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IV. — Éclairage domestique

L'éclairage, qui sn[^lée dans les habitations à l'absence de la lumière nilnrelle, change la pro^rartiou des principes constituants de l'air, y ajoute des produits plus uu moins nuisibles et élêïi' la li-tnpéi ainrc du milieu ; c'est pourquoi il en est que'.iioii ici, pii'squc par aulicijMlion, car il c*i! devenu, grSci' ,im progrée de l'industrie dirigée par la science, une des grandes questions de l'hygiène publique (voy. t. 11). Sa puissance de viciaiion atmosphérique est énorme : il suirn de briller un kilogramme d'acide sléarique dans une capacilé de 50 mètrcscubcspour y élever la proportion d'acide caiboniquc à U pour 100 en volume, c'est-à-dire à peu près au même degré d'altération que l'air expiré par nos poumons.

1 kilogramme d'Iiydrogine carboné eiigt pour >a combustion. . . i3.6S0

— d'huile de coiia ipurfe H,2i9

— de luif 10,352

— dscir» 10,ai9

L'édairage domestique ne comporte que l'usage d'un nombre restreint de corps dont la valeur se calcule d'après la quantité uu l'intensité de lutniére

(1) Anna/fs rie physique el de chimie, 3' sÉrle, t, LXVl, 1862. — Vovet ausâile travail du mime auteur, tur la Végétalion dam robacunté, ibid., i' ■érie, U Xlli, 18ËH, p. 219.

VkVrtE] DES HÀBITATIOirS PIHVtKS ET DE L'AIR CONFINÉ. 687

prodaite par .des poids égaux de sutMtanee brûlée, la bougie stéariqne étant prise pour aoité de lomi^ => 100. Nous empruntons à un sarant trôs-fersé en ce sujet (1) les résulutti de ses comparaisons :

Bougie stésrique, prise pour unité de la lumière 100

Chandelle 95

Bottée de iMnffloe 180

Huile de colsa bien épurée (lampe Carcel ou à modérateur) ... .168

Gaz à la houille (à 30 centimes le mètre cube) 70

— au bo|:-head SdO

— à la graisse ou à l'huile 250

Huile de pétrole d'Amérique, bouillant à 210 279

^ de Sehwabvf lier, — lâO 261

£n prenant pour mesure commune Tlntensité lumineuse d'une lampe Garcel brûlant en une beure ^2 grammes d'huile de colza épurée, Payen a établi comme il suit la dépense des difers éclairages comparés (2).

Une heure d'éclairage coûte, en employant :

Bougies stéariques de 10 au kilogr 63 gr. à 3 fr. le kiU 19,00

Chandelles (dont la lumière est toijjours

extrêmement tariable) 80 gr. à 80 cent, le kfl. . . 14,85

Huile de colia épurée. • • A2 gr. à l^AO cent, le kfl. • 5,88

100 litres gaz de houille, becs usuels 50 gr. à 30 e. le mètre cube 3^00

85 litres — becs à air chaud . 42S',5 r 2,55

66 litres — -f 2«',80 de oar-

bores volatils 86 gr. à 2^â0

25 litres gaz de bog-head 25 gr. à 1 fr. le mètre cube. 2,50

Les corps employés à l'éclairage sont solides, liquides ou gazeux; les pre* miers sont la chandelle et la bougia

1** Les chandelles de six à la livre perdent 11 grammes de leur matière par une combustion d'une heure, et consomment daim le même espace de temps un tiers de l'oxygène de 0"»,S22 d'air; la combustion de 1 gramme de suif élèfe 100*%35 d'eau de 0 degré à 100 degrés centigrades. Une chandelie de six à la livre, brûlant durant une heure, porte de 0 degré à 100 degrés centigrades la température de S^^^.SOO d'air. La flamme de la chandelie, en forme de cône allongé, a 4 I 6 centimètres de hauteur sur 10 à 12 millimètris de largeur. L'intensité de sa lumière est de 10,66, celle de la lampe Garcel de 29 millimè* très de diamètre étant de 100; elle va diminuant à mesure que la mèche s'al* longe et que la combustion se ralentit; d'où la nécessité de couper sans cesse la mèche sous peine de perdre les trois quarts de l'éclairage. La flamme des chandelles est sans cesse agitée en sens vertical et en sens horisontal, par les variations dans le courant des matières volatilisées et par la succession des couches d*air échauflées au contact de la mèche en ignition. La combustion

(1) L*abbé Moigno, Les éclairages modernes, Paris, 1867.

(2) Payen, Chimie iUduttriMê. ?uk, 5* édtt. 1868, t. Il, p. 861.

