (Sikim) 8588
Dhawalagiri (Montagne Blanche) . . 8556
Jawahir 7848
Elbrous (Caucase) 5630
Pic de la frontière de la Chine et de
la Russie 5135
Ophyr (Sumatra) 3950
Mont Liban 2906
Peut Altaï 2202
Atbiqvs.
Métras. Métras.
Pie de Tènèriffe 3710 Piton des Neiges (lie Bourbon) .... 3067
Montagne d'Ambotismène (Madagascar)
Montagne de la Table (cap de Bonne- Espérance) 1163
AHÉuonE.
LaSoraU 7696
lUimani 7315
Chimboraso 6530
Volcan d'Anlisana 5833
Cotopazi 5753
Volcan d'ArequIpa 5600
Popocatepetl (Mexique) 5400
Cerro de Potosl
Maison de poste d'Ancomarca
Sierra Nevada (Mexique)
ViUe de Potosi
Montagne d*Otahiti
Volcan de la Solfiitara (Guadeloupe).
Hauteur des plateaux dans les deux continents.
Le plateau de l'Auvergne a
— de la Bavière
— de l'Espagne
— de Mysore
— de Caracas
— de Popayan
— de l'Abyssinie (lac Tsana)
— de l'Abyssinie australe..
— de l'Abyssinie (Axum) . . .
— de Mexico
— de Quito
-^ du lac de Thfeaca
Métras*
H. LÉVT. Hygiène, 5* toiT.
482 DES MODIFICATEURS. ^ CIRGCMFOSA. [VTfite
Dans chacune des trois zones, dans chaque système de climats, robseiraiîoo des méléoroiogistas a établi deux divisions, fondées sur le nombre et sur l'étendue des vicissitudes qui affectent l'atmosphère : 1° Toutes les régions qui avoisineni des masses d'eau considérables, comme celles qui se terminent par 4eB côti^ maritimes, ou qui sont baignées par de larges rivières, jouissent d'in étit atmosphérique relativement très- uniforme, c'est-à-dire qui varie peu 4'iiQ. jour à l'autre, du lQ9tin au soir, 4o mois en mois : ce sont les climats itttalaires, littoraux, maritimes. Ainsi, grâce au voisinage de la mer, on tronve daos la zone équatoriale, de zéro à 1 5 degrés de latitude, une tenipéraiure moyenne annuelle de 27 degrés centigrades, si l'on omet quelques localités •iceptionnélles, telles que Pondichéry. 2^ Une autre catégorie de contrées se 4i^Ungne, an contraire, par des mutations brusques^fréquentes, coosidérablei daat les qualités physiques de leur atmosphère, de teHe sorte qu'elle oontrtste avec les régions maritimes ou insulaires, et par la multiplicité^ et par l'étendue de ses variations {Météorologiques, Dans ce second ordre de climats, que Humboldt indique après Buffun sous le nom de climats continentaux, parce qu'ils se prolongent, loin des mers, dans Tintérieur des terres, les différences de température, d'hygrométrie, de pression barométrique, etc. , sont ^'apchées entre le soir et le matin, du jour au lendemain, de mois en niojii^ les maxima et les minima des qualités d'air y déterminent une longue écheBe de vicissitudes : aussi les a-t-on appelés encore climats excessifs, La capacité de l'eau pour la chaleur, et la grande quantité de calorique qui devient libre pir la précipitation des vapeurs, et latent par leur retour à l'état aériforme, voilà les causes de la différence toujours croissante entre la température de l'été et celle de l'hiver, à mesure que l'ou s'enfonce dans l'intérieur des continents. Dans les climats marins, dans les îles, sur les côtes, dans les j)éninsulcs, les moyennes de l'hiver et de Télé diffèrent peu ; la première de ces deux saisons est moins froide, la seconde moins chaude : les hivers sont doux eu Angleterre, parce que les vents du S. 0., si communs en cette île, lui amènent l'air humide et chaud de la n»er Atlantique; les vapeurs qu'ils roulent dégagent du calorique en se précipitant et s'opposent en même tentps au