‹ Traité d'hygiène publique et privée. v. 2Chapitre 70 sur 134 · A09 IM · texte numérisé non relu

A09 IM

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à SS trous.

Dépense

Intensité relative. ...

BBS DRS HOPIFICATECHB. — URCtflfVtffti. [nutR

Le nombre da Tingt troai, géoéralement adopté, est dppc to pin pnésctit •t la disunce U pigs cooTeuble enire ces trooi ast de 5 pûlUnaètrei.

Guyot, pharmacien k Paria, a JDveqlé ap sysiâme qui, en peniwtUiitdirtgler le courant de l'air par U partie supérieure du bec, réalise um ècnom de 2à pour lOU dans la consouiinaiioii du gaz d éclairage pour U mftioeqwatilé de lumiC're : il consisie en un diwiuo Ht- sur le verre au niofOO d'tvni», avec une oiivcriurc centrale Terin^e par une soupape â charnière et mnmi i l'allumage, pi)ur éviter ks eiplotions par suite du mélange du gi* afccriir; au milieu de cette Miupape exisie un second disque qui, mobile & l'aide d'wK vis, modilie la vittsitu du courant d'<iir en )<'f luiguaiit ou se rapprocbaul de li soupape. Le mànlv bjgiéniqne de cet appareil est une cunibiistioa ooiapKa de touK les pruduii^ gazeux. (V'oy. Moniteurdu 8 mai 1368, PréciaMoin p<*v la canalisaljon domeslitiuc du gai : Ord. du Prëfel.)

Ce qui précède indique assez que l'emplui de l'éclairage au gai. d«B kt maisons particulières, est si)bonli)iiiiË k tiien des précautions, Ëo rueon deta grande consommalîon d'air ol des produits que ha conibuMioa répipd, loat bec il gaz en activité serait un danger dans un apparleFiieiit cUm et dépounu d'uno ventilation régulière; il l'aurait bieiiiiM dé|)uuillé de mm oxysËne et chargé d'une pruporEiun énorme d'acide carbonique : c't'St iloac gg oode d'éclairage à bannir des chambres i coucher, et en général des iMbitaliooi piivéen. Pans les lieux où régnent de grands courants d'air, coinmo le* e)SS>hik, les cours des maisons, les escalier», t'otygèue qui disparaît par la cgmbuftios est promptement remplacé, et l'acide carbonique produit cit eniraloé an kû; cependant, par la disposition des magasins, il peut arriver que les gai (Ul^ tares qui s'échappent d'un bec d'éclairage soient rofimlés dans quclijiie partit enfoncée, dépourvue de veniilaliiin, comme les arrière -boutiques, les soupentes, les alcûves, l'entresol communiquant avec l'intérieur du magasin, et de \h, chez ceux qui y demeurent, des céphalalt;ies, du malaise, d» élourdissements, etc. ^ous penchons i croire, avec Briquet (1), que le séjour habituel et prolongé dans de pareils lieu\, dont l'air reste chaque soir et toute la nuit plus ou moins vii'ié, doit iniluer sur 4'héniatose, vl ren- ' forcer la tendance â l'étiuleinenl, à l'anémie, qui caractérise les habitants des rei-de-chaussée de Paris. Les personnes qui résident forcément dans des lieui largement éclairés au gaz se plaignent de dyspnée, d'éionlTement, de chaleur acre ï la gorge, d'une [itillalimi an larynx, qui provoque une louv sèche et fatigante ; les sujets à poitrine irritahle, h prédisposiiicm tuberculeuse, s'accommodent le nii'iusde cette atmosphère, H liiiis'-cnt pr nj pouvoir rester (Briquet). Ces cffeLs sont dus à des substances qui échappent à la Combustion, savoir: l'acide sulfureux, si irritant pour [<■)> surfaces mu([ue«ses! le sulfure de carbone, qui a une grande àcreté; l'acide sulfliydiique, dont on connaît t'influence délétère ; enfin, la vajjeur de charbon, qui, sans cesse aspirée, de-

(11 Bniiuet. llièit. p. .^6.

mHi\ DES HABITATIONS PRIVÎES ET DE 1,'AIR CONFINÉ. 59f

vient une cause d*eiciulion pathologiqijie pour la nnembrtiiio det brofir«M» Indépendamment do ces inconvénients, le g9» de Téclairage, mélange i l'air dans une proportion déterminée, défient eyplosible, et occagionoe 4w accidents aussi graves que nombreux.