U8 BK HODinCÂTEUIlS. — ORCCIinmâ. [iMÉi

incom|)IHe des chandelles produit de l'hydn^Ëne cârbooé, de l'oxyde drorbone, di^ l'acide carbonique, des acides stéari<|ue, margarique, oléiqae €t aH»cicjuc, de l'oléone. de la stfarone el de la margaroiie, de l'acide acétique, i Veau, une huile volaille légèrerneni odorante, de l'huile onipyreumatiqnr a du charbon. Les gaz hydn^éiiés et carbonés, portés par la respintioD dm les divisions bronchiques, peuvent y être absorbés el modifier l'osygénaiioflè sang ; les autres gaz, en raison de leurs qualités Scres, irritent les sorfacH miqueuses avec lesquelles ils sont mis en contact; euGo le cliarboti se iDélin^ avec les mucosités dont elles sont tapissées, et donne lieu ît des crachats ooin que l'on eipectore si fréquemment le malin après avoir passé la nuit dans m lieu où des lumières ont compiélement brûlé. Ce charbon, dit Briquet (I;. fnncmeni imprégné de matières pyrogénées, devient nécessaire meut un agai trës-lrritant ; les mucosités dans lesquelles il existe en abondauce ont aat odeur et une saveur désagréables ; il est probablement la cause des piniltmeiits qu'on éprouve b la gorge après avoir respiré de la fumée. La comboslion complËte de la chandelle engendre de l'eau et de l'acide carbonique. L» lampions et les torches, fabriqués avec des résines et des graisses nou purifiée, répandent une fumée noire qui provoque la toux et parfois de rétnuBemeni chez les sujets irritables ou porteurs de catarrhes bronchiques ; c^s corps tu ignilion réalisent au maiiuiiiui les inconvénients de la combustion inconq^f

2* Les bougies ont an immense avantage sur les chandelles; on It* ùbâq&t a?écliGÎre, lebUncde baleine et l'acide stivique. On estparrenak Beriiai ■noolerla bougie de cire sans adhérence aux moules et sans boursouflares (3), ce qui était rare par les proches ordinaires ; néanmoins ce genre d'éclainge a reçu peu d'extension, et n'est guère usité que dans les églises. Parmi les stdv stances propres i la fabrication des bougies, le spcrmaceti est en première ligne par sa blancheur et sa transparence, ainsi que par la pureté e( l'éclat de sa lumière; rafliné et additionné de 3 pour 100 de l^elle cire, il duune de beaux produits, taudis que les bougies fabriquées avec une seconde sorte de spermaceti sont do qualité inférieure et grasses au toucher. Les bougies de blanc de baleine sont très-employées en Angleterre; mais le moyen d'éclairage te plus général aujourd'hui, c'est la bougie siéarique, duc aux trarauz de Gay-Lussac et de Chevreul (1625) ; elle est plus consistante que la chaaddle, moins fusible, moins salissante, et sa mèche étant formée de trois Gis de coton tressés ou tordus en sens opposé, la combustion, it mesure qu'elle avance, détruit celte torsion ; par l'efTet de la tension plus forte de l'un des brins, la mèche se courbe et atteint la partie extérieure ou le blanc de la flamme, oii elle se brûle plus complètement et tombe en cendres, ce qui dispense de moucher la bougie. L'extrême fusibilité du suif entrainerait nu coulage trop

(1) Briquet, Thèse nir récUîragr. 1837,

(!) Dictionnaire des arts tt manufactures. Parii, 1851, 2* édil.

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I considérable poar obtenir le même résultat avec les chandelles à mèches très- I sées. La fabrication des bougies stéariques repose sur un fait dont Braconnot ^ a doté la science, à savoir, la présence d'une substance liquide (oléine) et de ^ deux substances solides (stéarine et mai^rine) dans tous les corps gras, quelle qu'en soit la provenance. G*est Ghevreul qui a fourni le moyen industriel, c'est-à-dire peu dispendieux, d'opérer la séparation de ces deux matières, en démontrant que la stéarine, l'oléine, la margarine, espèces de sels organiques, contiennent une base toujours la même, la glycérine, unie à un corps gras, et constituent un stéarate, un oléate, un margarate de glycérine. On obtient l'acide stéarique, qui est le principe solide du suif, par la saponification des corps gras. Ainsi, en saponifiant le suif à l'aide de la chaux, de la soude on de la potasse, et en décomposant ensuite ce savon par un acide minéral^ on met en liberté les acides stéarique et pléique, c'est-à-dire l'élément solide et l'élément liquide du suif. La première fabrication économique de la bougie stéarique a été instituée par de Milly (1831), et c'est à lui qu'on a dû d'acheter à 2 francs et aujourd'hui à 1 franc UO centimes le kilogramme d'acide stéarique qui se vendait à cette époque au prix de 60 francs chez les marchands de produits chimiques. L'invention des mèches nattées et tressées, condition nécessaire de ce mode d'éclairage, est le résultat des essais d'un ancien ingé« nieur^ Gambacérès. L'acide oléique a trouvé son utile emploi dans la fabrica* tion du savon, et c'est ainsi qu'une industrie, née de nos jours, s'est étendue avec succès au monde entier; des fabriques de bougie existent maintenant à la Nouvelle-Hollande, en Sibérie, à Lima, etc., et les familles des classes moyennes, l'étudiant, l'ouvrier un peu aisé, bientôt peut-être les travailleurs de tous les degrés, posséderont à peu de frais un éclairage plus pur et plus vif que les plus opulentes maisons du xviii" siècle. L'industrie stéarique paraît appelée à de nouveaux progrès ; l'emploi des acides gras, préparés à Liverpool et à Londres au moyen de la saponification par l'eau, promet beaucoup sous le rapport économique. Les bougies stéariques prêtent beaucoup plus que le suif à une combustion complète, parce que l'acide stéarique ne se décompose qu'au lieu même où il s'enflamme, et parce que la lumière de la bougie conserve toujours à peu près la même intensité. Ge genre d'éclairage produit peu de liimée. Gelle des bougies de cire se compose d'acide margarique et d'acide oléique, de myricine et de cérine indécomposées, et d'huile empyreumatique ; les bougies d'acide stéarique dégagent un peu d'hydrogène carboné, d'acide carbonique, une huile épaisse, une matière colorante et du charbon ; la bougie de blanc de baleine laisse échapper de l'acide oléique, margarique, acétique, de l'huile empyreumatique et un peu de cérine. Ges fumées ont moins d'âcreté et irritent moins que le suif, car elles déposent peu de charbon, contiennent peu d'huile empyreumatique et point d'acide sébacique. U n'y a plus lieu de parler de l'acide arsénieux que l'on faisait entrer naguère dans les bougies de cérine et d'acide stéarique; l'autorité a sagement interdit cette addition. Les diverses espèces de bougies perdent, après une