rayonnement du sol. Sur les cotes de Glenarni, en Irlande, par une latitude de 55 degrés, le myrte réussit en plein air comme en Portugal, et bien que les chaleurs de l'été ne suffisent pas à la maturation du raisin, on y observe rarement les phénomènes de la gelée. Les côtes du Devonshire ont des hivers si cléments, que les orangers en e-j)aiiers y tleurissenl quelquefois. La côte méridionale de l'Angleterre a une moyenne hivernale de + 5" à + 6 ,8 cenligr. , quoique sa tenipérature annuelle moyenne ne s'élève guère au-dessus de 11 degrés. Ce n'est que par exception que le thermomètre descend en Angleterre au-dessous de 10 degrôs : or ce degré est la nioyenne hivernale que l'on trouve, sous des latitudes à pou près égales, à rinlérieur du continent. Dans l'Allemagne occidentale, le voisinage de la mer réduit à 16 degrés centigrades la différence entre l'hiver et l'été, tandis qu'elle est de 20 degrés daus
9mtM] DES GLUfiTS. m
k pariie orieoule. À Dantzig même, on sent la faibla influeioce de la piioxi^ mité de la Baltique. L^biver est relativemeat très-doux sur la côte occid^tale de la Norvège ; lei mares et le^ petits lacs de» îles de Feroê pe se couvrent pas de glaces, et, bien qu'elles soieqt situées par 6*4° de latitude, |^ moyeime de rbiver y est de + ^"".S, et celle de VM n'est pas supérieure à 13^ au id"*. Le voisinage de la mer compense certaines différences de latitude dans la dAte^ mination de la température moyenne, comme on le voit par le taUwi ^ dessous :
Lieux. Température moyMiiie. Latitude.
Paris 10»,8 k%»W
londre» iO^A 5i 31
Maestncht . . . . , 10%i 50 50
Harlem 10*»,0 52 23
Dublin ,> ^ » Qo.ô 68 98
Uanclietter. .,.,.,,. 8°,7 53 99
Edimbourg 8°,6 55 ^7
Franchissez la crête des Alpes Scandinaves, çt vous épronvere^ tontes tes riguiîurs de Tbiver, A latitude \ peu près égale en Angleterre et en ^wm^ la température moyenne est très-diflérente. Pans les régions éloignées de 1* Atlantique comme la Russie, un ciel sans nuages active le rayonnement dn sol en hiver et le refroidit, undis qu*il y rend les étés plus cbaods qn'en Angleterre, L'influence des continents, Téloignement dçs merSi ne se bornent point il rendre les étés plus ardents, les bivers plus rigoureuXt P*après un ensemble d*obserr vations faites en Europe et en Asiet la température moyenne annuelle s'abaisse à mesure que Ton s'enfonce dans Tintérieurdes terres vers les riions de l'est, Bumboldt impute cet effet à raction réfrigérante des vents domînanis. Voici quelques données qui font ressortir la marche de la diminution de température, depuis le littoral occidenul de TEurope jusqu'au delii dn méridien 4e la mer Caspienne :
Amsterdam 9S8 ^ 52*' 2^
3erlin 8%6 % 52 31
Copenhague 89,9 55 Al
Usan StS8 ^5 â8
L'Europe peut se partager en cinq lones cUmatériques. Dans la première, où les glaces et les neiges subsistent en grande masse h l'ombre, sont con^pris l'Islande, la Laponie suédoise, danoise, russienne, le pays des SamoiMes européens. La deuxième, caractérisée par un été très«ebaud, par un hiver long et rude, sans saisons bitermédiaires marquées, se compose de la Morvége, de la Suède, du Danemark, du nord de rÉcosse, de la partie septentrionale de la Pologne, de la Courlande, etc. La troisième, où l'hiver est court et rigoureux, Tautomoe et le printemps prolongés, et d'une température asse« modérée, conUent liriande, les Pays-Bas, la Hollande, le nord de VAUemagnet etc.
