LA GLOIRE
1. — La gloire est une auréole agrandie, complétée par des accessoires, non plus limitée à un corps, mais étendue à un groupe d’êtres animés ou symboliques.
L’essence de la gloire est la lumière , vive, ardente, comme le feu : « Erat autem species gloriæ Domini quasi ignis ardens. »
( Ezechiel , xxiv, il). Elle se complique de nuages qu’elle éclaire et de rayons qui les traversent : « Et elevata est gloria Domini... et repleta est domus nube et atrium repletum est splendore gloriæ Domini » (Ibid., x, 4). « Ecce venit cum nubibus » ( Apoc ., i, 7.) Dans sa diffusion, elle prend des proportions si considérables que Didron l’a appelée un « grand soleil ».
Cette lumière baigne l’entourage du personnage, qui est escorté d’anges, de saints, de symboles.
2. — La gloire appartient en propre à Dieu : « Gloria in excelsis Deo », ont chanté les anges à la naissance du Sauveur; « Gloria Patri et Filio et Spiritui sancto », répète continuellement FÉglise dans sa liturgie.
Le Fils est appelé roi de gloire dans le Te Denm : « Tu rex gloriæ, Christe » et c’est avec ce titre spécial qu’il a été représenté dans la mosaïque absidale de S. Ambroise à Milan (xnc siècle,). Au dernier
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