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LIVRE PREMIER. — NOTIONS GÉNÉRALES

cepit eum » (Act. Ap.,i, 19) et la Majesté, « Filiam hominis... venientem in imbibas cœli. » (S. Matth., xxvi, 64.) Le S. Esprit l’a surtout à l’Annonciation et quand, colombe divine, il apparaît au baptême du Christ ou plane sur le monde.

La Vierge y a droit, d’après l’Apocalypse : « Mulier amicta sole » (xii, i). Le bréviaire de Paris avait dit excellemment dans l’hymne de l’Assomption : « Te Verburn proprio lu mine vestit. » L’auréole lui est principalement décernée dans ces trois circonstances : la Conception, l’Assomption et les apparitions.

Les saints n’ont jamais été privilégiés de l’auréole, à part toutefois S. Pierre en majesté sur un émail du xme siècle, mais seulement leur âme, au moment où elle entre dans le séjour céleste. Elle signifie alors la joie de l’élu, auquel le Christ dit avec la liturgie : « Euge, serve bone et fidelis, intra in gaudium Domini tui. »

L’âme est toujours debout , tandis que les trois personnes divines et la Vierge peuvent s’asseoir en majesté.

10. — En certaines circonstances, l’auréole est soulevée par les anges, par exemple à l’Ascension et l’Assomption ou encore pour les âmes portées au ciel.

I L — Le paganisme avait des imagines clypeatæ pour ses dieux, ses héros et les défunts, qu’il encadrait dans des médaillons circulaires. Ce type a reparu à la Renaissance comme signe d’honneur et de distinction, mais sans qu’on y attache à proprement parler l’idée d’auréole de lumière.

12. — Types iconographiques • Fig. 23. Auréole circulaire : le Christ à l’Ascension, sculpt- du xiv° s. — Fig. 24. Auréole elliptique : le Christ à l’Ascension, vitr. de la cath. de Poitiers, xm° s. — Fig. 25. Auréole en quatre-feuilles : le Christ, fresq. de la caili. d’Auxerre, fin du xne s. — Fig. 26. Auréole crucifère : Agneau, autel portatif de Conques, xnc s. — Fig. 27. Auréole nuageuse : âme de Saint-Martin, vitr. de la cath. de Chartres, xnc s. — Fig. 28. Rayonnement du corps; le Père éternel, grav. vénitienne, fin du xvc s. — Fig. 29. Imago clypeata ou médaillon : aigle de Saint

Jean, pupitre de Sainte-Radegonde, vi° s. — Fig. 30. Auréole double : la Vierge à l’Assomption, miniat. franc., x° s. — Fig. 31. Auréole de feuillage : le Christ, arbre de Jessé, psautier de Saint- Louis, xiiie s. — Fig. 32. Auréole rayonnante et flamboyante : la Vierge, gravure du xvn° s.

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