tkSO DEE HODtFlCATBCRS. — cmcUHrt'B*. !

heurf de conibustiou, 8"', 91 i y"'.55, et conxoinnient U méioc ( d'oiygt^ue c|U(.- k:s chainJelleg. U'apruH LavoiHJLTH l.itplac*!. i gramiat; (fe ot I blaDcbe élève de 0 de^ré i 1I)U dej^r^H 1U& gnuiint» d'vau ; une bcunt.q | brùlani uoe heure, échaulTe de 0 degré à 100 degrés ci>niigrwteB S*" La Qamine de U bougie esl ci>ni<{ue, moin.t vuluttûiieuM), pliu UiscIki]* I celle de la cliaudetle; elle aiieiui ù ï 5 ceminiCire* en hauteur «t H 1 1*« liiuÈiree eu largeur; se» uHcillaliuiis dans le tviu veilical sont iuuîds [raqwm 1 ec moins étendues.

3° Les uiaiiëres li([uide8 qui sont employées pour l'écUirage « Boni les liailËH gr^ÉSses. tréi<- rarement dus builes eabeatielle&, t«w cartinn d'hydrogène li({uidei« . et danii de» uircoiisuuces eicepiioiiucllw mwment, l'alcciol ou l'étlier; il s'agit ici de« huiles len plus uuiée», c^es4 colla, d'œillctie, de cbèueviit ou de uoii. Li fnmée qu'elles dovoM en brillant, el dont la pruponJon est eu rapport avec le genre de b employé, se cuiiipuiie surlum d'h)dr(^èue carboné, d'acide c^rbouiiiiH <i de citarbon : [tsa lampes imparfaites dont un m servait autrefwiB vetuni beaucoup de fumée. Les Imiipes soûl des appareils ï conibusiiuu tiiifr-ïaiHi awvÙeliics aux couditions de luut fover, muuies de cbemioëo» de ferre ril coudt^ pour mélanger les gaz el activer la combustion, avec de» oiutÊt d'air qui facilitent le contact de ce gai avec la Qatunie en la refroidijKHUi \l'^ Due uiéche plaie, birmée de fiU de coton [larallèles et plongeant daiu» la réitf' voir de rhujletjui est aspirée par la capillarité delà mècb«, telle éldit te laofl eo usage il y a'soiaatite uns. avaut la découverte du bec h double courant jai un physicien de Genève, Ai^ud. Lumière rougedlre, de peu d'éclat, ce» Itusijuii incomplète, ces iuconvénienls ne l'empecbent |tas d'ûtie encore iri>répandue. En intentant la cheminée de verre et les mèches circulaiis, Argaud a pour ainsi dire créé l'an de l'éclairage Dans sou aystèiue i deui cylindres concentriques et séparés par un amieau qui reçoit la inéclte, li flamme esl léchée par l'air intérieurement el euériemement ; ce courant est activé par la cheminée de verre, la combustion est partiiie, et la llanime est bien plnsbrillaDteelplus limpide que dans les appareils autérieureiiieoi uëiléi. On a ensuite amélioié la lampe d'Argand eu létrécissanl la dieiuinée immédialemenl au-de<isus du bec, de manière îi rejeter l'air sur la Haïunie, etet remplaçant le levier doublememeul coudé et incoinnuMle qui fait desceudre et monter la mëclie par un pignuii qui engrène avec une crémaillère. U resuit deux progrés i réaliser: les réservoirs d'huile, supérieurs au bec, placés daOA la sphère du rayunnemeui du foyer, projettent une ombre; les lampes qui eu sont pourvut», au lieu de répandre une clarté uuifunne, laissent uu espau' obscur qui correspond b la surlace du réservoir. Uu a essayé de disposcf le réservoir circulaireiuent autour du bec, et pour en supprima" ou ponr eu amortir l'ombre, ou a entouré le verre d'un globe dépoli : telle est la lampe

(1) Ptdet, Traité de phj/ii^ut. fuit, i&àl, U U, f. 577 el â78.

