CHAPITRE IX
l’air
1. — Au baptistère de Latran (y® siècle), l’Air est symbolisé par deux colombes affrontées, que sépare un vase plein de fruits , car cet élément aide à leur croissance ; dans la mosaïque de la cathédrale d’Aoste (xie s.), par un oiseau et dans une fresque de Raphaël, au Vatican, par la couleur bleue qui rappelle le firmament.
2. — Personnifié, c’est un homme vigoureux, en partie nu, avec deux ailes t pour exprimer la rapidité de son souffle ; sa tête plonge dans le ciel, éclairé par le soleil et la lune et est entouré d’un nimbe qui atteste sa puissance ( Miniature du xme s., à Reims). A la Ragione de Padoue, c’est un roi couronné'. AER REX.
3. — Ses attributs sont les ailes , les astres , la couronne, les fleurs qui se baignent dans son atmosphère pure, les nuages qui flottent,
Y oiseau qui vole en liberté au dessus-du sol, les vents qu’il dirige, les neuf muses, car il est le véhicule du son ; Y index levé, pour mon" trer le ciel.
4. — Sur une tapisserie du xvi° siècle, représentant les quatre éléments, que j’ai vue à l’exposition archéologique de Milan, l’Air est personnifié dans Jupiter, qui trône au ciel, est accompagné de Yaigle, le plus noble des oiseaux et lance sa foudre dans l’espace.
5. — Les quatre Vents sont personnifiés, mais on ne voit que leur tête ou leur buste émergeant des nuages. Ils se nomment Aquilon , vent du nord ; Auster, vent du midi; Zéphir , vent du soir ou de l’ouest; Eurus, vent du matin ou de l’est. On les reconnaît à deux
ailes, « pennas ventorum » ( Psalm . xvn, 11 ; cm, 3) ; au souffle qui sort de leur bouche, « ventum flantem» (Daniel, m, 50) ; à la corne