‹ Traité d'iconographie chrétienneChapitre 125 sur 285 · LES JEUX · texte numérisé non relu

LES JEUX

1. — Pour le païen, vivre c’était rire, jouer, folâtrer, témoin cette épitaphe découverte à Lambèse : « Versari, jocari, ridere, ludere, hoc est vivere ». Pour le chrétien, le jeu est une distraction honnête.

Les calendriers des heures gothiques ont réparti entre les douze mois les jeux et plaisirs de l’homme, qui fait ainsi diversion à ses travaux ( Voir livre II, ch. 3). Il s’y mêle aussi des pratiques de dévotion.

2. — En janvier, des enfants jouent à la marotte. En février, on mange et on se chauffe. En mars, garçons et filles se promènent ou dansent au son du flageolet et de la guitare. En avril, chasse au faucon et pèlerinage à Saint-Jacques. En mai, chevauchée et causerie d’amour dans les prés en fleur. En juin, réception des cendres, qui vient trop tard. En juillet, lutte corps à corps. En août, jeu du colin-maillard ; en septembre, jeu de la main-chaude ; en octobre, on fait la vendange ; en novembre, on joue aux barres ; en décembre, on se jette des boules de neige.

3. — D’autres jeux sont fréquemment figurés dans les manuscrits : jeu d'échecs, jeu de dames, jeu d’épée, marionnettes, animaux savants, jonglerie, etc., luttes, combats, tournois, quintaine, courses, etc. Les échecs, les dames et les cartes sont jeux prohi-

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