HvrtM] DES HÀBIf ATIONS PRlVtBS ST ht L'AIR CONFINA. S9f

^ astrale, imaginée par Bordier-Marcet, lé laccesseur d'Argand ; on loi lipiéidie I a?ec raison nn affaibllMement de la lanifère. Pour éviter la proieMoil àè l'ombre du réservoir et maintenir à an niveaa constant l'haile amenée au bec. il fallait établir le réservoir d*boile an pied de la lampe et en faire monter incessamment jnsqa'ao bec la quantité d'hoile nécessaire à la combnstioo. Un système ancien, conno sons le nom de lampes à pompe, oflhait on eiemple très-imparûnt de cette double condition ; Gérard, en appliquant au réservoir inférieur le principe de la fontaine de Héron, est arrivé à un mécanisme com* pliqué et trop sujet aui Tariations tbermométriques et barométriques par la grande quantité d'air qu'il contient Dans la lampe dite hydrostatique de Tbilorier, le niveau iMdsse pendant la combustion. C'est un borioger de^ PariSt Carcel, qui a résolu le problème d'une manière aussi heureuse que pratique en plaçant près du réservoir d'huile* à la partie inférieure de la lampe^ des rouages d'horlogerie qui font mouvoir une pompe fbulaote dont le piston élève constamment l'huile jusqu'à la mèche; ou tend le ressort au moyen d'une ciel Gagneau a substitué à la pompe unique de Carcel deux pompes foulantes qui régularisent le mouvement d'ascension de l'huile et en corrigent les saccades. La lampe Carcel a pour avantages l'intensité et la beauté de l'éclairage; mais son prix élevé ne lui permettra jamais de se populariser; elle.aéoesiâte fréquemment des réparations entre les mains d'ouvriers spéciaux { les causes de dérangement dee pendules agissent sur elle avec plus de force, car le mé^ canisroe, qui aiileure ne met en mouvement que des aiguilles, s'applique ici à des pompes qui absorbent presque toute sa farce; il suffit d'un épaisMsseaient de l'huile dans le réservoir pour que, la résistance devenant supérieure à la puissance, le mouvement s'arrête. Le système dit à modérateur, remarquable découverte de Francbot (1836), remplace les rouages d'horlogerie par uli simple ressort à boudin faisant descendre uu piston qui, par sa pression, élève l'huile dans l'intérieur d'un tube vertical immergé dans le réservoir. Mous ne pouvons entrer ici dans des détails sur la construction de celte lampe dont l'auteur, modeste et désinléressé comme Carcel, a été récompensé en 1854 par le grand prix de mécanique de l'Institut : son appareil est aujourd'hui d'un usage universel en Burope; il a une marche régulière, revient à bas prix, se fabrique et se répare aisément.

La quantité d'huile cousommée par heure varie suivant les lampes : ceU» qui sont à mèche plate en brûlent 1 1 grammes par heure ; une lampe astrale, 2^*' 71 ; une bonne hunpeà réservoir supérieur, 45 grammes; la lampe Carcel, 60 grammes pour un bec de 15 lignes de diamètre. Mais si cette dernière lauipe coûte le plus, elle produit k flamme la plus blanche et le minimum de fumée ; elle peut, en une heure, élever 20^, 167 d'air de 0* à 100* c Par une température amUante de ltt*| 9f le thermomètre placé à un pied de distance est moulé à 45'^; à 6 pouces, il a marqué 17^, 7. Un bon système d'éclairage à l'huile donne peu de filmée; mais les lampes anciennes dégagent, surtout en filant, une fumée épaisse, fétide, contenant du charbon, de l'hydrogène proto-bicar-

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boné, des carbures liydriques, de l'oxyde de carbone et de l'azole. nsedép»e ators do charboo sur la muqueuse de» fosses nasales et des bronches, et il « manifeste une sensation d'âcretËï la gorge. Que si la fumée est Irès-abondinv. il pourra survenir dans une nuance plus faible une partie des acddaiis qu'éprouvent les ouvriers employés h la caisson des huiles ; exposés à la faEWe noire et ï l'oileur rance qu'exhalent les chaudières, ils ressenteat des doulnin de léle, des vertiges, delà toux, de l'oppression. Des personnes travailtanliti lueur d'une lampe alimentée par l'huile de noix ont éprouvé des maux de iSr, des vertiges et une stupeur as.sez profonde. Ramazzini a vu quelques boino» auxquels cette fumée fut aussi nuisible qne la vapeur de charbou ; il a canal entre autres » un homme de lettres qui, à cause de sa médiocre fortune, s'étw servi d'une pareille lampe pour travadler la nuit dans un lieu étroit, bi u»iupi ei engourdi pendant plusieurs jours (1). » Mais, dans ce cas, n l'élroitesse du lieu, les accidents signalés par Ramazztni provenaient sans dosu du défaut d'air respirable. La combustion de l'alcool laisse échapper de l'adik carbonique, et presi|ue toujours à cau^e de ta construction vicieuse des laws où elle a lieu, une portion de ce liquide se volatilise et peut déleniiiner. s elle est absorbée, des phénomènes plus ou moins prononcés d'iotoxicatioD alcooliiiue.