tu DBS HOItlPICiTElIRS. — CIHCDHFDSjL {wntm
La quatrième zone, située à peu pr^^s su milieu de l'hémisphère boréal, t distance égale du pûle el df la ligue, réunit les caraclères du climat tempéré, mais les saLsons, quoique Irc-s-disiinctes, y soni très-versatiles t-t fréquemment traversées par des intempéries : la t-'rance. rAllemagne du midi, la Hoogrie, la Moldavie^ la peiilc Tarlarie, la Russie inéridiouale, etc. , en font partie. Enfin, la cinquième zone a le plus d'affinités avec les contrées tropicales, sans en reproduiri; néaiimoias la turbulente météorologie : des printcin|)s dëlicieui, des étés secs el brûlants, des hivers courts el presque toujours exempts de gelées et de neiges durables, tel est le climat de la France méridionale, de l'Espague, de l'Italie, de la Grèce, du sud de la Crimée, etc. Les sub-climau de la France peuvent être déterminés par quelques lignes principales de culture : de Saiui-Jean-Pied-de-Port it Briançon s'étend la ligue au-dessous de laquelle l'olivier croit et se multiplie ; entre la Rochelle el Toul. le sol se préU à la culture du maïs, qui s'arrête au hO', au fi5' degré de latitude; enGa, Grandvillo et Rucroy sont les deux limites eilrèmes de la récolte du vio en France. Cette division des régions agricoles s'applique aussi à l'Europe, et corresponde celle qui, fondée sur l'arboriculture, est indiquée par SchtHitr[l]: 1° régioD des arbres i feuillage toujours vert; '2° celle du châtaignier et du chêne; 3° celle du chêne et du hêtre; /!i° celle du pin et du bouleau. 11 est enleudu (|ue ces diviîùous, empruntées à la géi^raphle botanique, Iradoitent les eiïels complexes du climat suivant la hauteur et suivant la latitude.
Martins [2} applique il la France cinq divisions climatologiques : 1 ' Climat du nord-ouest ou posgt'rn. Le plus éloigné de la mer, le plus excessif, il s'étend sur le massif des Vosges, en Lorraine, en Suisse et en Savoie jusqu'aux Alpes ; il s'adoucit vers l'ouest, en Champagne par exemple. 11 a les hiven; les plus rudes de la France ; le thermomètre n'y monte guère au-dessus de 0 degré pendant celte saison. H y tombe environ 685 millimètres d'eau, la plus grande partie en été ; le S. O. el le K. E. sont les vents dominants ; les orages sont plus fréquents que dans l'ouest. — 2° Climal du nord-ouest ou séquanien. Il s'étend de la mer à l'ouest jusqu'au plateau de Langres à l'est ; au sud il est borné par la Loire depuis son embouchure jusqu'à Tours et Nevers, au nord par le Rhin ; il comprend toute la Belgique ; continental en Champagoe, marin dans la Bretagne et le Coteniin. Entre l'hiver et l'été la différence tbermométrique, qui est de 18 degrés en Alsace, en Lorraine, ot de 1^ d^rési Paris et à Bruxelles, n'est que de 12 degrés à Angers, et de 11 degrés à Brest et à Cherbourg. Ce climat est ii pluies d'automne; le S. O. y domine; In orages y sont plus rares que dans le reste de la France ; il est si tempéré sur le littoral delà mer, que le cbSne-liége croît sur les côlcsde la Bretagne Jusqu'à Vannes. — 3* Climat du sud-ouest ou girondin. Borné k l'ouest par l'Océan et à l'est par les petites chaînes des montagnes qui s'élendent depuis Dijon
{!) Schouw, Europa, physim-h-fffographitrfte Schildi-rung. Kopenhagen, IS33. (2) Hirtins, Annuaire météorologique de la France, 1839.
WWSfÈEl DES CUMAT8. — DES CLIMATS CHAUDS. 485
jnsqae dans les plaines du Languedoc, il comprend tout le pays situé entre la Lure et le Cher jusqu'aux Pyrénées. Analogue au climat précédent» mais HMxins égal, il reçoit à peu près la même quantité de pluies qui augmentent vers les Pyrénées ; le tiers des pluies tombe en automne, les deqx autres tiers se répartissent sur le reste de l'année ; les orages y sont plus rares que dans les bassins du Rhône et dn Rhin, plus fréquents que dans la région séquanienne. — k*^ Climat du sud-est ou rhodanien. Il embrasse les vallées de la Saône, du Rhône, de l'Isère et de leurs affluents, depuis Dijon jusqu'à Viviers ; il est continental, bien qu'il ait des étés plus chauds et des hivers moins ftpres que le dîmat vosgien dans les plaines de l'Alsace. Après les deux presqu'îles de la Br^agne et du Gotentin, c'est la région qui a les pluies les plus abondantes et ka plus prolongées, souvent suivies des inondations de la Saône, de l'Isère, de l'Ardècbe, etc. — 5"* Climat méditerranéen ou provençal. Il commence au Pont-Saint-Esprit ; une ceinture de montagnes l'abrite de ce côté cootfe les vents du nord, formée par les Cévennes et la ligne sinueuse qui, danalas Basses-Alpes, circonscrit la région des oliviers en passant par Orange, Nyons et Sisteron ; au midi, il est limité par la Méditerranée, à l'ouest par les hauteurs qui séparent le bassin de l'Aude de celui de la Garonne. Il a pour moyenne thermométrique annuelle 15^ c, des étés plus chauds et des hivers pins doux que le climat girondin ; la température estivale n'y descend jamais au-dessous de 20 degrés. Sa quantité de pluie n'est pas supérieure à celle du climat séquanien ; la moitié s'en débite en automne, l'autre moyeime en hiver et an printemps ; sans le N. 0. (mistral) qui souffle avec violence dans le l)assin du Rhône, le climat de la Provence serait un des plus fiivoriaés.
