I. — AGE
La nourriture du uauveau-né est datis le sein de sa tiièrc. Nous | ici les rifles relatives â l'allaileineui.
I" AllaileHunU maUrnui. — L'allaiteiueni e»t une fourJiua qui, letnenl répond au besoin du oouveiu-né, mais tjui entre daiu Vtx a d'4i<|uilibre physiologique de la mère; il régularise les pliiiuoiiièDes puerpéral, tempi-rani uu xupprii liant U fiJivre de luit, ne ii ira lisant U tioii aux héniorrhagies utérines quand elle oxiiile, coosouiinaat le» U rie la pléthoix! qui succède k la parluritiun, et éJotguaul ainsi Ira cl| inétrite, rie |)ériioiiii«. elc ; il diminue l'abondance des supurs pua prévivni les éruptions qu'elle» am^nenl. les rliuinatbnies, les locfaù siv«» ou de longue durée, les inaux de tèic suivis de U cbuie des ctM engoryeineiils.ui les nodosités des seins. La sécrétioa du Lait Ôte 1 l'i |MMdsd« la lui-gccceuce sanguine, et lui ménage le reUxir graduel h ordiaiire; olk a donc, k son début, le caracllire d'anu c'tacu^tiua cril chez beaucoup de femiius elle prolonge pendant toute sa <
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d'une salutaire dérivalion. L'eufant trouve daus le lait de m mère la nourriture la mieui appropriée à ses organes, et, dans sa sollicitude de tous les iiisiants, une sorte d'incubation qui mitigé ses premiers contacts avec les influences de la vie extra*utérine. Les avantages de l'allaitement maternel dépendent de certaines conditions; il importe d'abord qu*il ait lieu par une détermination volontaire et spontanée de la mère, non par contrainte ou par condescendance à la mode ou au désir de l'entourage; il faut ensuite que U mère trouve en elle le calme, le sang*froid, la patience, sans lesquels elle ne peut entreprendre cette tâche. L'état moral modifie le lait, et celui-ci réagit sur le système nerveux du nouveau-né. Combien de convulsions, de diarrhées, d'épUepsies infantiles n'ont d'autres causes que les émotions de la nourrice ? £ntre tant de faits que citent les auteurs, le suivant nous a surtout frappé. Une accouchée, allaitant son enfant, voit entrer un officier de police» et, épouvantée par la nouvelle qu'il lui communique, elle retire mort de son sein le petit être qui, peu d'instants auparavant, jouissait de la meilleure santé (1). N'en déplaise à Jean-Jacques, bien des femmes sont forcées de renoncer au doux office de l'allaitement, les unes par l'excitabilité d^ leur système nerveux, les autres par les défauts de leur constitution physique : tels sont l'altération des facultés intellectuelles (manie puerpérale) (2), un tempérament trop lymphatique, les traces d'aflections dartreuses, la prédisposition à la phthisie pulmonaire, des irrégularités habituelles dans les fonctions diges" tives, l'excessive maigreur, la débilité congénitale ou acquise de la constitution, etc. Que l'on ne s'exagère pas néanmoins les conditions de force et d'embonpoint nécessaires au rôle de nourrice : il réussirait à peu de mères, s'il exigeait une organisation irès-robuste. Heureusement beaucoup de femmes, d'une force moyenne, le soutiennent à merveille, malgré les oscillations que la vie sociale et les exigences de certaines positions ne manquent pas d'imprimer fréquemment à la santé. On \oit môme que Taliaiteroent réussit à des femmes chétives et maigres; non-seulement elles supportent cette dépense de force et de substance, mais encore l'exaltation de la plasticité, favorisée par la suppression des menstrues» tourne au profit do leur propre nutrition. Des femmes chlorotiques, dys|)eptiques , névropathiques, sont en quelque sorte transformées par la grossesse et l'allaitement, dit Jacquemier, elles ont un ap<- ))étit et une facilité de digérer qu'elles ne connaissaient pas auparavant, elles ))rennent de l'embonpoint et de la fraîcheur et conservent plus ou moins ces avantages après (3). Quand il survient des phénomènes de consomption, cet
(i) Hayn, dans Burdaeh, Traité de physiologie ^ traduit de l'allemand par A. ik L. Jourdan, t. IV, p. 384.
(2) Voyes Marcé, Traité de la folie des femmes enceintes ^ des ^nouvelles accouchées et des nourrices. Par», iS59.
(3) Jacquemier, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, t. III, p. 258. Paris, 1865.
