‹ Traité d'hygiène publique et privée. v. 2Chapitre 86 sur 134 · HIO · texte numérisé non relu

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On voit, par ces résnltats, que la supériorité pour la production des divers éléments du lait appartient, dans l'ordre suivant d'importance de ces éléments,

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Belgique F Sucra.

BohCme \ Caiéine.

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(1) Vemoii et Bacquerel, Analyse des principaux type» de lait de vache, chivre, brebis, bufflrs$e, présentés om Concours universel de 1859 (Annales d'hygiène publiipie, 1857, t. Vil, p. 271,3*aérie).

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diflsipaieot au bout de trois à quatre jours sans laisser aucune trace. D*après Raciborski, les époques menstruelles ne font éprouver au Uit d*autre altération qu'une légère diminution dans les proportions de la crème, et les nourrices menstruées peuvent élever des nourrissons très-bien portants, à moins qu'elles ne soient très-impressionnables et qu'on n'ait k redouter chez elles les effets de la surexcitation nerveuse qui accompagne souvent les époques cataméoiales. U est d'observation néanmoins que les nourrices primipares et menstruées sont exposées à perdre leur lait vers le troisième ou quatrième mois, et la prudence prescrit de ne pas s'adresser h cette catégorie de nourrices. Une grossesse nouvelle détermine des phénomènes de concentration trop énergiques sur un organe important pour ne pas modifier la lactation dans sa nature ou dans sa quauiiié. Aussi doit-elle être le signal de la cessation de l'allaitement, à moins que l'évidente sauté de la mère et du nourrisson ne démontre rinnocuité de ce cumul fonctionnel.

2*^ Allaitement par /es nourriceê. — Les conditions du choix d'une nourrice se rapportent à sa personne et au lait qu*elle sécrète : reste ensuite à régler son régime. Ce que nous avons dit de la constitution de la mère s'applique k celle de la nourrice, avec cette remarque que mieux vaut à leniant lé sein d'une mère de force moyenne que celle d'une mercenaire robuste. Sous le rapport des qualités physiques, il faut donc être plus exigeant envers celle-ci qu'envers celle-là. Devergie a constaté qu'il n'existe aucun rapport appréciable entre les qualités du lait et la couleur des cheveux et la largeur de la poitrine. La nourrice sera d'ailleurs visitée avant son admission ; cet examen portera sur toute sa personne et sera complété par l'emploi du spéculum; la sécurité des parents, le salut de l'enfant, sont à ce prix ; aucun scrupule, aucune résistance ne doit arrêter le médecin. Sans une exploration à fond, les maladies contagieuses pénétreront dans les familles les plus pure:» par la porte de l'allaitement Bien des exemples funestes appuient ce conseil, dont l'exécution n'a rien de contraire à la pudeur ni aux convenances, si la nourrice eu est prévenue. On prend en général des nourrices de quatre k six mois; elles ont alors sevré sans danger leur propre enfant et réparé la fatigue des couches. Au delà de dix mois à un an d'âge, le lait n'est plus approprié aux besoins du nouveau-néi et l'on risque d'en voir tarir la sécrétion. Des exceptions heureuses se montrent assez souvent; mais il n'y a pas lieu d'y compter. On préfère les nourrices non primipares; elles ont l'expérience des soins que réclame le premier âge; leur mesure de lactation est connue, et Tétat d'un premier nourrisson permet d'apprécier les vertus de leur laiL Les fiUes deux lois mères sont à rejeter; leur pente au libertinage est trop manifeste. En général, les nourrices mariées offrent plus de garauties d'ordre, de conduite et de tranquillité d'esprit. Au delà de trente-cinq ans, les bonnes nourrices sont rares, surtout dans les villes. La bonne humeur, l'enjouement, la sérénité du visage, doivent être recherchés en elles. Joignoas-y un certain degré d'intelligence, quoique le lait ne soit point le véhicule de l'esprit;

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