Nous allons caractériser rapidement les trois grandes zones qui eoQiprennent les climats cliauds, les climats tempérés et les climats froids, sons le rapport de leur météorologie et de leur action physiologique et pathogéoîque sur l'homme, pour en déduire des règles d'acclimatement ; quant aux variétés intermédiaires de climats qui forment la transition d'une zone à l'autre, elles sont l'expression combinée des influences propres à toutes deux, comme les saisons intermédiaires dérivent de l'hiver et de l'été; et de même que l'automne ou le printemps se partagent en plusieurs phases qui réfléchissent l'état météorologique de la saison qui précède ou qui suit immédiatement, ainsi les climats jetés sur la iî:ontière de nos trois divisions empruntent de celle qu'ils avoisinent leur nuance caractéristique.
§ 1. — Des ellnuita «ImumIs.
Les climats chauds s'étendent entre les tropiques, et depuis les tropiques jusqu'aux 30* et 35'' degrés de latitude australe et boréale; ils comprennent : 1* presque toute l'Afrique et la plupart des îles africaines situées dans l'océan Indien, Madagascar, les Comores, les Séchelles, Socotora, Bourbon, Maurice, Rodrigue ; 2'' en Asie, les régions du sud, la Syrie, TArabie, la Perse, llnde
ut Ktift HtKiinOAfRIlttS, — OtHOOltftSA. [nUB
eii deçà H au tlp& du Gan^, Ip Tmiqiiiti. la Coctiitirhine, la partie mAHâionalP de la Chine. Iw Iles Crylan, Andatiinfl, Nicobar, les l.ntiimlh*» ei les Maldiïcï; 3° lo |ilij» griwfle partie île la Ncuveile-Hollande el la prewiiie totalité des ilps qui. HenH^es mr le );rond Oc^ii. cotnpowtit l'Océaiiie : etifiD, daiu l'Amérique septtiiiri&nale. les coilirée<i qui r^nt^nt Acpnis Ip gtflfe de Califordie jusqu'à l'isilimc de PBfinmfl : et iliins l'Amfrique méridionale, loiile la Colombie, les GuyaiieN. le Para|!uay el la parlie sept eut rionili- rfi- la l'Iau; les Antilles, siiufi» duQs Ië gitlfc du >leiique et appelM autrefois Indes orcldeniale».