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effet est dO, moins à l'abondance de la sécrétion laiteuse qu'l t'eiùt«ia rieure d'un éut iiioi-bide. Or. c'esl li, c'est dans les pré(iisposiiioi)s moi liérédilaires on non, que réside la contre -indication essentielle i l'alliiH sans qu'il faille scruter trop rigoureuse me ni les antécédents de familli collatéraux, ce qui conduirait, dit judicieusement Jacqiieniier (1), ï t presque toujours les mères qui les livrent toloatiers. pour de^ nourrice ceiiaires qui les cachent arec soin et qui, le plus souvent, ne sont pi des conditions meilleures sous ce rapport. Quelques circonstances « telles s'opposent parfois à l'allailemenl : la inauTaise conformation et fa cures du mamelon, à moins que l'on n'y puisse remédier par des ba sein ; le développement excessif du mamelon, etc. Les Imuls de sein < proémiiier assez pour être facilement saisis par la bouche de l'enfaoi gros, ils ont moins d'inconvénient que trop petits; dans ce dernier « gênent la succion, la bouche de l'enfant s'y applique moins eiactemc forme des mamelles n'est pas sans quelque importance ; étalées sur la pa elles otit en général une sécrétion moins active que les seins héniispU ei surtout piriformes ou coniques comme les mamelles des chèvres.
Dans les ras où le mamelon devient douloureux i la succion de l'eol se laisse saisir dinicikmeut b sa bouclic par défaut de saillie, on a recoiD diverses pratiques pour émuusser celte seiisibibté, pour faciL'ter la pi nourrisson; elles sont p^u efficaces el ne préviennent pas les excoà rengorgemcni des conduits galactop bores, les crevasses, les abcès manu surtout chez les femmes dont le mamHon, recouvert d'un épiihéliog mince, présente dans .ses sillons de |>elilcs concrétion; de mucussous lesi le derme se montre presque h nu. Ces conditions se reproduisent puor chaque tenlalive de nourriture et force leur est d'y renoncer sous pe provoquer l'évolution de tous les accidents mammaires de l'allailemenl queniier insiste sur la rareté de ces accidents et notamment des abcès i chez les fenunes qui n'ont pas essayé de nourrir, sur leur fréquence chei qui se sont efforcées d'allaiter leurs enfauLs sans sucrés.
Est-il des signes qui présagent, pendant la grossesse de la femme, soi tnde â nourrir? Ni les changements extérieurs des glandes manimaîrel si étroitement aux oi^anes de la génération, ni les préparatifs iuternei lacuiiuji, ne fournissent h cet égard qne des présomptions, souvent dén par l'événemenL Donné, interrogeant les caracltres du colostnim, a p les femmes en trois catégories : 1" sécrétion si peu abondante que la pi la mieux exercée n'en amène qu'une goutte, globules de lait clair-sem lits, mal formés, petit nombre de cor|ts granuleux : point de cliauces c tement; 2° colu.strum aboodant, mais fluide, aqueux, analc^ue à une m dégomme, dépourvu de stries d'une matière jaune, dense et visquciu de globules de lait et de corps granuleux : lait suffisant peut-être en qui
(1) Jaequerriier, nii:liiMii'iîien,i-i/r/oii'-'li:fuf lUa tcînicf' méiJkalet. |. lU, ■
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mais pauvre en qualité, non substantiel; 3® colostrum obtenu facilement à huit mois à gouttes répétées, strié de matière jaune, chargé de globules de lait bien formés et de corps granuleux sans mélange de globales muqueux, succès certain en théorie, non toujours dans la pratique; j'en ai acquit la preuve
expérimentale dans le cercle de la famille et ailleurs. Que de nourrices de la troisième catégorie de Donné ont perdu leur lait dans Tespace de quelques mois ! Que d'enfants ont prospéré au sein de mères dont le lait paraissait séreux, pauvre? Le lait qui las engraisse est celui qui leur convient. D'autre part, suivant les judideuséÉremirquesde Jacquemier, il arrive qu'après avoir présenté quelquefois dès le deuifème mois, le plus souvent du troisième au septième mois, tous les phénomènes d'ampliation, de tension et de sécrétion mammaires, beaucoup de femmes voient leurs seins s'affaisser vers le terme de leur grossesse, comme si le fœtus^ près de compléter son développement intrautériu, neutralisait à son profit l'activité plastique de l'organisme maternel. C'est ce que cet accoucheur distingué appelle une rétrocession apparente des phénomènes mammaires, observée par lui sur des femmes d'une belle constitution, un peu lymphatiques et qui n'en deviennent pas moins de bonnes nourrices. Il faut tenir compte aussi des variations des caractères du colostrum retenu dans les conduits galactophores, sous l'influence d'un travail incessant de décomposition et d'absorption. En somme, le microscope est ici comme ailleurs un précieux agent d'informations; mais la sûreté de la prognose est dans l'appréciation de l'ensemble des faits ; à l'occasion d'une première grossesse, le rôle éventuel de la mère sera toujours un problème délicat à résoudre. En ce qui concerne l'état des seins et le produit encore rudimentalre de leur sécrétion, la réserve sied au médecin, en dehors de ces deux cas qui motivent la proscription anticipée de l'allaitement maternel : mauvaise conformation des mamelons, non susceptible d'être corrigée; atrophie des glandes mammaires qui se sont à peine ressenties des impulsions de la grossesse. Encore moins le microscope pourrait-il l'éclairer sur la santé générale, sur la force, l'énergie morale, les habitudes de la mère, etc. L'allaitement exige une certaine mesure de résolution et de persévérance; il a ses fatigues, ses incommodités ; le médecin, arbitre de deux existences, doit concilier leurs intérêts; il ne suffit pas que la mère soit de bonne volonté pour sa mission : peut-elle la remplir sans dommage pour l'enfant? La situation sociale est aussi d'un grand poids : si elle permet d'avoir une nourrice sur place et sous la surveillance assidue des parents, la question est tout autre que si l'enfant doit être éloigné.
