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OBSERVl'noilg.
B«urr9
2,ao
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Clilorurede poUuîua
Phosphate de chaux
Pour fabriquer avec le lait de vache un liquide analc^ue autatil que possible au lait de femme, H ttat pnmdire les praporlioiu saivanles :
Uê MS MOtmCiTEUBS. — OKBTA. [i
èamtém qg a faîl nwrffu — CMiigm j|i|m)clic d'as corps en ^;piyion, nrrf dtal le es rapport arec b maMO dei partiel laiiCei. Oa a coidie ipotaBf de l'hoane par b niani eoalact a? ce me tBbrtaaee combarasle ; \ détei de f«e i rédacrife âedriqse dcgai«6e par irancaoïL daw Ici orpDCf (I), rakooi, dk H. Bafcr-CDlaid, paange, des ahératiov di? cnei d» b coiMfittioa dei trts-afide d'eao» ne tCDd-fl pas i ca prher les tiMB? ■' cwBroe b chalcor tor les corps or^^nkiscsy oooHDe le ' dbatase sor ramidoo ? Asalysaot eosnile les phénomènes de b spontanée des corps inoig^niqnes et les phénomènes de abootft \ cette condosbo de Becquerel, qœ b comhnstinn d^nne réaction dûmiqne qoi s'opère a? ce le conconrs de rflectrîdié, soit entre les parties coostHnantes des corps, sok entre ces mêmes parties et les éléments dn roilieo ambûnt ; une réaction sembbble peot édaier dans les tians f ÎTanls, modifiés par l'action lente et prcriongée de l'alcool, svtont si Ton pense qa'on gaz inflammable, llijdrogène, abonde dans l'écoDomie, soit en combinaison arec d'aotres jNincipes élémentaires, soit pnr ou prmocarboné et sulfuré dans le canal intestinal Mais tout n'est qu'hypothèse dans cette théorie, et tous les eflbrts d'ingénieuse induction ne l'emportent point sur les lois pbysiologiqties et chimiques, qui sont en opposition arec les prétendues histoires de combustion spontanée. Bischoffet Liebig (2), \ l'occasion d'na procès criminel célèbre, les ont soumises à une discussion péremptoire qui ne Uase debout que TeipHcation natmrelle de la destruction incomplète d'hommes en état d'irresse par un incendie qu'ils ont, sans le savoir, allumé de leurs propres mains, ou par l'atteinte de foyers d'ignition qu'ils n'ont pas sn ériler. Si le foyer primitif de combustion n'a point toujours paru en rapport afec reflet prodoit, c'est que le feu consume la matière qui l'alimente, et ceQe-d se reste pas in? ariable dans sa forme comme un couteau qui vient de tuer un homme.
Génération. — L'alcool excite les désirs vénériens chei ceux qui s'enivrent rarement, surtout avec le concours de causes stimulantes d'un autre genre; mais ceux qui boivent beaucoup de vin, dit Amyot (traduct de Plutirque), sont lâches à l'acte de génération, et ne sèment rien qui vaille et qui soit de bonne trempe pour bien engendrer. Lippich a calculé que le produit dn mariage d'un buveur est de 1 ,3 enfant, et que l'ivrognerie étouffe en germe les
(i) L*aleool fé|oiiroe en suttUnee dans le cenreau, le Me, les reiot, le taiif , etc. iics découYertet de LâUemand, Perrin et Daroy auraient fourni i Royer-CoUard on arfumeiit de plus en bveur des combuftiont ipontanéet.
(2) Liebif , Considérations sur la combustion hymaine sponiamie in BeUdion imidicolégale de fassasinat de la cumtesse de Goerlitz {Annales d" hygiène publique eî de mëdecine légale, t. XIV, 1850 et 1851, p. 108).
rautKj ALIHtNTli ACe. 7SS
repu, lorsqu'il y aura lieu d'éloigner et de régler les repu, sans qoe c« fixations aient rien d'afaeoln; la lendance est ici Ji l'exc^ d'altmenutioa, comme an sein insnffisaat de beaocoDp de pauvre» mèrcn, ei suriout au sein avare des nonirices mercenaires, il y a danger d'inanitiation.