S" L'emploi des huiles minérales dans l'éclairage domestique et collectif i beaucoup exercé l'industrie moderne ; elle a mis en œuvre bon nombre ie substances fluides composées, comme l'huile végétale et le gaz, de carbone et d'hydrogène, mais en proportions diiïërcntes et se vendant i bas prix, tei\ts que l'essence de térébenthine, les huiles de naphte et de pétrole, les bnilts essentielles obtenues par la distillation de divers bitumes naturels, des sctiiïtes, des goudrons, etc. Ces produits exigent pour leur combustion des appireik spéciaux. En effet, l'intecisité de la flamme dépend de la nature des corps qai se forment dans la combustion ; elle est augmentée par la présence d'un corps solide (ûl de platine on d'amiante) qui résiste Jt une haute température et devient incaudescenL Les becs à gaz, les lampes à h\i\h, les bougies, doirest l'éclat de leurs flammes au dépôt de charbou divisé qui y rougit jusqu'à smi arrivée au bord de la flamme où il brûle au ctmtact de l'air ; pour s'en assurer, il suffit de plonger dans ces flammes un corps froid ; le carbone le tapisse de noir de fumée. Le gaz en ignition est-il trop peu carburé, il n'abandonne pas assez de carbone pour que la flamme ait un grand éclat; est-il trop carburé, l'excès de carbone déposé dans la flamme la rend jaune ou rouge, terne a fumeuse : tel est le cas des huiles essentielles â bas prix, brûlées par les procédés ordinaires. Pour améliorer leur éclairage, il faut ou mélanger ces essences trop carburées à d'autres liquides combustibles très-peu carburéf, on diriger sur la flamme une quantité d'air telle que l'activité de la combusiioa

(1) Traité dtt maladies des artûanSf d'après ftamaztini, pir Pb. PatiHier. Paiis, 1833, p. 219.

privée] des HABrrATIONS PRIVÉES KT DE L'AIR CONnNÊ. 5M

De permette pas la formatiou d*an excédant de carbone, et par coDséqmM^^ noir de fumée. On a mélangé les huiles de napbte, de térébenthine, ^egipdron, de gaz, etc., avec Talcool, le méthylène (esprit de bois), Téther (giz liquide, hydrogène liquide, gazogène). Des divers appareils inventés pour brûler ces mélanges, la lampe Robert (1) a le mieux réussi; mais ces liquides sont si volatils, si inflammables, que le danger d'incendie accompagne leur emploi; si l'on renverse la lampe, l'appartement est infecté pour vingt-quatre heures par l'odeur de l'huile essentielle. La vraie solution du problème consistait non à opérer ces mélanges, mais à faire brûler seules et sans fumée les essences de bouille, de schiste, de térébenthine, au moyen d'une disposition convenable de lampes; ce résultat est aujourd'hui obtenu. Sous des formes variées, les appareils de cette catégorie ont un principe commun : dans l'intérieur du bec où s'effectue la combustion, un courant d'air convenablement régléprocore au liquide éclairant la proportion d'oxygène nécessaire pour le brûler complètement avec le maximum d'éclat. Qu'une petite quantité de cette huile échappe à la combustion, eliese volatilise en répandant une odeur désagréable ; d'un autre côté, combustible par elle-même, elle s'enflamme par l'approche d'un corps en ignition, et n'offre pas autant de sécurité que les liquides éclairants qui brûlent par l'interposition d'une mèche.

Sur l'avis du conseil d'hygiène de Paris, le préiet de police (ordonnance du 2 janvier 1868) a partagé en deux catégories le pétrole et ses dérivés, les huiles de schistes et de goudrons, les essences et autres hydrocarbures; la première comprend celles qui émettent à une température inférieure à + 35 degrés centigrades des vapeurs susceptibles de prendre feu au contact de Ja flamme d'une allumette; la deuxième celle qui n'émettent ces vapeurs qu'à une température supérieure à + 35 degrés centigradies; ces dernières huiles, plus denses, doivent seules être appliquées à la production économique de la lumière au moyen de lampes spéciales. Henri Sainte-Glaire Deville vient de signaler l'extrême dilatabilité des huiles minérales sous l'influence de la chaleur, propriété due sans doute à deux corps qui les accompagnent, la naphtaline et la paraffine, que Fizeau avait déjà notées comme les deux corps solides les plus dilatables. Cette circonstance ajoute encore au danger du transport et de la manutention de ces produits; mais telle est aujourd'hui la multiplicité et l'importance de leurs usages domestiques et industriels, telle est l'extension de leur application à l'éclairage par le perfectionnement récent des appareils de combustion, qu'à peine connues en 1858, leur production en 1866 avait atteint 2 025 000 000 de litres et leur exportation 1 105 ZkZ BUi, et il y avait en cours de forage 255 nouveaux puits (2). Cette consommation s'accroîtra dans des proportions énormes^ grâce à l'ingénieux appareil de P. Audouin, qui procure la combustion complète de» huiles minérales et si, comme il est

(1) Robert, Yoyes Dictionnaire des arts et manufactures , 2* édition.