Le retour prématuré des menstrues n'est point un motif absolu de cesser Tallaitement. Il y a des femmes qui supportent cette perte de quelques jours sans détriment pour la lactation ; et quant à l'influence qu'elle exerce sur la nature du lait, on n'en peut juger que d'après l'état de l'enfant J'ai remarqué chez l'un des miens une coïncidence exacte de coliques, de diarrhée, d'irritabilité nerveuse, avec le retour menstruel de sa nourrice. Ces phénomènes se
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dittipiîeiit au bout de tioii à quatre jours aans laiaMr aucoM Inea. C RacUiorski» les époques luenstrueUes ne fout éprouver au laît d'auira aU qu'une légère diminution dans les proportions de la crème, ei les no menstruées peuvent élever des nourrissons très-bien portaots, à inoioi<; ne soient très-impressionnables et qu'on n'ait à redouter cbei elles ks e la snrezciution nerveuse qui aoeompagne souvent les époques catasséai est d'observation néanmoins que les nourrices primipaiea ei meostiué eiposées à perdre leur lait vers le troisième on quiiriènie mois, et la pr prescrit de ne pas s'adresser à cette catégorie 4i| nturrioesL Une grosicai velle détermine des phénomènes de concentration trop énergiqueasor gane important pour ne pas modifier la lactatioo imf^ aa uatura on < qnantiié. Aussi doiNUe être le s^nal de la csasatîon 4e TaUmleoieiii, ) que l'évidente santé de la mère et du nourriaraQ ne déiaeiiurê Iluaoc ce cumul fonctionnel.
S"" Allaitement par leê nowrriceu — Les conditions du choix d'une rice se rapportent à sa personne et au lait qu'elle sécréle : reste en régler son régime. Ce que nous avons dit de la constitution de la mèi pliqne h celle de la nourrice» avec cette remarque que mieux vaut à I le sein d'une mère de force moyenne que celle d'une mercenaire robusli le rapport des qualités physiques, il faut donc être plus exigeant celle-ci qu'envers celle-là. Devergie a constaté qu'il n'existe aucun i appréciable entre les qualités du lait et la couleur des cheveux et la laii la poitrine. La nourrice sera d'ailleurs visitée avant son admission; a men portera sur toute sa personne et sera complété par l'emploi du lum; la sécurité des parents, le salut de l'enfant, sont à ce prix ; aucui pule, aucune résistance ne doit arrêter le médecin. Sans une explor fond, les maladies contagieuses pénétreront dans les familles les plu: par la porte de Tallaitement. Bien des exemples funestes appuient ce ( dont l'exécution n*a rien de contraire à la pudeur ni aux coiivenauci nourrice en est prévenue. On prend en général des nourrices de quaii mois; elles ont alors sevré sans danger leur propre enfant et réparé la des couches. Au delh de dix mois ù un an d'âge, le lait n'est plus ap; aux besoins du nouveau-né, et Ton risque d'en voir tarir la sécréiio excej)tions heureuses se montrent assez souvent; mais il n'y a pas 1 compter. On préfère les nourrices non primipares; elles ont Texpériei soins que réclame le premier âge; leur mesure de lactation e.st con l'état d'un premi<T nourrisson permet d'apprécier les vertus do leur 1 filles deux fois mères sont à rejeter; leur pente au libertinage est tro( feste. Eu général, les nourrices mariées offrent plus de garanties d'or conduite el de tranquillité d'esprit. Au delà de trente-cinq ans, les nourrices sont rares, surtout dans les villes. La bonne humeur, Tenjoi] la sérénité dn visage, doivent être recherchés en elles. .Joignons-y un degré d'inleliigence, quoique le lait ne soit point le véhicule de l'espri