5° Régime de l'enfant. — Tant que dure l'aitailcment, on rapproche les repas, et d'autant plus qne l'enfant est plus faible. En moyenne, le minimum des interTalles pent être Qié i une heure ei demie, le maximum ï trois heures, l'enfant buvant chaque fois josqn'Ii satic-té, k moins d'une contreindication particulière. Il est utile de préluder, à'i:f> ces promiers temps, à une distrihution régulière de la nourriture. L'alliit<!niciil devra se ralentir atec les progrès de l'^e, qui se mesure par senuines et par mois ; on es viendra k iw lui donner le §eia que de Irnis en trois henres, s'il y trouve k diaqtie priBs une ration suflBsanie de lait.
11 est assez difficile d'évalner la ration de lait nécessaire k l'enfanL Si L'on se r^le d'après la consommation de lait coupé par ceoX qui sont nonnis w biberon, on trouve qu'elle est au minifflam d'one livre k nne livre et demie. NatalisGuillot a en le premier l'idée de peter les Douvean-nés, et, suivant set calculs, ils arrivent en quelques semaines k prendre au moins 1000 grammes, après deux mois 1500 à 3000 grammes en vingt-quatre heures; mfûs il s'est borné k les peser une seule fois après une première tetée prise comme le pmds moyen des tétées ultérieures. Bouchaod, dans ses expériences k la Haimn d'accouchements, a répété les pesées après chaque lelée, et ne s'est diqmaé de cette préctniton que dans un petit nombre de cas, oâ, pour compléter les vingt-quatre heures, il a ajouté on nombre représentant la moyenne des telé«s précédentes; avec ces données, il a étaUi comme il suit la moyenne de h quantité de lait prise journellement par l'enlànt depuis la naiiBance jniqa'k l'âge de neuf mois :
Premier jour 30 1 Aprif le pruoier mail. . .
Deuxième jour 150 Apri* le troiitème mob.. .
TroiMèroe jour 190 lir^IsqBaMènMOHrii. .
(tiulriètne jour 5S0 |De *is è nenf noie
Chez des enfants dont le développemeat était régulier, et qui tétaient huit kdix fois par jour, Bonchand a trouvé que le pndi moyen de la tetée a été successivement de 3, 15, AO, 5& grammes pendant les quatre [wenùcrs jours, de 60 k 80 pendant les premiers mois, et de 100 k 130 grammes après cinq mois.
Il importe de se rappeler que le nonvean-né diminae de poids pendant les premiers jours, dans le rapport de «es parties excrémeatitielles (méconinm) an peu de colostrum qu'il prend; mais il augmente ensuite avec rapidité, s'il trouve S8 ration de lait an sein de sa mère ou de sa nourrice; en moyenne, de 130 k 160 grammes dans le [vemier mois, de 90 k 130 dans le second. Rien de plus fréquent, et trop souvent de moins aperçu que l'insuffisance de cette
M, LtTT. H^pioe, &* tDIT. I, — ÏO
TH DES HODiriCàTEUHS. ~ IIKESTA. [■
ration ; ilors It; dûpérisissmeiit rst prcimpt ; les cris périodiques de l'eolai hircèle ud seiti ingrat de ses succiom réitéK-es, déDoacenl sa fjîm dod faite; il ue tirdu pas ï s'y épuiser, et il tombe dans l'alTaisseuieiic, dim I peur qui piëcùdt: la mort par inauitiua. Grand est le nombre des ticiio l'allaiienieut naturel insuUîsaut, saus compter les eiifauts qui. «eiius pré rémeat, ou par faibleatie caugéuilale, soiil paresseux à teter, maatiueni d vite Drganiquti d'aptitude il saisir l«s mamelons, à exercer Ja succion.