L'irradiation tier|)endlculaire du solrll urcnmnie «ul* IV^quaietir le nimiiniini de calorique ; la moyenne annuelle égale 27 tlegt^s â 2!>°,<) ; la moyenite ilt l'ÉlÈ. W degrés h 32".5 ; celle de Hiiver, 37".8 et iu-dtwsmw ; relie dil ftlHtemps. '2H°,7 ; enGn, celle de l'aiiKimne, 2GM4 • bien i-nteudii qtte tt* tituU tatB «oui obteniM k l'ombre. Les réglons tmpicales de l'anrien monde a'érflanffent pln.H que celles Ou nouveau cnntinetlt. U'aprés Humbnidt, les niatlma Ae t'air continental oscillent h Pondiclléry. k Madi'as, h Rénarf-s, datis la hamc ^ypte, entre UQ degrés el â(V,8. haiis le voiaitta^ de l'équateur, la clllletir décroît lentement, deOï lOdei^ii^x de latitude. Cet ahaiwement ne . o 'exprime tjue pat + 1 degré, tandis qu'eii Fraoce mi proerÈ» de 5 degrés de laltua* V(!ni le nord dont» lieu à ^ihe di^prevTiinii iliermuméthqne de 3 degrés. SMi la zutie torrlde, les Iransiiioiig de température sont rares et peu cnnsidfrabifs peiidaut le jour i eiles ne dépassent guère F( A 9 d^rés ; leur frflquefiGe et leur étendue wtnl molndn-s dans le nouveau moiHfe que dans l'sndAl, 'prM des cOtes que daiM les terres, dans les réglons de l'ouest que dans reliés de l'eni. On retinuTe d'ailleurs IrJ ritllliieuce de l'élévation et de la i>atiire do terrain, de l'état de sa surface et de mio orientallon, eic. Aîn^i le pays plat de la Guai^ri, etposè A une réverbération tri'S-forte et abrité de<i vents alizés, éprvuve des variations de température moltis nombreuses et moins tranchées que Caracas, situé dan» la méJne WiUe, (nais A plusieurs centaines de mètres au-dessos de la mer ; aU Séu^al. la diiïérence atteint jusqu'à 2rr,» pendant la saison sèche (l), ce qui esi «cessir. liu général, la chaleur des plaines éqtiinoxiales se maintient entre 18 et 39 degrés; niais, du Jour h la nuit, elle s'abaisse souvent de 20 degrés therniotnétrlques. tant le ravonnenieni nocturne de la tenv est activé dans ces climats par la pureté du ciel et par la durée même de la nuit, l.'éiaporation est en |int|M(rtiiFri de la clialetir; de )k les pluies diluiiales qui tombent annuellenieiil et qui orroiieol touie uni' saisim dite humide mi tl'/iivfriiui/e, par op[iosilioti h la saijiiiu sèclie, |iDndaul laquelle il pleut très -rarement, l.e partage de iannOi' équaioriaie en deux saisons n'est pas trëS'eiacL A l'exemple de Johiisoji, lyvacher et d'autres observateurs des pays chands admettent quatre saisfui". Ij première, de novembre à février, a quelque snalugle de ten)pératiire avec les deuv diTiticrs mois du printemps en
(1) TtiÉvenot, TrniU rie» m'i/nilies rfcs liant clmiuli. Pari», 1841), in-8.
rartK] DES CUMATS. ^ DES CLIMATS CHAI5DS. . A97
Europe ; die représente lliifer tropicil K ODddnît à la stimn sèdie, qui 9e prolonge josqn*en mai. Entre celle-d et la saison des ploies, on obsenre Une |)ériode appelée le renoitvenv dans les Antilles, et qni se caractérise par de brosqaes oscillations de température, par des ondées petites et rares, mêlées d'éclairs et de tonnerre ; enfin la saison humide se déclare et éclate en aterses, précédées de coups de vents qui amoncellent les nuages. Elle atteint son apogée en août et ne finit qu'en novembre : l'atmosphère est alors lonrde et acca- Uante, l'boriion s'illumine par de vastes combustions électriques ; le tonnerre ronle avec fracas, les nnai^es fondent en torrents ; la mer bondit, le sol tremble souvent : on dirait l'imminence du chaos. Cependant la végétation a pris nu rapide essor, la vie fermente dans les deoi règnes, Thomidité imprègne et gonfle tous les corps; les rivières grossissent et vont féconder par leurs inondatkms les champs enTJronnants : c'est une époque de rénovation universelle qne célèbrent avec des danses et des chants les indigènes des régions dessé* chées pendant huit mois de l'année par un soleil de féo.