(2) Daubréc, Rapport sur P Exposition nniverseiie de iM7 •

M, LÉVY. Hygiène, 5« torr. l. — 38

tf#^ hU liODinGitBiiRS. — cmcmt^ûaA^ [trate

péflK$Ûé i*«tpérer, Henri Deville réussit h les appUqoefftûrefneiit to chuffiig» 40» générateurs dans la navigaiiuii maritime) déjà il a fait coitiiakrplo rêsliltia d& ses études sur les huiles minérales de Pensjrivadie, de la Tii^ne ooefdentale, sur celles de bouille de la Gompaguie parblenoe do gai, ete. (i). Ajoutons avec Tabbé Moigno que dans les petites villes et les villages oft l'énbHsaeinettt d'un gazomètre serait h la fois difljcile et onéreux par llnaoflbtta des abonnements particuliers, l'éclairage par rbnilé minérale, plus éooniMiiiiiK qna celui du gaz, parait appelé à desservir les voies publiques. Jusque prtm plongées dans les ténèbres nocturnes.

Dans l'habitation privée comme dans les ateliers, les huiles minérales doslient plus de lumière et coûtent moins cher que les huiles vitales et tes boogtea; la lampe Carcei est, tous les avis concordent sur ce point, un des malêlirs systèmes d*éelairage privé $ or, poar qu'elle donne la lumière dé teit béilgies stéàriqués, il y faut brûler par heure 582 grammes d*hoile de coin ét^ntiêe, tandis que la même clarté 8*obtiendra avec 320 grammes de pétrafe d'Amérique t l'économie en poids est d'environ hO pour 100. Autre avantage: Hfeo des soins assidus â*entretien, une lampe Garcel ou à modérateur btise en inmièré an bont diS quatre ou cinq heures de combustioii; la lampe) pétrole verse jusqu'à l'entier épuisement de son réservoir une lumière d'tin ée)^ ébnsisnti mais « il faut que les mèches soient coupées avec la plus gfuxle fêgularité, et j'ajoute avec intelligence; il faut que l'air où se trouve la hiurpe soit tranquille, il faut que la lampe elle-même soit très-^bleit Goostrtiite Hors de ces Conditions, la lampe fume ou sent mauvais; i'énorttie cbaleer defelôppée par la combustion entraîne aisément la fracture des verres I lampe. Éi l'on pousse trop rapidement la flamme k son mailmum (Molguo) v. U danger des pétroles provient uniquement de la grande volatilité de dent de principes constituants de l'huile brute ou mal préparée et de la grande inflira mabilité de leurs vapeurs au contact d'un corps eu combustion ou chauffé au rouge. Sans ce contact, point d'inflammation. Nul danger dans l'emploi d'ane huile qui, versée sur une plaiiclie chaufl^ée à 30 ou 60 degrés, ne s'allume pis au contact d'un corps enflammé, ou lorsque la lampe qui la contient |)eul, étant allumée, ôlre renversée sans que l'huile du réservoir s'allume. Celle double condition est remplie, si dans la fahricaliun on a soin de mettre à p^rt tous les premiers produits de la distillation dont le point d'ébullition est inférieur à 190 ou 200 degrés, pour les faire sei vir à d'autres usages (dég^ais^age, dissolution des vernis, etc.). L'hnilc qui buul entre 190 et 20o degrés e>t aussi celle qui éclaire la mieux; celle qui n'entre en ébullition qu'à 230 ou 8^0 degrés fume et n'est pas propre à l'éclairage. x\ous n'avons pas h décrire les lampes américaines, comme ou les appelle, pour l'éclairage à l'huile de pétrole; mais une mention est due aux app.irellsde Mille (gazo-laUipe portatif et ûxe) qui utilisent les huiles légères, ne brûlant que leur vapeur mêlée à l'ox}-

(1) Comptes rendus de t Académie des sciences, 10 mars 1868.