Jusqu'à six mois au moins, le lait de la femme sera l'unique aliment au plus y JDindi;a-l-on le lait des animaui, pur et coupé, comme il a ' plus liaul. 1^ timbale datant est le moyen le plus simple pour faire bo enfants. Un a inventé beaucoup du bilwroas, donc le meilleur g5I dû â rière. (Jne alimentation priiinaturËe est la source d'UD grand nombre d'il modités et de maladies. Diiipropor lion née avec les facultés digoiiiv l'eufant, elle occasionne des diarrhées, des indigestions, de» empâta abdonùnaui, des gourtiKS, des éruptions direrses; c'est aussi U lui causes ordinaires du rachitisme, l'organisme ne pouvant élaborer coove ment les matériaui qu'il reçoit, ni pourvoir parleur moyeu k sa autriiiu le mode physiologique de cet âge. U nâcessilîi de méuager la mère pt ut auioriBer, avant le sixième mois, l'emploi auxiliaire du lait des aniniani faouitlies, et l'on n'y doit recuurii' que pour éviter l'allaitemcut ariiik C:ltii d'une nourrice Soignée. On débutera [lar une soucou{)e (six cQiU de bouillie claire faite avec la crème de rit, s'il y a tendance h U dia ■Tec la fécule de pomme de terre dans le cas contraire; rarruw-root est la ISrine de Iroineiit très-nutrilive. On alterne ces lécUles pour satbâ principedela variété dans le régime; on épai^^tt progressive ment les twi UD en augmente les doses tout eu consultant tous les jours l'état géoéi enfants et celui du leur tube digeiitif; de ces fécules, on passe à h se claire et bien cuite, au vermicelle, au bouillon gras, eiiliu aux potages li faits avec les mêmes faritles. Cependant on a exercé leur appareil de tm tioii par des croûtes de pain sec qu'ils ramollissent et sucent; cet et favorise l'évoluiiuii des dents par la cDiiiprussion des gencives, et les dis{ manger des substances solides. L'épuque du sevrage est alors venue.
6° I>u sevrage. — Son opportunité correspoitd entre donie & db tiKiie, i^us vers ce dernier terme pour les enfants faibles ou suspects d dite morlHde. Mieux vaut l'avancer quand c'est la mère qui allaite et qu t à craindre l'Insufltisance de son lait ; il faut épargner â l'enfant la cotuci des douleurs de la prciniùrc deiKitiou et de la privation du sein. Trop temps continué, l'allaitement prolonge l'état de première enfance, nie développement, s'Oppose au progrés des forces. Du sevrage préniatni^ l'enfant au péril d'uite aliincntaliotk disproportionnée avec ses facultis tiveSi et le frustre, en cas de maladie «il d'incuttimudité, des ressources ttqoes et médicinlles qu'il trouve dans le Sein de Sa nourrice. Il u'eSl d ptépafation att SeVrage qu« de le familiariser préalablemctit avec un
PRIY6B] ALIMENTS. — AGE. 787
genre de nourriture; or il est d'autant plus difficile d'habituer les enfants # manger que Ton en retarde davantage les premiers essaiSé Une certaine gra^dation doit être obsenrée dans cette transition de régime ; on sèvre d'abord dè> nuit, pais on diminue l'allaitement diurne pourterauneréfi quelques jours i il n'y a aucun avantage à accorder à l'enfant ude oo éeox fois en ? iùg^^qiiilrt heures un lait qui se détériore par défaut de suctions répétéeSé On préfère^ pour le sevrage, le printemps et l'été ; mais les enfants sains et bien eomtàlàéâ peuvent être sevrés en toute saison ; pour les dégoûter du sein, on fient enduire le mamelon de quelque substance d'une saveur désa^néablé. Aprlb le sevrage, il convient d'acheminer graduellement l'enfant» pour Tordre et làf composition des repas, au régime ordinaire des ménages^ dont oli ezdora constamment la charcuterie^ les viandes iîimées, les épiccs, le gibéet* failandé; les pâtisseries, les vins forts, etc. Au lever, une soupe, soit «u lait^ aoh ait bouillon, avec du pain ou quelque fécule $ vovooie heures, un second dé* jeûner un peu pitis substantiel et composé le plus souvent d'une soupe emore eid'un œuf à la coque ou d'un peu de viande) vers tréis faeuresi un pMil repasiait à la promenade» à l'air libre» atec du pain^ des osnitures^ un jmu 4e chocolat, etc. ; le soir, tl dttteri eu éoupera avec de ki soupe, de la viaoîe^ un légume de saison et quelque friaudise pour deisert Des allmoits sirapies; doux, d'une pihéparalion naturelle) mtis assaisèiinéB i*và peu de tèi( des viandes bien cuites, sens être desséebées» en