‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 2 sur 272 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

reçu de mes aînés et devanciers : ce seront eux qui donneront la gravité nécessaire à Touvrage. Je n'ai guère d autre mérite que d'avoir condensé des observations déjà faites, tout en voyant aussi beaucoup par moi-même.

Ces pages sont le fruit de plus de trente années d'expérience. J'ai visé à ces deux qualités : Tordre, qui permet de retenir plus aisément ; la clarté, qui donne facilité de saisir l'explication. Autant que possible, j'ai tout réduit à des propositions brèves, mais substantielles.

Il ne suffisait pas de décrire, il faut aussi fournir la raison d'être des divers motifs iconographiques, pour satisfaire l'intelligence du lecteur. Aussi la question ardue du symbolisme n'a-t-elle pas été négligée. Chaque fois, je fais connaître les monuments qui sont les plus célèbres ou qui peuvent être considérés comme types dans la question.

5. — L'iconographie a varié suivant les époques. J'en distingue trois : l'ère latine, le moyen âge et les temps modernes. Chacune a ses idées propres : c'est une évolution qui s'essaie à l'origine, se transforme pour atteindre son apogée an xm* siècle et tombe ensuite dans la décadence. Je dirai à la fois le fort et le faible, ce qui est à louer et ce qui est à blâmer.

6. — Sans doute, ce manuel a la prétention d'envisager exclusivement le passé* Cependant, comme il peut être consulté avec fruit par ceux qui le liront au point de vue des travaux à exécuter, il devient indispensable de soumettre les œuvres anciennes qu'il énumère au contrôle d'une juste critique. De la sorte, ecclésiastiques et artistes sauront à quoi s'en tenir sur leur valeur intrinsèque.

S. Grégoire de Nysse a dit avec vérité que la peinture est un livre qui a son utilité : « Solet enim etiam pictura tacens in pariete loqui maximeque prodesse. » L'iconographie sagement entendue fait parler les murailles qui autrement seraient muettes et il en

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