‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 3 sur 272 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

résulte pour le spectateur tout ensemble instruction et édification. Je serais heureux si j'étais parvenu à réaliser ce double but de mes efforts.

7. — Les sources de Ticonographie sont: la Bible^ qui contient le texte sacré ; les évangiles apocryphes^ qui ont joui d'une si grande vogue pendant tout le moyen âge ; la liturgie^ qui par les offices divins était à la portée de tous ; la Légende cfor^ qui se lisait à l'égal des Actes des saints; les saints Pères^ qui ont surtout fixé l'interprétation rigoureuse de l'Écriture et posé les fondements du symbolisme chrétien.

Les -auteurs qui ont écrit sur l'iconographie en général ne sont pas très nombreux. Voici la liste des ouvrages que Ton pourra consulter avantageusement :

Molau (Jean), De historia SS. Imaginum^ 1570.

Didron, Manuel d'iconographie chrétienne^ grecque et latine^ Paris, 1845, in-8^

Pascal, Institutions de Part chrétien pour f intelligence et F exécution des sujets religieux, Paris, 1856, 2 vol. in-8^

Crosnier, Iconographie chrétienne^ ou élude des sculptures^ peintures^ etc., qu'on rencontre sur les monuments religieux du moyen âge, Caen, 1848, in-8° avec grav. (Extr. du Bulletin monumental.)

G'° de Grimouard de S. Laureul, Guide de l'art chrétien, études (C esthétique et d'iconographie, Paris, 1865, 6 vol. in-8^, avec pi.

8. — Je me ferai un devoir de citer sur chaque article les mémoires spéciaux, qui sont de nature à l'élucider. Ce procédé me permettra d'éviter des citations incompatibles avec la forme adoptée : elles n'eussent profité qu'aux érudits, tandis que j'écris pour des novices, qui ont besoin des résultats acquis plutôt que des moyens qui mènent à ces résultats.

Ma pensée est là toute entière : Rédiger une grammaire à l'aide

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de laquelle on apprenne sans peine les règles de riconographie chrétienne, dont Tapplication est incessante, principalement en voyage, où elle sera la source de jouissances réelles pour Tesprit, Si, de la sorte, je parviens à former de bons élèves, mon ambition sera satisfaite et je pourrai dire avec un canoniste de la 6n du xu« siècle, Bernard, évéque de Faenza : « Gloria patris, fiiius sapiens ; perfectio discipuli, gloria magistri, qui non lucernam doctrinœ celare sub modio, non verbi frumentum abscondere, non fontem scientiae obstruere, sed foras débet aliis ministrare de rivo. Hac ilaque compulsus consideratione, ac scbolasticas utilitatis gratia compulsus..., compilavi.,, inChrisii nomine. »

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