propo^on méAsere et «ni» forme ; des heuras bien réglées. La ghiilde eicMMIité des oifanesdigesiilitlhei les enfants est cause que beattooup de médèdus t>réfferetl piMir etne le téffioà végétal et les pHveut entièrement dé vin. Cette tonduUe n'^at pis âppUcèblel tous les enfants; dins nos grandes villes et dans nos elinatai, oa sent le beeoM de leur donner une nounitulre substantielle, et parioiit on doit rq^u»sl» l'erreur de cette austérité popotaiire qui reooÉMnand» d'eMlbrcIr ée bonne heure les enfants pour les disposer atix privations de la viOé il est toeounn que» dans nos climats, la plupart des aflhetions morbides (scrofeie, taber< cnle, eu:.) atteignent les individus frêles et diétife» et la plus iûre proplqflaxie consiste dans l'augmentation de la puissance de réacdoà organique par k grâce d'un bon régime^ L'eau roogie légèrement socnie eonvient auxeirfnHB^ en y trempant un peu de pain^ on en fiiit une espèce de soupe propesée par Donné et qui leur réussit bien; comme loi, nous admrttons quelque peu le vin dans le régime de cet âge : « Je soutiens qu'il but donner de prélérencé aux enfants du vin aussi coupé d'eau qu*il esc possible {i)*^^
Quant aux précautions nécessaires à la nourriture ou à la mère pendant et après le sevrage, elles se râduisest à diminder et même k supprimer M ali-^ menis durant un ou deux jours, à favoriser la transpiration Cutanée par le se-* jour au lit et par des boissons chaudes, à dériver s'il y a lieu l'afflux sanguin
(1) Hippocrale, Œuvres, trad. par Uttré : Des airsy des eaux et des /ieua:, t. II, p. 12 et suiv.
864 KS MODIFICATEURS . — 4NGEST A . [bioèêo.
kufing, hachischt pouêt^ fait naître, d'après Kenifer, une ivresse très-gaie qui piuple Tesprit d^images fantastiques et eotraloe ranéantissemeot de la cootrKtion luascaJaire.
L'action lente et sooTent répétée de l'aloool sur le système nenreox prodoit trois séries de désordres qai se rapportent à l'inlelligence, aux sensatioDs et aax mouvements, mais qui se mêlent et se compUi|Wit dans on grand nombre de cas ; ils sont le triste apanage de l'ivrognerie, soit qu'il y ait état d'ivresse habituelle (ébriosité, Friedreicb, Glarus, Rœsch), soit que l'usage des alcooliques, relativement imnKMléré, n'aille point jusqu'à produire les phénomènes de l'ivresse. On a remarqué que l'ébriété incomplète, mais quotidienne, laisse des traces plus profondes dans i'oi^nisme que les ivresses accidentelles portées très-loin, mais séparées par des intervalles assez longs de sobriété. J*ai connu un officier d'infanterie qui s'enivrait une fois par mois, le jour ou le lendemain de la solde; avant comme après son orgie mensuelle, il avait sa liberté d'esprit et développait même des facultés assez distinguées. Il est impossible de fixer les doses dont l'ingestion habituelle équivaut à une sorte d'intoxication alcoolique chronique; la limite de l'usage et de l'abus oscille au gré d'une foule de circonstances individuelles; une quantité médiocre d'alcool qui entre dans le régime journalier d'un homme peut à la longue modifier palhologiquement les centres nerveux; ailleurs c'est l'élévation progressive de la dose qui amène ce résultat. Plusieurs des lésions que nous allons énumérer peuvent aussi être occasionnées, d'une manière aiguë, par une seule ingestion d'alcool à dose inaccoutumée, ou par des excès commis à longs intervalles; elles se développent dans le paroxysme de l'ivresse.
1* Lésions des sens, — Plus aigus, plus excités au début de l'ivresse, ils finissent par s'émousser ou se pervertir chez les ivrognes; souvent ils deviennent le siège d'hallucinations extraordinaires: ils entendent des voix qui les provoquent, qui leur prescrivent des actes bizarres; ils voient des flammes, des figures étranges, etc. Un militaire qui avait séjourné en Afrique, se voyait assiégé la nuit par des visions de guerre, entouré d'Arabes, et, s'écbappant de son lit, il sabrait jusqu'au matin table et chaises. Au reste, se voir poursuivi est l'une des hallucinations les plus fréquentes des ivrognes devenus fous (1), au point qu'elle constitue un caractère tranché de leur état Les fous de cette catégorie ont cela de remarquable, qu'ils ne présentent peut-être jamais l'exemple d'une hallucination gaie.
