‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 142 sur 272 · LIVKE CINQUIÈME. — LES VERTUS ET LES VICES · texte numérisé non relu

LIVKE CINQUIÈME. — LES VERTUS ET LES VICES

repousse dédaigneusement; devise: « Beati, pauperes, quia vestrum est regnum Dei » fS. Zwc, vi, 20).

PÈLERINAGE : bouvdon en main ; globe du monde, à cause du chemin parcouru.

PÉNiTBNCB : calice de la passion qu'elle boit jusqu'à la lie ; chaînes y qui meurtrissent les bras ou chargent les pieds ; croix, devant laquelle elle s'abaisse, qu'elle accepte avec joie, presse sur son cœur, porte sur ses épaules, objet de ses méditations et instrument pour la mortification de ses sens ; couronne d! épines^ à l'instar de son divin maître ; discipline ou verges y pour frapper son corps amaigri ; épines^ qu'elle accepte de la main Aes anges \ olivier^ car elle vit dans la retraite ; poisson dont elle se nourrit et qu'elle fait rôtir sur un gril ; tête de mort, pour rappeler ses méditations ; cheveux flottants, car elle ne prend pas soin de sa personne ; vêtement de couleur sombre ou robe de bure et dlice ; sein découvert, en signe de dénuement; prière, pour obtenir le pardon de ses fautes.

Piété : ailes et mains levées au ciely parce qu'elle tend sans cesse vers Dieu et parce que Saint Paul a dit: « Pietas ad omnia utilis est, promissionem habens vitae quœ nunc est et futurae » (/ ad Tim., iv, 8) ; une branche de citronnier, parce que son fruit ne mûrit que dans les climats chauds, image de la grâce fécondante; compas et équerre, pour se construire dans les cieux une demeure permanente; coq, parce qu'elle veille dès l'aurore: « Deusmeus, ad te de luce vigilo » {Psalm. lxii, 2); cœur, enflammé d'amour ; éléphant, parce qu'il adore le soleil levant, attribut qu'expliquent ainsi les Nouvelles étrennes dédiées à Monseigneur le Dauphin (Paris, 1778) :

On dit que l'Eléphant, d'un air religieux Rend au soleil d'humbles hommages ; Leçon pour ces mortels, ingrats envers les cieux, De qui l'homme a reçu de si grands avantages, I * 14

MO TRAITÉ d'iconographie

Et qui, souvent, au Créateur

Ne donnent pas, en se levant, leur cœur.

corne d'abondance, d'où sortent des fleurs, des fruits et des trésors, puisque d'après Saint Paul, elle a les promesses de la vie présente ; encensoir ^ emblème de la prière ; flamme au front, pour marquer son activité ; deux lampes^ pour éclairer à la fois son corps et son âme; livre où elle s'intruit et médite ; pélican^ qui se sacrifie pour ses petits ; vase où elle fait fumer l'encens ou qu'elle renverse dédaigneusement, parce que Tor qu'il contient constitue une superfluité.

PaiÈRE, « Oratio » : cerf^ qui court aux sources d'eau vive, image de l'âme qui a soif de son Dieu ; chapelet^ qu'elle récite dévotement; cœur, qui jette des flammes; coq y qui par son chant la stimule dès l'aurore ; couronne d'or que, du haut du ciel, un atige lui fait désirer; encensoir etnavette^ pour exprimer plus particulièrement la prière liturgique; flèches rapides qui percent les nues, « sagittœ potentis acutœ » {Ps, cix, 4) ; manteau verly signe d'espérance ; râteau, car la prière attire puissamment à elle les grâ ces célestes ; robe rouge, à cause de sa ferveur ; rose, qui se cueille parmi les épines et répand autour d'elle son parfum ; tournesol, qui se dirige vers le soleil ; mains jointesj en signe de supplication ; yeux au ciel, parce qu'elle implore Dieu.

RÉSIGNATION, « Resignatio » : croix sur ses épaules, à l'instar du Christ son modèle.

Service de dieu : croix, qui rappelle et appelle le sacrifice ; monastère, où l'on s'offre ; palmier, emblème de la solitude ; voile^ qui le dérobe aux regards et exprime son humilité ; sceptre^ parce que servir Dieu, c'est régner, comme porte sa devise : <^ Seïyîre Deoregnare est ».

Silence, « Silentium » : vieillard, que l'âge a consommé en expérience ; doigt sur les lèvres^ parce qu'elles ne doivent pas s'ouvrir ; héron, iqui tient une pierre dans son bec ; devises : « In silentio » {Eccl.j ix, 17) — « Res omnium diffîcilis ^ilere».

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