D'après Devergie, le gaz détone anasitôt qti'il coqstilue la oDiième parti? deTair dans lequel est placé un corp9 en combustion, te^ e^périciices faitea ^ Strasbourg par Tourde^l fils et Yfurli (1) démontrent qu*UQ ?olume de gai.^t cinq d air produisent une très-forte détonation r que le résultat est le iptaie pour une pariie de gaz sur sept, neuf, dix d'air; qu*à une partie sur onze, la détonation est faible et ne s'obtient dans Teudiomètre que par une forte étip*^ colle ; qu'une partie sur onze et demie ne détermine plus ni inflammatjop ni détonation, mais que le vide se forme avec rapidité ; ainsi, ap deU d'oQ onzième, plus d'explosibilité; des lumières peuvent donc brûler dana pii# atmosphère chargée de gaz sans Teoflammer, et cette circonstance n'Indique point Tabsence du péril, Toutefois, dès que l'odeur du gaz est perçue, il faut s*empresser d'éteindre les corps en ignition; la prudence défend auasi d'ea^ trer avec une lumière dans un appartement où cette odeur est sensible, qir sait-on si le gaz n'e^t pas en proportion .suffisante pour détoner, 09 si le mor ment n'est pas proche où, par son accumulation successive, il va devenir explosible? D'un autre côté, l'air cesse d'être respirable avapt que )e mélange soit dans les proportions nécessaires pour faire ezplosiop; pour qu'il arrive ^ ce degré d'altération, il faut qu'il y ait eu rupture des conduits, ou que le robinet placé dans l'intérieur de l'habitation n*ait pas été complètement fermé, Les cas d'asphyi^ic, suivis de mort, par le gaz de l'éclairage, sont beurepse*' ment rares, malgré la fréquence des fuites. Pevergie en a publié le premier exemple (2) ; Oljivier (d'4ngers) en a fait connaître un autre (3). Une catastrophe survenue en 18&1 à Strasbourg, et occasionnée par le gaz, a livré aux recherches du professeur G, lourdes cinq cadavres appartepant I 1? même famille, et ce médecin légiste en a fait l'objet d'un mémoire qui e^t up modèle d'analyse médicale. Des faits qu'il a observés et de leur comparaison avec c( ux d'OHivier et Devergie, il conclut que le gaz de l'éclairage n'agit pas seulement sur l'organisme comme simple cause d*aspbyzie par la substitution d'un élément non respirable à l'air atmosphérique, maia qu'il est encore dou4 de propriétés délétères indépendantes de son pouvoir asphyxiant; que cette influence spéciûque se révèle par des phénomènes morbides qui expriment le troub!e plus ou moins profond des fonctions du système nerveux, auquel viennent s'ajouter la lésion et l'Interruption des fonctions respiratoires. Il résume ainsi les symptômes : \° invasion insidieuse, prodromes d'une durée

(1) G. Tourdet, Relation médicale dêê tuphymieê ocoanonnéeê à StrasAourg par le gaz d* éclairage. Paris, 18A1, p. 60.

(3) Devergie, Afmak$ d'hygiène et de médecine légale^ t. III, p. 457. (3) OUivifr (d'Anfwa), Ibidem^ t. XX, p. 420.

éùO ras MODIFICATEURS. — CIRCQMPOSA. . [l

Yiriabie; 2* céphalalgie, vertiges: 3* nausées, vomissements; /i* mabkéfi facultés intellectaeUes, perte absoloe de connaissaDce ; S^^llaiblissemeiit gMrai, profonde résolution des forces, paralysie partielle, convoisioiis ; 6* phésomènes d*asphyxje apparaissant avec lenteur, mais complets et prédominanb dans les derniers moments de la vie. Suivant la proportion et la rapidité èi mélange du gaz et de l'air, les accidents se prononceront avec pins ou moîK d'intensité, marcheront plus ou moins vite. Les expériences faites parTourde sur les animaux prouvent qu'à des doses même très-faîMes^ le gaz manifeste des effets énergiques : à la dose d'un 30*, ils se déclarent après quatre à neuf minutes; à un 75*, la dose, insuffisante pour tuer des lapins, leur sosdte enoore de légers accidents. En général, les animaux soumis à l'action dn ga tombent dans un état convolsif peu durable, remplacé bientôt par on profnd affiûsaement ; puis la respiration s'embarrasse et s'éteint gradueliement : a h proportion du gaz a été faible, l'animal, retiré de la cloche après des accidaits graves, revient assez promptement à la vie. Quel est le prinape auquel soot dus particulièrement les effets du gaz de l'éclairage ? L'acide sulforeox n'est produit que pendant la combustion par la transformation du sulfure de cvbene en ce gaz et en acide carix>nique; or, les cas d'asphyxie rapportés ont étéoecasionnés par la fuite ou l'épanchement de gaz non brûlé; elle n*est pe causée par l'acide carbonique qui agit faiblement à des doses où le gaz de Péclairage donne la mort. Devergie paraît disposé à attribuer un rôle à l'hoile . « émpyreumatique ; mais les recherches de Tourdes, auxquelles nous renvoyons ^ pour cet objet, portent à croire que le pouvoir délétère du gaz de rédaînge provient en grande partie de l'oxyde de carbone ; ce que nous dirons plus loin de l'action de ce gaz vient à l'appui de cette opinion.

L'inflammation du gaz produit une quantité considérable de chaleur ; pour la déterminer^ Briquet (page 55) a opéré sur le gaz de ia houille avec le calorimètre de Rumfort, et, le poids de Teau étant converti en son cube équivalent d'air, il a trouvé, par la moyenne de six expériences, qu'un bec qui consomme par heure 138 litres de gaz de houille fait monter 15^ mètres cubes d'air de zéro à 100 degrés centigrades, ce qui est énorme. A 0™,33 de distance d'un bec de gaz à houille, dont la flamme de 0°',029 de diamètre était entourée d'une cheminée de cristal, l'ascension thermométrique a été de 2 degrés; à 0",162, de 6 degrés.

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