2^ Lésions de P intellect, — Elles consistent dans des conceptions délirantes qui dérivent d'hallucinations actuelles ou antérieures, et plus rarement en sont indépendantes ; presque toujours elles ont pour effet de placer l'individu sous l'empire d'une action dépressive; la crainte, la honte, le chagrin, éclatent dans ses idées ; quelquefois les troubles dénotent une atteinte pro-
(1) Marcel^ De la folie causée par Calrui des boissons akooUpmtf Ûkm de Paht^ n* 18, 1847.
AtlHENTS. — SKE,
IL — Sexe.
NonB ivons indiqué (p. lOA) lea âiffiêrences que présente la femme soos le rapport de la digestion et du besoin d'ilîmentatîoD ; elle a moins de paMancé digesiive, exige moins de nonnïtore et nne nonrritare moins excitante. Faible, sédcnlaire, moins portée è l'intempérance, soustnite généralement aux travaux qui épnisent l'Iiomme, elle rech^tihe par instinct les aliments doux, sucrés, légers, nnlritib sous nn petlïTolume ; mais tont en loi interdiuDt l'usage des aliineuts échaulTanls, faul-il arec Tourtelle lui assigner le régime des enfants, la réduire a l'usage des viandes blanches et des végétaux (1)? Une semblatde dièle aura-t-elle la propriëlé d'amortir sa sasceptibililé ncrrcuse. ou plutôt, dans un grand nombre de cas, n' aura-t-elle point pourcireldeTaccrolire? L'hygiène des femmes est semée d'erreurs qui contribuent journellement à détériorer leursanlé. En générât, les alimenis Irès-digesiibles des deux règneti organiques leur contiennent : fécules, viandes rClIcs, etc. , et la considéraiion de leurs tempéraments, de leurs dispositions héréditaires, de leurs maladies antérieures, doit l'emporter, dans l'ordonnance de leur régime, sur les indications qui découlent théoriquement du sexe; leur nourriture doit varier surtout suivant les grandes époques de leur vie féminine : menstruation, grossesse, parturiiion, allaitement, ilge de retour (voy. seci. I, chap. iv). Vers l'établissement de la nubililé, le régime ne doit être ni excitant ni débilitant, afin de ne pas supprimer l'effort hémorrhagique normal ni de l'accroître outre mesure; il o'y a pas lieu de mentionner ici le genre de nourriture qui convient dans le cas de dysménorrhée, de règles hémorrbagiques, etc. L'état chloroiique, qui entraxe chez tant de jeunes Tilles l'établissement de la mensiruaiion, exige un régime corroborant. Une nourriture douce, humcclaule, peu substantielle, convient aux femmes qui touchent â l'âge critique ; elle prévient les congestions sanguines qui menacent encore l'encéphale, les poumons, etc. Les femmes en apparence les plus exposées >i ces accidents réussissent, i force de sobriété, à traverser sans maladie cette pi-riodc trop redoutée. La grossesse n'oblige guère â modifier le régime alimentaire des femmes; la plupart ne changent ni de goût ni d'habitudes; la pléthore qui survient après le quatrième mois doit les porter ci choisir leurs alitnents, suivant qu'elle a uu caracttre sihénique, ou que, ce qui est beaucoup plus fréquent, elle consiste réellement dans un état hydroémique avec diminution de globules; plus tard, la compression de l'estomac ne leur permet d'ingérer à la fois, sans malaise, qu'un petit volume d'aliments, ^uf à augmenter le nombre des repas, [.es femmes nerveuses et chétives éprouvent, sous l'influence de la grossesse, une noiabli' amélioration de l'appétit et cniisummcnt beaucoup plus au grand profil de leur nntritioiL En général, la mesure du régùne cM fixée, pour les
<t] Taurlell«, TraiU tfh/giinr, Millon Brielietran, p. 30&.