Le baromètre, dont les variations périodiques sont presque nulles dans nos climats, monte et descend deuK fois par jour dans les contrées équatoriales; terme moyen, l'ai^cension de la colonne mercurieUe s*opère de h heures Jld minutes du matin à 9 heores 33 minutes ; puis elle s'abaisse jusqu'à h heures 8 minutes, pour monter de nouveau à 10 heores 23 minutes el redescendre finalement jusqu'au matin. La différence du maximum du matin au minimum du soir, ou grande période, est de 2, 55 à 3 milliin. ; la moyenne correspond à une heure de l'après-midL
La zone torride a ses vents périodiques qui sont dos aox nioovements diurne et annuel de l'atmosphère ; les vents dioroes sont appelés brises, qni soufflent surtout avec régularité au voisinage des mers : oeHe du matlh se lève quelques heures après le soleil, et tombe vers 6 ou 5 heores du soir) celle du soir commence après le couclier du soleil et dure jusqu'au retour de l'aurore. Les vents annuels, dits moussons, sotifflent toujours vers rhémisphère le plus écliauffé, et changent par conséquent de direction avec le soleil; leur durée est donc d'autant plus longue dans nn<' localité donnée que celle-ci est plus voisine de I equateiir. Loin des côtes régnent les vents alizés, qui sont la résultante des moussons et de toutes les brises. En outre, les contrées tropicales ont leurs vents extraordinaires dont h's effets varient, el dont les plus ordinaires sont rharrnattan des côtes de Guinée, le simoun de celles de Barbarie, le chamsin d'K^ypte, les collas de Manille, etc. L'harmattan (vent d'est) est le vent de la saison sèche; il souffle en décembre, janvier et février. Un peu moins fort que la brise de la mer, il se lève trois on quatre fois par an, et dure cha<jae fois de un à quinze jours; sa teiii|>éiatinc est de 29 degrés à lonibre, et de 'lO degrés au soleil; il est préci'dé, le matin, d'un calme ou d'une petite brise de terre qni esi froide; la chaleur sèche qui le caractérise augmente jus<|u'à midi, rarement jus<]u'à quatre heures; il produit des tourmeutes ou tourbillons sans orages ; il s'accoiupague d'un brouillard sablonneux
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très-épais, qui dépose sur lous tes objets une poussière blanche ; il consume « flétrit tout ce qu'il touche ; sous son ijilluence, les meubles et les boiseries st fendillcnl, se disjoignent, la peau se r^cconiit, les oririces muquem se dessèchent et se gercent ; néanmoins, avec sou apiurilion, ou voit coïncider li cessation des Gévres endémiques, et des affections contagieuses, telles que b variole, perdre de leur virulence. Le siuioun règne dans le grand désert de Sahara ; il répand une telle chaleur, que dans les lieui abrités le ihermomèiTe peut monter ï hS degrés ; il soulève en colonne les sables du désert et les accumule eu montagnes de vingt pietls d'éléialion ; en s'écroulant, celles^i donnent lieu h des nuages de poussière qui communiquent an soleil une tdoie jaune ou iileue uniforme. Ce vent est couou eu Iialie sous le nom de sirocco; même après avoir roulé sur la mer, il Tait scniir encore à Naples et b Palennt l'effet connu <le son extrême sécheresse. ïx chamsin, en Egypte, souSIe cinquante jours, ainsi que son nom t'indique, vingt-cinq avant l'équinoie du printemps, et vingt-cinq jours après. Pendant les saisons sèrhes, les cale du Malabar et du Curomandel, l'Arabie, la Perse, la Syrie, eic. , sont désolées par des vents analo|{ues aux précédeuis. Les collas des Philippines sotiSlcnt du sud-ouest, et amènent des pluies torrentielles, des inondations, de légcn tremblements de terre au milieu d'un brouillard épais. Ces tempêtes TurieusES appartiennent h la saison intermédiaire, qui aboutit ou plutôt qui prélude i l'hivernage ; sur les câtes d'Affiquc, elles sont appelées lamadex, typiioat dans la mer des Indes, ouragans dans l'archipel des Antilles. C'est aux régions tropicales que semblent réservés ces bouleversements, ces ouragans si jaslement redoutés : presque inconnus dans les zones tempf'rées. ces phénomèDes y marqucni presque inévitablement la Iraiisiiton de l'Iiivernage à l'été, et de Télé ^ l'hiicr : ils résultent alors du cime des vent* contraires du sud et du nord, et de l'est et de l'ouest ; elles sont en même temps le théâtre des manifestations les plus énergiques de l'électricité, dont les (lucluatiuns diurnes y sont faciles ii obsener, et qui joue un rôle certain, quoique inconnu, dans la production des orages et des catastrophes si Tréquenles dans ces latitudes.
rmtx] DES CLIMATS. '
MtTÉOBOlOGIE COarABtE DU
' DES CLIHATS CHAUDS.
ITATIONS TBOPICÀLES DE LA rKAlICB (1).
TEllPlilUI^HC.
TOIDie.
S^'i,ég»l (année 1855). |
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