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l'intelligence de la noarrice profite à i*éducatioD physique de Tenfuit, et qui sait? Le lait, destiné ^l'accroissement de tous les organes, restera-t^il sans influence sur la constitution et le jeu de l'encéphale? Desormeaux ne pensait pas ainsi, et nous admettons l'influence générale de la nourriture sur le moral et l'intellect Le lait doit être de bonne qualité, riche en éléments nutritifs, pur dans sa composition, et sufiisamment abondant. L'analyse chimique peut seule faire connaître les proportions de beurre, de matière caséeuse» de sucre, etc., etc., que ce liquide contient; mais les applications domestiques n'exigent pas une base aussi rigoureuse, ni ne comportent une recherche aussi longue et difficile. Le microscope, qui est un procédé d'exploration prompt, facile et sûr, suffit pour éclairer le médecin sur le choix d'un lait; lui seul permet d'ailleurs de constater les altérations morbides du lait, sa contamination par des substances muqueuses, purulentes, sanguinolentes, etc. Le nombre des globules exprime assez bien la richesse, c'est-à«dire la puissance ]iutntive du lait, le caséum et le sucre étant en proportion de la quantité des globules laiteux qui représentent la partie grasse ou butyrense. I^ quantité de crème qui se sépare par le repos, et qui est constituée par la réunion des globules, est encore un moyen suffisant pour évaluer la richesse du lait On peut mesurer l'épaisseur de la couche crémeuse en recueillant le lait dans les tubes éprouvcttes de Donné, divisés en 100 parties. Le lait de femme de bonne oa^^ ture marque 3 de crème, celui d'ânesse 1 à 2, celui de vache, trè^^riche, 10 à 15. A la mesure de la couche crémeuse, Quevenne (1) a joint l'appréciation de la pesanteur spécifique du lait; et ce double contrôle s'exerce à l'aide d'un instrument qu'il a imaginé sous le nom de lacto-densimètre. Mais cette méthode ne permet pas de reconnaître les sophistications par l'eau (2), et elle a l'inconvénient de durer douze heures environ, alors que l'économie domestique exige le plus souvent des vérifications instantanées. C'est ce que l'on obtient au moyen du lactoscope de Donné. Cet instrument indique le degré de richesse et de pauvreté naturelle ou factice du lait, par le degré d'opacité auquel répond la proportion de crème. Nous renvoyons à l'ouvrage de cet auteur pour la description de l'instrument, le mode du maniement et les résultats étalons qu'il donne pour les diiïérents laits. Le boa état du propre enfant de la nourrice dispense de toutes les investigations précitées, si Ton a acquis la double certitude qu'elle ne présente pas un etiiant d'emprunt, comme cela arrive parfois, et que l'allaitement n'a pas été secondé par une nourriture accessoire. Le lait pauvre agit sur l'enfant nouveau*né, comme l'alimentatiou insuffisante sur les adultes; la diarrhée, les vomissements, parfois le muguet, toujours le dépérissement, voilà ses effets. Quand la richesse du lait est disproportionnée avec les besoins et les forces digestives de l'enfant, on observe des digestions pénibles, de reugourdissemenl, de l'agitation, des vomissements
(1) Quetenne» Armaieê rf'Ayyie»*, 184i, t. XXVI, p. 5 et 257.
(2) A. Donné, Cours de mmcroscepie. PiATM, 1844» p. 371^.