9M DES lUWlFIUTEUItS. *. BKESTA. [m
teatates eaceiutes comme pour lout le muiide, par celle de l'appèiil, égard h l'aiiume baïul qui leur preiicrit de raaiiger pour deux ; la siip|>n de menstrues compense en partie les frais de la iiourriHin* du îœtas. (, la failli est voncc, on la trompe par des repas plus fréquents, par des ilii i saveur douce et fade; uu dégoût sans cause luotbide cédera à d» bo un peu stimulantes, à une iiQUrriiurc jilus sapide. Tout£fuis beaucoi femmes so déculoreut et maigrissent pendant les premiers mois de la gctt le nombre de leurs globules diminue dans le sang, à mesure ([uVlles fa sent de leur propre substance à révolution organique de l'etiibryou; da bled dynamiques en rap|Kirt aver l'anémie se inaiiifestenL Trop wi iguoranoi ou njutine, ou les soumet alors à des saignées qui lugnt l'épuisement et tavuriwDt le déveluppemcnt des accidents nerveut, laudi est néctiasaire de renforcer l'aUmentation, et d'y ajouter le vin. la bit houblon, les ferrugineux, les amers, etc., afm de les aider à subveuir i croissement du produit nouveau qui vii en elles et à leurti dépens. Qua appâteocGS insolites, on s'en étagère Timportauce, et c'est peut-être ce < rend plus fréquentes ; niieui vaut leur résister que de les satisfaire aut [ de la santé : le charbon, le pUire, le vinaigre, etc. , ont été l'ubjet de o khv étranges; il faut refuser de pareilles substances ou ne les duuner qa' minime et avec des correctifs convenables. Pendant la grossesie, la t dfltt s'abstenir de liqueurs spirituvuses, qui, nuisibles h sa propre santi uo vérluble poiiwo pour l'enfant qu'elle porte dans son sein. £d couc avant que la révolution laiteuse soil oiiérée. la femme ne doit receid d'un il trois bouillons par jour si elle ne nourrit point, quelques potage la cas contraire. C'est ici que se montre ii un haut degré la puissance di bitiide. On voit des pajsannfs qui. doux jours après rLUifaiiteincnt, rejirer avec leurs travaux, le régime grossier et nourrissant auquel elles sout i tumécs; sans doute celte conduite fait des victimes, mais beaucoup t ressentent point. Une fuis la sécrétion laiteuse établie, on revient par i au genre de vie ordinaire en passant de la soupe, des panades, des bui avec fécules, aux œufs â la coque, aux viandes blanches, aux poissoDS aux côtelettes, etc., de telle sorte qu'au Ixiut de dix à douze jours l'acai n'ait plus besoiu de direction spéciale dans son régime : inéme gradatioi le» boissons. JNourrit-elle, tout aliment auquel son estomac est habit convient : u Tout se réduit, pour les nourrices comme pour tout le nio bien digérer ce qu'on mange et à ne pas niajiger avec excès (t). > JLesnn lout la base de la vie ordinaire, qui sont consacrés par un long et général sont ceux qui conviennent le mieux aux nourrices, avec la précaution de leur régime et de leur refuser les viandes fujnées, salées, la cbarcutcr quantités trop fortes de substana-s végétales crues et le vin en excès.
(1) A. baaaé,Co
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P^iri»,
ruvtE] ALIMENTS. — TEHPKlUMEIfTB, INOSVBCRASEES. Ifll
alimeat n'i la propriéié d'iapaenltr la fécrétion du lait; c'ait qae faatp qu d'éloigner trop Im oosiricei casapagDardM A» leun babitudea aliiMauiPM M de leur servir des nietB ebams dans l'intentloa de duner k tenr lait t«la l'aboDdance st la ricbewe ponifalei; les mats apprtite tt les fnsn^iaM |»w convieonent moins que )ear acmpe accontamAe, Ùte avec la ninde ut les Mr gumes, abondante en pain, m pommei de tem, es canHles. Que Ikm évite dt leur donner des cbeus, Res ipioardi, des belles oa poïpée blanche, k eaoM d« leur qualité lautive; de l'ail, de l'oignon, dn poirOao, de l'ôcbalMe, «M,, k cause du principe Toluil tcre qqe recèlent ces plantes alliaofee et qui It «woinuoique au lait; uni cas exceptions et quelques anlrea, la MMiivitim eoNniune est la meilleure pour les Donrricesi on y ivoirien fotu hoJfcai k m coupé d'eau. Les alcooliques passent dans le lait efrpniHnt WiflifaiMW aai nourrinong des aeeidenli d'ompoiaonneoiait, tels qn^ oaUqne», cootbIsj^w, irresse et mtme la mort.