fiiiT«E] DES BABITAÏlOnS PRIVEES ET I>E L'AIR CÔNF1N£. Mt

g^ne de l'air, sans aucnn mécanisme, par la seule presiion iimMphériqae; k récipieni cuaiient an corps spongieux (morceaux ée coke, épodge, etc.) Iifiblbé d'huile miaérale; l'air, eu le trafersant, »e charge de vapeura, e'ilotinlll M non, comme aalrefois l'huile dans lea quinqaets, par do lo^au plac< la baa du réserfoir; au bout de ce tuyau le mélange aVuDiinme ausai afaéinniiqdê le gaz aux becs d'éclairage. Ce mélange d'air (190 parties) et de idpeur (10 partiel) peut circuler I tous 1«< filages d'une malnu, par dwtuyaox 4ri caoutchouc, de fonte ou de plumb, qui partent d'Ufl réwrroir disposé I 6 on 8 mèlres de hauteur. Aien de plus simple : pas d'usine, pas de gatam6tfe> pas de soufflet t t'ippareit de Sliile peut approvlBlonner de gaz la machine Le- Qoir et d'autres moteurs analogues qui facilitent la divisiou du travail iodoStrlelle et moralisent l'outrler eo Identifiant l'atelier avec le foyer dofuatiqtie. Le succès est grand surtout pour une très-petite lampe Mille dont il s'est teodu plusieurs millions d'exemplaires daua l'espace d'un an : le petit vase qu'on a rempli d'essence et vidé ensuite, eD relient assex pour imbiber une petite éponge d'où la vapeur rsmonte avec l'air i la mèche placée dlus un petit tube de métal qui lu suiniorite ; le mélange s'y enflamme, la Riiché restant presque intacte. Cet éclairage réunit la simplicité, la siireté et l'économie poussée i sa dernière limite.

U° Le gaz de l'éclairage, gjï hydiogénc plus ou moins carboné, a la propriété de brûler avec une ilauime dont la blaadieur et l'écLt soUt Où rapiHtrt atec son degré de pureté» et en [tartlculier avec la quantité de carbone qu'il retient; un peut l'extraire des huiles, des résines, du buis, des houilles, des ligniies, des tourJMs, qu'il suflit de soumettre â l'acliou d'une cbatouf déterminée; très-généralement un le fabiique, en France, par la dislillaiiun des houilles; le prix élevé du c<ikc qui en provient ccuVre presque entièrement la dépense d'aclial de la houlile. Uans les pays nù la résine est il bas prix, cumiiie en Russie, il sera pins avaniageut de le préparer avec cette matière. Uï^s 1786, un ingénieur français, Leluuu, établit le premier appareil d'éclairage au gai ; en 180.'^ plusieurs fabrlqm-s do Birmingham reçun-nt ce mode d'écluiragv ; cé n'est qu'en 1818 qu'il lut adopté à Pam. puis éleiidu sNCcessiveiiiunt à loUleS les villes de quelque importance. Le gaz hydrogène circule aujourd'hui dans l'iiilérienr des maisons ; dts cages d'esculk-rs il a passé dSDs les cuisines, dans les salons; bientôt il servira au chaulTage des apparlementfi en même temps qu'ï leur éclairage; il Intéresse dune riijgiène pritée non muiiis qde l'hygiène publique.

Les huiles grasses coatienheni de 75 ï 19 parties dé carboDC, dé 11 ï IS d'hydrogène et de 9 i Ifi d'oxygène pour 100 ; décomposées dans les cornues . cbanlTées an ronge, elles donnent de l'hydrogène bicarboDé, de l'bydrogène protucarbuné, de l'hydrogène pur, des clrbUreS hydrique, sesqnihydrique et (lihjdrique, de l'oxyde de carbone et uD peu d'azote; il se dépose dans les appareils du charbon et du goudron; les gaz sont recueillis pour la oonsommatioo dabS do gazôinètre; ils s'y rendent à travers une cOucbe d'eau oii ils

hM DES HODIFlCATElJRIi. — CIRCDNFOSA. [wiatx

se dépouilleot d'une parlie <Ie l'huile qu'ils entrdaeni. La hoaiUe, soaniK dans lei comnes à l'action de la cbalenr ronge, doaoe le gaz d'éclairage «4inair«, et, en sus de l'acide sulfhjdrique et de l'acide cartxwiqne lifaraoi nais k de l'ammoniaque et da sulfnre de carbone, il se dépose da coke et ^ goudron. Ce mélange gaieui est cooduit au u^veis d'un tobe Iroid dans teqod il abandonne le goudron qu'il tenait en suspension; oa le fait passer enàtc par [dnaieora lils de chaux hydratée pour lui enlever ses acides saUhidriigBe et carbonique et d'antres vapeurs acides; enfin, amené k UnTen l'ean daai k gazomètre, il y perd un pea de salfure de carbone, da «nlOiydnite d'anntooiaqne et de l'huile pyrogénée qui communiquent i ce I^IÙ*^ H'*' extrtw fétidité.

