‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 115 sur 272 · LIVRE QUATRIÈME. — L'HOMME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME. — L'HOMME

vement son uriae ; en décembre, le moribond reçoit le viatique. Tel est le sujet de charmantes miniatures du xvi* siècle, propriété de la Société archéologique de Toulouse.

8. — A tous les âges, l'homme doit être religieux : aussi la Religion lui rappelle ses devoirs par des symboles. Un vitrail de Téglise Saint-Nizier, à Troyes, daté de 1510, représente sept fois la même personniQcation, qui offre un objet différent suivant l'âge de celui à qui elle s'adresse. Malheureusement, le vitrail est très mutilé, plusieurs attributs manquent et les noms des âges sont presque tous effacés.

A Tenfant, Enfance, monté sur un cheval de bois, la Religion montre une église, parce que, par son baptême, il est devenu enfant adoptif du Christ et de l'Eglise; à un adolescent, tenant une rose, PwénïiVé,.... à un jeune homme, un vaisseau, symbole du commerce et des entreprises hardies, qui fait songer au port ; à un autre jeune homme, le faucon au poing,.... ;à un homme mûr, livre en main, un ostensoir avec une hostie, car T Eucharistie est le pain des forts ; à un homme âgé, appuyé sur des béquilles, une horloge, car Theure dernière est proche ; à un vieillard, mourant dans son lit, un glaive, pour exprimer le jugement dernier.

9. — Dans les heures gothiques, la mère présente au nouveau-né une fleur, symbole des joies de la vie qui commence ; mais aussitôt le MONDE, « mundus » (globe en main) et le démon, « demonia, » se le disputent pour Ten traîner au mal.

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