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L'action directe de l'alcool sur le tissa pulmonaire interrient-elle dans l'étiologie des phleginasieB et des tabercalisations dont il est le si^e? Rien de précis à cet égard Les ivrognes, commie les aliénés, sont exposés à des inflammations do poumon et de la plèvre, parce qu'ils bravent les vicissitudes de l'air et sentent moins les effets du froid ; beaucoup d'entre eux surxombent avec des signes de congestion et d'apoplexie pulmonaire, mais on observe chez eux les mêmes altérations dans les méninges. Wœhler, après avoir cité, dans son mémoire couronné par la faculté de Heidelberg, les expériences de Tièdemanu, Gmelin, Seiler et Ficinns, conclut que l'alcool n'est point excrété par les voies urinaires. Royer-Golla^d, Bouchardat et Sandras arrivent au même résultat négatif. Un seul expérimentateur, Klencke, cité par Lallemand, Perrin et Duroy, annonce le passage de l'alcool dans l'urine, et ces trois savants l'ont amplement démontré : trois heures après l'ingestion de 30 grammes d'eau-de-vie diluée dans un verre d'eau, l'urine d'un homme contient déjà de l'alcool ; tandis que l'élimination de l'alcool par les poumons dure huit heures, elle se prolonge pendant quatorze heures par les reins ; par l'une et l'antre voie cette élimination se continue dans une progression régulièrement décroissante. Avant de connaître ces faits, on expliquait l'action diurétique de Tai- Cfnçi par ses propriétés d'excitant général ; en augmentant l'influx nenreux et en accélérant la circulation, il fait passer dans les reins une plus grande quantité d'alcool dans un temps donné. Toutefois, sous l'influence des alcooliques à haute dose, la quantité d'urine excrétée en vingt-quatre heures diminue; il en est de même de l'urée ; l'adde urique, au contraire, se produit en proportion plus forte. A la longue, les reins eux-mêmes s'altèrent consécutivement à la raodiûcation morbide du sang. Ainsi, le même agent, suivant qu'il est pris accidentellement à petites doses ou longtemps à dose élevée, a pour eiïet d'augmenter ou de diminuer la sécrétion rénale. D'après Magendie, la gravelle résulte ordinairement de la réduction de la partie aqueuse des urines ; la production de cette maladie se rapporterait donc souvent à l'emploi des alcooliques ; mais la gravelle et la goutte, que Sydenham attribue surtout aux cxci'S de boissons, trouvent leur cause réelle dans l'ensemble du régime ; ni Tune ni l'autre ne sont fréquentes dans les classes inférieures, si adonnées aux boissons spiritueuses, et qui subissent d'ailleurs tous les autres effets de l'intoxicaiiou alcoolique. H. Royer-Collard a disserté très-ingénieusement (thèse de concours, p. 22) sur le rôle que joue peut-être l'alcool dans la production de l'albuminurie et des hydropisies si ordinaires chez les ivrognes : Rayer a trouvé cette cause très-rare comparativement à l'influence du froid et de l'humidité ; néanmoins l'albuminurie s'observe frcquemuient dans les pays où l'on abuse des s|)iritueux, et Ton admet volontiers, avec H. Royer-Collard, que l'alcool, par son action connue sur l'albumine, contribue à séparer du sang, à précipiter cette matière ()ui est ensuite éliminée par le rein, et que les hydropisies des ivrognes sont liées souvent à une lésion du fluide circulatoire. La peau participe comme les reins à l'excitation générale que détermine i^absorption
nnit] DES ALIMENTS. — AGE. ?eS
veau-nfs l'usagft d'une nourriture animatisée i an certain degré, d'après des analogies peu fondées avec d'autres espèces loologïques, propose de couper le lait déjà trop ^u animalùé des herbivores avec du liquide cliargi.- de suli- Rtances animales, par exemple, le bouillon de poalei. Cotte manière de concevoir le régime du premier âge est parfaitement réfuice par les eipériences que Donné a faites sur des chiens d'une mSme portée, de m ^me force, et dont les uns, nourris avec du lait, se sont développés plus r^jtidement que les autres, nourris a»ec du bouillon. Notre eipérience nous porle .i préKrer tout simpleiiieni l'eau pourdélayer le lait trop crémeux des bonnes vacheries, de l'ajouter dans la proportion d'environ moitié au début, et pendant les deui ou Iroïs premières semaines, d'un tiers, et d'un quart après plusieure mois : le lait de femme contenant plus de sucre que celui de vache, on a soin de sucrer, mais sans excès, le mélange, dans lequel ou &it varier les proportions relatives des deux liquides suivant l'aptitude dtgeslive de l'enfant, dans la mesure progressive de ses besoins d'assimilation ; la seule règle est le tâtonnement ; et c'est d'après les effets fidèlement observés que l'oo pousse jonr par jour ce régime. Plus tard, l'eau sera remplacée par les solntioiu amylacées, gonraeuses, puis par le lait pur. On peut aussi, d'après le conseil de Donirf, débuter par le lait de première traite, provenant de vaches alimentées avec des carottes : ce lait est le muins substantiel que l'on puisse obuoir.
Comparons le lait de la femme et celui de la vache,
Eo prenant les moyennes des analyses laiiee par les cliimistet les plu dignes de foi, on arrive aux résaluts soivaots :
Tableau comparatif des principaux élimtnis qui entrent dam la compontion du lait de femme et du lait de vache pour 1000 grarnmet.
NOMS DES iXEHIHTS.
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