T<rici, d'après Clegg, une analyse de gai de bouiOe foomi pu- one hibc

Gaz olériaiil (hyrlrogime bicarboné) tt

Hydrogène prolocartHinA 72

Uxjde de carbone 13

Acide csrboniqua A

Ai-ide sulfhjrdnque 3

Plus la lempÉralurc de distillation est élevée, plus la lionitle donne de^ et moins elle laisse de goudron ei d'huile essentielle ; on ne doit pas dépasKT pourtant le rougc-cerise vif ou rduge blanc, pour éviter la décomposition de l'hydrogène bicarboné. les gazomtXres servent i emnugasiner le gaz et k lui donner, pendant la consommation, une pression régulière dont dépend Ttioiformité de l'éclairage ; ils représentent des cylindres ou de grandes dodies de tôle renversées dans des cuves de uiaronuciic hydraulique et remplies d'eau; des contre-poids font équilibre au poids des gazomètres et ne leur en laissent ijue la quantité nécessaire à la pression qui règle la marche du gaz vers les becs. Un compteur placé à l'entrée du gaz, dans le gazomètre, indique k toni instant les résultats de la fabrication ; un autre compteur fixé à la sorti? coO' State la dépense de gaz. Cette sortie est réglée par l'ouverture de valves on disques de funtc placés entre deux coulisses, et qui se meuvent il l'aide d'une crémaillère. Sous une pression de ûO millimètres d'eau, le gaz, chassé des gazomètres, parcourt les tuyaux de conduite de funte avec une vitesse de 26 mètres par seconde; il fait elTort contre leurs jumis avec une intensité proportionnelle aux résistances qu'il éprouve dans la série des tuyaux, pour en sortir par les orifices du plus petit diainèlrc. C'est toujours au point de jonction 'des tuyaux que s'opèrent les fuites de gaz; la perte de gaz qu'elles occasionnent est évaluée annuellenienl à 23 pour 100 ; il imprègne le sol ambiant des tuyaux, et quand la fuite est considérable, l'intiliration ^'èlend k 2",^ ou :t mètres de profondeur ; une tranchée (aile daii.s les terres qu'il a pénétrées donne lieu au dégagement d'une odeur infecte: dans des cas rapportés par

PBiviE] DES HABITiTIONS PRIVÉES ET DE L*AIR CONFINÉ. 597

Parcnt-Dachâtelet, cette odear a persisté plusieurs mois, plus ou moins intense suivant Tétat de sécheresse on d'humidité du soL D'autres fois, le gaz s'échappe du sol, se dirige vers les égouts qui le conduisent au loin, non sans accidents graves, ou il s'insinue à travers les parois des caves et va se répandre dans toutes les parties d'une maison. Les tuyaux qui l'amènent dans l'intérieur des habitations sont de plomb ; le gaz n'a pas d'acfion chimique sur eux, et ils n'éprouvent pas d'altération sensible à l'air ; à cause des condensations, il faut établir dep réceptacles-siphons partout où il y a des contre-pentes. Les tuyaux sont mui^i d'un double robinet, l'un à l'extérieur et l'antre le plus souvent au dedans des maisons; les fuites ont lieu par ces robinets ou par une fissure des parois de conduite; elles se dénoncent par l'odeur du sulfure de carbone, odeur appréciable dans un mélange de 1 millième du gaz d'éclairage avec l'air atmosphérique; nous dirons plus bas les accidents qui résultent de cette extravasation. D'après des calculs établis sur des tableaux de Dumas, un bec de gaz d'huile consomme 38 litres de gaz par heure; il y a absorption de 63 litres un tiers d'oxygène, production de ^2 litres et demi d'acide carbonique et de 23'%810 d'eau. Un bec de gaz de bouille consomme 158 litres de gaz par heure, et il y a pendant ce temps absorption de 23^ litres d'oxygène, production de 128 litres un tiers d'acide carbonique et de 169",660 d'eau. La quantité de charbon qui se sépare du gaz hydrogène et qui n'est point brûlée est considérable; elle se dépose sur les objets environnants et elle noircit rapidement les surfaces blanches; on ne peut l'évaluer exactement, de même que l'acide sulfureux, le sulfure de carbone et l'acide sulfhydrique, qui se répandent néanmoins en proportion notable. Payen a trouvé que, sur un bec qui avait brûlé pendant cinq heures et qui avait consommé 15 à 16 litres de gaz, la cuvette du fumivore contenait 2U grammes d'eau et un peu d'acide sulfureux. C'est que la combustion n'est parfaite que dans la partie blanche de la flamme, et ne s'effectue qu'à une certaine distance des orifices; dans la partie inférieure et toujours bleuâtre, le gaz brûle sans être préalablement décomposé ; c'est par une décomposition partielle que le charbon se précipite, et son incandescence conikunique à la flamme la vivacité et le pouvoir éclairant qui lui sont propres (Davy): ce pouvoir est représenté par 127, celui de la lampe Carcel étant de 100. Un excès d'air diminue la lumière du gaz; un défaut d'air la rend rougeâtre et sans éclat. Le diamètre utile de la colonne d'air intérieure est de 9 à 10 millimètres; il procure une lumière blanche et moins sujette à fumer. Le gaz s'échappe par de petits trous en jets qui se réunissent pour former une colonne incandescente; sur l'influence du nombre des trous, l'expérience a fourni les résultats suivants :

Lumière

Becê à 8 troiM.

B«et

A iO trous.

ii8

B«ei àl5 troiu.

Becs

àSOtroat.

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