‹ Traité d'hygiène publique et privée. v. 2Chapitre 93 sur 134 · III. — QDAirrrrÉ · texte numérisé non relu

III. — QDAirrrrÉ

1* Abslinence complète. — Sur cette question, la science a'» rieii k de- ' mander aux naufragés qui ont enduré les borreurs de la faim, lut aliénés qui oiii jeûné volanlairement pendant un temps plus ou moins long, etc. ; écartant dune les liisloires nierveilleuses et les olnemtions isolées. Malheureuseinent les recherches expériraentiies sont rares : celles de Bedi (1686) n'ottt pour objet que de constater la durée de la vie cbet des animaux sodmis k l'ibstinence absolue ; de dos jours, Hagendie, Gollard de Martignv et Gboasat ont repris ce sujet, et quoiqu'ils oient eipérimenté sur des kaimaus, nons itti* cbons pins de valeur à leurs résultats qu'aux faits purement indiflduels, li^ complets ou fibuleui, que unt d'auteurs ont débités de confiance. Af(tc Cbossat (l)t noUs appellerons inanitiation le pasu^e graduel du cnrps k an érat dont le terme est l'inanititHi.

Digestion. — Huit mineurs enfêmlCs, pendant cent trente-six heures, dans une bouillére, n'ont pas souffert de la faim pendant cet intervalle; Cette sensation est nécessairement en rapport avec la titesse et la quantité des déperditions organiques; il en est de même de la soif: les mineorS, ayant Une ean pureï leur di^xwilion, n'ont songé k boire que le quatrième }oar (S). L'eltomac se resserre déplus en plus; ses Obrea musculaires se raccourcissent; léS membranes muqueuse et ceilulo-fibreuse fbrment des plis nombreux; 11 éesse de se mouvoir d'une manière apparente ; ses sécrédons diminuent; celle dn suc gastrique, qu'on sait anjonrd'bul ne |toi0t s'edbctder eh dehors dM tluptSf cesse tout k bit. Malgré les opldloos contraires qtll l'appUlent sUf Halln- (épaDchemenlt de sang dans l'csiomac) rt sur lluntci- (muqueuse coniidée chei un iiianitiO| , il csi cinain qtte l'Inanition n'a pour piïet de corroder ni d'ulcérer, ni deiidanirner l'eslomac. L'estomac s'anémie on l'absence de l'excitation digestirc t't à cause de l'obstacle que les Deiuofiités at]{;meiit£cs de ses vaisieitix op|>0Ki:nt <i la marche rapide du sang. Le diamètre ili^s intestins va dimimiant. La Téaicule biliaire s'emplit d'un tii^nldcplusfonctj. plus épais, plus allier ; le tuluine de la rate est réduit chez ceux qui pu9s(?iit l'abstinence jusqu'k ta mort. Le premier jour de l'abslincnce les fèces sont cupieuse* k cause dn résidu de l'alimentaiion des jours précédools; jusqu'à l'antépénultième jour, elEes sont en Irès-pelite quantité, mélangées de peu de li(^uide et d'un aspect «en d'berbe. Dans les trois derniers jours, malgré la privation absolue de boissons^ IM ftces le mélangent d'une plds forte proportion d'eriti et ont l'apparence d'ttMdlarriiee colliquatlve. Dans les expériences d'inablilaiion, la quantité des fèces est, apH:3 l'âge, ce qui influe le plus sur la durée de la vie; celle-ci est en raison inverse de la quotité des excrétions. — At^

(1) Clioiiat, Becherchei ttepirimenlalet sur tinamlitm. Pari», 18â3, in-fl.

(2) An-M/e.' iTl.ijgièn': Ptrii, 1838, t. XVI, p. 208.

740 TES MODIFICATEIBS. — INCESTA.

sorplioH. (Mie [ouctioii s'aciive puissamment : chez dos chiau ÎM Dumas (1), l'eau ingérée peu d'iuslanisaTaiit la mon ërait déji a absorbée. Cheï les sujels sains, la résorption »'excrcc d'abord sur fa puis sur les muscles, qui se décoloruiit et s'amincissent, sans eicepie iii leH muscles de la vie organique. Chez les individus soumis au I par la faim, ce sont les produits morbides qui, d'après Struve (3), diq d'abord : ainsi, daus les vieux ulcères, les bords calleux s'aflaisseDl; tious pâlissent, se dessèchent, se coutrent de croûtes qui tuinbenl ; la diminuent et Gaissent par s'eiïacer: il n'y a plus de pus sur les uh Haller, plus de lait dans ies mamelles, plus de Teniii dans la bouche p^re exténuée (3). Il esl inutile d'insister sur les secours que l'ina conicnucdans de sages limites, peut fournir à la lliéra]>cuiîque. — Cir Cbossat a cherché i constater l'état de la circulation clicz les aaimai inanitiés; mais il n'a pu le faire avec précision; il a vu seulemeM dernier jour de la vie, le cceur se ralentir et s'affaiblir par degrés. accusé qui s'est laissé mourir de faim à Toulouse (Granié), le pouls ( h 38 pulsations par minute. L'auscultation fait entendre les bruits i de la cbloro-anéniie. Hébray a constaté la tendance aux liémorrbagk face ou inierstiticlles. Il sera parlé plus loin de l'état du sang à pi [Ktids du cor|>s dont la diminution provient d'abord de l'aiiémie croi Respiration. A mesure que l'inaniliaiion se prolonge, la respiration I duellenient h se ralentir; le dernier jour elle est plus lente : maisqi baisse à mesure que le refroidissement fait des progrès, on la voit s' aux approches de la mort jusqu'à devenir balelanie ; mais alors la elle-même est presque éteinte, et son accélération n'est pour ainsi di mouvement cotivulsif des muscles inspirateurs. Renault et Reîse montré que, cbei les animaux soumis h l'inanition, le rapport entre I contenu dans l'acide carbonique exhalé et l'oxvgënc total consomm peu prés le mSme que s'ils étaient soumis au régime de la viande ; ifa sent i la respiration leur propre substance, qui est de la niCme naini chair qu'ils mangent lorsqu'ils sont soumis au r^lnie de la viande; animaux k sang chaud présentent donc, quand ils sont i l'itianition. ration des animaux carnivores. — Calorifieation. I/o'^cJUatiou d moyenne de la chaleur animale, qui, dans l'alimentation normal ^= 0^7(l, devient, dans l'inaoîLialiou, = 3»,28; l'oscillation aagmc le progrés de l'inanition, et vers la fin de l'expérience elle est à peu pri de celle du début. L'abaissement nocturne de la température se proloi tant plus avant dans la matinée et commence d'autant plus tôt dam

(1) Dumas, Journal génà-al rie auldecini:, t. XV[, p. 193.

(2) Slruve, Oissertotio rie tnetlUf noxa nique uti/ilate, pricside Vr. Hoffia»

(3] OMei, Ëiementap/fjsioloQiar, t. y l, p. 165. -^^

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